Montagnac

Les virus au fil du temps

 Depuis la nuit des temps, des virus existent.

Entre 1347 et 1352, la peste qui venait de Chine et plus précisément de la province où se trouve la ville de Wuhan a provoqué la mort de 25 millions de personnes en Europe et autant dans le monde. Elle fait son retour en 1720 ramenée par le bateau « Le Grand Saint Antoine » qui revenait de Syrie, mais rien n’est sûr à ce sujet. Ce sont 40.000 marseillais qui en meurent et 90 à 1200.000 personnes dans les villes environnantes. Vint ensuite le choléra en 1817 qui perdure de nos jours et fait une centaine de milliers de morts par an. Il est provoqué par l’ingestion d’une bactérie Vibrio cholérae.

En 1864, le canton de Montagnac est touché par la suette miliaire. Cette maladie provoquait de violents maux de tête, des sueurs abondantes et malodorantes, ainsi que des irruptions cutanées qui ressemblaient à des grains de mil d’où le nom de suette miliaire.

On en a connaissance par des lettres d’Emmanuel d’Alzon, datant du mois de juillet qui fait état de 6 morts par jour à Montagnac, 5 à Saint Pons de Mauchiens, Cazouls d’Hérault. Au domaine de Montmau, 4 plâtriers, un valet, le régisseur Boudet et son frère sont décédés. Durant les étés 1887 et 1890, une épidémie de choléra s’est déclarée autour de Montagnac qui fut épargné.

En reconnaissance, il fut élevé une statue de la Vierge qui domine le village. Nos grands parents ont été touchés au lendemain de la première guerre mondiale par la grippe espagnole qui a fait un peu plus de 150.000 morts en France et 50 millions dans le reste du monde, elle venait également de Chine amenée par les oiseaux tout comme la grippe asiatique entre 1956 et 1958, mais un vaccin a permis de l’endiguer.

On ne peut passer sous silence le VIH/SIDA qui depuis 40 ans a tué 35 millions de personnes et 80 à 100 millions sont infectées. Aucun vaccin n’a été trouvé, seule la trithérapie accorde aux personnes contaminées une vie normale. Au début de ce siècle le SRAS va se transmettre de l’animal à l’homme, il venait de Chine. Il y aura un millier de morts et 100.000 personnes infectées. En 2004 c’est la grippe aviaire qui sévit, les agriculteurs s’en souviennent, tout comme la grippe porcine en 2009. A partir de 2013, le virus Ebola se déclare en Afrique de l’Ouest, les chauves souris seraient à l’origine de cette épidémie. Et en décembre 2019 c’est le coronavirus qui nous vient encore de Chine et plus précisément la ville de Wuhan.

Bernard Bals

Cinéma Paradiso

L’association Kafkali da pour objet de faire vivre ou revivre le plaisir de la lecture, de créer du lien entre les différentes associations du village inscrites dans une démarche similaire.

Cinéma Paradiso créé en 2016 par Patrick Barattini et Danièle Gressard chargé de la communication de cette association offre une soirée cinéma inédite inspirée de la célèbre émission d’Eddy Mitchell La dernière séance. Souvenez-vous de la chanson : La lumière’ revient déjà, et le film est terminé, je réveille mon voisin, il dort comme un nouveau né.

De 1982 à 1998, nous étions nombreux à regarder cette émission culte. Patrick Barattini se propose le 6 mars de vous faire revivre à la maison des associations Vincent Diaz à 20h30 une soirée inoubliable.

Le premier film projeté en 2016 était Falbalas, tourné en 1943, puis « Le Corbeau » d’Henri-Georges Clouzot avec Pierre Fresnay, ensuite «  A l’Est d’Eden » d’Elia Kazan avec James Dean, voilà qu’il nous propose « La comtesse aux pieds nus ».

Tourné en 1954, il s’agit d’un drame, le destin tumultueux de Maria Vargas, actrice et chanteuse. Si elle a connu la misère en Espagne, elle va devenir célèbre à Hollywood, mais ce qu’elle veut avant tout, c’est découvrir l’amour.

La critique n’a pas hésité à parler de ce film comme une version amère de Cendrillon. Deux grands acteurs se partagent la vedette, Ava Gardner et Humphrey Bogart, dans un film de Joseph Mankiewicz. Il faut saluer la prouesse de Patrick Barattini, qui reconstitue les décors d’antan avec le tapis rouge, le guichet, le vestiaire, le bar, les gradins qui font penser aux salles obscures d’avant comme le Lynx à Montagnac qui se trouvait sur la promenade, les affiches de films anciens, rien n’est laissé au hasard, même pas l’ouvreuse.

