Florensac

Le député visite les Ateliers Vallée de l’Hérault à Florensac

Sébastien Denaja était aux côtés de de Mme Boisseau-Dedieu, présidente de l'Association Vallée de l'Hérault, de M. Patrice Fouquet, Directeur de l’ESAT et de l’EA, de M. Vincent Gaudy, Maire de Florensac et Conseiller Départemental, et des administrateurs de l'association, ce jeudi 16 mars, pour la visite de ce site d'insertion professionnelle singulier installé sur la commune depuis 1965.

Au premier regard, rien ne semble distinguer les ateliers de l'Etablissement et Service d'Aide par le Travail (ESAT) et de l'Entreprise Adaptée (EA) basés à Florensac d'une entreprise ordinaire.

Hauts hangars à visée industrielle, travail précis de l'aluminium et du bois, magasin par lequel transitent les commandes de grands groupes, des collectivités, des grandes surfaces et des magasins de matériaux.

Mais au détour des postes de travail, on comprend la place prépondérante de l'humain dans l'organisation des tâches et la priorité donnée à l'évolution de chacun des ouvriers présents.

Presque 200 personnes travaillent sur les sites de Florensac et de Paulhan, encadrés par des moniteurs disposant de solides formations techniques - ingénieurs, ébénistes, soudeurs - et que la sensibilité pour l'humain a mené vers cette entreprise d'insertion. Au service de ceux que l'on dénomme "usagers", l'équipe accompagne et forme à des parcours professionnels jusqu'à l'entrée dans le monde professionnel "ordinaire".
Du service "espace verts" à l'atelier "bois découpes et objets" en passant par l'atelier "métallerie / aluminium", les produits fabriqués sont accessibles aux particuliers comme aux grands groupes. Les logiques de rendement et de qualité sont les mêmes que dans n'importe quelle entreprise, signe que l'insertion n'est pas un frein à une bonne santé économique.
Un bel exemple d'entreprise responsable qui a mis l’humain au coeur de son dispositif et de sa rentabilité.

Cave coopértive de Florensac

Projet de fusion à l’étude entre les caves coopératives des Costières de Pomerols et de Florensac

Jean Louis ATIENZA Joel JULIEN des Costieres Pomerols et Julien RAYNAUD President FlorensacLes caves coopératives des Costières de Pomérols (1800 hectares, 120.000 hl, 300 vignerons) et des vignerons de Florensac (700 hectares, 50.000 hl ,120 vignerons) étudient la possibilité d’un avenir commun annoncent Jean Louis ATIENZA, Joel JULIEN des Costieres Pomerols et Julien RAYNAUD President des vignerons de Florensac.

Pour cela, elles ont confié une étude à KPMG et Marc Baudouin Consulting pour déterminer la faisabilité et l’intérêt d’un tel projet.
Les deux caves sont proches, toutes les deux implantées dans l’aire de production de l’AOP Picpoul de Pinet et de l’IGP Côtes de Thau, mais elles ont chacune leur propre stratégie de développement.
« Nous, nous sommes sur le développement de l’activité conditionnée bouteilles et bibs en France et à l’export et Florensac, sur du vrac avec une approche qualitative.
Le rapprochement des deux structures est un projet économique, qui arrive au bon moment car le contexte actuel se durcit » souligne Joel Julien, Directeur General des Costières de Pomerols.
Cette fusion permettrait de mettre en synergie les compétences des deux entités et de consolider notamment le développement durable de l’activité sur le bassin de production ainsi que les ventes directes.
Cet avenir commun permettrait de rationaliser les coûts et d’accroitre les volumes en conditionné. L’audit demandé sera achevé au mois d’avril et soumis aux deux conseils d’administration des deux caves pour valider la réalisation du projet, qui pourrait être effectif pour les vendanges 2017.
Cette fusion serait un bel exemple économique, d’une vision d’avenir dynamique, qui consiste à aller encore plus haut, encore plus loin.

