Florensac

Les "Cré Arts Dolescents"

 

Une initiative des élèves de L'Institut médico professionnel, qui ont ramassé durant des mois des bois flottés, et leur ont donné d'incroyables formes. Une belle expo interactive, que vous avez pu découvrir à la médiathèque de Florensac.

« Il y avait une fois un morceau de bois. Ce n'était pas du bois de luxe, mais un morceau pris sur la plage dans un vulgaire tas de petits bois, de ceux que, l'hiver, on met dans les poêles et les cheminées pour allumer le feu et réchauffer les appartements.
Je ne sais pas comment cela arriva, mais le fait est qu'un beau jour ce morceau de bois trouva sa place dans l’atelier de création à Saint Hilaire. Il y trouva aussi un nom, une image…. »

Cette histoire est devant vous, elle continue son chemin dans l’esprit de chacun, un peu comme à l’origine, tout au long de son chemin le bois flotte vers la mer…

Les collectionneurs à Florensac.

 

Donc ce dimanche15 mars 2015 : journée des collectionneurs, c’était une première à Florensac. Réunis, bien au chaud dans la salle polyvalente, il y avait bien sûr les grands classiques : numismates et philatélistes, des collectionneurs de pin’s, de porte-clés, de fèves mais aussi quelques originaux qui ont exposé des appareils photo, des postes radio, des capsules de champagne, des boîtes de camembert, des poupées, des jouets anciens, un curieux « textilotiquettophile » dont la folie consistait à accumuler des étiquettes de vêtements en tissu, un collectionneur de bruits ferroviaires, il fallait y penser : des bruits de locomotives à vapeur, les grincements d’un portillon métallique, ceux de fébriles pelletées de charbon dans un tender d’enfer ; surprenant n’est ce pas ! L’inspiration du collectionneur semble infinie.
Aux dires des participants habitués à ce genre de manifestation, ce fut plutôt réussi, malgré la pluie incessante, le nombre de visiteurs fut satisfaisant.
En prime, un jeune guitariste a concocté une ambiance musicale devant sa propre exposition de photos.
A noter à l’entrée, un panneau où étaient accrochés une dizaine de feuillets manuscrits contenant un sympathique compte rendu des réflexions des membres de l’atelier d’écriture au sujet des collectionneurs. Cette initiative originale, cette interaction, illustre bien le dynamisme culturel qui anime ce village, bravo les florensacois et à l’année prochaine !

A propos des collectionneurs.

Quel curieux personnage que le collectionneur. Quelle est cette bizarre manie qui l’anime, bizarre manie que celle d’accumuler des trucs, des objets, des machins plus ou moins communs ou improbables ; de les regrouper par famille sur des étagères surchargées où l’insidieuse poussière se plaît à s’immiscer.
Nous avons affaire là à un travers très humain, ce n’est pas forcément vital comme la satisfaction d’avoir un frigo bien rempli, non, cette accumulation de biens répond à une exigence beaucoup plus subtile, un besoin rassurant de posséder des choses précieuses, on peut la qualifier d’esthétique quand il s’agit de beaux objets ou de maniaco-compulsives pour d’autres plus improbables.
Dans tous les cas, la collection satisfait d’abord le collectionneur lui-même, petit à petit elle occupe l’esprit de celui qui la cultive, ça va de la douce manie à la passion obsessionnelle, mais ce n’est jamais dangereux, elle fait du collectionneur un être doux et patient, pas méchant, un chercheur, un fureteur toujours en quête de ce qui lui manque, la quête de l’impossible étoile, de l’oiseau rare qui virevolte dans sa tête avant d’atterrir dans ses mains.
Cette exposition lui est consacrée, aujourd’hui, la commune est heureuse d’accueillir dans ces murs ce personnage original… ce doux-dingue sympathique.

Dominique Coërchon

Florensac- Shanghai


Christine Estève, Chantal Flamant,Daniel Beysse

Ce vendredi 7 mars à la médiathèque de Florensac, c’était le vernissage de l’exposition photographique de Daniel Bieysse (du 3 au 31 mars) avec la conférence de Christine Estève, architecte, tous deux spécialistes de Shanghai. Il faut noter la belle complémentarité de ces deux intervenants. Il y avait donc bien trois acteurs : un artiste photographe, une scientifique architecte et Shanghai. Grâce à la vision de ces deux esthètes, Shanghai nous en a bouché un coin ! La ville chinoise au passé chaotique a parfaitement tenu son rôle. Elle a subjugué le photographe, passionné l’urbaniste, c’était un sujet en or qui a envoûté l’assistance avide d’exotisme.
22 millions d’habitants, la plupart issus des campagnes chinoises environnantes. Ils ont su saisir au bond la balle du libéralisme, dès que le « parti » le leur a permis. Il en ressort que le chinois est patient, il a su attendre le moment favorable pour exprimer son formidable esprit pragmatique. Aménager les vieux quartiers et créer une ville nouvelle … Patients et entreprenants, les bougres !.
Les politiques pourraient s’en inspirer : il suffit de tenir bien étouffée une société pendant des décennies, d’un coup desserrer l’étau, et là, miracle, c’est l’explosion … Certes, c’est un peu simpliste, mais efficace.
Une autre parenthèse : dans l’assistance, il y avait bon nombre de montpelliérains, Florensac serait-il devenu un pôle d’attraction culturel ?

