Agde

La Villa Laurens et la restauration du Salon de Musique.

 
Plus d'un siècle après sa construction, le château Laurens retrouve de sa splendeur d'antan.


Grâce au soutien de nombreux acteurs institutionnels (la Région, la DRAC, la CAHM, le Département et bien sûr la ville d'Agde propriétaire de la Villa) le Salon de Musique a pu retrouver tout son lustre.

A la suite d'un appel à concurrence publié le 23 mai 2013, il a été choisi, parmi les candidatures de 35 artistes, un des projets proposé par des artistes contemporains. Contemporains car à l'époque de la construction, Emmanuel Laurens était très engagé dans les courants artistiques des années 1900, disons de style Art Nouveau.

La proposition des artistes Ida Tursic et Wilfried Mille a été retenue.Leur projet, qui s’intitule «Blow Up», comprend 11 panneaux de bois peint et sérigraphié, sur lesquels, en filigrane, motifs floraux et motifs picturaux révèleront ou cacheront des images du XXème siècle ».
Le public qui s'est présenté lors des Journées Européennes du Patrimoine ont admiré leur travail et leur admirable réalisation.

Après cette première étape de la restauration, le reste du château sera lui aussi restauré dans les années à venir et ainsi la ville d'Agde et les agathois pourront se réapproprier ce lieu si étonnant et si chargé de mystère.
Pour en savoir : www.agglo-heraultmediterranee.net/categories/patrimoine

Jean-Marc Roger


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Le musée de l'Ephèbe fête cette année ses 30 ans

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Situé aux portes du Cap d'Agde, entouré de verdure, adossé à une ancienne ferme du XVIIIème siècle, le musée de l'Ephèbe a ouvert ses portes au public, il y a maintenant 30 ans, en 1985 et officiellement inauguré le 23 mai 1987.

En cette année 2015, profitant des Journées Européennes du Patrimoine les visites guidées se sont succédées montrant les richesses sous-marines découvertes aussi bien en mer que dans le fleuve Hérault, un fleuve qui traverse la ville d'Agde.

Sa création a été la suite logique de la découverte de l'Ephèbe en 1964, par Jacky Fanjaud membre du Graspa, très exactement le 13 septembre 1964.
L'Ephèbe est resté plus de vingt ans à Paris, au Louvre, et il n'a pu revenir sur son lieu de découverte qu'à la faveur de la construction du musée. C'était une des conditions pour ce retour.

Plus de 3.000 pièces sont d'ors et déjà visibles et les collections ne font qu'augmenter, au gré des découvertes. Pour exemple, la récente découverte de "Césarion", une statue en bronze qui, d'après les spécialistes, serait la représentation d'un des fils de Cléopâtre et dont le père était Jules César. Elle fut découverte par un plongeur passionné, Nicolas Figuerolles, qui la trouva en mer en même temps qu'une autre statue, « Eros », elle aussi en bronze. Dans la même zone, le même plongeur découvrit plus tard un "emblema", une mosaïque romaine représentant une scène mythologique.
La statue en bronze de « Césarion » n'est actuellement pas visible au musée car elle a été prêtée au Japon pour une exposition intitulée "Cléopâtre et les reines d'Egypte". Elle sera de retour en janvier 2016 après six mois passés en terre japonaise, tout d'abord à Tokyo puis à Osaka.

Marc Sauer, responsable du service des publics au sein du musée, a l'art de captiver l'attention de son auditoire. Il a mené le public au sein des collections permanentes issues de plus de 50 ans de découvertes, de la salle contenant de l'artillerie légère (de l'époque de Louis XIII), en passant par la salle des amphores pour finir devant la statue de l'Ephèbe, au grand plaisir du public impatient de découvrir lui aussi l'Ephèbe.

Aller visiter le musée de l'Ephèbe c'est remonter le temps, de la période récente du 19ème et 18ème siècle à la période antique représentant les ¾ des collections, un bien beau voyage.


