courrier des lecteurs

Réaction à l'édito "intégration ou désintégration"

 

Intégration ou désintégration

Avec les derniers crimes des illuminés de la guerre sainte, l’intolérance et le rejet de l’autre progressent encore un peu plus en France.

En abandonnant les valeurs de la république laïque, une et indivisible, nos représentants, par faiblesse ou simplement pour assurer leurs élections, sont aussi pour partie responsables de cette situation. Les hommes d’état ont disparu pour laisser la place aux politiques faisant carrière. Par laxisme ou par calcul ces derniers ont réintroduit la religion dans la sphère publique. De ce fait l’obscurantisme est de retour tout comme les idées délétères du racisme.

La France n’est pas une réalité ethnique fondée sur la pureté du sang. Elle est une réalité politique qui a eu le génie de regrouper bretons, alsaciens, occitans, basques, catalans, savoyards, etc. autour de valeurs républicaines. Ce sont ces valeurs qui lui ont permis d’attirer puis d’assimiler au 20ème siècle les immigrants arrivés du sud de l’Europe et d’au-delà des mers

Partout dans le monde l’immigration a toujours eu un effet positif pour le pays accueillant.
Ce fut le cas aussi en pays de Thau. Sète, avec son port créé à la même époque que New-York, est ouvert sur le monde depuis au moins 350 ans. Sa population est pour une bonne part issue de flux migratoires ininterrompus depuis le 17ème siècle.

Aujourd’hui, outre le français au moins sept langues sont parlées couramment autour de l’étang, chacune par plusieurs centaines de personnes : l’espagnol, l’anglais, l’arabe, le néerlandais, l’allemand, l’italien, et le portugais. Des langues, comme le russe, le serbe, le polonais, le vietnamien ou le chinois, sont parlées par un nombre plus restreint mais encore significatif d’habitants.

Pour peu qu’on le veuille, ce multilinguisme peut devenir un vrai trésor pour l'économie locale et l'intégration sociale.

En 2016, ici comme ailleurs, l’immigration est toujours une richesse potentielle. Encore faut-il avoir le courage politique pour créer les conditions de son expression positive.

Le courage politique c’est d’adapter le flux migratoire à nos moyens pour accueillir dignement les nouveaux arrivants et leur permettre d’apporter leur pierre à l’édifice commun. Le courage politique c’est de combattre toute forme de communautarisme qui conduit dans certains quartiers à substituer une population par une autre. Le courage politique c’est de prendre les mesures pour que la continuité culturelle soit assurée et que ne s’instaurent pas des ghettos où la loi maffieuse finit par remplacer la loi de la république.
Le courage politique c’est aussi de pas alimenter la xénophobie qui ne peut conduire qu’à une forme de guerre civile.

Sans une politique active d’intégration et de fermeté sur nos valeurs, c’est la république elle-même qui sera désintégrée.

Jacques Carles

   

Par Viviane Ciezki
Tant que les religions seront mis en avant par certains pays, on ne pourra jamais avancer. On nous parle tout le temps du racisme d'un coté mais jamais de l'autre; parle-t-on autant des églises catholiques qui se font incendiées dans les pays islamiques, NON.
OK, on accepte les islamistes mais pas question de nous soumettre à leur religions. Nous les Français on à rien demandé alors qu'on nous fiche la pas avec les religions des autres pays.
De toute façon les religions ont toujours servies à manipuler les peuples. A chacun sa croyance mais que celle-ci se pratique en privé chez soit où dans les lieux de cultes. Ras le bol d'entendre parler du matin au soir de la même religion, les médias nous saoulent. Les chinois, les hindous nous cassent-ils les pieds eux avec leur religion ? JAMAIS, alors que les autres en fassent autant et tout ira mieux. Nous sommes chez nous en France tout de même. On a pas à recevoir des leçons des autres.
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Par Hervé Le Blanche
Bravo pour votre éditorial sur les migrants. Vous mettez l'accent sur l'accueil des migrants et ses implications dans l'action politique. Vous soulignez les risques de désintégration de notre civilisation européenne. D'un point de vue historique, on peut rappeler qu'au XVIIIè siècle, l'envoyé du roi en Languedoc parlait déjà de "la colonie de Cette"...
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par Patrick Grandin
Pour ajouter de l'eau à votre moulin, une petite question : que vous amènent à penser les nouveaux spots de mise en garde "anti-racisme" diffusés à la télé qui, depuis quelques jours, se transforment en spots de mise en garde contre les réactions "anti-musulmans"?
Qui mettra en garde nos dirigeants contre ces excès de zèle "pro-musulmans"? "Ils" voudraient jeter de l'huile sur le feu qu'ils ne s'y prendraient pas autrement. Qu'ils fassent simplement appliquer et respecter les lois, sans étaler la confiture, et tout ira pour le mieux.
Les humains ne sont pas parfaits, ne le seront jamais. Seule l'éducation, familiale en premier lieux, peut faire avancer les choses dans le bon sens.
Que nos élus ( avec si peu de voix ... !!! ) cessent de nous donner des leçons, nous donnent un peu plus
le bon exemple,agissent avec logique et morale.
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par Gérard Daniau
On ne peut mieux dire! Merci pour cet édito.
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par Lionel Couty
Je vous signale une analyse complète et éclairante de Michel Collon, journaliste d'investigation belge après les attentats de Bruxelles : » suivre ce lien
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par jaume Milhau
Bien d'accord, mais il aussi préciser que tous les nouveaux arrivants apprenaient spontanément la langue des autochtones, les Espagnols et les Italiens en particulier parlaient occitan. Qu'en est-il aujourd'hui? Je regrette de voir dans l'article que l'occitan ne figure plus parmi les langues parlées à Sète, et pourtant hier, le groupe de polyphonies occitanes dans le défilé de Sète-Escale a entrainé sur son parcours de nombreux spectateurs à chanter, que se soit la Copa Santa ou le Se canta. Et les Catalans étaient particulièrement heureux de notre présence et même plusieurs d'entre eux ont chanté avec nous car notre culture occitane semble être plus appréciée de l'autre côté des Pyrénées que chez nous.
Plan coralament.
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par André Benvenuti
Votre questionnement sur l’abandon des valeurs républicaines, certes mais à mes yeux ,la question n’est plus là . La question est de savoir pourquoi des enfants de la république deviennent des assoiffés de haine ? Souvent ils sont allé chercher sur internet des discours qui les confortaient dans leurs choix ? Pourquoi ? Pourquoi la haine est-elle si attirante ? C’est cela qui doit importer de comprendre pour combattre cette idéologie là .
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par un lecteur de Poussan (tenu professionnellement au devoir de réserve)
Tout a fait d'accord avec vous.
De plus accueillir des migrants, les parquer dans des lieux grillagés comme dans un zoo et parler de la jungle de Calais.
Je ne sais que penser!