Vous assisterez à une première partie avec des dessins animés de Tex Avery, quelques publicités d’époque de Jean Mineur. A l’entracte, l’ouvreuse revient avec son panier pour offrir des bonbons, caramels. En passant au guichet, il vous en coutera 5 euros. Ces films sont soumis à des droits de diffusion qu’il faut négocier auprès d’une entreprise spécialisée dans la gestion des droits de représentation publique. La salle aménagée peut contenir 80 places, ceux qui craignent pour leur séant, il est souhaitable d’amener un coussin.

Pour tous renseignements et réservation, contacter le 0609025442. Retenez cette soirée car le décor en vaut la peine.

Bernard Bals

Albin Garcia nous a quitté

C’était un copain, c’était un ami et en ce 20 décembre il est parti. Nous nous souviendrons de son visage au regard généreux, nous avions le même âge, il avait tout pour être heureux, mais voilà qu’une sale maladie nous prive désormais de sa présence.

Albin Garcia était très connu dans le village qu’il n’a jamais quitté, né le 23 janvier 1946, il faisait partie de la génération du baby boom. Il est né au dessus du Rex où habitaient ses parents André et Germaine, puis ils sont allés demeurer à la Maison des œuvres.

Il fut scolarisé à l’école d’Alzon, il se présentera au certificat d’études qu’il obtint le 20 juin 1960. Il a été acolyte, puis membre de la JAC. Il fit son apprentissage en mécanique au garage Bringuier. Il a été l’un des piliers de la Troupe d’André Sambussy, disponible, il aidait à la kermesse de Puységur.

Scolarisés, nous avons joué ensemble des scénettes préparées par l’instituteur Henri Cavaillès. Il participait jadis à la confection d’un char lors du carnaval de Montagnac qui était réputé.

Il fit son service militaire à Paris au château de Vincennes. Militaire moi-même, il m’hébergea une nuit à la caserne et me fit découvrir la capitale. Plus tard, suite à la fermeture du garage, il entre à la mairie. Il deviendra pompier volontaire pendant 9 ans, de 1969 à 1978.

Le 20 février 1973 il épouse Annie Arnaud, ils iront habiter dans la rue des moulins. Ils auront deux filles, Céline et Lise et quatre petits enfants. Ils feront construire à La piboule. Il venait aider régulièrement les Amis de Notre Dame de la Peyrière dont son frère était le président.

Qui se souvient aujourd’hui qu’il a œuvré à un moment crucial pour sauver la Chapelle de La Peyrière ? Comme ce bâtiment menaçait ruine, il apprend qu’il est question de le détruire.

Décidément à Montagnac le patrimoine n’est pas à la fête. Il en parle autour de lui, Jean Pinchard va créer l’association qui sauvera cet édifice. Il fera du porte à porte pour collecter des fonds.

Malheureusement il y a 5 ans, la maladie se déclara et il devint dépendant mais lucide. Annie son épouse a été exemplaire durant cette période, ne le laissant que pour aller faire des courses.

Lors de ses obsèques dans cette église Saint André qu’il connaissait bien, ils étaient venus très nombreux lui rendre hommage, moment d’émotion lorsque sa petite fille interpréta à la guitare la chanson d’Hugues Auffray Santiano.

Ne pleurons pas de l’avoir perdu, réjouissons nous de l’avoir connu.

Bernard Bals

L'histoire du P. d'Alzon racontée aux élèves de Nîmes

Comme tous les ans, la famille Assomptionniste célèbre l’anniversaire de la mort du R.P d’Alzon en ce 21 novembre. A la demande de Sœur Claire, Oblate et ancienne directrice, Bernard Bals s’est rendu à l’Institut d’Alzon à Nîmes où il a donné dans l’amphithéâtre 3 conférences aux élèves de 6ème, puis aux 3ème et l’après midi aux secondes et à des laïcs.

La vie de cet homme est d’une richesse telle que l’on doit la raconter par thème. Dans cet établissement qu’il a acheté en 1844, il a été choisi: « Le RP d’Alzon à Lavagnac ».