Informations pratiques :
Musée de l’Ephèbe - Mas de la Clape - LE CAP D'AGDE - Tél. : 04 67 94 69 60
Horaires d'ouverture au public :
De janvier à juin / de septembre à décembre
Du lundi au vendredi : de 10h00 à 12h00 et de 14h00 à 18h00
Du samedi au dimanche : de 9h00 à 12h00 et de 14h00 à 17h00
En Juillet et août
Tous les jours de 10h à 18h

 

Images d'eau à Agde

Une petit mélange de couleur et de noir et blanc envoyé par Renaud Dupuy de la Grandrive pour la crue de l'Hérault d'hier matin au Grau d'Agde et un petit coup de mer qui a régalé surfs et stand up paddle du coin ! Renaud Dupuy de la Grandrive, Directeur de la gestion du milieu marin de la Ville d'Agde, est non seulement un excellent naturaliste et biologiste marin mais il est aussi  un photographe reconnu.

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Retrouver d'autres images insolites du littoral agathois dans le livre de Renaud Dupuy de la Grandrive :  "Agde, voyage miair-mieau" signé avec Mathieu Foulquié, (disponible à l'Aquarium du Cap d'Agde) ainsi que dans son autre récent ouvrage : "Méditerranées".

Jacky Fanjaud l'« inventeur » de l'Ephèbe d'Agde


Jacky Fanjaud devant la statue de l'Ephèbe au musée d'Agde

 

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L'Ephèbe d'Agde est une statue antique en bronze haute de 1,4 mètres et datée du IV° siècle avant JC. Elle a été découverte dans le lit de l'Hérault, juste en face de la cathédrale d'Agde. Le dimanche 13 septembre 1964 reste une date importante dans le cœur de son « inventeur » Jacky Fanjaud. Il faisait partie à l'époque du GRASPA (Groupe de Recherches Archéologiques Subaquatiques et de Plongée d'Agde).
A ce jour, "c'est le seul bronze grec découvert en France, ce qui en fait une découverte très importante ".

1965 : l'éphèbe sort de l'eau

Jacky Fanjaud a toujours été un passionné de plongée. Dès ses 15/16 ans, après la guerre quand il fut possible d'accéder aux plages, il pratiquait déjà la plongée et il allait faire de la pêche sous-marine avec des amis. Depuis 3 mois un club de plongée agathois venait de se créer, le 2 avril 1960 et un ami bitterois connaissant sa passion lui avait conseillé d'intégrer ce club agathois.. Il avait alors 29 ans.
A sein du GRASPA il a commencé en faisant un petit peu de tout, tout d'abord comme « stagiaire » pour montrer ce qu'il savait faire. A ces débuts le club ne possédait aucun équipement, pas de bouteille et pas de compresseur. Tous les membres de cette jeune association venait avec leur propre équipement jusqu'à ce que la commune d'Agde leur alloue de l'équipement sous forme d'une subvention leur permettant d'acheter leur première bouteille. Rapidement le club a fait des découvertes qui ont amené d'autres aides.
A ses débuts, lui-même venait avec sa propre bouteille qui lui permettait une autonomie de 30 minutes pour un maximum de 6 à 8 mètres de profondeur. Mais elle était suffisante pour plonger dans l'Hérault. Il partageait sa bouteille avec ses autres collègues pour des descentes en plongée de 5 minutes.
A cette époque, il ne trouvait pas grand chose à la différence de ses collègues. Sans trop se décourager, il s'est obstiné et il a continué à plonger.
L'Hérault a toujours été propice aux découvertes car les bateaux grecs remontaient le fleuve et venaient accoster. Une fois sur place, du matériel et des amphores cassées, entre autre, étaient sans doute jetées à l'eau, d'où les nombreuses découvertes. Ils trouvaient surtout du phocéen, des amphores grecques de Marseille.
Il a lui-même réalisé un inventaire des types d'amphores retrouvées, il en a identifié plus de 50 différentes. Jacky Fanjaud connaît toutes sortes d'amphores car il en a tellement vues, dessinées et classées mais là s'arrête sa connaissance de l'archéologie. Il ne se targue surtout pas d'être un archéologue, il adore juste chercher et trouver. Il a, par sa passion et son engagement, fait tout de suite sa place au sein du club. Il y était dès que possible, jours fériés ou non. C'était une passion pour lui. Il a été secrétaire du club puis trésorier fédéral mais il balayait aussi la salle et il entretenait, comme tous les autres, le matériel.
Les membres du club était au nombre de 12 et l'adhésion se faisait au compte-goutte. Il fallait être parrainé par 2 membres du club et avoir fait ses preuves durant une année pour y être admis, afin d'éviter d'intégrer des personnes « douteuses » plus intéressées par un certain pillage que par la sauvegarde.
« La sauvegarde du mobilier archéologique agathois », là était la raison d'être du club. Dans ses statuts il était bien précisé que tout objet retrouvé lors de fouilles devait revenir au GRASPA. Il n'y a qu'à aller voir les collections du Musée de l'Ephèbe d'Agde pour se rendre compte de la richesse des fonds sous-marins de nos côtes.