par Jean-Pierre Causse
Edito plein de sagesse.
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par Claire Frisch
Merci pour ce manifeste qui est aussi et surtout une très belle profession de foi.
Je la transmets largement en espérant que son onde atteindra le plus grand nombre de rivages possible.
Veuve d'un Sétois ardemment enraciné dans notre pays depuis l'immigration qui l'a amené du Danemark en des temps reculés, il doit vous applaudir, là où il est.
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par Laurent
Je peux vous suivre sur une partie de votre analyse mettant en responsabilité les politiques qui en France, sont complices depuis 40 ans de la situation actuelle de désintégration du pays. Un jour l'histoire les jugera !
Par contre, je n'ai pas la même analyse que vous sur les bienfaits du multiculturalisme et de l'immigration à outrance.
Le breton, le provençal, le nissart ou même l'espagnol est issue des peuples autochtones et EUROPÉENS et ont un point commun non négligeable: des racines judéo-chrétienne et gréco-romaine, ce qui n'est pas le cas de la majorité des populations musulmanes venues massivement d'Afrique et du Moyen Orient.
Pas besoin donc d'aller chercher plus loin la racine du problème. L'islam est un tout, un contenant et un contenu, monobloc. L'islam est religieux, politique, sociétale et ne pourra jamais s'adapter à notre vision de la Société occidentale. C'est un fait ! Pas un pays musulman au monde ne vit paisiblement dans une démocratie !
Plus de 1000 ans d'histoire de l'islam nous le prouve ! Il faut juste relire l'histoire pour savoir cela !
Et l'histoire étant un éternel recommencement, on sait déjà comment ça va finir.

par Jacky Giornal
Bravo pour votre Edito, il faut élever le débat (c'est pas facile !)
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par Michel Rausher
Je ne suis pas d'accord avec votre analyse. Localement. A Sète , italiens et Espagnols sont toujours retranchés dans leurs quartiers. Aucune ouverture vers l'extérieur avec leur stupide appartenance de trois générations et le refus de l'autre ne devait-il venir que de Pézenas. Quant aux politiques, oui d'abominables profiteurs pour la plupart incapable de réfléchir si ce n'est pour le contenu son porte-monnaie.
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par Christian Prat
Sans ouvrir une polémique étant donné que ma famille fait partie de cette race d'immigrés qui ont profité des bienfait de la France et qui ont combattue pour sa liberté voir les plaques Molino au chateau d'eau et à la mairie de Sète, je voudrais ajouter que chaque immigré qui rentrait en France ne percevait pas de subsides et apportait par son travail une plus-value à ce pays
un exemple , la famille d'Aquino Ricard de Marseillan pécheurs à la traine, pendant la guerre de 40 , grâce à la continuité de son activité en bord de plage à fait manger beaucoup de marseillannais et autres avec le poisson de la traine, quand on sait comme la denrée était rare à cette époque , ils faut leur dire un grand merci , et il y en aurait beaucoup d'autres à raconter mais c'était tous des latins !!!!
je doute que mais cela n'engage que moi , que l'on puisse intégrer des gens qui ne veulent absolument pas le faire , qu'en pense le commun des mortel, là est toute la question
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par Claude Albarèdes
Bien vu et fort bien dit!
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par Marie Jeanne Verny
J'aimerais nuancer vos propos, comme militante occitaniste farouchement attachée à l'idée républicaine...
La conception irénique que vous vous faites de l'intégration par la République des différences culturelles et linguistiques demande à être au moins nuancée, et par ailleurs, il me paraît dangereux de mettre sur un même plan, à propos de laïcité, les notions de langue et de religion.
Et je vous propose quelques éléments de réflexion : www.felco-creo.org/mdoc/detail_fr.php?categ=ideas&id=1034
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Professeur Département d'occitan Université Paul Valéry Montpellier

