Littérature - Poésie

Café littéraire Coup de Soleil

Première édition des nouveaux « Cafés littéraires » Coup de Soleil, qui seront organisés régulièrement en 2017.
Un thème et un livre illustrant ce thème seront proposés. Présentation et lectures tirées de ce livre. Pour enrichir le débat  les participants sont invités à apporter d’autres ouvrages sur le même thème.
Pour le premier de ces cafés , le thème sera « Les jeunes et la tentation du Djihad », à partir du livre de Fouad Laroui « Ce vain combat que tu livres au monde » (éd. Julliard). Cette rencontre sera suivie à partir de 20h, du traditionnel « Couscous de Noël ».
Vendredi 13 janvier 2017 à 18 heures - Bar "Le Dôme" -  Boulevard Gambetta - Montpellier.
http://coupdesoleil.net/languedoc-roussillon/events/cafe-litteraire-et-couscous/

Les poissons meurent aussi - Pierre Micheletti

 Deni Farenc, cadre à la retraite, entretient avec la Méditerranée un lien fort, qu’il transmet à ses petites-filles lors de mémorables sorties en bateau. Mais au fil des années, il observe la dégradation de cette mer mutilée par des pratiques humaines. Et que dire du reste de la région qui s’appauvrit irrémédiablement, d’où disparaissent les ressources et les savoirs ancestraux ? Plus alarmantes encore sont ces étranges maladies qui frappent ses proches. Brisé par ce qu’il voit et ce qu’il apprend, Denis, de nature placide et joviale, va peu à peu se révolter et commettre un acte aussi insensé que dérisoire.

Une intrigue fascinante, un éclairage intimiste et poignant, ce roman, porté avec finesse par la beauté des paysages, laisse entendre les souffrances de notre planète.

 

Pierre Micheletti, originaire du Languedoc, où il revient régulièrement dans sa maison familiale d'Olargues, est médecin et parcourt tous les continents depuis trente ans. Observateur attentif des désordres de l’environnement, il sait que, si la réalité est mondiale, elle n’est pas pour autant exempte de déclinaisons locales. Et c’est en terre du Languedoc qu’il a choisi de situer son histoire. Il est vice-président d’Action Contre la Faim, après avoir dirigé Médecins du Monde (2006-2009).

Incertitudes

Au milieu du gué tumultueux et dangereux que nous traversons en ce début du XXIème siècle, à quoi pouvons-nous nous raccrocher ?
A la culture, dont Edouard Herriot aurait dit « c'est ce qui reste quand on a tout oublié » ?
A la littérature qui nécessite un effort tel que certains y renoncent ?
Pourtant, depuis qu’Homo Sapiens écrit et peut conserver ses écrits, la littérature contient toute l’expérience humaine, pour le meilleur et peut-être aussi pour le pire.
Comment tirer parti de son enseignement car la littérature, diverse à l’infini, parfois tumultueuse elle aussi, est comme une immense « toile » pour laquelle n’existe malheureusement pas de « moteur de recherche ».
Est-elle un labyrinthe où l’on risque de se perdre ? Quelle Ariane peut nous éviter de chercher midi à quatorze heures et de nous brûler les ailes ? Ariane qui donne le « truc » (on n’ose pas dire « la ficelle » !) pour s’en sortir…. Quoique l’on puisse se demander si ce mythe est bien pertinent ici car, suivant le fil d’Ariane, on ne fait que rebrousser chemin, ce qui n’est pas la meilleure façon d’avancer.Or, il ne faut pas reculer, il faut avancer.
La littérature que l’on estime totalement disponible, surtout depuis le développement de l’édition à bon marché et la généralisation des outils numériques, est-elle vraiment accessible à tous, et à quelles conditions ? L’une de ces conditions est certainement de savoir lire ! Mais qu’est-ce que savoir lire ?
Toutes ses questions doivent être posées, et sans doute d’autres encore. Il y va de la civilisation parce qu’on ne peut pas imaginer que l’on doive continuer à réagir à l’immédiat, dominés par l’émotion, ce à quoi nous obligent souvent les médias actuels, sans le recul que permet la lecture d’une langue travaillée.
                                                                                                                                             Maurice Bouchard

