Marseillan, la ville qui monte

Entretien avec Yves Michel, le maire d'une commune dont l'attractivité ne cesse de croître.

Le tourisme est en plein essor à Marseillan. En 2016 la station enregistrera 800.000 nuitées contre 475.000 en 2012. Une progression de 68% en 4 ans ! Des nouveaux résidents à fort pouvoir d'achat s'installent en nombre dans la commune au point qu'une rubrique en anglais a vu le jour dans le magazine municipal. Des grues de chantier apparaissent ça et là. La ville bouge et s'embellit un peu partout... Thau-info a voulu en savoir plus sur une dynamique qui tranche avec la morosité ambiante.

 

la nouvelle gendarmerie :
opérationnelle en mars 2017

La nouvelle gendarmerie de Marseillan accueillera à la fois la brigade terrestre et la brigade maritime. 27 gendarmes et leurs familles vont occuper les locaux techniques et administratifs distincts des logements spacieux groupés en maisons individuelles avec jardins et terrasses autour d'espaces de détente. Située à la frange de l’urbanisation de Marseillan, le long du chemin des Belles, cet ensemble marque le point de départ des futurs aménagements urbains de Marseillan. Le coût s'élève à 6,9 millions d'euros. Outre le versement d'une subvention de 909.306 €, l'état versera un loyer annuel de 300.000€, la construction restant la propriété unique de la Municipalité.
La gendarmerie de Marseillan remplacera la gendarmerie d'Agde. Agde étant en "zone police" et Marseillan en "zone gendarmerie", ce déménagement permet en outre de retrouver une cohérence pour l'organisation de la sécurité du territoire.
Les marseillanais n'auront ainsi donc plus besoin d'aller à Agde porter plainte quand ils auront un problème. Les gendarmes et leurs familles vivant sur la commune, seront par ailleurs mieux à même de connaitre le terrain où ils opèrent ce qui ne peut qu'être favorable à la sécurité des habitants.

chantier parc locatif M.Plage 2016 003
 chantier du nouveau parc locatif à Marseillan-plage


L'avenue des campings

chemin de l'Airette


aménagement du port de Marseilla-ville

Coût global 5 100 000€
financement:

  • 30% par la Ville
  • 30% par Thau Aggllo
  • 20% par la Région
  • 20% par le Département

 

le projet "la Baraquette"

"La Baraquette"

Avec l'ouverture de La Baraquette prévue en 2019, c'’est un projet immobilier de grand standing qui prend forme.
La première pierre du projet a été posée symboliquement lundi 3 octobre 2016 en présence d’ Yves Michel, maire de la ville de Marseillan, de Marie-Christine Fabred e Roussac, conseillère départementale de l’Hérault et adjointe, de nombreux élus de la ville, de Miguel Espada, fondateur et directeur de Propriétés & CO, initiateur du projet immobilier et de l’architecte  en charge du chantier, Joan Balagué.
Situé à l’entrée de la ville de Marseillan, côté Mèze, le promoteur,  souhaite développer un "Resort vignerons et spa" d’une superficie de 6,2 hectares bénéficiant d’une vue panoramique exceptionnelle sur la Lagune de Thau, les vignes, et le Mont Saint-Clair. Un projet qui s’inscrit naturellement dans le prolongement du village pittoresque de Marseillan et de son port.
Le complexe, comprendra un hôtel, des villas, des logements, des commerces, des restaurants, un spa, un espace fitness, une galerie d’art, imaginé par un cabinet d’architectures barcelonais Slow Life Architects
Ce projet qui se veut avant tout éco-touristique souhaite mettre en valeur le territoire et les richesses qui le composent. Il sera également un levier économique important à long terme puisqu’il génèrera 120 emplois directs dont 50 permanents, 80 emplois indirect dont 20 permanents et bien sûr des recettes fiscales non négligeables.

   

 Thau-info: Comment expliquez-vous l'attractivité actuelle de Marseillan ?

Yves Michel:  Sans doute , les priorités de notre politique municipale y sont pour beaucoup. Depuis que j'ai été élu maire, j'ai retenu deux axes principaux : la sécurité, nécessaire à la vie harmonieuse de toute communauté humaine et le développement économique, indispensable pour l'emploi et la création de richesses.

Thau-info : Pouvez-vous préciser concernant la sécurité?