par Gilbert Sajno
Merci pour cet édito bien mesuré , qui j'espère calmera les lanceurs d'invectives contreproductives ; continuez dans cette voie.
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L'étoile et la planète bleue

de Patrick Misse

Il était une fois une étoile lumineuse qui broyait du noir…. Elle souffrait de solitude car elle n’avait aucune possibilité d’aller rendre visite à ses consœurs. Pensez-donc, la plus proche se situait à des millions d’années lumières et le grand ordonnateur céleste ne permettait jamais la plus petite escapade en dehors des trajectoires. A quoi bon, de toute façon, puisque leurs rencontres provoqueraient des étincelles insoutenables. Alors notre petite étoile se résigna. Chacune de ses explosions thermonucléaires était un soupir de découragement, elle irradiait le malheur. Comment supporter son isolement calamiteux durant des milliards d’années jusqu’à sa mort ?
Un jour, elle découvrit, parmi sa cour, une planète bleue, si minuscule qu’elle ne l’avait jamais remarquée. Intriguée, elle bâtit un télescope atomique d’une puissance inégalée. Quand il fut au point, le 14 juillet, elle le braqua sur cette Terre et elle aperçut des feux follets qui provoquaient des scènes de liesse itératives parmi des êtres microscopiques. Comment ces pâles lumières pouvaient-elles déclencher autant d’enthousiasme ?
Elle s’interrogea et décida d’observer avec attention cette curieuse planète. Elle découvrit, stupéfaite, que l’étoile était un symbole politique, religieux, et personnel omniprésent au point que les personnes de lumière étaient considérées comme des stars. Elle fut surtout touchée par l’étoile de Noël qui guidait les mages et par l’émotion des enfants qui admiraient l’étoile au sommet du sapin.
C’étaient ses rayons chaleureux qui permettaient à tous ces gens de vivre et d’être heureux. Elle prit conscience qu’elle était indispensable et elle ressentit soudain l’amour d’une multitude de gens. Elle n’était plus seule au monde. Prise d’une fulgurance, elle s’inspira des feux d’artifice de la planète bleu et créa des fabuleux spectacles sons et lumière qui furent admirés partout dans la galaxie. Elle irradie encore aujourd’hui sa joie de vivre…

Quand nous broyons du noir, songeons que nous sommes l’étoile de quelqu’un… A mes amis de lumières… Patrick Misse

La « république des appareils »

Les différents pouvoirs, pour s’exercer, ont besoin d’organisations. Ainsi sont créés les administrations, intendances et autres offices ou agences, nécessaires bien sûr, ainsi que les assemblées, commissions, conseils et comités destinés à préparer, éclairer, éventuellement à contrôler les décisions mises en œuvre ensuite par les directions et bureaux des dites administrations.
A tous niveaux, dans tous domaines, les sociétés complexes doivent se doter de ces « appareils », eux-mêmes de plus en plus sophistiqués et qui demandent par conséquent des moyens financiers de plus en plus importants ainsi que des personnels de plus en plus qualifiés pour remplir leurs missions.
Il est difficile pour les dirigeants de quelle qu’organisation que ce soit de s’en passer en raison du nombre et de la complexité des questions à traiter. Dans ces conditions, le risque apparaît de leur accorder une trop grande confiance et de les laisser conduire les affaires par eux-mêmes.
Le pouvoir peut alors changer subrepticement de mains et devenir opaque. Entre les dirigeants et les groupes placés sous leur autorité peut s’établir une pléthore d’échelons, chacun cherchant souvent à échapper à l’emprise de l’échelon supérieur, ce qui ne simplifie pas les choses.
Ainsi, partis politiques, syndicats, associations, gouvernements même, institutions humanitaires, caritatives, culturelles ou religieuses, ou encore entreprises, peuvent devenir objets des appareils, leurs programmes d’action étant en danger d’être déformés voire détournés de leurs intentions premières.
Bien connu, constaté depuis longtemps - l’Histoire en témoigne - étudié dans le cadre des sciences sociales, le phénomène ne paraît cependant pas près de disparaître, semblant même prendre de l’ampleur.
Ce sont finalement les « appareils » qui mènent l’action, se liguant ou se combattant, sourdement ou en plein jour. Telles des autos tamponneuses sur une piste de foire foraine, ils dépensent leur énergie à se heurter ou à s’éviter, la ruse prenant le pas sur l’intelligence.
Les « badauds », c’est-à-dire ceux qui n’appartiennent pas aux « appareils » ou qui ne sont pas directement concernés par leurs mouvements désordonnés, se détournent alors vers d’autres intérêts, conscients que leur opinion ne présente aucune importance.
Nous sommes tous témoins, dans nos expériences professionnelles, politiques, associatives ou autres, de ce genre de dérives générées par la trop grande confiance, l’inattention, l’insouciance, voire la faiblesse des détenteurs institutionnels du pouvoir.
Le pire est lorsqu’un « appareil » est créé alors que le besoin n’existe pas ou a été mal évalué. Son action, forcément coûteuse, est totalement incomprise. Son existence peut même menacer la légitimité des détenteurs du pouvoir qui sont à l’origine de sa création.