A Florensac, la nature a encore frappé

Chers florensacois oisifs, si vos flâneries vous amènent vers l’ancienne mairie, vous allez bien sûr admirer les deux magnifiques platanes qui, en été, dispensent leur ombre généreuse sur la petite place fraîchement pavée ; mais il y autre chose :

Aujourd’hui, sur le tronc de l’un d’eux poussent des champignons assez considérables, en silence, ils vivent là sans que personne n’y fasse attention, pourtant ces fortes protubérances mycologiques sont un véritable trésor. Il s’agit d’amadouviers qui depuis la plus haute antiquité passent pour des bienfaiteurs de l’humanité, que dis-je l’antiquité ! depuis la préhistoire ; ils sont considérés comme le fin du fin pour faire du feu mais aussi pour guérir toutes sortes de maladies, de la plus petite coupure superficielle jusqu’au plus profond cancer.

Venez vous prosterner devant ces chef-d’œuvre de la nature.

Bien avant l’invention des allumettes, les amadoueurs préparaient la chair de ces champignons, car ils avaient vu qu’elle pouvait s’embraser à la moindre étincelle.

 Pour préparer l’amadou il fallait extraire la partie charnue du champignon et après l’avoir ramollie dans l’eau, la maillocher sur une planche, les fibres séchées ainsi obtenues permettent de faire du feu à partir d’une simple étincelle qu’on peut obtenir en frappant du silex, c’est beaucoup plus rapide et pratique que de frotter du bois jusqu’à sa température d’ignition.

Mais en plus, il paraît qu’autrefois, on utilisait l’amadou à des fins thérapeutiques, on utilisait l’amadou embrasé pour cautériser les plaies, mais aussi en cataplasmes pour soigner les brûlures, arrêter les hémorragies, les maux de tête, la transpiration excessive, les hémorroïdes, les crises de foie, les cors aux pieds, les ongles incarnés et même certains cancers !

On peut même en faire un tissus très doux, des objets décoratifs, des sacs, des casquettes, des ceintures, des tapisseries et même des jouets…

Il siérait que dorénavant nous regardions d’un autre œil cette panacée universelle, cet innocent champignon qui croît en silence sur nos troncs familiers, nous pouvons le saluer en lui chantant cette chanson de Brassens, sur l’air du rendez- vous avec vous :

« La fortune que je préfère, c’est votre cœur d’amadou,
tout le restant m’indiffère (èreu), j’ai rendez-vous avec vous » …

 Vous constaterez qu’ici, en matière d’inflammabilité, le cœur d’amadou supplante aisément le cœur d’artichaut, quant à l’étymologie : amadou viendrait de l’occitan qui signifie : amoureux et « amadouer » alors !… Bref, l’amadouvier est un amour de champignon, si l’avenir s’avère catastrophique, comptez sur lui pour sauver l’humanité

Dominique Coërchon

Les chaussures de la ministre

 Ce samedi midi à Florensac ; il y avait le repas républicain avec les présences prestigieuses de notre député Sébastien Denaja et de la ministre de l’éducation et de la recherche : Najat Vallaud-Belkacem. Leurs longs discours enflammés peuvent se résumer en : « arrêtons de dénigrer le gouvernement socialiste, nous avons fait pour le mieux et finalement très bien fait… » Comme il y avait là des journalistes de tout poil, je n’ai rien à rajouter à leur compte-rendu.
Les nombreux convives ont fortement applaudi les intervenants et goûté aux plats et à cette chaleur humaine toute socialiste.
Notre député s’est mêlé à la foule en parcourant les diverses tablées incarnant ainsi une saine humanité. Qu’ajouter d’original à ce paisible tableau… Ah si ! Pour moi qui étais à côté d’elle, je peux rapporter une observation physiologique à propos de notre belle, fine et enflammée Najat Vallaud-Belkacem, elle avait une curieuse attitude debout derrière son pupitre, très souvent elle se juchait sur ses hauts et forts talons dressant ainsi la pointe de ses pieds, position originale et instinctive qu’un psychologue pourrait expliquer dans un jargon hermétique, vous savez le geste inconscient qui trahirait je ne sais quel état d’esprit refoulé sous des tonnes de convenances, heureusement, je n’ai aucunes prétentions analytiques et je me contenterais de relever cette originalité comportementale qui s’ajoute à l’esthétique générale de notre belle ministre.

Dominique Coërchon

Najat Vallaud-Belkacem et Sébastien Denaja à Florensac

Samedi 19 novembre, Sébastien Denaja, député de la 7ème circonscription de l'Hérault avait invité Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'éducation Nationale et les élus du département au traditionnel banquet républicain auquel il convie ses sympathisants chaque année. Dans la salle comble du domaine du Bosquet à Florensac, plus de 300 personnes avaient répondu à cette invitation.  Une occasion pour le député et la ministre de défendre leurs actions et celles du gouvernement.

