Signature dédicace de Tristan Lunair à Pézenas le 13 octobre


 

Le 13 octobre à la Bobyguette, Tristan Lunair dédicacera son dernier recueil de poésie Lignes intérieures. Ce charmant poète à la voix douce et aux mots pesés, passionné,  n'en est pas à son premier coup d'essai puisqu'il en est à son troisième ouvrage: Transes Lucides, recueil de nouvelles paru chez Mon Petit Editeur en 2011, ainsi qu'un autre ouvrage de poésie paru en 2009 Lunairisme.
Nous n'avons pu attendre son passage à la Bobyguette et sommes allés l'interviewer.

A.I : Tristan, trouvez-vous difficile de passer de l'écriture à l’édition ? Et comment y êtes-vous parvenu?

Tristan Lunair : J'ai commencé à écrire vers l’âge de 20 ans, l’écriture poétiquement est venue subitement dans un contexte moralement difficile, un lieu où je me trouvais en complète inadéquation avec mon être essentiel, l’écriture était déjà un exutoire. Oui bien sûr que j'ai dû passer bien des embûches afin d'être édité, car la poésie est un genre difficile, et pourtant c'est un concentré de parfums, d'images et d'émotions que l'on peut retranscrire avec subtilité. Je crois que je vais à l’essentiel sans ambages et ça me convient. Et puis j'ai bien aimé la formule de Mon Petit Editeur, qui m'a paru honnête et sans détour et surtout me laissait totale liberté dans mes choix d'artistes. L'artiste et peintre Christian Arjonilla m'a fait l'illustration de la couverture, Jean-Marie de Crozals, poète de son état, la préface, et Hélène Mouraret l'indispensable relecture.

A.I : Deux livres déjà et un troisième à présent. Quelle place prend celui-ci dans votre vie ?

Tristan Lunair : Pour moi c'est le livre le plus abouti, celui dont la gestation a été la plus longue, il est le résultat de trois ans d'atelier d'écriture, et n'a pas de fil conducteur. La deuxième partie fut écrite en 2011, et est très imprégnée de l'inconvénient d'être né. La source d'inspiration pour l'Ultime Atome est Emile Corian. Je n'ai pas eu d'autre réveil. Mes thèmes d'écriture sont multiples. Jean-Marie dit de moi que je suis un "poète de la verticalité".

A.I : Justement, comment vous définiriez-vous en tant que poète ?

Tristan Lunair : Je suis un poète de l'intime, je creuse en moi-même pour ressortir ce que je souhaite partager avec l'autre. Je parle de la relation avec "l'autre moi" mais également avec l'autre abstrait, mon double. Je ne suis pas schizophrène (rires), mais le corps est très présent dans mes écrits, je parle aussi de la fuite dans le temps. Au début j'écrivais pour lui (NDLR: son double). Puis j'ai été tellement content que les gens achètent mes livres, cela me rendait tellement heureux, notamment que des femmes se retrouvent dans mes écritures... et certains hommes aussi. Ça bouillonne en moi (NDLR : il s'enflamme, fait de grands gestes) je me sens un poète de l’intériorité, d’où la naissance de Lignes Intérieures !

 Florence de Martino

Lignes Intérieures
de Tristant Lunair, chez Mon Petit Editeur,
Version numérique: 7.99€, Version imprimée: 15.95€.