Thurifères, gardiens du temps

Exposition à ne pas manquer à  l’Hôtel Flottes de  Sébasan, du 9 au 31 mars, avec un vernissage le 17 mars

Cette exposition est le fruit d’un travail et d’une collaboration entre Philippe Deltour, peintre, et Geneviève Michon, ethnobotaniste et photographe. Croisement ou connexion de deux regards sur le genévrier- thurifère : dessins, peintures, photographies et fusion des deux, accompagnés de textes et d’un livre élaboré pour l’occasion.

Elle aura lieu dans le cadre des 4e discours poétiques (printemps des poètes à Pézenas), qui se déclinera aussi au travers de films, danse, animations de rue, d’une conférence de Francis Hallé et d’une création théâtrale à partir d’un extrait de ses textes.
A l'occasion un livre est édité à compte d'auteurs, qui sortira le 3 mars, que vous pourrez trouver sur place ou ensuite sur commande auprès des auteurs. Geneviève Michon est ethnobotaniste, directrice de recherche à l’IRD (Institut de recherche pour le développement). Les arbres, c’est son métier. En particulier les liens que tissent entre eux, depuis l’aube de l’humanité et partout dans le monde, les hommes et les arbres.
Philippe Deltour est peintre. Dans son travail, il y a les hommes, qu’il observe depuis longtemps dans leur quotidien, là où la vie a façonné les mains, pesé sur les dos, gravé les traits des visages.
Et il y a les arbres, et on pourrait leur attribuer les mêmes qualificatifs.
Le trait d’union n’est pas la vieillesse ou la sagesse comme on serait tenté de le croire, mais la vie.
Et le trait d’union entre Geneviève Michon et Philippe Deltour est la rencontre des genévriers thurifères dans l’Atlas marocain. Une rencontre qui ne relève pas d’une démarche écologique ou environnementaliste, même si par ailleurs tous deux s’y rattachent, mais d’un même cheminement personnel, un même voyage intérieur.
Les photographies de Geneviève Michon répondent d’un prolongement naturel, évident, aux dessins et peintures de Philippe Deltour. Et les textes de l’un et l’autre expriment les mêmes émotions devant ces arbres vénérables, confidents de toujours des hommes et des chèvres, gardiens du temps et des pierres de ces montagnes arides.
Ce travail commun n’en est sans doute qu’à ses débuts. La publication qui accompagne l’exposition, et qu’ils éditent à compte d’auteurs, en scelle la promesse.