Ce château avait été placé sous séquestre pendant la Révolution, madame d’Alzon le récupère suite à un procès long et onéreux en 1806. Après des travaux importants, la famille s’y installe en 1816. L’éducation du jeune Emmanuel est faite par l’abbé Bonnet.

C’est un enfant turbulent, il l’avouera plus tard à ses élèves en leur disant qu’il était un vrai bâton épineux. Il joue dans le parc, déniche des oiseaux, fait de la barque sur la pièce d’eau. Suite à l’élection de son père comme député de l’Hérault, la famille va s’installer à Paris rue de Vaugirard.

Pendant les vacances toute la famille regagne le château. Adolescent, il va chasser le lapin qui ravage les cultures, il va se baigner avec ses chiens dans l’Hérault, il se promène avec son cheval camarguais, va faire de la barque au moulin de Roquemengarde.

La famille regagne la propriété en 1830 suite à des troubles survenus dans la capitale. Pendant deux ans il va rester sur le domaine, mais fait part de sa vocation à ses parents, sa mère n’y est guère favorable. Il quittera cette demeure en toute discrétion comme le lui avait demandé sa maman au soir du 14 mars 1832.

Devenu prêtre il reviendra très souvent dans la famille ou en convalescence. En juillet 1835 il dira sa première messe dans la chapelle aujourd’hui en ruine. Il viendra souvent solliciter sa mère pour financer les nombreux projets qu’il a entrepris. En ce lieu, il y a eu des joies, des peines qu’il narre dans ses lettres écrites depuis Lavagnac.

Les anecdotes sont nombreuses ce qui captive ces jeunes élèves choisis parmi les 3.000 de ce site à Nîmes. A chaque conférence, la même question, peut-on encore le visiter ? La réponse se trouve en fin de diaporama avec trois vues qui ne laissent aucun doute sur l’état de cet édifice classé et abandonné de tous et surtout de la municipalité de Montagnac qui l’a sacrifié sur l’autel de l’argent.

Bernard Bals

La déviation de Montagnac végétalisée

Le Département engage les travaux d’aménagements paysagers de la déviation de Montagnac (RD613). 16 600 jeunes plants forestiers et 1 750 arbres et arbustes seront ainsi plantés pour agrémenter les talus et les abords immédiats de cette nouvelle route.

Ce projet s’inscrit pleinement dans les engagements pris par le Département pour compenser le déracinement d’arbres malades afin de garantir la sécurité des automobilistes.

Les essences méditerranéennes ont été privilégiées car elles nécessitent peu d’arrosage et d’entretien.

A l’est de la déviation, le délaissé routier issu de l’ancienne RD613 sera réhabilité en aire de stationnement pour des usages locaux ou de covoiturage.

Les travaux se dérouleront du 12 novembre à fin mars 2020.

 Quelques chiffres :

Longueur du projet : 2,9 km

Coût des travaux à venir : 772 000 TTC

Coût total du projet : 14 M€ TTC

Financement : 100 % Département de l’Hérault

 
 
 
 

Les jeunes Assomptionnistes face au sacrilège

Ce lieu a fait la une de la presse locale ces derniers temps, il a été écrit qu’il était abandonné et ouvert aux quatre vents ce qui est faux. Il n’a jamais reçu autant de visites de religieux, religieuses et laïcs de l’Assomption.

Ils font une demande et ne sont pas autorisés à entrer dans le château et la chapelle pour des raisons de sécurité contrairement aux vandales et autres visiteurs indélicats qui s’y introduisent régulièrement.

En cette matinée du 29 août, le P. Fabien Lejeusne et 32 jeunes Assomptionnistes en session de rentrée à Nîmes sont venus marcher sur les pas de leur fondateur le P. Emmanuel d’Alzon. Ils venaient de quatre continents, Philippines, Togo, Burkina Faso, Chine, Russie, Vietnam, Europe. Certains étaient déjà venus et d’autres jamais.

Un accompagnateur était là en tant que séminariste il y a 25 ans, il a été catastrophé par l’état des lieux. La visite débute toujours par la cour d’honneur d’où l’on découvre la façade du midi. Il est retracé succinctement l’histoire de la famille d’Alzon, puis l’enfance du jeune Emmanuel.

Dans la petite cour, c’est la présentation de la vie au château, où résidait la famille, où se trouvait la salle à manger, la grande cuisine, les salons et toutes les anecdotes liées à ces lieux.