                                                                                             Maurice Bouchard

Recherche d’une église.

Jules Romain me pardonnerait d’avoir emprunté le titre d’un des tomes des Hommes de bonne volonté. Mais ce sont ces mots qui me viennent à l’esprit face aux réactions actuelles de la société française confrontée aux drames que nous vivons depuis janvier 2015.

Depuis la décolonisation, la fin de la guerre d’Algérie et à plus forte raison depuis l’effondrement de l’URSS et la fin de la guerre froide, l’Europe et la France souhaitaient recueillir les « dividendes de la paix ». Et tournant le dos à une histoire trop tragique, tout un chacun, comme de bons esprits l’y incitaient, pensait aborder à un nouveau rivage. Celui d’une ère nouvelle, celle de l’individu-roi. Les nouvelles technologies (la révolution numérique) y aidèrent grandement. Les slogans commerciaux du style : « ce que vous voulez, où vous voulez, quand vous voulez » n’étaient que le reflet de beaucoup d’aspirations. Cela a conduit à remplir son « caddy » dans les grandes surfaces commerciales ou à naviguer des nuits entières sur la Toile à la recherche de ce qui pourrait satisfaire ce « moi », aussi profond qu’inconnaissable et toujours plus exigeant. L’Histoire ? Peut-être si c’est François Ier ou Marie Antoinette. L’économie ? La crise affecte nos vies. Certes, le chômage est insupportable. A part ce qui abîme l’individu, de quoi se soucie-t-on ? Selon son vécu, d’une prochaine reprise, d’un retour à la nature ou à un passé mythifié. On a beau tisonner les braises du Grand Siècle (le XVIIIème disait déjà Michelet), aucune flamme ne brûle dans les esprits. Et l’on tire en France au nom de Dieu.

« Dieu est mort » proclamait Nietzche. Et Jaurès voulait rallumer sur terre les « mille soleils » qui auraient remplacé les lumières éteintes dans les cieux. Mais aujourd’hui, ce qui se dit socialisme n’est plus la foi en la destinée humaine, mais une aide à mieux consommer. Il est vrai que l’URSS est morte, Lénine bien oublié et que les effigies de Marx sont bradées chez les brocanteurs. Alors, pour certains, le salut est dans le passé : l’Eglise d’avant Vatican II, le latin et les soutanes. Ces abbés si présents, si consolants, si propres à montrer la voie. D’autres partent à l’Est : le yoga, le bouddhisme, les « sagesses ». Et l’ésotérisme fleurit : réaliser son âme, réveiller les forces cachées de l’être. Toujours au plus profond du moi. Et puis, il y a les réseaux, la Toile, le web ses « visites » et les « amis ». Et une société, fragmentée en autant d’atomes que d’individus à la recherche de la quintessence de leur moi, est attaquée au nom d’une vision totalisante du monde où l’individu n’est rien, la cause est tout. Et les individus s’agrègent en groupes tout en restant isolés en eux-mêmes, choqués mais absents à tout collectif.

On dépose des fleurs ou des bougies. On chante à bas bruit la Marseillaise. On rend hommage aux victimes. Mais, comme autrefois dans l’Eglise, structure-t-on sa pensée, dirige-t-on son action ? Recherche d’une église, écrivait-on à l’aube du XXème siècle.

Hervé Le Blanche
13 décembre 2015

Le choix

Dans une précédente chronique, j’avais illustré ma réflexion par la métaphore du malade qui, désolé du peu de résultats obtenus par la médecine traditionnelle faisait appel à un charlatan pour le sauver. Bien entendu, le malade était mort. Le désespéré n’est pas le meilleur juge de la thérapeutique qui lui conviendrait. C’est pourtant ce que pense cet électeur morose qui veut croire que le charlatan auquel il n’avait jusque là jamais eu recours sera peut-être le seul qui réussira là où les autres ont échoué. Il rassemble alors l’énergie du désespoir pour que personne ne puisse lui enlever l’illusion qui maintient son espoir.

Mais l’illusion est le pire des remèdes. La lucidité doit nous guider. Il est donc nécessaire de constater les insuffisances du gouvernement et de l’opposition Il est nécessaire de dénoncer ceux qui n’ont pas su régler les problèmes de notre pays. Il est nécessaire de dire qu’il faut changer les hommes, les pratiques et la méthode. Mais il est aussi nécessaire de rester lucide pour ne pas se laisser entraîner dans la spirale du désespoir qui conduit à la mort. Il n’existe pas de remède miracle. Ceux qui veulent y croire savent qu’ils se mentent à eux-mêmes. C’est pourquoi les Français, à la dernière minute, ont su éviter le pire. Ce ne sont pas des manoeuvres politiciennes qui les ont conduits au choix de la raison. C’est une réflexion sensée. Et on peut dire, n’en déplaise aux pourfendeurs de la bonne foi au profit de la hargne, que la démocratie a bien fonctionné.

