Thurifères, gardiens du temps

Très belle exposition du 9 au 31 mars à Pézenas: 

Cette exposition est le fruit d’un travail et d’une collaboration entre Philippe Deltour, peintre, et Geneviève Michon, ethnobotaniste et photographe. Croisement ou connexion de deux regards sur le  genévrier- thurifère :  dessins, peintures, photographies et fusion des deux, accompagnés de textes et d’un livre élaboré pour l’occasion.

Hôtel Flottes de  Sébasan, du 9 au 31 mars
Entrée libre. Exposition ouverte du mardi au vendredi de 15h à 19h, le samedi de 10h à 12h et de 15h à 19h.

Inauguration de l’exposition samedi 17 mars à 11h, avec la participation du Café Calandreta des Polinets.
Dédicace du livre
 édité à compte d’auteurs*, sorti à l’occasion de cette exposition (à se procurer sur place ou sur commande auprès des auteurs).
Le vernissage sera suivi d’une rencontre avec les artistes Philippe Deltour et Geneviève Michon.

Geneviève Michon et Philippe Deltour dédicaceront également le livre à l’issue de la conférence de Francis Hallé qui se déroule jeudi 15 mars à 18h30 au Théâtre de Pézenas.

Retrouvez ici le programme complet des Discours Poétiques, le Printemps des Poètes à Pézenas, ou en téléchargement dans l’onglet ‘Documentation’.

Geneviève Michon est ethnobotaniste, directrice de recherche à l’IRD (Institut de recherche pour le développement). Les arbres, c’est son métier. En particulier les liens que tissent entre eux, depuis l’aube de l’humanité et partout dans le monde, les hommes et les arbres.

Philippe Deltour est peintre. Dans son travail, il y a les hommes, qu’il observe depuis longtemps dans leur quotidien, là où la vie a façonné les mains, pesé sur les dos, gravé les traits des visages.

Et il y a les arbres, et on pourrait leur attribuer les mêmes qualificatifs.

Le trait d’union n’est pas la vieillesse ou la sagesse comme on serait tenté de le croire, mais la vie.

Et le trait d’union entre Geneviève Michon et Philippe Deltour est la rencontre des genévriers thurifères dans l’Atlas marocain. Une rencontre qui ne relève pas d’une démarche écologique ou environnementaliste, même si par ailleurs tous deux s’y rattachent, mais d’un même cheminement personnel, un même voyage intérieur.

Les photographies de Geneviève Michon répondent d’un prolongement naturel, évident, aux dessins et peintures de Philippe Deltour. Et les textes de l’un et l’autre expriment les mêmes émotions devant ces arbres vénérables, confidents de toujours des hommes et des chèvres, gardiens du temps et des pierres de ces montagnes arides.

Ce travail commun n’en est sans doute qu’à ses débuts. La publication qui accompagne l’exposition, et qu’ils éditent à compte d’auteurs, en scelle la promesse.