Bernadette Boissié-Dubus publie 2 romans pour enfants

L'île à l'envers

 

L'île à l'envers
Boissié-Dubus Bernadette

Drôle de village, drôle de monde, drôles de gens… Perdu loin des siens, Samuel cherche la route pour retourner chez lui. Pourquoi parmi les personnes étranges qu’il rencontre aucune ne veut l’aider à retrouver ses parents ? N’y a-t-il pas un poste de police dans ce pays ? Peu à peu, sa mémoire se liquéfie. L’oubli s’installe. Qui sont ses parents ? Peu importe. Peu importe aussi cette petite fille en robe rouge qui danse dans sa mémoire. Accompagné d’un chat noir et d’une mouette, il va vivre des aventures qui le feront grandir, dépasser ses limites, et devenir un héros malgré lui. Mais la réalité n’est pas toujours ce qu’on croit…

Une aventure étrange mais aussi un conte philosophique qui fera rêver petits et grands.

 

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Le Voyage fantastique du chroniqueur du roi
de Boissié-Dubus Bernadette

Un roman de science fiction sans vaisseau spatial... Découvrez comment Anne, l'ordinateur intelligent, va séduire Alphonse, chroniqueur à la cour de François Premier devenu typographe dans une imprimerie de Montpellier au XVième siècle et le conduire dans l'espace et le temps à la recherche de l'histoire de l'écriture. Un roman d'aventure fantastique et drôle pour apprendre à connaître nos ancêtres et ce moyen de communication extraordinaire qu'est l'écriture, et ce que les hommes ont enduré pour passer le flanbeau de génération en génération. .

» pour se les procurer

Un poète agathois au Musc'art de Frontignan


 

L’association Musc’art a tenu son assemblée générale annuelle ce jeudi 1er décembre (Petit Journal du 7/12) au restaurant Côté Mer de Frontignan-plage, pour confirmer sa bonne santé et sa confiance en l’avenir de l’art et de la culture à Frontignan, puis a ouvert sa 50è édition avec Angela Mamier qui recevait deux nouveaux invités.
Jean-Pierre Roque avec son volume Rédemption, L’enfance adamantine, Poèmes et fragments de mémoire, paru à l’Harmattan, offre trente poèmes, classés en quatre chapitres intitulés L’enfant pauvre (6 poèmes), Maman  (6 poèmes), Mon enfant (6 poèmes) et Mes enfants (12 poèmes).
Ce poète et écrivain prolixe agathois expose là en toute sincérité et sensibilité, toute une vie passée dans la souffrance, présente dans la réflexion et à venir avec ses visions et ses espérances confiées à sa descendance. Pas de circonlocutions, une langue claire et directe, une structure originale, avec ses « fragments », en forme de compléments qui côtoient chacun de ses poèmes : son recueil touche et fait réfléchir sur la condition difficile de l’enfant devenu homme qui porte son regard sur sa mère et les femmes en général, pour atteindre le niveau de l’universalité de la condition humaine.
De « la poésie philosophique » en quelque sorte !
Jean Alingrin a ensuite lui aussi évoqué son passé de jeune musicien, arrivé à l’âge mûr qui le voit jouer de tous les instruments à vent possibles, avec toutefois un penchant pour le hautbois, qui lance ses sons acidulés sur les barques des jouteurs de l’été dans la région. Ce grand voyageur a quantité de beaux souvenirs à transmettre, quand il n’anime pas l’orchestre folklorique des « Grailhes de Thau » ou sa « Corala do Pais » qui perpétue la tradition des chants occitans et des « nadalets » en l’église St Paul de Frontignan.
Humour, passion, dévouement, convictions dans la tradition… Jean Alingrin est un pan incontournable de la culture frontignanaise.

