Le Maire de Marseillan, Yves Michel, sera candidat aux prochaines élections législatives

Yves Michel, maire de Marseillan, a annoncé ce jeudi matin sa candidature aux prochaines élections législatives sur la septième circonscription de l’Hérault.
Sa démarche est soutenue par la majorité de son conseil municipal, dont la plupart des élus étaient présents lors de cette présentation à la Ferme marine, au bord de l’Etang de Thau. Plusieurs élus, acteurs économiques, et associatifs de cette circonscription ont également assisté à cette officialisation.
Yves Michel a annoncé sa décision de "se mettre en retrait du parti Les Républicains". Il a aussi affirmé son choix de démissionner de son mandat de maire de Marseillan en cas d’élection, "dans le respect du non cumul des mandats. " Le candidat assure ne soutenir pour l’heure aucun candidat à la primaire de la droite et du centre.

Le discours intégral du candidat Yves Michel

"Très attaché à partager les expériences des activités dans lesquelles je suis engagé et, après avoir créé à 27 ans l’entreprise que je dirige toujours, je me suis mis au service de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Béziers / Saint Pons en qualité de Conseiller Technique, souhaitant ainsi participer à la vie économique de ce bassin.

Elu maire en 2008, les habitants de Marseillan m’ont renouvelé leur confiance en 2014 par un vote sans équivoque de 60 % dès le premier tour de l’élection municipale. Mon dévouement au service de ma ville et de ses habitants avait d’ailleurs commencé bien avant, dans le milieu associatif local.

Mon engagement à servir avec sérieux, constance, dynamisme et sans sectarisme a convaincu également les élus des 14 communes du Bassin de Thau de valider la confiance que m’a donnée le Sénateur-Maire de Sète, François COMMEINHES, en me choisissant pour la Vice-Présidence du Syndicat Mixte du Bassin de Thau (SMBT) en charge du Natura 2000 et du Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT), ainsi que les élus de Thau Agglo pour la Vice-Présidence, délégué au développement économique et à l’attractivité du territoire, structures dont François COMMEINHES assure les présidences.

L’expérience acquise dans l’exercice de ces différentes fonctions m’a fait comprendre les limites de notre action publique territoriale au regard des lois et règlementations nationales encadrant nos choix politiques. Souvent protectrices, parfois inadaptées aux problématiques de notre territoire, j’ai la ferme conviction que mon engagement doit aller plus loin afin de participer à leur évolution.

Les sujets sont nombreux et la liste non exhaustive :

  • La réponse au problème de l’emploi, notamment des jeunes, qui n’est qu’un traitement social du chômage et non pas un traitement économique de fond qui permettrait de retrouver la confiance, l’autonomie et l’espoir pour ces personnes en difficultés. Les collectivités accompagnent les politiques publiques en place, mais le monde économique n’est pas suffisamment sollicité pour en être un partenaire garant de l’efficacité des mesures engagées et d’un emploi pérennisé. 
  • La protection de nos populations et de la qualité de vie recherchée par chacun ne peuvent pas être assurées face au manque de moyen des autorités de police et judiciaires, entrainant un manque d’efficacité dans la répression des incivilités, des violences ou des trafics en tout genre. L’efficacité des politiques de prévention que nous développons dans nos collectivités est anéantie. Ainsi, les nombreuses actions que nous mettons en place pour les personnes fragiles qui peuvent basculer socialement et se mettre en marge de la société, n’ont pas l’effet escompté.
  • Nos activités traditionnelles de pêche, de cultures marines et d’agriculture doivent être soutenues et les règlementations assouplies parfois, afin de permettre leur développement et leur nécessaire adaptation à l’évolution des demandes des consommateurs.
  • Le petit commerce et l’artisanat sont des activités essentielles dans nos coeurs de ville où, audelà même de l’apport économique, elles permettent de maintenir et développer le lien social dans nos cités. Leur statut doit évoluer afin de donner des réponses à la concurrence effrénée des centres commerciaux périphériques.
  • Le tourisme doit être pris en compte à sa juste valeur afin qu’il ne soit plus assimilé à une économie engendrant de l’emploi précaire. La rigidité des règlementations nationales ou européennes, voire leur contradiction, font l’objet de discussions sans fin avec les services de l’Etat qui n’ont pas vocation, loin s’en faut, à les adapter et les assouplir.
  • La création de logement social supplémentaire, dont l’objectif prévu par la loi de 25 %, alors même qu’il n’est pas conditionné à la création d’emplois dans une région ou le taux de chômage est un des plus élevés de France et ou la préservation de la qualité des eaux de la lagune ainsi que la protection de notre terroir agricole doivent imposer un ralentissement de l’urbanisation, cet objectif est inatteignable dans certaines de nos communes.
  • Enfin, je finirai par la jeunesse. Pour être très engagé avec elle, je ressens bien souvent un décrochage de cette dernière, face à un monde qui lui semble si différent et si peu préoccupé de son avenir. Il est temps de lui donner toute sa place, elle est l’avenir de notre pays, le socle qui garantit la transition des savoirs et de tout ce que des générations ont construit afin que les valeurs de la République soient renforcées pour maintenir une société humaine, libre et solidaire. Cela passe par des mesures fortes lui permettant de s’émanciper par le savoir, la formation, le travail et surtout, la reconnaissance de leurs ainés.

Les sujets sont encore très nombreux et pas moins importants en matière de santé, d’éducation, d’environnement, de culture et autres.

Vous l’avez compris, l’action locale a ses limites et seules des décisions nationales, adaptées à nos territoires, peuvent apporter des réponses aux problèmes que nous rencontrons ainsi qu’à l’évolution favorable de nos sociétés.

Aussi dans la logique de mes engagements, j’ai décidé d’être candidat aux élections législatives prochaines dans la 7ème circonscription, afin d’être force de propositions au service de notre pays et de nos populations.

Ma candidature est libre, je la veux porteuse d’espoir pour nos concitoyens afin que le bon sens et l’expérience puissent être pris en comptes dans les mesures à venir. Durant les mois qui précèdent l’échéance électorale, j’irai à la rencontre de la population dans toute sa diversité, des élus locaux, des représentants du monde économique, des responsables d’associations et plus généralement ce qu’on appelle la société civile afin de les écouter, d’échanger avec eux et d’affiner les propositions que je développerai, sans précipitation et conformément à notre idéal de vie dans le respect des valeurs de la République.

Je suis accompagné aujourd’hui d’amis ou simplement de personnes qui ont souhaité être présentes, mais demain viendront se joindre à nous tous ceux qui croient en une candidature engagée pour le seul intérêt de notre pays, de notre territoire et porteuse d’espoir, c’est de cela dont nous avons besoin."

Le candidat,
Yves MICHEL