Yves Michel : En matière de sécurité, nous nous avons mis en place des dispositifs de prévention comme celui des voisins vigilants et nous avons équipé la ville d'un réseau de caméras de vidéo-protection, en particulier  dans les zones sensibles que sont les entrées de ville, les écoles et les zones commerciales. Au-delà de ces actions du quotidien, nous avons lancé le grand projet structurant de la nouvelle gendarmerie. Cette gendarmerie est un des éléments qui va nous permettre de renforcer et d'améliorer la sécurité de Marseillan.
Ce projet est le fruit d'un long travail de préparation afin notamment de boucler son financement ce qui ne fut pas la chose la plus facile. Dès 2008, nous avons ainsi réussi à mobiliser le soutien de Michèle Alliot-Marie, la ministre de l'intérieur de l'époque, de Gilles d'Ettore, alors député de la 7ème circonscription et de François Commeinhes qui était président de Thau agglo. Une fois le projet monté, soucieux avant tout du bon emploi des deniers publics, la Municipalité a supervisé la conception et la réalisation de cet investissement dans une optique de long terme (voir ci-contre).
La sécurité implique aussi  la sécurité des déplacements, en particulier à pied ou à vélo. Nous y reviendrons.

 Thau-info : Et en matière de développement économique?

Yves Michel:  La construction et l'implantation de la nouvelle gendarmerie participe du développement économique mais d'autres projets importants marquent cette volonté d'investir pour le futur comme la poursuite de la requalification de la station de Marseillan-plage.
En 2016, les bungalows municipaux ont été démontés. Cet hébergement et ses équipements dont l'origine remontait à la création de Marseillan-plage il y a 70 ans n'était plus vraiment fonctionnel. De plus sans isolation et sans chauffage, ces vieux chalets ne servaient que l'été. Nous sommes donc en train de moderniser cet hébergement avec des nouveaux chalets dotés des équipements adaptés aux attentes actuelles des touristes. Ils seront prêts pour mai 2017. Nous resterons propriétaire du foncier mais nous confieront la gestion du parc à FranceLoc (Capfun). Franceloc est un opérateur de premier plan d'hébergement de plein air que nous connaissons bien puisque nous lui avons vendu, d'une part, pour le remettre en service, le vieux camping abandonné par l'équipe municipale précédente et d'autre part, pour le développer, le camping municipal jusque là géré par la ville. Pour cette nouvelle opération, il s'agit de mutualiser les moyens et les compétences. Dans ce contexte, sur le terrain qui appartenait à la ville et où se trouvait une station d'essence, devrait se construire, à la charge de Franceloc de nouveaux équipements type locaux pouvant servir de lieu de réunion et/ou une piscine. Au global ces opérations avec Franceloc, permettent, grâce à la puissance marketing de ce groupe, de mieux faire connaître Marseillan et d'augmenter significativement la fréquentation de la station. La forte croissance des taux de remplissage des camping de Marseillan gérés par Franceloc le démontrent. Les retombées financières pour la commune sont par ailleurs importantes avec les taxes de séjour et les taxes foncières mises à la charge du preneur.
Le nombre de nuitées passées à Marseillan a grimpé de 475.000 en 2012 pour atteindre les 800.000 cette année, soit une progression de 68% en 4 ans soit plus de 20 millions d'euros supplémentaires injectés annuellement dans l'économie locale. Aucune station sur tout le littoral français ne peut afficher une telle progression.

Thau-info: Allez-vous poursuivre les investissements d'infrastructure ?

Yves Michel : Nous continuons  les aménagements de la voirie communales, notamment celles où la sécurité des piétons et des vélos doit être renforcée. C'est le cas par exemple de l'avenue des campings qui accueille quelque 20.000 personnes l'été. Le programme commencé en 2015 et qui se terminera en 2017 avec, entre autre la création de la piste cyclable et la mise aux normes du réseau d'eau pluviales, représente un budget global de 1,1 million d'euros. Les travaux pour le chemin de l'Airette (144.000 €)  en continuité avec le cœur de la station et l'avenue de la Méditerranée a été réalisé en 2016. Fin 2017 la voirie de Marseillan-plage sera ainsi modernisée jusqu'aux limites d'Agde, en liaison avec le Marseillan historique.
L'objectif est là encore de favoriser le développement de l'activité commercial, artisanale et touristique.

Thau-info : Et Marseillan-ville?