Parmi les très nombreuses personnalités présentes on pouvait remarquer Kléber Mesquida, Président du Conseil départemental de l'Hérault et député de la 5ème circonscription, Anne-Yvonne Le Dain, députée de le 2ème circonscription, Virginie Rozières, député européenne ou encore André Lubrano, conseiller régional. Plusieurs personnalités non socialistes étaient également présentes comme Stéphane Pépin-Bonet, le maire de Bessan, venu en voisin témoigner par sa présence, qu'au-delà des partis, il était un élu authentiquement républicain.

 

 

Kléber Mesquida
Président du Conseil départemental de l'Hérault
Député de la 5 ème circonscription

Partageant son temps entre l'Assemblé Nationale et le département, Kléber Mesquida était bien placé pour illustrer les retombées positives de l'action gouvernementale pour le département. Il ne s'en est pas privé, citant des exemples très concrets touchant le quotidien de la population.

 

Le député Denaja : "je suis fier de porter votre parole à l'Assemblée nationale"

Action législative

Lutte contre la corruption

Sébastien Denaja, rapporteur de la loi relative à la transparence et à la lutte contre la corruption, a joué un rôle majeur dans l'adoption de cette loi qui vise à moraliser la vie publique. Elle instaure une peine complémentaire d'inégibilité des élus condamnés pour corruption, elle protège les "lanceurs d'alerte", elle contrôle l'activité des lobbies auprès des pouvoirs publics et prévoit un encadrement de la rémunération des grands patrons.
Des moyens importants sont également alloués pour que la loi s'applique : une agence française contre la corruption est crée avec 70 personnes (contre  5 pour la structure chargée de la lutte anti-corruption sous le quinquennat précédent).

Egalité femmes/hommes

Sébastien Denaja était également le rapporteur de la loi sur l'égalité réelle entre les femmes et les hommes, adoptée symboliquement le 4 août 2014, date anniversaire de la suppression des privilèges et des droits féodaux votée le 4 août 1789.
Cette loi contient des mesures "décisives" en matière d'égalité professionnelle, de garantie contre les impayés de pension alimentaire, de protection des femmes victimes de violences, de généralisation de la parité dans l'ensemble des instances économiques et sociales. A l'initarive du député de l'Hérault, la loi contient également des disposition très concrètes et pragmatique comme par exemple la possibilité d'opter pour un congé parental plus court et mieux rémunéré et la protection contre le licendiement des pères salariés 4 semaines après la naissance.

Loi pour les dockers

Cette loi, connue sous le nom de loi Denaja du nom de l'auteur de la proposition, vise à consolider et à clarifier l'organisation de la manutention dans les ports maritimes. Elle garantit notamment la priorité d'embauche des ouvriers dockers et l'obligation d'instaurer un dialogue social en cas d'implantation nouvelle.

 Défense des consommateurs

La loi consommation dont le député Denaja était le co-rapporteur avec Benoît Hamon, permet à présent une "action de groupe" à la française en particulier pour les associations de consommateurs qui peuvent désormais assigner en justice des professionnels commettants des abus de masse, notamment dans les domaines de la santé e de l'environnement

 

La ministre, faite citoyenne d'honneur
de Florensac par son maire Vincent Gaudy

   

A l'arrivée de la ministre entourée de Vincent Gaudy, conseiller départemental et maire de Florensac et du député Denaja, quelques personnes proches du collectif la manif pour tous de Ludovine de La Rochère,  ont manifesté et apostrophé la ministre, notamment sur l'enseignement "obligatoire" de l'arabe à l'école et sur "l'incitation à la sodomie" des manuels scolaires... La ministre a bien essayé d'entamer un dialogue avec ses détracteurs pour dénoncer ces rumeurs sans fondement mais peine perdue. La ministre a fait l'expérience qu'avoir raison ne suffit pas pour imposer son point de vue à ceux qui ont des a priori et des préjugés. Incident malgré tout bien vite oublié avec l'ovation chaleureuse des invités lors de l'entrée de la ministre dans la salle du Bosquet.