Les circonstances de la découverte de l'Ephèbe

Ce 13 septembre 1964, comme tous les dimanches il y avait une sortie le matin en mer à bord du bateau du club. De retour en Agde, lui et deux de ses amis du club, Raphaël Molla, et Aimé Blanc ont décidé de remplir leurs bouteilles et ensuite d'aller plonger dans l'Hérault. Après avoir pris leur déjeuner ils plongèrent tous les trois (vers les 15 ou 16 heures). Comme à leur habitude ils sont partis prospecter au fond, parfois en tâtonnant, en zigzag le plus souvent.
A un moment Jacky Fanjaud croise Aimé Blanc et après avoir constaté, par un signe de la main, que tout va bien ils repartent chacun de leur côté, à l'opposé l'un de l'autre. A cet instant de l'histoire il faut noter qu'Aimé Blanc était un homme pesant plus de 100 kg. Il se plombait « à mort » pour pouvoir descendre et quand il passait il « labourait » le fond.
En progressant, 10/15 mètres plus loin, la vase s'étant reposée, Jacky Fanjaud a vu une tâche, du vert de gris, « même pas de la taille d'une sous-tasse à café ». Il s'est fait la réflexion... « ça jure dans le contexte ». Il y est allé et en nettoyant la vase il lui est apparu toute la chlamyde (une draperie) sur l'épaule de la statue. Il a continué jusqu'à apercevoir le visage … Il était émerveillé par la beauté des traits du personnage. Sans rien connaître encore sur la valeur de l'objet ni en savoir sa provenance, ni pouvoir encore le dater.  « J'étais content parce que c'était beau ».
Il y avait une grosse lauze posée sur le torse (une pierre qui servait et qui sert encore à couvrir les toits) qu'il a repoussé.  « Là ça m'est apparu … c'était quelque chose de magnifique …. ».
« Quand il a été bien dégagé je l'ai soulevé doucement pour ne pas l'abîmer. On sent si ça va venir ou si ça pas venir. Si ça va pas venir on continue ». « Je l'ai dégagé complètement. Je suis vite remonté à la surface et là j'ai vu le président du club, Denis Fonquerles qui venait d'arriver ». « Je lui ai demandé de me donner un bout lui annonçant que j'avais trouvé un athlète en bronze » (à ce moment là on ne parlait pas encore d'Ephèbe).
« Je prends le bout et je redescends. J'étais sur ma réserve d'air. J'accroche le bronze et je tire les trois coups pour qu'on le remonte. Denis Fonquerles se met à le remonter doucement. Je suis arrivé à la surface, je n'avais plus d'air. Et là, à la surface quand je l'ai vu dans une eau plus claire, quand je l'ai vu s'élever dans l'eau de surface …. avec le soleil... c'était quelque chose de merveilleux. Là, on a le palpitant qui accélère. Donc on l'a remonté sur le bateau. La main est tombée ».
N'ayant plus d'air dans sa bouteille, Jacky Fanjaud demande à Aimé Blanc de vite aller la rechercher avant de perdre sa trace dans ces fonds vaseux. Ce qu'il fit. A partir de ce moment là Jacky Fanjaud a toujours considéré qu'Aimé Blanc était devenu le « co-inventeur » de l'Ephèbe.