Pour autant, peut-on en rester là ? Sûrement pas. Nous savons tous depuis très longtemps que nous n’avons pas fait les efforts que d’autres pays ont faits pour nous donner les armes de la concurrence. Nous avons toujours préféré le protectionnisme à l’effort. Certains ont même voulu promouvoir le “patriotisme économique” pour habiller d’un nom convenable une imposture qui n’était que du repli sur soi suicidaire. Nous avons confondu solidarité et assistance, préféré l’assistance à la responsabilité et 2 l’égalitarisme à l’égalité. Et cela, ce n’est pas que de la faute de nos gouvernants. C’est aussi la faute des Français.

Ce n’est pas par hasard si les gouvernements de droite et de gauche n’ont pas réussi à infléchir la politique malsaine de la France dénoncée en particulier par Raymond Barre depuis la fin des années 70. C’est parce que la France, c’est-à-dire, son corps électoral, ne le voulait pas et menaçait sans cesse le pouvoir de “faire parler la rue”. Qu’il s’agisse des réformes de la Sécurité Sociale, des retraites, de l’éducation nationale, des hôpitaux, de la justice ou du temps de travail, la majorité s’est toujours prononcée en faveur de la solution qui convenait au plus grand nombre. On ne peut pas toujours faire porter la responsabilité par d’autres. Il faut à un moment reconnaître, même lorsque cela nous pèse, que les élus sont le reflet des électeurs.

Que les gouvernements n’aient pas été courageux, c’est une évidence. Ils n’ont pas voulu payer par le risque d’une défaite, la mise en oeuvre de la seule politique courageuse qu’il fallait entreprendre : la fin de l’assistanat.

Qu’a-t-on évité hier ? Que les nouveaux élus soient une fois de plus le reflet d’une majorité d’électeurs irresponsables qui voudraient conduire leur pays vers une nouvelle dérive démagogique : la facilité illusoire du “demain on rasera gratis”, prônée par ceux qui condamnaient les gouvernements précédents pour la même pratique vicieuse. On l’a échappé belle. Mais ce n’est pas fini. Tout va être remis en question d’ici un peu plus d’un an.

Il faut mettre à profit ce court délai de 18 mois pour que le désespoir de certains de nos compatriotes ne les entraîne pas au suicide électoral par charlatans interposés. Les cartes sont entre les mains des leaders, où qu’ils se trouvent, de la droite et de la gauche.

La règle absolue : se défier des menteurs. A droite lorsque certains leaders prétendent soigner la France dans la douceur alors qu’il lui faut un remède de cheval. A gauche, lorsque certains leaders veulent 3 l’achever en nous faisant croire encore à l’Etat-Providence alors que la France est ruinée. Et à l’extrême droite où l’on essaie de nous faire croire que le mal qui nous ronge vient des autres alors qu’il est en nous-mêmes.

Lorsque la France est en ruines, il faut la reconstruire. Ce n’est ni l’Europe, ni l’étranger qui sont la cause de notre manque de courage à nous mettre au régime. C’est à nous de choisir si nous voulons rester libres de choisir notre avenir dans une mondialisation qui peut faire, selon que nous saurons l’appréhender, soit notre fortune soit notre malheur, libres de choisir notre mode de vie dans un environnement dangereux où il ne suffira pas de discours pour vaincre la barbarie, libres de donner à ceux qui veulent travailler les moyens de s’épanouir. Cela ne sera possible que si, collectivement, la France accepte de relever ce défi. Si elle y parvient, c’est qu’elle aura trouvé en elle-même, à la majorité, les solutions à ses problèmes.

Tout reste à faire.

Yves Marchand
lundi, 14 décembre 2015

Je ne vous laisserai pas faire

Moi Fatima, de confession musulmane, française et laïque, je voudrais dire à toutes ces familles touchées par le drame :  je suis de tout cœur avec vous et je suis proche de vous par la pensée. Dans ma religion et dans ma langue maternelle j'oserais vous dire tarqud fi salam : reposez en paix. Celui dont le cœur est ressuscité par l'amour ne mourra jamais (proverbe arabe).

Quant à vous qui avez perpétué ces crimes, vous avez voulu nous faire ressentir la peur, mais face à vos menaces, nous préférons vous combattre plutôt que de fuir. Vous êtes comme ces animaux répugnants. Vous ne serez jamais notre phobie, vous n'arriverez jamais à faire de nous ces claustrophobes ou agoraphobes. Non car nous sommes des hommes et des femmes libres, oui libres de dire, penser, crier que chez nous, en cette douce France, c'est profiter de la vie, de nous habiller comme on veut, de nous maquiller comme on veut, de nous pavaner dans des terrasses de café, d'aller écouter des concerts, de voir des films dans nos salles de cinéma, de profiter de la magie de Noël, d'aller acheter nos clémentines sur le marché sans que cette peur prenne le dessus, de recevoir nos ami(e)s de toutes confessions et orientations sexuelles.