Pierre Mamier

Trophées Brassens de la Poésie

Appel aux poètes

 

Club Georges Brassens

Le club a vu le jour dans les années 1978/1979 à la "Maison des jeunes et de la culture" de l'Ile de Thau à Sète, où, à l'initiative d'Angel Girones, un groupe composé de quelques enseignants et musiciens admirateurs de Georges Brassens a décidé de composer des poèmes et de confronter régulièrement les essais afin de s'encourager à l'écriture.
Guitaristes et chanteurs les rejoignent. Le groupe grandit et ne tarde pas à créer une association en 1980.
Georges Brassens qui est un exemple pour tous est contacté par Angel GIRONES pour qu'il vienne à Sète parrainer le "Club".  Georges Brassens souhaite y répondre favorablement mais hélas la maladie l'en empêche. Il donne néanmoins bien volontiers son accord...Ainsi naît le Club Georges Brassens.

jeanne corporon est la banquiere

Jeanne Corporon
actuelle président du Club Georges Brassens

   

Le Club Georges Brassens va créer en 2017 un Trophée Brassens de la Poésie parallèlement à son Trophée Brassens de la chanson.

  • Le concours est ouvert à tous les auteurs de poésie (à partir de 18 ans).
  • Les candidats doivent adresser 3 œuvres dactylographiées, ainsi qu'un bref CV, par mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. avant le 1er mai 2017.
  • La sélection sera effectuée de manière anonyme par notre Jury
  • Le gagnant sera désigné par le Jury et ses 3 textes seront lus par un comédien, avant le concert des finalistes du Trophée Brassens de la Chanson 2017 (à Sète, place A. Briand le 24 Juin).
  • Il recevra, en prix, l'édition de son recueil de poèmes (sous réserve de modifications et nombre d'exemplaires à déterminer).

 Brassens et Jean Ferrat - 1969Georges Brassens et Jean Ferrat, en 1969

Echanges en Lecture

De nombreux groupes de lecture existent ça ou là, plus ou moins formalisés dans leur fonctionnement. Des amis qui se rencontrent régulièrement pour échanger sur le même livre ou sur un auteur, en dehors de toute tutelle. Ou encore, dans des établissements comme Médiathèques ou Bibliothèques, voire écoles, collèges ou lycées (dans ce cas peut-être animés par les professeurs-documentalistes ou professeurs de lettres) sous des formes plus organisées...

Il serait intéressant que ces groupes se fassent connaître par de textes courts décrivant leur fonctionnement et, bien sûr, le résultat de leurs débats. Il serait encore plus intéressant qu'ils puissent communiquer entre eux, soit directement (en faisant apparaître une adresse mail), soit en nous demandant de publier leur communication.      contact: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Elise (1979- 2007)

 

 

Ces recueils regroupent des dessins et surtout des poèmes d’Elise, intimistes, sensibles, dans lesquels elle projette ses émotions, ses joies, mais aussi ses souffrances devant un monde dur et froid, exprimant de manière désabusée et parfois ironique les angoisses de nombreux jeunes de sa génération.

Ils sont vendus au profit de l’association Elise dont l’objet est de faire découvrir ses œuvres (chansons, poèmes, nouvelles, peintures, dessins, craies d’art) par le biais de productions et de publications, afin qu’elles ne passent pas inaperçues.

Certains de ces textes, mis en musique par Elise, peuvent être proposés à de jeunes artistes qui souhaiteraient les interpréter.

 Boutique en ligne www.edition-flam.com

Femmes hors contrôle

par Bernadette Boissié-Dubus
publié aux Éditions Clair de Plume 34

Femmes hors contrôle

Bernadette Boissié- Dubus signe ici son dix-huitième roman. Rompant pour une fois avec la tradition d'écrivaine régionale, elle abandonne l'Occitanie et prend le pari d'écrire une histoire se déroulant dans la capitale. Un pari à Paris...