Prudemment l’on se rend sur la petite terrasse pour voir le vestibule, le grand salon et le salon bleu, pièce de laquelle il est parti au soir du 14 mars 1832 pour se rendre au séminaire de Montpellier. Un départ et non un adieu car il reviendra régulièrement dans sa famille.

Après avoir fait le tour du château, ils se sont rassemblés sous la tour Nord où au 2ème étage se trouvait la chambre d’Emmanuel qu’il a occupé toute sa vie chaque fois qu’il venait à Lavagnac dans sa famille ou s’y reposer.

Ensuite, ces jeunes se sont rendus à la chapelle, et là, l’horreur.

La porte qui avait été condamnée avec des planches vissées et clouées a été détruite par des vandales ou des voyous en mal de saccages y compris dans un lieu de culte. Des dégâts ont été causés à l’intérieur, une statue emportée, l’autel et un tableau du chemin de Croix malmenés.

Cette chapelle où ont été célébrés des événements religieux, baptêmes, obsèques de Marie-Françoise de Puységur. Le P. d’Alzon a célébré de nombreuses fois la messe. Trop c’est trop, après le toit en partie effondré, veut-on faire table rase de l’histoire de Lavagnac et de la famille d’Alzon.

Ce patrimoine n’intéresse la municipalité de Montagnac pour ce qu’il rapporte à travers le projet. Le P. d’Alzon et sa famille, on s’en moque complètement. La preuve, la mise en déshérence de la tombe familiale et de celles d’une gouvernante irza Michel et d’un cocher honoré Bougette il y a quelques années.

Depuis bien longtemps, Les amis du P. d’Alzon  demandent qu’une rue porte son nom, ils attendent toujours ! La police municipale de Montagnac est passée il y a quelques mois lors des travaux de terrassement. Elle a demandé au gardien s’il n’y avait pas des vols de gasoil ! Les dégradations, vols, vandalisme, sécurité des personnes et des biens, protection du patrimoine tellement de fois avancé dans la presse, les discours et autre MNV, on s’en désintéresse complètement. Mais un jour viendra où il faudra expliquer à tous cette politique de l’autruche.

Bernard Bals

La traditionnelle fête de la Vierge de la Peyrière

Comme tous les ans, le 15 août on célèbre la traditionnelle fête de la Vierge de la Peyrière sur cette colline qui domine le village et la moyenne vallée de l’Hérault.

La veille de l’Assomption, des bénévoles s’affairent afin de nettoyer et préparer les lieux à recevoir du public, mise en place des chaises, tables pour le repas de midi, installation de la sono et d’un groupe électrogène pour éclairer le site et faire fonctionner le container réfrigérant.

Le jour de l’Assomption, la journée commence par la messe solennelle à 10h30, puis l’apéritif et le repas sous la pinède. L’après midi, le concours de pétanque ouvert à tous, suivi vers 17h00 du loto. Certains sont réticents à abandonner pour quelques heures leur intérieur climatisé. Sous la pinède, il y fait toujours bon quel que soit la direction du vent. Pour perpétuer le souvenir de ceux qui ont défriché, puis entretenu la chapelle et ses abords, pour poursuivre cette tradition qui permet à certains montagnacois partis sous d’autres cieux pour des raisons professionnelles de se rencontrer au moins une fois par an, internet ne remplacera jamais ces moments conviviaux.

Au milieu du XIXème siècle, un prêtre bien de chez nous participa aux côtés du pape Pie IX au dogme de l’Assomption, il s’appelait Emmanuel d’Alzon, sa famille était propriétaire du château de Lavagnac, aujourd’hui en ruines.

Ce dogme ne sera officialisé que le 1er novembre 1950 par le pape Pie XII. C’est son neveu jean de Puységur qui a fourni une paire de bœufs pour acheminer la Vierge sur l’emplacement où elle se trouve actuellement. Dans le passé cette fête donnait lieu à des processions, à Montagnac, on partait de la cave coopérative et l’on montait jusqu’à la chapelle.

Tous les ans le président des Amis de N.D de la Peyrière en l’occurrence François Michel lance un appel aux bénévoles et aux jeunes en particulier afin de perpétuer cette tradition locale. Donner quelques heures la veille et le lendemain de cette fête n’est pas très contraignant. Une navette assure la liaison depuis les esplanades jusqu’au site, et un parking est mis à disposition de ceux qui s’y rendent en voiture.

