Le Causse, terre de contraste

Le 29 juin avait lieu l’inauguration de l’exposition Causse, terre de contraste à la Maison de la Nature 16, rue de la foire à Pézenas. C’est la Société de Protection de la Nature du Piscénois qui l’organise. Elle sera ouverte jusqu’à la Toussaint. Son action est de promouvoir toutes initiatives tendant à la conservation du patrimoine naturel.

Cela signifie, préserver des dégradations ou destructions le sous sol, les eaux, l’atmosphère, la flore, la faune et plus généralement l’ensemble des milieux qui présentent un intérêt particulier dans notre environnement. Le président Paul Ivorra a souhaité la bienvenue à tous, en présence du maire de Tourbes, et d’un représentant de la ville de Nizas.

Nous faisons de l’écologie, nous ne sommes pas des écologistes, nous restons à l’écart de la politique. Il a été évoqué la mise en vente d’un nouveau carburant, l’E 85. Vous ferez peut-être des économies, mais comme il est à base d’huile de palme, vous concourez à la déforestation, vous allez porter atteinte aux paysans qui vont manquer de terres. A partir de septembre nous allons travailler avec le service des jeunes de la mairie de Pézenas sur un projet concernant les abeilles, chauves souris, perchoirs à oiseaux. Des lycées vont y participer comme La Condamine et Bonne Terre.

Nous poursuivons la défense du causse, lieu important pour la géologie avec la carrière de basalte de Lézignan la Cèbe, et le classement éventuel en zone Natura 2000. Un projet est en cours avec les communes avoisinantes et qui serait piloté par celle de Nizas. Il y a toujours le risque de réouverture de la carrière de basalte, mais pour l’instant ? Il faut laisser ces lieux aux viticulteurs, aux troupeaux, aux marcheurs et autres amoureux de la nature.

Il existe également des sites de fouilles qui seront ouverts du 16 juillet au 3 août précisait Jérome Ivorra. Nos archéologues recevront l’aide de catalans espagnols, et de bénévoles. Dans 2 ans, le congrès international d’archéologie devrait se tenir à Pézenas. A la disposition du public, des tableaux documentés sur les formations végétales du causse, une ressource de basalte convoitée, une genèse volcanique, un héritage néolithique… et un montage vidéo qui passe en boucle.

Il est exposé dans la salle un morceau de basalte avec des nodules de péridotite appelée olivine à cause de sa couleur vert olive (cf photo). On trouve sur ce causse des pierres gravées avec des signes de représentations astrales, animales, humaines et des huttes. Désormais, il faut retrouver ces pierres gravées et les protéger du pillage et du vandalisme, les étudier afin d’en déchiffrer les messages que ces gens ont bien voulu nous transmettre.

Autre problème, la prolifération des moustiques tigres, vecteur de maladies graves. Le transport des biens et des personnes favorise l’extension rapide des parasites et leur vecteur. Comment aborder le problème sanitaire ? Il faut lutter contre les points d’eau inutiles dans la nature et autour des habitations. Vous êtes invités à visiter cette exposition, grande cause pour la sauvegarde de la nature.

Bernard Bals