Le lendemain, la presse est venue et Denis Fonquerles a présenté la découverte en stipulant que cette découverte avait été réalisée par Jacky Fanjaud, membre du club.  Les autorités compétentes ont aussitôt été averties et un spécialiste est venu de Marseille le jeudi suivant. La rencontre s'est faite dans un restaurant agathois, la Galiotte. Lors de cette rencontre le patron du restaurant, passionné d'antiquité, Jules Boudou, s'est exclamé « ça, c'est un éphèbe » (le terme désigne aujourd'hui un jeune homme d'une grande beauté).  Cette appellation lui est depuis restée.

La statue désormais appelée Ephèbe est partie dans un musée de Marseille et là elle a été préservée de toute attaque par le sel en attendant sa restauration. Elle est ensuite partie pour Nancy où elle a été prise en charge par un laboratoire qui en a fait ce qu'elle est actuellement.  Mais entre-temps, six mois plus tard, son collègue Raphaël Molla avait trouvé la jambe gauche un peu plus en aval à environ à 600 mètres de la précédente découverte.
Jacky Fanjaud aime à dire qu'il associe à cette découverte Raphaël Molla, « inventeur » de la jambe de l'Ephèbe ainsi que Aimé Blanc qui était co-inventeur de l'Ephèbe pour la remontée de la main.
Après mûres réflexions, Jacky Fanjaud pense que cet Ephèbe devait être placé sur un socle et qu'à un moment donné il a du être jeté verticalement à l'eau et s'envaser Une crue violente a du arriver et l'on connaît aujourd'hui les effets dévastateurs des crues de l'Hérault. « Il a du se plier et se casser au niveau des chevilles. Donc le socle est là où l'Ephèbe est tombé. L'Ephèbe quant à lui, il est parti, entraîné par le courant ».

La découverte de la jambe

Six mois plus tard, lors de cette seconde découverte Jacky Fanjaud était à bord du bateau pendant que son ami Raphaël Molla était en plongée.
« C'était un très bon plongeur. Il avait aussi un très bon œil et quand il sortait quelque chose il savait ce que c'était .  Il sort à une vingtaine de mètres du bateau et dit qu'il a trouvé un tuyau de poêle.... » « Moi connaissant Raphaël, j'ai douté que ça en soit un ». « Vite, vite je gratte, délicatement, le prétendu tuyau de poêle et puis je vois que c'est une jambe et je remarque la cassure au niveau de la hanche. J'étais alors persuadé que c'était la jambe de l'Ephèbe. Nous étions fébriles. On se dépêche d'emporter la jambe au club car nous étions impatients de savoir. On arrive au club et on regarde la photo car la statue de l'Ephèbe était partie. Pas de doute c'était la jambe de l'Ephèbe ».
Cette jambe a alors rejoint le reste de la statue et elle a été reconnue comme appartenant au reste du corps. Par contre la main qui avait été repêchée par Aimé Blanc ne semblait pas correspondre au corps.
Malgré le fait que Jacky Fanjaud ai bien vu cette main se casser et couler il en est venu à croire cette version, la main n'était pas celle ayant appartenu à l'original à sa création.