 Sur scène, Vincent Gaudy a rapidement replacé cet événement dans son contexte et a remercié tous ceux qui avait répondu présent à l'invitation, à commencer par Najat Vallaud-Belkacem qu'il allait faire citoyenne d'honneur de Florensac en point d'orgue à la fin des discours officiels.

 Prenant la parole après Kléber Mesquida, le président du départment, le député Denaja a d'abord fait un bilan de son action à l'Assemblé nationale (voir ci-contre) avant de faire une rapide synthèse de son action sur le terrain dans sa circonscription :

Santé
Extension à l'année de la ligne SMUR à Agde, maintien de l'agrément du service d'urgence de Pézenas, entrevue avec la ministre de la santé pour faire bénéficier de crédit exceptionnels les hôpitaux du bassin de  Thau (HBT) pour leur permettre de financer les nouveaux équipements tant attendus par les patients et les équipes médicales en place.

Sécurité
En zone de police Agde-Sète : attribution d'une subvention au titre de la réserve parlementaire aux commissariats de police d'Agde et de Sète dès 2012, obtention de 12 fonctionnaires de police et de 11 adjoints de sécurité pour Agde et 4 pour Sète-Frontignan en 2014 puis 5 autres en 2016.
En zone de gendarmerie : contribution et soutien à la création de la nouvelle gendarmerie de Marseillan, extension et déménagement de celle de Servian.

Métier de la mer
La pêche est désormais organisée au niveau européen, mais le député reste mobilisé pour que la spécificité de la pêche en Méditerranée et la fragilité de son écosystème soient mieux reconnues et défendues par l'Etat. Il a également cherché à être un relai efficace des pêcheurs et des conchyliculteurs auprès de la Région et du Département, facilitant les rencontres directes des représentants des professionnels avec les ministres chargés de la mer, Frédéric Cuvillier en 2013 et Ségolèn Royal en 2016.

Viticulture
Vice-président du groupe d'études sur la viticulture à l'Assemblé nationale, le député Denaja a œuvré contre la libéralisation des droits de plantation, pour la préservation des équilibres de la loi Evin, contre toute hausse de fiscalité sur les produits viticoles, pour la défense des distillerie, pour l'accélération de l'adoption du décret sur l'AOC Picpoul de Pinet, pour l'implantation des jeunes et pour la défense du système coopératif.

 

Autres soutien et contribution aux projets locaux

  • déménagement de la gendarmerie et de l'EHPAD de Servian
  • création des jardins familiaux à Florensac
  • création d'un mur anti-bruit à Pinet le long de l'A9
  • financement de la nouvelle gendarmerie de Marseillan
  • maintien de la desserte intercités en gare de Sète
  • couverture numérique du territoire
  • rénovation du cœur de ville d'Agde, des quartiers de l'île de Thau et du centre-ville de Sète.
  • pour mémoire : de nombreux autres projets financés au titre de la réserve parlementaire sur l'ensemble des 22 communes de la circonscription.
 

 


"Soyons à la hauteur des Français""

Avant de souhaiter bon appétit aux convives, la ministre Najat Vallaud-Belkacem a elle aussi fait un bilan de son action en déplorant la désinformation et les rumeurs qui tendent à discréditer le gouvernement de la République. Elle a fustigé "les mensonges éhontés qui tiennent lieu de débats publics" et sont diffusés sur les réseaux sociaux et dans les médias par certains partisans de la droite et du Front National.
Proche des gens, avec un discours simple et factuel, elle a facilement conquis son auditoire de sympathisants qui l'a longuement acclamé tout au long de son intervention.
Elle a rappelé que le budget de son ministère devenait le premier poste budgétaire de la république :  92,49 milliards d'euros en 2017, dont 68,4 milliards pour l'Éducation nationale et 23,85 milliards d'euros pour l'Enseignement supérieur et la Recherche, soit 3 milliards de plus qu'en 2016. "Un tel effort n'a rien d'évident dans le contexte budgétaire actuel" précise la ministre en illustrant son propos avec l'exemple des 60.000 postes créés dans l'enseignement. L'effort d'ailleurs paye déjà: le nombre de "décrocheurs" qui quittent le système scolaire sans diplôme ni qualification est passé pour la première fois sous la barre des 100.000.

