Inondations, et si cela arrivait chez nous?

 

 

Depuis une semaine, les médias relatent les inondations qui se produisent un peu partout dans notre pays et plus particulièrement en Ile de France. Cette région mobilise toutes les administrations et services concernés.

La raison est à la fois économique et stratégique. Les caves des ministères sont concernées, les transports avec la ligne C du RER, le musée du Louvre, celui d’Orsay et la liste est bien longue.

Mais qu’adviendrait-il si ces conditions météorologiques se produisaient chez nous ? Quelles leçons ont été tirées des inondations survenues en 2014? On a toujours pas les bons comportements car on considère que de tels événements ne peuvent se reproduire de sitôt. Où en est-on de l’éducation des populations, des simulations à l’échelle de la commune ou de l’intercommunalité, mais pire encore de l’entretien de nos rivières et du fleuve Hérault.

Au moulin de Murles, la végétation s’est installée sur l’ancienne retenue d’eau du moulin et obstrue le lit du fleuve. Autre problème récurrent, l’amoncellement de bois mort contre les piles du pont de Montagnac. Depuis le 1er janvier 2018, la loi GEMAPI (Gestion des Milieux Aquatiques et la Prévention des Inondations) est applicable. Elle se définit de la façon suivante :

  • Aménagement d’un bassin ou fraction de bassin hydraulique.

  • Entretien et aménagement d’un cours d’eau, canal, lac y compris les accès.

  • La défense contre les inondations et contre la mer.

  • La protection et la restauration des sites, écosystèmes, zones aquatiques.

Les établissements publics de coopération intercommunale comme les communautés d’agglomération exercent cette compétence en lieu et place de leurs communes membres. Elles peuvent prélever une taxe facultative plafonnée à 40 euros par habitant et par an. On crée des lois, mais sans fonds prévus, alors on se retourne vers le contribuable ! Les travaux les plus importants sont la création de digues. En métropole il faudrait selon l’Etat en construire 3000 Kms, selon les associations de défense des riverains, le double, sans compter l’entretien de celles existantes. Mais il ya les berges de nos rivières, les ponts qui les enjambent. Bien après coup, on calcule le coût et l’efficacité des moyens de protection et de sauvegarde envisageables. On publie quelques rapports, statistiques, on prend quelques mesures ponctuelles, et l’on s’en remet à la chanson de Léo Ferré, Le Temps. Avec le temps, va, tout s’en va, on oublie les passions…, les sinistrés et les risques à venir de plus en plus violents.

Bernard Bals