« C'était sûrement une réparation de l'époque ». « A bien y regarder elle me paraît trop grosse par rapport au reste de la statue, elle est sur-dimensionnée ». Malgré les doutes elle a été rajouté au corps. « Mais je trouve que cette main elle jure …Il a du arriver quelque chose à un moment donné et ils en ont refait faire une ».

Le socle est pour lui toujours en place … « Oui, mais où ? ».

A la suite de cette découverte, en mer, Jacky Fanjaud a aussi trouvé des ancres en bois, en pierre et de nombreuses amphores. Toutes ces découvertes sont désormais visibles au Musée de l'Ephèbe d'Agde.


« Le GRASPA a été une très belle aventure pour moi . Sans la création du club, je n'aurais jamais eu l'occasion de découvrir l'Ephèbe. Je n'imaginais même pas que l'on puisse découvrir des amphores dans l'Hérault. Je me suis rendu compte qu'étant jeune je m'étais laissé un peu dominé . Je souhaite aujourd'hui dire ce qui a été ».

Jacky Franjaud souhaitait être reconnu. Voilà qui est fait.

Jean-Marc Roger

Voir loin et large avec Renaud Dupuy de la Grandrive

Au dessus du littoral agathois, Renaud Dupuy de la Grandive, prend de la hauteur pour nous livrer de superbes clichés pris peu avant les derniers orages. Des eaux aux couleurs encore pures, vertes et bleues, avant que les intempéries de l'automne approchant ne les teintent de l'ocre des terres du midi.

Un voyage de l' étang de Thau, son îlot croissant sablonneux, ses passes et ses flamants à celui de Vendres et ses pêcheurs en passant par les flots du large, les plages et les falaises du Cap d'Agde, Brescou, le fleuve Hérault d'Agde au Grau d'Agde, et l' étang de la Grande Maïre à Portiragnes qui flirte avec la Méditerranée.

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Retrouver d'autres images insolites du littoral agathois dans le livre de Reanud Dupuy de la Grandrive :  "Agde, voyage miair-mieau" signé avec Mathieu Foulquié, (disponible à l'Aquarium du Cap d'Agde) ainsi que dans son autre récent ouvrage : "Méditerranées".

Pour une pêche de loisirs durable

A la suite de nombreuses demandes de pêcheurs dits de loisirs ou récréatifs, l'Aire marine protégée de la côte agathoise gérée par la ville d'Agde vient d'éditer une fiche simplifiée actualisée sur la réglementation de ce type de pêche qui peut s'exercer du bord, en bateau ou en chasse sous-marine. Les éléments indiqués validés par la DDTM34 s'appuient notamment sur des arrêtés préfectoraux en vigueur (tailles de capture, quotas, pratique,...)et sont valables pour les départements de l'Hérault et du Gard. Elle vient compléter la démarche Ancres flottantes initiée depuis quelques années maintenant dans notre AMP et valorisée depuis par d'autres aires marines protégées.

Cette fiche n'est pour l'instant disponible que par voie électronique mais nous la diffusons également lors de nos contacts en mer avec les pêcheurs de loisirs.

» télécharger la fiche

La rue de l'amour a rencontré un vif succès

 

Le soleil, les artistes, les commerçants, les artisans, les maîtres d'art et le public fort nombreux ont partagés une journée de fête dans le cœur de ville Agathois. Les associations, l'office de tourisme du cap d’Agde, les services municipaux de la ville d'Agde qui ont œuvré à la mise en action de cette fête ont su montrer avec dynamisme qu'il y a en Agde un vivier de talent du spectacle vivant et des lieux riches en humanité à découvrir. Les grecs de Phocée, en 650/700 avant J.-C quand ils baptisent ce qui n’est encore qu’un cap rocheux d'Agathé Tyché, la Bonne Fortune, ils ne se sont pas trompé. Agde la cité d'Art a brillé par ses talents multiples. pour le bonheur, la joie, les sourires des petits et des grands.
Denis Carnevali

 

Découvrez la criée du 2eme port de pêche de l'Hérault

Le Belvédère de la criée du Grau d'Agde inauguré.