Concernant les fonctionnaires objets des attaques répétées de la droite, la ministre estime que "notre pays ne serait rien sans la colonne vertébrale qu'est le service public". Rappelant les coupes sombres du quinquennat précédents dans les effectifs de la fonction publique (police, santé, enseignement, etc;) elle a déclaré que "la droite qui n'a rien appris de ses erreurs passées", propose les mêmes mesures qui ont montré "leur caractère néfaste dans le passé." Najat Vallaud-Belkacem décrit enfin ce qui se passera pour les français, selon elle, si l'opposition revient au pouvoir, matière de bien montrer la différence entre une politique de gauche et une politique de droite voire d'extrême droite.
Dernière pique enfin contre Emmanuel Macron, quand elle dénonce ceux "qui manque de loyauté" et font courir à la gauche le risque d'un désunion qui l'élimine dès le premier tour de la prochaine présidentielle.

Une petite entaille

Une pièce de théâtre de Xavier Durringer, jouée par la compagnie Humani

Vendredi 25 Novembre à 18h00 à la salle de spectacle Domaine du Bosquet.
Entrée gratuite mais réservation obligatoire au 04 67 77 00 15 (Mairie).
Rencontre avec les comédiens du spectacle est prévue le jeudi 24 novembre à 18h à la médiathèque de Florensac

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Dans un village ouvrier ou une banlieue perdue, des jeunes gens désorientés cherchent l’amour. Slim, le rigolo paumé qui vient juste de se faire licencier, Max le copain toujours plein de bons conseils mais terriblement seul, Lisa, la belle énigmatique qui affole les garçons, Jo le caïd qui n’avoue pas ses sentiments, Mathilde la mère de Slim, tiraillée entre attendre son mari parti depuis des années et refaire sa vie avec son voisin Lugano… Des êtres qui se frôlent, se heurtent, s’affrontent, comme dans un combat, une danse d’amour et de séduction saccadée, entre désir et violence. Deux acteurs interprètent tous les personnages, assumant les changements à vue, s’adressant parfois directement aux spectateurs.
Un théâtre qui vise la fragilité et la complexité trouble des sentiments. Quand le monde exige quotidiennement de nous d’endosser des rôles, ce spectacle est une petite entaille dans le costume et laisse poindre l’intime.

Une petite entaille a été crée dans le cadre de « collèges en tournée » une initiative du Département de l'Hérault destinée à promouvoir et diffuser la création théâtrale auprès des collégiens et des héraultais. Pour adolescents & adultes 

Sylvie la boulangère

Aujourd’hui, je vais braquer mon projecteur sur un être hors du commun, quelqu’un qui cultive l’art de faire plus que le quotidien normal, je veux dire « le manger, le boire et le dormir ». Il s’agit de Sylvie la boulangère de la rue de la République ; toujours avenante et joviale, et qui n’est pas blasée par l’abondance de la clientèle, qui d’habitude lasse les gens trop sollicités. Et en plus, cela dure depuis plusieurs années, mais son apanage, son point d’orgue, ce qui la différencie du commun des mortels, c’est le panneau qu’elle a placé devant sa boutique pour y inscrire au quotidien et à la craie une formule philosophique ou une fête à souhaiter. Elle puise ses citations dans le recueil des 2300 citations du monde entier de Karl Petit, comme par exemple pour la vantardise : « en France, tout le monde est un peu de Tarascon ». Aujourd’hui, c’est plus succinct, on fête les Monique. Mais je me permets de citer une grand-mère qui lui a dit : « Il faut que je te l’avoue, j’achète chez toi tous les jours une demie baguette, pourtant je ne mange pas de pain. C’est juste pour le plaisir de te voir ». Vous en connaissez beaucoup, vous, des boutiquières qui vous suggèrent la pensée du jour devant leur porte ?
Personnellement, reconnaissant ses qualités humaines, je l’embrasse comme le bon pain. Ce qui, chez elle, est de circonstance, et, bien que mauvais client (je fais mon pain moi-même), je déguste avec délectation la chouquette qu’elle me donne au passage. Merci, Sylvie, merci d’exister.