Bernard Bals

Visite de l'Assumption Collège

Des élèves de l’Assumption Collège qui se trouve à Worcester dans le Massachusetts aux Etats Unis, sont venus en France et plus particulièrement dans l’Hérault et le Gard marcher sur les pas du R.P d’Alzon avec leur professeur M. Eric Drouart.

Lieu incontournable des pèlerinages, ils ont fait une halte au château de Lavagnac où ils sont arrivés vers 15 heures en provenance du Vigan.

Mais quelle prouesse pour faire visiter ces lieux en ruine et régulièrement vandalisés en toute impunité.

La cour d’honneur avec la façade du Midi éclairée par un soleil magnifique faisait oublier pour un instant ce qu’il se passe à l’intérieur.

Ensuite ils se sont rendus dans la petite cour où a été retracée la vie d’Emmanuel d’Alzon et de sa famille en cette demeure. Ne pouvant entrer dans le vestibule, il a fallu contourner l’édifice pour se rendre sur la petite terrasse et apercevoir le grand salon et le salon bleu où Emmanuel était en famille en cette soirée du 13 mars 1832.

Il est parti sans rien dire selon la volonté de sa mère, seule personne dans la confidence, le cocher qui va l’amener à la diligence à Montagnac afin de rejoindre Montpellier où il fera son entrée au séminaire.

La chambre occupée durant toute sa vie est inaccessible à cause de l’état de la toiture. Le groupe s’est ensuite dirigé vers la chapelle dont on observe l’intérieur par un trou dans la porte.

On ne peut plus entrer, une partie du toit s’est effondré. Il en est ainsi de l’ensemble du domaine dont la quasi-totalité des toitures ont disparues, la bergerie plus ancienne que le château se trouve dans un état lamentable.

La réaction de ces jeunes était unanime, quel gâchis !

Oui, mais quelle honte pour nous français de montrer un patrimoine dans cet état.

Mais que dire des bonimenteurs qui faisaient croire que ce projet allait sauver ce patrimoine transmis par les familles d’Alzon, de Puységur et d’Aulan, aujourd’hui détruit et son histoire bafouée à jamais.

Gilbert Bécaud a écrit : les mauvais coups, la lâcheté quelle importance, ce qui détruit le monde c’est l’indifférence.

Ces lieux sont en ruines, mais personne ne veut ni le voir, ni le savoir, l’indifférence ! Mais un jour viendra où il faudra rendre des comptes à tous ceux qui ont été abusés et c’est pour bientôt.

Bernard Bals

Les vendanges d’autrefois

Je vous parle d’un temps que les moins de 50 ans ne peuvent pas connaître.

Dans les années soixante, c’était une fête, on les préparait longtemps à l’avance. Il y avait d’abord la foire des vendanges fin août, on s’équipait, bottes, chapeau, sécateur. On sortait les comportes, il fallait les arroser pour les rendre étanches, les plus abîmées étaient amenées chez le tonnelier pour changer une douelle ou une cornaillère.

Elles pouvaient contenir 80 kg de raisins environ.

Pour les évacuer de la rangée, le moyen le plus utilisé était le pal (sémailler), barres de bois tenues par les porteurs. Certains utilisaient la brouette, mais il ne fallait pas que le terrain soit détrempé, rocailleux, ou à fort dénivelé.

C’est à la fin de la décennie que les bennes vont faire leur apparition.

Les petits propriétaires vendangeaient à la journée alors que les grandes propriétés le faisait à forfait, on payait le raisin au kilo, plus on en ramassait et plus on était rémunéré; dans ce cas, il n’y avait pas de place pour le folklore. De la vigne à la cave, tout était bruyant, tracteurs, motoculteurs, camionnettes et même quelques chevaux qui faisaient de la résistance. La colle se composait de 8 coupeurs dont la meneuse, un videur de seaux et deux porteurs.

Le travail était dur en cette période, le matin il faisait frais pour ne pas dire plus, parfois avec la rosée on était trempé Au fur et à mesure que l’heure avançait, on enlevait le ciré, puis le gilet pour finir vers 11 heurs torse nu, les hommes bien évidemment ! Malgré tout, le soir on trouvait le temps de se rencontrer, de boire un verre, dans les villages on dansait avec un électrophone, une simple guitare.