Yves Michel : Contrairement à Marseillan-plage dont l'activité est saisonnnière, Marseillan-ville est active toute l'année et à ce titre elle peut bénéficier des aides du Fonds d'intervention pour les services, l'artisanat et le commerce (FISAC). C'est loin d'être négligeable car cela permet  de financer certains travaux jusqu'à 65%, toutes subventions confondues. Nous commençons ainsi la requalification du port, en conservant son authenticité. Trois tranches sont prévues. Cette année nous aménageons le quai de la Résistance dans le but de rendre piétonnier touts l'espace du port. Un miroir d'eau avec déversement sur le port ajoutera sa touche à l'esthétique d'ensemble et permettra en outre de réoxygéner les eaux du port pour éviter les phénomènes d'eutrophisation.

 Thau-info : Avez-vous finalisé le Plan Local d'Urbanisme (PLU) de Marseillan?

Yves Michel : L'élaboration d'un PLU est un très gros travail. Nous l'avons terminé en 2016. Il prévoit l'extension de la ville sur la partie nord/nord-ouest ce qui va nous permettre d'avoir une zone d'activités économiques de 16 hectares dont 5 hectares en zone commerciale et 11 hectares pour les activités industrielles et artisanales, agricoles et viticoles. Pour les viticulteurs , le PLU retient aussi la possibilité de déplacer la cave coopérative.
Le PLU prévoit par ailleurs 26 hectares d'extension de surface réservées à l'habitat et à l'équipement public. La loi SRU obligeant les communes à réserver 25% de l'habitat pour les logement sociaux, cette extension va nous permettre de rattraper en partie notre retard sur cepoint

Thau-info : Quelle sera la population de Marseillan au terme du plan?

 Yves Michel : Actuellement Marseillan compte quelque 8.000 habitants. Le PLU initial tablait sur 14.000 habitants mais les évolutions de la sociétés avec les ménages qui se dessèrent (divorces et autres) font que le nombre de personnes par appartement diminue : de 2,3 il y a quelques années, il est susceptible de tomber aux alentours de 1,3. Les dernières études que nous avons réalisées, compte-tenu du nombre de logements prévus dans le PLU, conduisent à une population qui sera au final sera sans doute alors plus proche des 10 ou 11.000 habitants que des 14.000. Ce phénomène n'est donc pas neutre et nous devrons en tenir compte pour le dimensionnement des équipements collectifs, en particulier pour l'adduction en eau potable et le traitement des eaux usées.

 Thau-info: Quels sont les grands projets pour 2017

Yves Michel : Nous allons poursuivre la politique de sécurisation des déplacements, notamment des cyclistes et des piétons. Nous venons ainsi de valider en conseil municipal la réalisation d'ici l'été 2017 de la nouvelle piste cyclable qui va relier Marseillan-ville à Marseillan-plage en longeant la départementale. Les habitants cyclistes des quartiers de la Mogère et de Fontregeire seront donc plus en sécurité sur cette nouvelle piste cyclable pour aller en ville ou à Marseillan-plage. Cette piste s'insère par ailleurs dans le schéma départemental en direction d' Agde, Bessan, Florensac...
Un deuxième projet concerne la sécurisation de l'avenue Victor Hugo, l'axe principal qui permet à ceux qui viennent d'Agde ou de Bessan d'entrer dans Marseillan. L'idée est ralentir la vitesses des véhicules avec des dispositifs adaptés et de permettre aux piétons de traverser en sécurité, notamment aux abords de la salle polyvalente et de la maison de retraite. Deux plateaux traversants seront réalisés à cette fin sur l'avenue Victor Hugo. Le parking central  sera remis aux normes et l'accès au cœur de ville sera mieux aménagés. On en profitera pour régler le problème de l'évacuation des eaux pluviales sur cet emplacement.
Enfin les travaux du port se poursuivront avec l'aménagement du quai Antonin Gros.

Thau-info : Au 1er janvier 2017, Thau agglo et la communauté de Commune du Nord du Bassin de Thau vont fusionner. Cela aura-t-il un impact pour Marseillan?

Yves Michel: Oui, avec la mise en application de la loi NOTRe (Nouvelle Organisation Territoriale de la République) l'agglo va devoir régler un certain nombre de problèmes non pris en compte par les communes, comme par exemple ceux qui concernent l'assainissement et les eaux pluviales. A Marseillan on récupère les eaux de pluies du bassin versant de Pomérols, Florensac, Pinet et Agde pour partie. Non seulement nous devrons gérer le problème des eaux pluviales  liés aux zones  nouvelles d'urbanisation mais en plus l'état nous impose d'améliorer l'existant : on va devoir faire des bassins de  rétention, revoir nos réseaux, pour que les pluies et notamment les épisodes cévenoles impactent moins les populations et leurs biens. Il faudra aussi maîtriser la qualité des eaux qui passant dans des zones agricoles finissent par se retrouver dans l'étang plus ou moins chargées de produits indésirables. Les travaux à prévoir seront très chers et cette compétence nouvelle qui sera transférée aux agglos aura forcément un impact important sur le budget de l'agglo et donc in fine sur sur la fiscalité locale. Il en va de même pour la loi concernant la gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations (GEMAPI),  compétence également confiée aux agglos.