Dominique Coërchon

Fiamme Musicali à Florensac

Samedi dernier, à l'église St Jean Baptiste de Florensac, l'ensemble vocal Fiamme Musicali (basé à Montpellier) a donné un superbe concert vocal avec des morceau allant de Monteverdi, un vieux classique à Ola Gjeilo, un jeune freluquet norvégien né en 1975! On comprend bien pourquoi Elisabeth Jacquelin a intitulé son récital: "Grand écart". La vingtaine de chanteurs (amateurs confirmés) nous a enchantés, dans tous les sens du terme. Il y avait dans l'assistance des auditeurs éclairés: la chorale "Chantelauze" qui venaient de chanter en Agde, ils s'ajoutaient aux accompagnateurs et aux florensacois, en tout une bonne centaine d'esthètes, donc 200 oreilles attentives. Je vous joins ces photos qui sont signées Daniel Beauron, il faut dire que son matériel de prises de vues était bien meilleur que le mien et il faut noter son dévouement, merci donc Daniel.

Dominique Coërchon

Les joies de la géologie.

La géologie ou science de la terre, n’est pas un monument de rigueur ; sans rivaliser avec Gilles Lapouge, le poète géographe, on peut l’appréhender d’une manière plaisante. Par ses aspects spectaculaires, on peut même passionner un auditoire, ce fut le cas pour les 40 personnes venus écouter Dominique Coërchon sur ce thème ce vendredi 8 avril à la médiathèque de Florensac..

 Parmi les faits marquants, il y a par exemple un magnifique modèle d’inversion de relief à St Thibéry : le volcan Ramus qui sommeille depuis 650 000 ans a eu des moments de folie au cours desquels il répandit sa lave dans un vallon, et comme le basalte solidifié est très résistant, les collines environnantes se sont érodées plus vite et maintenant, ce qui était une vallée est devenue une colline, aujourd’hui de magnifiques orgues basaltiques dominent le village. Cet exemple local d’inversion de relief est commun dans les zones volcaniques, ce n’est pas un auvergnat comme moi qui dirait le contraire.

 Un autre aspect pittoresque de l’hydrographie peut s’illustrer avec notre facétieux fleuve Hérault ; depuis des millénaires ce capricieux cours d’eau a serpenté entre Pézenas et Florensac, il a ainsi laissé derrière lui des bras morts, le domaine de l’Ile qui ne l’est plus et, très récemment, cette formidable crue de 1996 reste gravée dans nos mémoires, cette année-là, à St Joseph et à Caillan, la nature a montré son horreur de l’angle droit ; cette fois-là le fleuve, faisant fi des digues qu’on lui avait imposées, est allé tout droit, ravageant tout ; l’homme avec ses gros moyens techniques et sa rancune tenace l’a méchamment remis dans son lit, solidement bordé ! Rendez-vous à la prochaine crue…

Dans la catégorie perturbations hydrographiques graves, il fut bien sûr question du méandre recoupé de la Vis, qui donna l’imposant Cirque de Navacelles. Plus au Nord, la pauvre Meuse qui perdit ses affluents principaux l’Aire et la Moselle, à cause de la Meurthe et l’Aisne qui coulaient gentiment parallèlement et en contrebas, d’innocents ruisseaux qui, comme toute rivière, subissent la loi géologique du recul de source, sont allés capturer la Moselle et l’Aire, sans que la Meuse endormeuse n’eût rien à y redire. Au seuil de Toul, on en parle encore, pauvre Meuse !

Inversion de relief, méandres recoupés, captures de rivière, la géologie ne manque pas d’exemples spectaculaires, c’est une science qui n’est pas impressionnée par les millions d’années. Elle peut donner à l’homme quelques leçons de philosophie, il pourrait se demander ce qui restera de lui, de sa belle civilisation, de ses cathédrales médiévales dont il est si fier, ses pyramides d’Egypte qu’il croit défier le temps, rien ? une strate dans les dépôts alluvionnaires ?…  et personne pour les voir, dans les années futures, y aura-t-il un géologue pour les analyser ? …

Dominique Coërchon

 

Le monde de demain

La semaine dernière les foyers ruraux de Pomérols, Pinet et Florensac, s'étaient réunis pour organiser et primer les poètes locaux, ces derniers ont pu déclamer leurs chefs-d'oeuvre sur l'estrade glorieuse de la salle des fêtes à Florensac et sur le thème "Le monde de demain".  Le jury composé de Catherine Pujol Florensac, Chantal Flament Florensac, Jean Pascal Pomerols et Florence Arnaud Pinet a donc eu un travail délicat pour attribuer les prix.

