La charpente de l’église Saint-Pierre se dévoile aux historiens

La municipalité, représentée par la conseillère municipale déléguée au patrimoine, Emilie Feliu, a récemment commandé une étude de dendrochronologie sur la charpente peinte de l’église Saint-Pierre. La dendrochronologie est une méthode scientifique permettant notamment d’obtenir la datation de pièces de bois, à l’année près, en comptant et en analysant la morphologie des anneaux de croissance (ou cernes) des arbres, ici utilisées pour la confection de la charpente.

Cette demande a été programmée suite à la venue d’un collège d’experts du patrimoine et des plafonds peints, composé de Christine Catala et Denis Népipvoda (pôle patrimoine de l’office de tourisme Cap d’Agde Méditerranée), Monique Bourin (présidente de l’association internationale de recherche sur les charpentes et plafonds peints médiévaux) et de Frédéric Mazeran (architecte du patrimoine du conseil départemental). Ainsi, lors de leur venue, ils ont mis en évidence l’aspect très ancien de solives situées à l’entrée de l’édifice bessanais.

Frédéric Guibal a été détaché par l’Institut méditerranéen de biodiversité et d’écologie marine pour faire une série de prélèvements sur la partie retenue de l’église Saint-Pierre et fut aidé dans ses investigations par des employés des services techniques. Les résultats de cette analyse permettent aujourd’hui d’affirmer que les parties les plus anciennes de la charpente peinte de l’église datent de la fin du XIIe siècle, ou au plus tard des toutes premières années du XIIIe siècle. Une heureuse nouvelle qui vient renforcer la valeur historique du bâtiment et qui invite à de nombreux questionnements. Les recherches sur l’iconographie et la concordance des données historiques vont donc se poursuivre. A suivre...

La magnifique charpente de l’édifice religieux de Bessan, lequel porte déjà la plus vieille cloche du département.