Je ne vous dis pas merci pour la haine que vous m'avez transmise. Cette haine, elle est pour vous car à cause de vous le racisme va augmenter,  il prendra le dessus par votre faute, pas à cause de moi. Je vous déteste pour la souffrance que vous avez causé autour de nous, les gens que l'on connait et surtout ceux que l'on ne connait pas.

Vous avez tué gratuitement. Au nom de qui, au nom de quoi ? Surement pas au nom de mon dieu à moi et de ma religion à moi.
Ma religion, ignards que vous êtes et mécréants que vous êtes, prône le respect, la tolérance, l'amour des amis, de la famille et de toutes formes d'êtres vivants.

PARIS je t'aime, douce France je t'aime. Mon autre identité je t'aime aussi car tu m'as appris à me déchausser lorsque les règles de la maitresse de maison l'imposait. C'est pour cela qu'elle m'aime, me respecte et m'invite à chaque fois.
Je fais partie de ses hôtes c'est par la grande porte qu'elle me fait entrer. Et moi je rentre la tête relevée et le buste à l'avant car je suis fière d'appartenir à son clan.
Vivre pour continuer le combat du vivre ensemble, pour continuer à raconter l'histoire de nos générations qui se sont rencontrées, pour échanger des mots, des rires et parfois des pleurs comme tous ceux qui ont combattu ensemble.

Vous venez avec vos armes, sur mon sol, démolir tout ce que nos générations ont mis du temps à construire. Et bien non, je ne vous laisserai pas faire. Je veux que mon jardin soit vert et que, chaque année, il me donne des fruits à partager avec les miens mais sans toi, espèce de vers de terre qui veux pourrir mon verger.

Fatima OUHADA

France/Allemagne : Le match perdu

D'Yves Marchand

Tandis que la France s'enlise dans la repentance stérile de ses péchés réels ou supposés, l'Allemagne, décidée à ne plus s'encombrer du passé, fait preuve de clairvoyance, de sens politique et de pragmatisme.

Comment traiter politiquement la maladie incurable de l'exode des populations chassées à la fois par la misère, la barbarie et la dictature ?
Comment faire face à l'apitoiement de l'humanité tout entière pour un enfant de 3 ans, victime comme des centaines de milliers d'autres, de la conjonction de ces trois malédictions?
Devant tous les conflits qui secouent le monde, la France, enhardie par ses intellectuels de gauche, était montée sur ses ergots, avait poussé un cocorico et, la fleur au fusil, s'était proclamée gendarme du monde. C'est le début de ces guerres incompréhensibles qui se livrent en Libye, au Mali, en Centrafrique et ailleurs dont personne ne peut jamais entrevoir la fin. Elles permettent à des chefs d'Etat affaiblis de se croire puissants et d'obtenir le consensus populaire et démocratique de la lâcheté tant que le conflit se déroule hors de nos frontières. Mais chacun sait que ces guerres n'ont rien réglé, ne règlent rien et ne régleront rien. Elles parviennent même à compliquer des situations pourtant déjà singulièrement complexes.
L'exode massif de réfugiés en provenance de tous ces pays en guerre le rappelle brutalement à la France et à l'Europe.
Il est trop tard aujourd'hui pour l'arrêter. Nous n'avons pas lutté contre les trafiquants d'êtres humains qui s'enrichissent sur la détresse des réfugiés. Ce sont les Etats impuissants qui ont
fait de ces groupes mafieux les maîtres incontestés de cette sinistre opération. Et nous ne sommes pas venus au secours de la misère pour empêcher les barbares d'apparaître
comme des bienfaiteurs. Au lieu d'avoir à lutter seulement contre la misère, nous avons donc à lutter contre la barbarie et contre la misère.
Dans ce contexte, deux attitudes s'affrontent: celle de l'Allemagne qui a pris l'initiative de l'accueil des réfugiés avec toutes ses conséquences politiques, sociales et économiques :
une image de solidarité, de savoir faire, d'organisation, une réserve de main d'oeuvre dans un pays qui en manque déjà, et un leadership politique indiscutable dans une Europe
hésitante et divisée.
Et puis, il y l'attitude de la France qui persiste dans l'absurdité de son fantasme de victoire par les armes et qui promet, dans une confusion diplomatique incohérente, d'augmenter
encore son effort de guerre, cette fois, directement contre les positions de Daech en Syrie.
Les Américains n'ont pas cessé de bombarder massivement le Nord de la Syrie, sans résultats. Ce ne sont pas deux ou trois avions Français qui changeront le cours de la guerre.
Lorsqu'on fait la guerre, on expose des hommes. Si l'on veut faire la guerre sans compter de victimes, on est sûr de la perdre. C'est pourtant ce que nous faisons, prenant exemple sur
les Américains qui ont pourtant démontré l'inanité de leur action dans ce type de conflits.
Pour gagner la guerre contre Daech, il faudra prendre les risques de la guerre, c'est-à-dire, le risque de pertes humaines.
En attendant que nous y soyons décidés, si nous devions l'être un jour, seule la réponse de l'Allemagne qui ne fait pas la guerre mais qui prépare la paix, est recevable.