 

Demain

Mais qu’est-ce donc que ce demain ?
Ne serait-ce qu’une île dans l’océan du temps ?
Rien qu’une île isolée dans l’archipel des jours ?
Pas encore habitée, patiente, et qui attend son tour
Alors qu’au loin, dans les brumes de l’oubli
L’îlot du passé, peu à peu, s’engloutit.

Sans la poésie, demain ne serait que demain,
Sur la ligne droite du temps, juste un point,
Un infini devant, un infini derrière
Plat, sans relief, un peu comme un hier.

C’est un peu court jeune homme, à peine de la prose !
Alors que dans l’après, il y a tant de choses,
Des élans, des projets, des bouts de vie en rose,
Des soifs, des envies, des « je veux », des « je souhaite »,
Domaine des rêveurs, des devins, des prophètes,
Peuplé de désirs, de destins, de conquêtes…

Parti à l’aventure sur la nef du temps,
Vogue à la dérive sans te soucier du vent.
Quelle terre, quelle île au bout de l’horizon ?
L’avenir incertain, l’avenir mon garçon ! .

   

Le choix du jury est donc le suivant :

  • Adultes : Dominique Coërchon Florensac, Michèle Quérol Montblanc, Alain Tardiveau Nieu-le-Virouil
  • Adolescents : Jennifer Chauvet Mourenx, Melvie Loukili Castelnau de Guers
  • Enfants : Titouan Arnaud Pinet, Tristan Obiol Pinet
  • Coup de cœur : Jeanine Bastide Montagnac.

Je suis reparti les bras chargés de coupe et de livres, le coeur enflé d'une bouffée d'orgueil et ma boutonnière ornée d'une broche superbe fabriquée par Mireille de Pomérols aux doigts de Fée. Ne boudant pas mon plaisir, je me permets de joindre mon texte sur "Demain" et vous donne rendez-vous l'année prochaine en espérant une participation encore plus folle pour que de sublimes littérateurs me rabattent mon caquet et me clouent le bec.

Dominique Coërchon

Soirée lecture à la médiathèque


 

Poussés par Chantal, la maîtresse des lieux, nous avons commencé presque à l’heure ce mardi 5 juillet, ce qui est une méconnaissance des usages locaux, car c’est petit à petit que notre auditoire s’enfla, et du petit comité passa à une assemblée conséquente. Interrompus, il fallut donner aux nouveaux arrivants des sièges supplémentaires. Foin de remarques sociologiques, la suite fut savoureuse. Nous avons procédé comme à l’accoutumée : tout d’abord définir le mot mystère choisi au hasard la semaine dernière dans le dictionnaire des mots rares et précieux, il s’agissait de « Fabricien », chacun donna une définition plus ou moins vraisemblable, mais bien sûr à côté de la plaque, comme d’habitude on oublie la vraie signification académique pour garder les plus amusantes, celles de notre imagination débordante, d’ailleurs bien meilleures que ce que la définition officielle voudrait nous imposer …

Cette remarque permet d’appréhender le côté frondeur de notre « atelier », il faut dire que depuis plus d’un an nous nous sommes permis certaines audaces, comme les détournements de contes, avec cette description de Monsieur Seguin quelque peu jaloux de la douce Blanchette…, puis un méli-mélo de contes, mélange déroutant du petit chaperon rouge, des 3 petits cochons et du petit poucet. Ensuite, nous avons évoqué le souvenir quasi-historique d’une certaine « Lady de Nantes », sans doute une anglaise égarée, avant d’attaquer le gros morceau, où un certain Robot N°113 (parodie de la RN 113 bien connue) permit des descriptions audacieuses d’un personnage hors du commun. Ensuite, un texte amusant avec une accumulation de formules contenant le mot « pied », cherchez dans votre mémoire, il y en a beaucoup !

Et pour finir, nous avons terminé par le discours faussement officiel de Michèle, ex-conseillère municipale, qui aurait pu se ceindre d’une écharpe tricolore non usurpée.

Enfin, nous avons dégusté les multiples spécialités que chacun avait amoureusement concoctées, et bu un « punch » que n’aurait pas renié un flibustier des Caraïbes. Nous nous sommes retenus pour ne pas sortir bras-dessus bras-dessous en chantant : "C’est nous les flibustiers de la littérature... et yo yo et une bouteille de Rhum !"…
Si vous me le demandez, je vous composerai un discours politico-paranoïaque sur nos subversives activités.

Dominique Coërchon