C'est à la criée du Grau d'Agde que se retrouve les pêcheurs de ce côté ci de la Méditerranée.
Il y a tout d'abord les « les petits métiers » qui sont 90 bateaux de 7 à 18 mètres et qui sortent sans aucune contrainte. Il y a aussi 9 chalutiers de 18 à 25 mètres qui eux ont des contraintes de sortie et 2 thoniers de 24 à 40 mètres qui partent loin lors des campagnes de pêche et qui peuvent ne pas vendre le produit de leur pêche à la criée, selon la conjoncture.
Le port du Grau d'Adge est devenu le second port de pêche de l'Hérault et ce qui vient d'être inauguré le hisse encore un peu plus vers le haut.

Gilles d'Ettore coupe le ruban de l'inauguration

Au moment où le Belvédère de la criée du Grau d'Agde  vient d'être inauguré, suivons Jenna (notre guide) dans ce nouveau lieu dédié à la pêche en Méditerranée.
Dorénavant, le public peut venir se renseigner sur les formes de pêche, les types de bateaux et leurs techniques de captures. Il peut aussi grâce à des bais vitrée suivre le passage des bacs à poissons achetés par les mareyeurs.
Ce nouvel espace pédagogique a une surface de 150 m2 avec de nombreuses explications et de nombreuses photos sur les pêcheurs locaux. Un bien bel outil de communication.
Je vous convie à une visite que j'ai effectuée avec l'accord de Mme Aurélie Dessein, la seule femme en France à la tête d'un tel établissement.

Jean-Marc Roger

Le Belvédère de la Criée du Grau d'Agde
Visite sur réservation obligatoire : 06 16 07 09 62. L'heure de la visite est indiquée par téléphone.
Quai Commandant Méric . 34300 Le Grau d'Agde

l'Aviron Agathois ouvert cet été

Le club d'aviron d'Agde est ouvert cet été du lundi au vendredi matin de 9 heures à 12 heures.
Séances à la carte de la découverte (20€) au stage sur 5 jours (80€). Possibilités d'accueil de groupe.
Plan d'eau calme, vous pratiquez sur l'Hérault encadrée par des éducateurs diplômés.
Lieu : base d'aviron Christian Durand - route de Bessan à Agde
Contacts : Florence (06 23 15 14 80) ou Florent (06 17 02 70 40) - www.avironagathois.com

Festival Radio France à Agde

Cette année, la Mission Patrimoine de la  ville d'Agde accueille deux concerts du Festival Radio France Montpellier Languedoc-Roussillon à l'occasion du 30ème anniversaire de ce prestigieux événement.

Avant hier, jeudi 16 juillet  nous avons découvert Thomas Dunford, luthiste américain et guitariste baroque, un jeune virtuose dans ce domaine.
Thomas Dunford apparaît régulièrement, en soliste ou accompagné, dans les plus prestigieux festivals européens. Il était accompagné ici par Anna Reinhold, mezzo soprano. Cette dernière a chanté a capella le programme « Labirinto d'Amore », des chants d'amour. Nous avons assisté à un duo parfait, elle, souriante, maîtrisant parfaitement sa voix et lui, confiant, ne s'aidant que rarement de sa partition. Leurs sourires réciproques en disaient long sur leur complicité. Une bien belle découverte à laquelle le public a su rendre hommage avec de longs applaudissements.

Jean-Marc Roger

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Le talentueux Thomas Dunford, accompagné d’Anna Reinhold, raconte avec intensité la transition de l’esthétique Renaissance au style Baroque.