Mifflue à la médiathèque de Florensac

Belle affluence pour la séance de dédicace de Mifflue cet après midi, à la médiathèque de Florensac.
Tout l'après-midi, un public enthousiaste a défilé pour voir Marjolaine Coërchon, l'artiste locale dans ses œuvres. Elle a dédicacé à tour de bras sa B.D. intitulée Superflue, elle a su satisfaire les amateurs avec de beaux dessins car elle met du cœur à l'ouvrage, certains ont même suggéré qu'une autre séance ne serait pas de trop, alors à bientôt.

Vœux du maire à Florensac pour 2015.

En cette fin Janvier, devant une salle des fêtes bondée, notre maire Vincent Gaudy nous a souhaité tout le meilleur possible pour 2015. Autour de lui il y avait notre député Sébastien Dénaja, Gilles D’Ettore, président de l’agglo, Michel Gaudy du conseil général et tout le conseil municipal. Ce qui a été le fait marquant fut l’émotion avec laquelle Vincent a parlé de son père Michel qui a beaucoup œuvré pour ses concitoyens et qui va mettre un terme à sa carrière politique. Il n’a pas oublié de rappeler le rôle important de madame Gaudy qui, dans l’ombre de ses hommes, a su assurer ; assurer matériellement pour la bonne marche de la maison et affectivement pour le soutien moral de la famille. Pour concrétiser cette reconnaissance, son fils ému l’a priée de les rejoindre sur l’estrade et lui a remis un bouquet de 33 roses, pour autant d’années pendant lesquelles elle a soutenu son mari. Belle image qui nous est allée droit au cœur.
S’en est suivi un abondant buffet campagnard qui a satisfait tous les gourmands et gourmets.

Dominique Coërchon

Chronique florensacoise

Fresques et graffiti.

Un arc-en-ciel, aussi joli soit-il, au bout de 5 minutes, on le regarde plus. Combien d’œuvres d’art, qui ont enflammé notre goût d’esthète, sont accrochées au mur dans ce couloir que nous parcourons au quotidien, et que l’on finit par ignorer magnifiquement. Et si en plus le temps s’en mêle ! Le temps qui, avec les intempéries comme alliées destructrices, use et peu à peu efface l’œuvre… C’est là que je vous attendais : dans nos rues, il est des peintures et graffiti qui ont un temps resplendi et qui, usés, ont presque disparu. Avant que le temps ne les enterre après les avoir patiemment estompés, il fallait les fixer sur la pellicule, les exhumer en quelque sorte et leur donner un dernier éclat de vie. Habitant le centre du village, je croise notamment de vieilles fresques publicitaires qui témoignent d’un florissant passé commercial.

Ainsi vous vous souvenez de ces flambantes affiches qui prônaient les vertus de la brillantine FORVIL. En grandes lettres blanches sur fond bleu, elles ont régné des décennies sur la place du marché, comme un phare de la cosmétique nationale. Aujourd’hui il faut voir ce qu’il en reste ! elles qui avaient supplanté les vertus de la crème Eclipse dont on devine les traces sous-jacentes qui débordent du cadre de l’hégémonique brillantine. Aujourd’hui, on a même creusé en son milieu une fenêtre dont le balcon en fer forgé est agrémenté de jolies plantes, apportant la preuve d’une belle indifférence pour ce prestigieux message…Remarquez, cette ultime agression la rend encore plus attachante… Un jour, un maçon iconoclaste l’achèvera sous un crépi neuf, allez savoir, peut-être demain …
Maintenant que les halles ont été démontées, que l’espace s’est agrandi, venez admirer les derniers feux de la brillantine FORVIL. Mais avant d’y parvenir, en touriste averti, vous ne pourrez éviter de passer par la rue de la République et, parvenant à l’ancienne mairie, vous arriverez à la maison qui fait l’angle et qui abrita longtemps une épicerie dont les vastes vitrines témoignent de la splendeur passée. Mais, sur l’autre angle, ô stupeur ! une belle créole à la poitrine généreuse vous attend, belle et exotique, peinte sur le mur, elle chante depuis des lustres les qualités des cafés Excella ; une merveille..

Ironie : dans le bas de la fresque dont le crépi s’est délité, il reste un bout d’un insidieux « Défense d’afficher » sa directive autoritaire a été bafouée par un représentant de la classe 48, dont les graffiti s’imposent ostensiblement depuis plus de 60 ans. Notre village est passionnant.

