Bienvenue au pays

Non il ne s’agit pas d’un slogan quelconque, mais d’une association qui accueille les nouveaux arrivants dans le piscénois. Elle compte 230 membres de 10 nationalités différentes. La présidente est une lézignanaise, Bernadette Denoyelle. Cette association souhaite favoriser les moments d’échange entre anciens et nouveaux résidents par le biais d’activités diverses, culturelles, artistiques, gourmandes, touristiques, conférences.

Justement en ce 21 novembre, il était proposé aux membres et quelques invités « Lavagnac, un château, une histoire ».

Bernard Bals, qui est né en ces lieux, a fait l’historique du château, à travers ses différents propriétaires et les périodes où il a souffert, notamment en 1632 où il a en partie été rasé par les troupes de Richelieu. En 1640, le renouveau avec Jean de Mirman, l’achat par le prince de Conti et cette période révolutionnaire où il est mis sous séquestre. En 1806, la famille d’Alzon entre en possession du domaine, prépare son installation en reconstruisant l’aile du Midi qui a brûlé et en y ajoutant une orangerie et un garage pour les voitures hippomobiles. On y pratique la polyculture jusqu’à la fin du XIXème. Il s’arrête sur le personnage le plus célèbre ayant habité en ces lieux, le RP Emmanuel d’Alzon, fondateur du journal La Croix, du Pèlerin, de la maison d’édition La Bonne Presse. Ensuite on passe d’un siècle à l’autre, ce domaine a basculé dans la viticulture, on fait du vin, beaucoup de vin, on appelle ces domaines des fontaines à vin. Après le phylloxéra, le krach financier de 1929, la guerre de 39-45, le château sera occupé en mars et avril 1944.

Il va encore connaître quelques années de répit dans les années 50-60 avant d’amorcer sa descente aux enfers.

La différence avec un conférencier de métier, c’est que Bernard connait beaucoup d’anecdotes et ne manie pas la langue de bois, il a une documentation exceptionnelle avec des parchemins de 1632.

Depuis de nombreuses années il poursuit un combat sans répit pour sauver ces lieux de l’oubli, mais pire encore de la ruine. Après les questions diverses, sur les japonais qui ont pillé le château, que devient ce projet, la consommation d’eau, il a été servi un petit goûter ou les discussions se sont poursuivies avec un verre à la main.

Corinne Cambon