A la fin de la vendange il y avait la capounade qui consistait à barbouiller le visage d’un vendangeur, et enfin le non moins traditionnel repas de fin de vendange. La main d’œuvre venait d’Espagne, les polonais, des mines de Cransac, les aveyronnais et même des italiens.

Aujourd’hui tout est mécanisé, les entreprises viennent avec machines à vendanger, tracteurs et bennes. De plus on travaille souvent de nuit, donc cette activité passe inaperçue car il n’y a plus de caves particulières dans le village qui répandaient cette odeur de fermentation et où régnait une certaine agitation.

 

Bernard Bals

Loulou s'en est allé

C’est avec une vive émotion que nous avons appris il y a quelques jours le décès de Loulou Bouscari.

Ils étaient venus nombreux pour rendre un ultime hommage à cette personne joviale au service de tous. Son altruisme nous a ébloui, il vivait pour les autres plus que pour lui.

Après avoir été mécanicien, il entre à la mairie en 1967, il n’était pas le premier sur la liste, mais son concurrent refuse de conduire la tinette, et ainsi il devient employé municipal. Il conduira le corbillard municipal, il finit sa carrière comme conducteur d’engins sur le tractopelle et l’épareuse.

Il fut de 1967 à 1998 sapeur-pompier volontaire à Montagnac, avant lui son père Jules, mais aussi sa fille Christelle et son petit fils Martial.

L’hommage que lui ont rendu ses anciens collègues et le Corps des sapeurs pompiers de Montagnac était émouvant. Il était toujours prêt à rendre service quel qu’en soit l’objet.

En 2009, la maison de son ami Paul Nonguierma (avec Paul sur la photo) est emportée par des inondations au Burkina-Faso. Il viendra avec son épouse aider lors de la visite du château de Lavagnac destinée à récolter des dons pour la reconstruction.

En 2010, lors des fêtes du bicentenaire de la naissance du P. d’Alzon, il est toujours là. Ancien joueur de l’USM, il a entraîné longtemps les jeunes. Il fut président de l’Amicale laïque. Ces dernières années les visites étaient peu nombreuses.

Lors des obsèques, on pouvait entendre c’était un ami, seulement le nom d’ami est commun, mais seule l’amitié est fidèle. Ainsi je me plais à m’imaginer que tu es là auprès de nous et que tu vois à quel point tu étais une personne précieuse pour nous tous.

Je te remercie pour ce que tu as été, une personne juste, attentionnée, généreuse, gentille et j’en passe. Jamais tu ne t’es plains, jamais je ne t’ai vu de mauvaise humeur, et en cela tu as été exemplaire. Les derniers moments ont été difficiles, te voir sourire là dans ce fauteuil nous a donné une véritable leçon de vie, nous ne l’oublierons jamais. Dans cette épreuve, nous transmettons nos sincères condoléances à sa famille, et tout particulièrement à Simone son épouse qui a fait preuve à son égard d’abnégation.

Ne pleurons pas de l’avoir perdu, mais réjouissons nous de l’avoir connu.

Ah que l’Adieu est cruel et cruelle la vie.

Bernard Bals

Exposition de Gil au Domaine Saint Hilaire à Montagnac, du 7 au 30 septembre 2018

De sa peinture il commente:

"Ce qui est important dans une peinture, ce n’est pas ce qu'elle représente, ou ce que l’artiste a voulu y mettre... mais l’état dans lequel nous plonge l'oeuvre, lorsqu’on l’observe. La façon d’aborder une toile est donc déterminante, mais cette démarche ne doit pas être consciente. Ce sont les qualités de la peinture qui doivent mettre l’observateur dans cette disposition... à son insu. 

Par ma peinture, j’essaie de déclencher cet état... où nous contemplons les formes, les couleurs, la lumière... où nous ne cherchons rien... où nos pensées se taisent... où l'on s'oublie un instant..."

Gil peint à l'huile sur toiles, appliquées à l'aide de larges couteaux ou spatules. Ses oeuvres, que vous pouvez découvrir sur ce lien, on aime ou on n'aime pas, mais on ne peut rester indifférent devant ces toiles.

A découvrir donc du 7 au 30 septembre au Domaine de Saint Hilaire à Montagnac.

Vernissage le samedi 08 septembre à partir de 18h. (Adresse et plan d'accès) 

C'est une peinture gestuelle, où le mouvement et les formes sont mis en valeur par l'utilisation du Noir et Blanc...Le site de Gil.