Sommes-nous politiquement capables d'adopter la même attitude ? Sûrement pas. Il faudrait pour cela de la détermination et des convictions. Il faudrait aussi être en situation
économique d'y parvenir. Autant de conditions que nous ne remplissons pas.
Le match est joué. Nous l'avons perdu.
Il faudra nous résoudre à jouer les seconds rôles si nous ne nous résolvons pas à changer de politique.
Il en est encore temps.

Yves Marchand

Projet de ligne grande vitesse Montpellier – Perpignan

Une lourde erreur

« L’Observatoire du Pays de Thau » confirme qu’il reste très préoccupé par le projet LGV pour lequel la SNCF, le Conseil Régional et d’autres font le forcing.

Au demeurant, le Conseil Régional Languedoc Roussillon, à travers son représentant à la réunion récente de Poussan, a montré, à l’instar du dossier « Hinterland », qu’il avait l’art de soutenir des projets sans se soucier de l’environnement.
Les informations données par la SNCF sur le trajet sont consternantes : abimer encore un peu plus le Massif de la Gardiole, ériger un viaduc de 30 mètres de haut sur le site historique d’Issanka, passer à proximité de l’étang de Thau, zone vulnérable, s’il en est, aux herbicides épandus le long des voies, …
Oui, nous défendons fermement, sur notre coin de Languedoc, la qualité de l’eau, la faune, la flore. Pourquoi élaborer des Plans de gestion couteux quand on voit ce qu’il en advient ?
Les oiseaux disparaissent, l’étang connait trop de pollutions, l’activité des professionnels de l’Etang est mise en danger.
C’est un bruit insupportable qui s’annonce, la lourde dégradation de nos paysages déjà si impactés par les urbanisations trop souvent mal maitrisées, les nuisances multiples.

Et qu’on ne nous dise pas qu’il s’agit de l’intérêt général !

La cour des comptes, dans un rapport d’octobre 2014, a clairement posé ce qu’était aujourd’hui le TGV : très cher et peu cohérent. De plus, l’utilisation de cette nouvelle voie pour les marchandises parait aléatoire.
Le maillage de chemin de fer en France est sacrifié, les trains Intercités sont trop souvent supprimés. Le « tout autocar » préconisé maintenant est-il une solution sur nos routes encombrées et dangereuses ? Certainement pas.

Mais le projet TGV est effarant avec la construction de la gare de la « Mogère » à l’extérieur de Montpellier. Ainsi, par exemple, à terme, les usagers du bassin de Thau devront prendre le TER à Sète puis le tramway, de Saint Roch à la Mogère, ligne qui n’est pas encore prévue dans les cartons ! Est-il convenable de gagner un quart d’heure à Très Grande Vitesse et de perdre une heure dans la recherche du parking ? les correspondances ?
Personnes âgées, familles avec des enfants, handicapés, devront s’adapter à ce dispositif invraisemblable. Pour s’en sortir, la SNCF fait savoir, d’une voix timide et peu assurée, qu’une ligne rejoindrait la Mogère et les gares du littoral. Peut-on les croire ? Quel coût le stationnement aura-t-il pour les usagers ?
Ce qu’ils veulent, c’est faire la LGV, en apaisant par des propos non étayés, les usagers.

Et puis la ligne, comme trop de grands travaux, risque d’être construite sur le partenariat Public – Privé dont on connait les coûts.

Et nos élus locaux ?

Ils se sont empressés (pas tous !) de donner leur accord.
Avaient-ils tout mesuré ? Sans doute pas. Certains paraissent gênés maintenant.
Ils peuvent encore se ressaisir, d’autant que la plupart ont donné leur accord sans consulter la population.

Dire non à la Ligne Nouvelle Montpellier Perpignan TGV est la seule position crédible.

C’est là qu’est l’intérêt général. La LNMP n’est aujourd’hui pas une priorité car elle ne répond pas aux besoins des habitants du Languedoc. Elle est destinée à un transit sur notre territoire, sans arrêt cohérent, mais avec des nuisances environnementales certaines. Nous avons besoin prioritairement d’un maillage de train pour l’usage du quotidien, pour donner une alternative à la voiture moins polluante et plus sécurisée, aux habitants du Pays de Thau. Nous avons besoin d’une relocalisation de l’activité économique, associée à un service de fret efficace.

L’Observatoire du Pays de Thau, association indépendante non subventionnée, invite chacun, à tous les niveaux, à remettre sur la table notre projet global d’aménagement des voies de transports sur notre territoire.

