A la découverte du Burkina Faso.

L’association Bienvenue au Pays est une association dynamique qui propose à ses adhérents de découvrir notre région où ils ont choisi de s’installer.

La présidente Bernadette Denoyelle proposait à ses adhérents une fois n’est pas coutume, une conférence sur ce pays enclavé d’Afrique de l’Ouest, le Burkina Faso.

C’est à Pézenas dans la salle Bonnafous que Bernard Bals a fait découvrir l’ancienne Haute Volta qu’il côtoie depuis 30 ans et apporte son aide à des associations sur place. Depuis 1989, la population a doublé, elle est passée de 8,5 à 17,3 millions.

Ce pays est classé 183ème sur 187 à l’indice de développement humain. C’est le pays le plus accueillant de l’Afrique de l’Ouest, mais aussi le plus pauvre. L’éducation est un véritable cauchemar pour l’Etat qui consacre 16% de son budget ce qui est insuffisant. Seul 2,2% des enfants sont préscolarisés. Les classes sont surchargées de 80 à 120 élèves et mal équipées.

Viennent s’ajouter l’absentéisme à cause des travaux des champs, les difficultés de transport pour se rendre à l’école, le mariage forcé pour les filles. Heureusement des associations se mobilisent comme Denro sur Pézenas, Montagnac, Bélarga pour l’éducation. Pays essentiellement rural, l’agriculture occupe 80% de la population mais se caractérise par son coté archaïque. L’élevage est excédentaire et s’exporte vers les pays voisins du Sud. Le Burkina est un producteur de coton, de canne à sucre, d’haricots verts, de riz, d’arachides, de fruits, mangues, bananes, ananas, citrons verts. Le tourisme régresse à cause des attentats terroristes qui ont frappé la capitale et cela est bien dommage, car c’est un peuple de traditions et de coutumes à découvrir. L’artisanat est très développé avec les bronzes, masques et sculptures sur bois, les poteries. Les terres de ce pays sont convoitées par les chinois et les universités américaines, à tel point que l’opposition propose de rebaptiser le pays, Burchina Faso.

On parle de croissance, mais pour qui ? Les investisseurs freinent le développement en pratiquant une politique d’achat qui ne laisse aucune place aux investissements. Reste la culture, avec le cinéma et son Fespaco. Pour terminer, un sujet qui fait réagir, les aides d’Etat, celles des ONG et les associations humanitaires pour quels résultats? Un goûter a clos cet après midi.

Les prochaines sorties sont à consulter sur « Bienvenue au pays ».

 

F de Martino