Les élus prennent la défense de l'abattoir de Pézenas

L'association L214, l'association soutenue par les activistes végétaliens qui militent pour une alimentation sans viande, ni  produits laitiers ni œufs, vient de diffuser des vidéos qui mettent en cause pulsieurs abattoirs dont celui de Pézenas.  Le Président du département de l'Hérault, Kléber Mesquida, et 3 députés de l'Hérault réagissent vigoureusement.
Ci-dessous le communiqué qu'ils viennent de publier:

 

Abattoir de Pézenas

L'abattoir de Pézenas est le dernier en activité sur le département sur l'Hérault. Idéalement situé entre les zones de production de l'arrière pays et de consommation locale, il joue un rôle important dans le maintien de circuits courts de commercialisation pour toujours rapprocher le producteur et le consommateur.

Dans une période où les consommateurs sont de plus en plus exigeants sur la qualité et l'origine des produits alimentaires, cette structure, et les nombreux emplois directs et indirects qui en dépendent est plus que jamais un outil d'avenir.

Afin de pérenniser l'abattoir, et d'impulser une nouvelle dynamique, l'agglomération d'adhére au Syndicat Mixte de Développement de la filière viande de l'Hérault qui travaille à la valorisation des produits de ce secteur traditionnel d'activités et assure la gestion de l'abattoir.

L'établissement, dans ses moyens et ses pratiques, est quotidiennement contrôlé par les techniciens et un vétérinaire de la Direction Départementale de Protection des Populations. Une inspection par une référente nationale abattoir en date des 18 et 19 février 2016 n’a relevé aucune non-conformité dans les pratiques de l'établissement

   

L’abattoir de Pézenas ne se résume pas  à quelques instants de capture vidéo 

 De nouvelles vidéos viennent d’être diffusées par l’Association L214 pour mettre en cause de nouveaux abattoirs.

L’abattoir de Pézenas, dans notre Département, est mis en cause par ces images détournées. S’il va de soi que nous condamnons tous les actes de maltraitance que pourraient subir des animaux dans un abattoir, il est aussi évident que nous ne pouvons laisser une forme d’opprobre être ainsi jetée sur l’abattoir de Pézenas.

D’abord, parce que cet abattoir est nécessaire pour que la filière viande dans l’Hérault demeure une garantie de qualité. C’est pour cette raison que ces dernières années, sous l’impulsion du Conseil général, les collectivités locales et les élus se sont mobilisés pour maintenir et soutenir cet abattoir ainsi que pour l’inscrire dans un processus d’amélioration continue de ses pratiques, notamment en termes de traçabilité et de sécurité alimentaire pour le consommateur. Par leur engagement, ils ont reconnu l’importance de cet équipement pour les éleveurs, pour l’agriculture héraultaise et pour l’économie locale, l’un de nous a été Président du Syndicat mixte gérant cet abattoir et peut en témoigner.

Ensuite, parce qu’il est un outil indispensable pour avancer toujours plus sur le chemin de la production et de la consommation locales, incarnées par les circuits-courts qui sont de plus en plus plébiscités. Il est évident qu’ils ne pourront pas se mettre en place et faire preuve de qualité si des abattoirs de proximité n’existent pas.

Enfin parce que nous avons pu visiter cet abattoir en mars 2016 et que nous avons rencontré des professionnels sérieux et compétents qui ne méritent pas ce traitement médiatique. Ils ont un souci affirmé du respect de l’animal et de la qualité qu’ils doivent garantir. Nous ne pouvions pas ne pas rappeler leur engagement et leur professionnalisme. Quelques instants de vidéos ne peuvent résumer des décennies d’existence pour cet abattoir et toute une carrière pour les personnels de cet abattoir. 

Il apparait que du matériel s’avère déficient, des mesures correctives doivent être entreprises et il est évident qu’elles le seront.

Face à ces images, pour lesquelles personne ne peut rester insensible, il est important de ne pas se laisser emporter par un flot médiatique orchestré et de ne pas sur-réagir. Une commission d’enquête parlementaire sur les conditions d’abattage des animaux de boucherie dans les abattoirs français a été constituée, il convient de la laisser travailler sereinement pour qu’elle puisse formuler des recommandations et des propositions d’amélioration justes et efficaces.

Kléber MESQUIDA, Président du Conseil départemental, Député de l’Hérault
et Christian ASSAF, Sébastien DENAJA, Frédéric ROIG, Députés de l’Hérault

Rappelons également  qu'autre député de l'Hérault, Elie Aboud, est membre de la commission d'enquête parlementaire sur les conditions d'abattage des animaux de boucherie dans les abattoirs. Lors d'une visite récente à l'abattoir de Pézénas accompagné d'experts du domaine, il n'avait pu que constater des conditions satisfaisantes d'exploitation : voir le reportage vidéo