Agnès GIZARD-CARLIN
Présidente de l’Observatoire du Pays de Thau
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Itinéraire partagé

Info : le début de piste cyclable de villeneuve-les-maguelonnes  vers Mireval et VIC, dont le terminus actuel est à la hauteur de l'ex- élevage d' autruches ne sera pas prolongé en "site propre". Selon une information recueillie auprès du service compétent du CG34, une nouvelle expression apparaît  : "itinéraire partagé". Ce qui veut dire que, ce prolongement s'effectue par le virage à angle droit vers le passage à niveau de la voie ferrée et l' emprunt de petites routes de "campagne" vers Mireval ! Itinéraire où vous partagez la route avec les voitures. Les restrictions de subventions État/Collectivités locales  ne sont sans doute pas étrangères à ce nouveau concept mais si cela devait devenir la régle, c'est pour moi, un pas en arrière qui ne va faciliter les déplacements en vélo de notre population. J'en profite également pour vous signaler la nécessité de "sécuriser" l' accès des piétons et cyclistes à la gare SNCF de VIC-MIREVAL depuis le centre de VIC LA Gardiole. En effet il faut, d'une part, traverser le croisement du D114 avec le D116 , la visibilité en provenance des véhicules en provenance de l'ex RN 112 étant réduite du fait du franchissement de  la voie ferrée par un pont-route, d'autre part, il y a le danger de la sortie de la gare, côté étangs, pour se rendre en tant que piétons face au danger sur la gauche du D116 vers VIC.

Lionel Couty

Lettre ouverte aux scolarques, assassins de grec et du latin

L’extraordinaire professeur Francis Stumbauer incitait ses élèves du collège de l’Immaculée Conception d’Aubenas à inventer un langage cryptoglotte, ce qui leur permettaient d’assimiler les racines grecques et latine de manière ludique.
Il pensait en effet qu’étudier ces racines étaient plus motivant que la traditionnelle uroluditélémétrie célébrée dans la « Guerre des boutons ». D’autant que les recordmans en cette manière étaient loin d’égaler les bovinomictions !
Les élèves, même les ergophobes porteur d’un chirohirsutisme, accédaient avec plaisir à ce « verlan » qui, après tout, ne comporte qu’un peu plus d’une centaine de racines, mais qui permet de comprendre les subtilités de notre magnifique langue, le Français. Ils n’étaient plus des aphrénopèdes.
Ils devenaient en s’amusant plus forts que leurs parents, souvent considérés comme trop facilement ototracteurs et antirotondogyrateurs !
Ils flamboyaient en rhinopodes, comme Cyrano, qu’on pourrait rebaptiser Sirhino.
Pour cela, ils excellaient en kérabovinopréhension sans hyperhippoascensionisme, et Francis Stumbonheur leur apprenait à rester modestes devant leurs succès.
Ce langage peut paraître capillarotracté ou même tétracapillarotomisé…. Et entraîner une plomboclastie, mais c’est la caractéristique des langages cryptoglottiques.
Ne prenez pas ces mots au pèdigramme !
Ne voyez dans ce message, Scolarques, qui me considéraient sans doute comme un orchidoclaste utilisant une paleonecroglotte, qu’un message d’Amour (philo) pour ma langue maternelle, le Français.
 
Je vous en supplie, ne coupez pas les paleodendrites sur lesquelles nous reposons.
 
Cryptoglossaliquement votre
 
Patrick Misse, médecin et écrivain perdu sans ses racines !
 
Ps : racines utilisées dans ce texte par ordre d’apparition:
1 Arqu- arch : qui commande, chef
2 Schol : école
3 Crypto- : caché
4 Glotte : langue
5 uro-
6 ludi- : jeu
7 Télé : au loin
8 Métrie : mesure
9 Bovino : bœuf, vache
10 Miction :
11 ergo : effort
12 phob- : avoir peur
13 chir- : main (comme chiropractor)
14 hirsut- : cheveux, poil
15 a : privatif
16  phrén- : cerveau
17 pèd- : enfant (grec) pied (latin)
18 oto- : oreille
19 gyr- gir : tourner
20 tract- : tirer
21 rhin- : nez
22 Kéra- : corne ( phanères, tissu cutané en médecine)
23 Hyper- : grand
24 capill- : cheveux
25 tetra : quatre
26 tom : couper (comme les coupes tomodensitométriques des scanners)
27 claste : qui casse (comme les cellules osseuses « ostéoclastes » qui cassent l’os)
28 gram- : lettre
29 orchido- : qui a rapport aux gonades
30 paleo- : ancien
31 necro- : morte
32 dendr- : branches, arbres (ramifications des neurones en médecine)
33 Phil- : Aimer, mon mot préféré….

Patrick Misse

Scandalisé

Dominique Reynié conduira la liste de droite et du centre aux régionales...
Comment ne pas être scandalisé quand ce "Monsieur" était présenté comme un politologue "indépendant" dans l'émission "C...dans l'air", indépendant donc "honnête", débarrassé de tous ces oripeaux et dogmes politiques...une parole donc sage, pragmatique, réaliste etc...dormez tranquille braves gens on vous injecte lentement le sérum de la piqure qui va vous mettre à mort ...et tout ça avec l'argent de ma redevance.

Patrick Gregogna