Thau-info : En clair cela signifie-t-il des hausses d'impôts ou des promesses qui ne seront pas tenues?

Yves Michel : Le risque est réel. Et personne n'en parle. Les candidats aux plus hautes charges de l'état se gardent bien d'évoquer le sujet. Pourtant c'est une évidence, les compétences transmises au niveau local signifient qu'il faudra trouver de nouvelles ressources pour réaliser des projets ou... abandonner ce qui a été promis. Promettre une piscine ou un stade ou quoique ce soit d'autre aujourd'hui sans évoquer cette fiscalité additionnelle que la loi nous impose, c'est tromper son monde, c'est scandaleux.
Ce qui va peu à peu apparaître au grand jour ne datent pourtant pas d'hier. Ces évolutions ont été amorcées il y a 4 ou 5 ans, déjà sous Sarkoy puis repris par Hollande. Le problème n'est plus un problème de droite ou de gauche, c'est un problème concret auquel sont confrontés les élus de terrain. Plus que jamais il faudra expliquer que vouloir plus de choses a un coût.

 

Yves Michel, ce nouveau maire bâtisseur
est aussi candidat aux législatives de 2017 dans la 7ème circonscription de l'Hérault

Représenter la "société civile"

En septembre 2016, Yves Michel avait annoncé sa candidature aux prochaines élections législatives de 2017. Cette candidature se veut de la "société civile" c'est-à-dire qu'elle n'est pas rattachée à un parti politique même si, précise Yves Michel, ses idées, ses valeurs et ses convictions "sont de droite et proches du parti Les républicains". Toutefois, constatant que le fonctionnement des partis et notamment de celui qu'il connait bien de l'intérieur, "ne correspond plus aux recherches de solutions et aux réflexions  qui sont nécessaires pour préparer l'avenir", il a fait le choix de se "présenter en dehors de ces structures partisanes qui ne marchent plus."

Redonner de l'espoir

Yves Michel veut "redonner de l'espoir avec des démarches concrètes." Il s'appuie sur son expérience de maire de Marseillan qui montre "qu'il n'y a rien d'inéluctable".  Pour lui, quand on sait pourquoi on se bat on a un grand avantage par rapport à celui qui ne le sait pas. "Il faut avant tout redonner des projets" affirme-t-il avant d'ajouter "par exemple à Marseillan la ville a investi à bon escient dans ses infrastructures et dans ses méthodes de gestion. Ces investissements ont leur rentabilité propre et  ils induisent de l'investissement privé qui amplifie le développement de la ville et son attractivité."

Au niveau national, le candidats Yves Michel n'entend pas de vraies visions de société proposées par les candidats. "On parle de mesures - regrette-t-il - savoir si la TVA doit être augmentée de 1 ou de 2% ou encore moduler la CSG dans en sens ou dans un autre... Ce ne sont que des moyens alors que l'important c'est de définir quelle société on veut pour demain. Le discours politique est pauvre, on ne remet pas en situation les français et l'homme dans la société de demain. Il faut redonner du rêve et du sens. Les mesures suivront."