Dominique Coërchon
Votre chroniqueur dévoué et amusé

 

 
 
D.C

Commission des sages

Ce lundi 26 janvier 2015 à la mairie de Florensac s'est tenue la réunion de "La commission extramunicipale des sages".
Pour ceux qui ne connaissent pas cette docte assemblée qui se réunit à peu près tous les trimestres, il s'agit d'une vingtaine de personnes d'un certain âge, toutes volontaires, et sans le vouloir, d'une rigoureuse parité. Tous partagent le désir d'être utiles à la collectivité sans être élues mais très intéressées par ce qui se passe dans notre village. En face il y avait les représentants des 6 commissions municipales officiellement élus: la communication, les festivités, l'action sociale, les affaires scolaires, l'urbanisme, les finances et enfin le maire lui-même, chacun et chacune nous ont exposé avec projection à l'appui toutes les réalisations locales dans la stricte observance des exigences budgétaires. (Dans le même esprit, il existe la commission des jeunes, le pendant donc). Rassurés par ce bel esprit démocratique nous avons partagé le verre de l'amitié, sans oublier de faire la connaissance des nouveaux venus, retraités nouvellement installés issus de lointaines banlieues Paris, Saint Etienne, la Bretagne enfin toutes ces contrées du nord de Valence ( limite de l'olivier)!

D.C.

Contes pour enfants

«Contes au creux de mon éventail » par Pascale Rouquette
Vendredi 27 février 2015 à 17h30, à la Médiathèque

Histoires pour instruire, avertir et éveiller les hommes, elles sont venues d’il y a si longtemps, elles sont venues de si loin, portées par un cerf-volant. Elles se sont posées au creux de mon éventail et l’ont teinté de poésie, de subtilité et de malice. Pour vous, j’ouvrirai mon éventail. Il en jaillira sorcières, peintres ou dragons, pour que, quelques instants, nous partagions quelques rêves de la grande Chine.

Il est passé par ici …

Chers florensacois et sympathisants, en tant que chroniqueur local, je ne pouvais omettre de vous rapporter ce micro-évènement florensacois. Ce n’est pas si souvent qu’une roulotte tirée par un cheval traverse notre village. C’est pourtant ce qui arriva. Cet étrange équipage qui , il y a un siècle, n’aurait choqué personne, attira mon attention. Le nomade était stationné devant chez Larrieu, à l’emplacement où, autrefois, une pompe à essence régnait en maîtresse de la locomotion pétrophage (clin d’œil du destin…).

Loin de toute misanthropie, le maître d’équipage, frisottant sous son chapeau, se révéla prolixe et intéressant ; Cristian, sans « h », circule ainsi à travers l’Europe depuis 30 ans, promenant tranquillement son humanisme rassurant. Il avait garé sa roulotte à l’ombre pour que son cheval ardennais ne pâtisse pas de l’ardeur du soleil. Nous devisâmes près d’une heure, avec l’adjonction inopinée d’interlocuteurs de passage. Ce philosophe, volontiers parleur, s’avéra être aussi écrivain et me certifia que seule la vente de ses livres lui assurait son existence matérielle. En tant que confrère solidaire, je m’empressais de lui en acheter un exemplaire, il déclina mon offre de troc contre de l’huile d’olive, qu’il n’aime pas, et je dus me résoudre à lui échanger sa littérature contre cette plate monnaie que l’Europe affirme valoir 10 euros.

En feuilletant au hasard, je vous livre cette page : 

  Qu’en dites-vous ? … Cette courte nouvelle, belle et émouvante, c’est un échantillon poétique que je tenais à partager avec vous.

Adieu, l’ami d’un jour, je m’en retourne dans ma sédentarité, déguster

« Rires et turbulences autour d’une roulotte »

  Et pour donner une fin amusante à cette chronique, je vous dois un épilogue personnel : j’avais garé ma Diane, outrageusement décorée, à l’ombre des platanes, en face du Crédit Agricole, croyant ne rester que 30 secondes dans les locaux de l’officine financière. Mais, attiré par le nomade incongru, je restai plus d’une heure loin de mon véhicule, ayant omis de passer par la case horodateur. Au retour, un léger attroupement m’attendait autour du gendarme municipal, qui me reprocha l’absence du ticket de stationnement, je reconnus les faits et l’ami Patrick, omniprésent, me rapporta le dialogue qui avait précédé :
 « Tu sais, un passant a demandé au policier : "Et lui, vous l’alignez pas ?Auquel le gendarme répliqua : "lui, c’est pas pareil, sa voiture est unique ! … ".
 Humblement, je m’excusai de mon mieux, louant au passage la divine muse de la tolérance qui donna à ce représentant de l’autorité l’art génial du discernement. 

Comme il reste de la place sur cette page, je me laisse aller :…

 

Dominique Coërchon

 

 

Nomade Attidude de Cristian

Nomade Attidude, phrase libres sur le voyage, la vie et le monde qui nous entoure....au travers de 22 pays, 40.000 Km et 15 ans d'envolée fougeuse avec une roulotte et un cheval.

sejour roulotteJe suis un nomade.
Je ne fais partie de rien.
Je n'appartient à personne.
Nulle est mon territoire.
Même sédentaire je suis nomade
car je ne m'installe pas plus
dans mes certitudes