Ces agathois morts pour la France.

Une très belle exposition sur cette période de la Grande Guerre s'est tenue au Moulin des Evêques
Organisée par la Ville d’Agde et les Archives Municipales.

 



   

Grâce à des panneaux très bien documentés on pouvait y suivre des agathois impliqués dans ce conflit et leurs familles restées au pays. Ces indications ont été fournies par le courrier de certains poilus, un courrier qui a été prêté au Service des Archives de la Ville d’Agde pour y être conservés mais aussi pour servir lors de telles expositions.

Ces poilus inquiets y donnent des conseils à leurs femmes qui se trouvent à la tête de l’exploitation ; Tel Jean Servan qui conseille à son épouse de sulfater au plus tôt car "C’est une année que, probablement, nous ne vendangerons pas " (lettre du 3 juin 1915). Leur fils André est aussi très préoccupé : "Je pense que maintenant maman tu dois avoir grand travail car tu es seule pour faire marcher le terrain" (lettre de mai 1915).
Eux même donnent de leurs nouvelles peu encourageantes en écrivant leurs commentaires dans leurs courriers : « Nous sommes dans la Meuse mais nous approchons de Verdun…. Ça va être une année de famine, les blés et les fourrages, tout à pourrit ici et les pommes de terre c’est pareil. Je crois bien que si l’on ne meurt pas à la guerre, il faudra mourir de faim…. » (Joseph à Maria – 8 juillet 1916). Des nouvelles peu encourageantes pour les épouses restées au pays…..


Lors de cette exposition Francine Druart, membre du GRHISTA (Groupe de Recherches Historiques Agathoises d’Agde) et Irène Dauphin, directrice des Archives Municipales de la Ville d’Agde, ont pour la première mis l’accent sur les marins disparus et la seconde sur les soldats morts tout corps d’armée confondu. Après de nombreuses années de recherche le décompte n’est toujours pas définitif et la triste liste des disparus s’allonge encore chaque année.
Des objets prêtés par Jean-Pierre Malka, des objets de poilus, et des photographies de Michel Delbreil viennent compléter la vision sur cette guerre.

Jean-Marc Roger