S'ouvrir au monde

Je veux aussi redonner de l'espoir pour une société différente, avec une ouverture sur le monde extérieur" affirme le candidat Yves Michel, s'appuyant là encore sur son vécu de Maire de Marseillan : "Quand on fait un jumelage avec la Belgique, avec l'Irlande, avec l'Espagne c'est pour que les gens aient connaissance d'une autre façon de vivre ailleurs, d'une autre façon de penser. On ne peut que s'enrichir de ces contacts, de ces rencontre. C'est particulièrement vrai pour les jeunes.
Pour Yves Michel, l'ouverture au monde ne se limite pas à l'Europe. Il se désole ainsi de constater que "la Méditerranée soit devenue une barrière, alors qu'elle fut longtemps un lieu d'échange et de culture". Mais pour lui c'est par des actions  très concrètes "qu'on trouve la justification de ces grandes paroles qui ne touchent pas toujours l'esprit ou le cœur des gens." Présent,  à Marrakech, aux troisièmes assises de la coopération décentralisée entre la France et le Maroc, il rappelle que Marseillan a signé une convention avec la ville de Nihit, à 3heures de route d'Agadir, pour la réalisation d'un réseau d'assainissement, la formation d'acteurs locaux pour la gestion de l'eau et la mise en place d'un réseau éducatif entre Nihit et une école primaire de Marseillan. C'est "en mobilisant quelques moyens ici ou là on montre localement avec des actions concrètes que l'avenir peut être différent." Aider un village marocain, convaincre le conseil municipal d'y consacrer quelques milliers d'euros n'est pas dans l'air du temps quand les partis extrêmes font, par endroits, 50% des voix aux élections régionales mais Yves Michel estime que ce serait une grave erreur d'encourager le repli sur soi et d'exacerber les peurs. Il y a plus à gagner qu'à craindre en développant la coopération autour de la Méditerranée, avec le Maghreb , l'Italie et l'Espagne.
"Si nous ne portons ces valeurs et cette vision d'ouverture et du développement, les extrémistes finiront pas faire 60% des voix. Quand on a peur on se réfugie chez soi, on se clôture et on s'enferme. Il faut lutter contre ça. C'est parce que nous aurons une vision de la société différente, avec des vrais projets d'échanges, de vie en communauté, de partage de culture, entre autres, que s'ensuivra un modèle économique performant.  C'est en replaçant l'entraide et l'humain bien au centre de la société que l'on peut avoir de l'espoir pour elle. Pour ça il faut avoir une jeunesse qui ait confiance, ici et dans les autres pays méditerranéen. La jeunesse doit être notre priorité. Si la jeunesse n'a plus confiance dans la société, il n' y a plus d'espoir. Les grands projets se mènent avec la jeunesse. La volonté, l'énergie,  la puissance,  on l'a quand on est jeune. Seule une jeunesse qui a retrouvé la confiance sera en capacité de porter les messages que peuvent lui transmettre les anciens."

Faire prendre en compte l'importance de la réalité locale

Interrogé sur les autres candidats qu'il devra affronter lors des législatives, Yves Michel, répond que sa candidature ne se place pas au niveau des personnes. il n'entend pas attaquer le député actuel ni tout autre candidat. "Ma candidature sera différente, elle sera centrée sur ma vison de la société.  Au delà des résultats de l'élection, ce qui m'importe c'est de porter le message  auquel je crois."
Enfin, le député ayant un rôle majeur dans l'élaboration des lois, Yves Michel s'interroge sur le cadre législatif qui régit notre pays. "Les lois s'appliquent de façon générale, avec une logique égalitaire mais pas toujours équitable ou même raisonnable" remarque-t-il. Il  veut défendre la possibilité pour les élus locaux d'adapter les lois ou la réglementation au contexte local. Le risque d'inondation, par exemple, ne se gère pas de la même façon sur la côte atlantique ou sur la côte méditerranéenne.
Pour Yves Michel "cette prise en compte du contexte local est particulièrement important pour nos activités de pêche, de conchyliculture, de viticulture, de petits commerces, etc. Adapter la réglementation et les lois à notre région et éviter qu'elles ne deviennent seulement que des contraintes : "Le législateur est élu par le peuple, ses lois ont pour but de permettre à la population de vivre mieux et plus facilement. Or le résultat constaté est celui d'une société bloquée où tout le monde en veut à tout le monde, aux politiques, à ceux qui votent les lois et à ceux qui les exécutent. C'est le signe d'un dysfonctionnement. Il faut repenser ce fonctionnement administratif. J'irai vers ceux qui ont cette ouverture d'esprit."


Dans la 7ème circonscription de l'Hérault, Yves Michel devra affronter le député PS sortant Sébastien Denaja et sans doute de nombreux autres candidats de l'extrême droite à l'extrême gauche. Gilles d'Ettore, le maire d'Agde, pressenti par les Républicains confirmera-t-il aussi sa candidature? Certains en doute.

Yves Michel, l'entrepreneur, avec son expérience du monde économie et l'élu de terrain avec son expérience de maire et de vice-président de Thau agglo a ses chances. Son positionnement de candidat de la société civile  affichant une volonté de servir des valeurs et un territoire avant une cause politique sera t-il un atout ou un handicap? Réponse en 2017.