Après Thomas Dunford et Anna Reinhold, un autre concert à ne pas manquer est programmé ce lundi 20 juillet à 22h, à l'auditorium de l'Office de Tourisme avec L'Ensemble Perspectives. Cinq chanteurs qui permettent à l’oreille d’aujourd’hui de saisir les fils intemporels qui relient Schütz à Brahms, une chanson de la Renaissance à une chanson d’aujourd’hui pour mieux en faire vibrer les perspectives.

Les mouillages écologiques de Brescou-Les Tables renforcés


photos : Renaud Dupuy de la Grandrive


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Au Cap d’Agde, renforcement de la plus importante zone de mouillages écologiques en mer de la région Languedoc-Roussillon

Au cœur des 6152 hectares de l'Aire marine protégée de la côte agathoise, labellisée site Natura 2000 des Posidonies du Cap d'Agde et gérée par la Ville d'Agde (Direction de la gestion du milieu marin), la plus grande zone de mouillages écologiques en mer de la région Languedoc-Roussillon installée en 2014 vient d’être renforcée par plusieurs bouées d’amarrage pour les bateaux des plaisanciers, des plongeurs et des pêcheurs. Ainsi 41 mouillages sont maintenant disponibles autour de l’île de Brescou et du site de plongée des Tables. Et ce service rendu aux usagers maritimes est toujours gratuit !
L’objectif de ces mouillages est de mieux protéger et gérer le milieu marin agathois et de sécuriser ce secteur pour les usagers en mer (plaisanciers, pêcheurs, baigneurs, plongeurs, ...). Les milieux et espèces concernés autour de l'île de Brescou - seule île du Languedoc-Roussillon - sont les herbiers de posidonies (habitat protégé spécifiquement méditerranéen et d'intérêt européen, aux multiples fonctions écologiques), les petits fonds rocheux méditerranéens et certaines espèces comme la Grande nacre, grand mollusque protégé vivant en Méditerranée.

L’objectif est aussi d’éviter l’arrivée d’espèces marines via les ancres des bateaux qui peuvent être envahissantes comme Caulerpa racemosa.
La zone de mouillage couvre notamment 35 hectares autour de l'île de Brescou où sont disposés 33 mouillages écologiques pour des bateaux jusqu'à 17 m dont deux spécifiques aux clubs de plongée qui ont une activité majeure dans l'aire marine protégée. Un 2ème secteur concerne le spot de plongée des Tables qui dispose de 8 balisages écologiques qui ont fait leur preuve depuis plusieurs années.
Les bateaux ne peuvent donc plus jeter l'ancre n'importe où, et fragiliser le milieu marin mais ils pourront s'amarrer aux bouées en place, disposant d’un marquage autocollant spécifique à leur longueur autorisée.
Les dispositifs de mouillages sont constitués de bouées et ancrages écologiques, avec notamment des platines fixées sur les fonds durs et des systèmes avec des bouées intermédiaires qui permettent de ne pas avoir de chaînes traînant et abimant les fonds marins.
Bénéficiant d'un arrêté Interpréfectoral, cette ZMEL, dont l’accès est gratuit, dispose également d'un règlement de police qui fixe les conditions de navigation et d'amarrage. Ainsi l’ancrage est interdit dans la zone et les bateaux doivent circuler à moins de 5 nœuds nautiques pour rejoindre une bouée écologique.
Une patrouille bleue en kayak ou en bateau composée d’ agents de l’aire marine protégée navigue régulièrement dans la zone pour informer et sensibiliser en mer les usagers de ce secteur.
La communication est également assurée via dépliants, affiches et panneaux remis aux principaux acteurs maritimes (capitainerie, mises à l’eau, locations de bateaux et jet ski, associations,…) et via Internet.
L'opération est conduite par la direction de la gestion du milieu marin de la Ville d’Agde qui gère l'Aire marine protégée de la côte agathoise. Elle dispose de financements du Ministère de l'Ecologie (avec l'un des plus importants Contrat Natura 2000 marins français), de l'Agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse, de l’Agence des aires marines protégées et de la Ville d'Agde.