Dans un Paris déjà en ébullition - crues de la Seine, manifestations, état d’urgence - un étrange criminel sème la panique chez les cover-girls et sejoue des meilleurs éléments du 36 quai des Orfèvres en mettant ses victimes bien en vue dans des jardins de la capitale : parc Georges Brassens, square Vert Galant, parc Monsouri, jardin japonais Albert Kahn, square Saint-Gilles Grand Veneur Pauline Rolland, jardin Anne Frank, Clos des blancs manteaux. De l’hôtel des Anges où cohabitent familles africaines et prostituées au musée des Arts Primitifs, huit femmes, venues d'horizons totalement différents et ne se connaissant pas pour la plupart, vont s’unir et mettre les pieds dans le plat en enquêtant en marge de la justice.
Un thriller qui révèle l'intimité de chacune d'entre elles concernées de près ou de loin par les victimes, et la capacité qu'ont les femmes à s'unir lorsqu'on touche à l'une d'elles.

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Des vignes aux tranchées, la grande guerre en pays biterrois

Un livre de Béatrix Pau publié par les éditions du Mont
par Bruno Modica

Des vignes aux tranchées 1

Les éditions du Mont sont situées à Cazouls les Béziers, dans un de ces bourgs de l’Ouest du département de l’Hérault à 13 km de la ville de Béziers. L’ouvrage présenté est l’œuvre d’une historienne Béatrix Pau, professeur dans l’un des deux grands lycées de Béziers, le lycée Jean Moulin.

Cet ouvrage va très au-delà d’une monographie locale sur la situation matérielle et morale de l’arrière pendant la Grande guerre. Il permet, avec une organisation thématique, de trouver des exemples extrêmement précis sur tous les aspects de la vie économique et sociale d’une ville – centre, implantée dans une zone agricole, marquée par la monoculture de la vigne.

Comme beaucoup de villes de cette taille, Béziers est un centre de recrutement, avec le 96e régiment d’infanterie, le 1er hussard et un détachement de la 16e section de commis ouvriers. La cité est alors peuplée par 52 000 habitants.

La ville mobilisée

La première partie de l’ouvrage traite de questions générales de la mobilisation et du maintien de l’ordre dans la ville, avec la création d’une garde civique volontaire en l’application des lois sur l’état de siège qui remonte du 9 août 1849. Les nouvelles officielles sont apposées dans différents lieux publics, et les officiers en charge de la place d’armes de Béziers ont cherché à tout moment à contrôler la propagation d’informations. Face à la mobilisation la population de Béziers n’a pas eu des comportements fondamentalement différents de ceux du reste du pays. La ville avait pourtant une assez mauvaise réputation depuis la mutinerie des soldats du 17e, lors de la révolte vigneronne de 1907. Cet épisode qui n’a pas été oublié, lors des premiers combats en Alsace en 1914, par les chefs militaires, et qui a contribué à entretenir la légende noire des soldats du Midi. Lire à ce propos, de Jean-Yves Le Naour, la légende noire des soldats du Midi. 

En réalité, la population biterroise, si l’on se base sur cet ouvrage, n’a pas agi très différemment, par rapport à celle d’autres régions de France. En matière de mobilisation, Béatrix Pau montre que les cas de désertion ont été extrêmement rares, et elle ne mentionne que deux exemples, en avril 1915.

Face aux réquisitions, prévues en temps de guerre, l’attitude de la population a été diverse. Les propriétaires fonciers ont pu être satisfaits car l’intendance payait est souvent très fort mais la lenteur des paiements, la priorité donnée aux agriculteurs pour conserver certaines de leurs bêtes, ont pu susciter des réactions de résistance. La nécessité de fournir les tranchées en « pinard » a conduit l’autorité militaire à procéder à des réquisitions massives entre le quart et le sixième des récoltes, entre 1915 et 1916.

La ville solidaire

Le deuxième chapitre présente la solidarité et la générosité qui se sont manifestées dès les premiers jours de la guerre. Les collectes des différents comités de charités qui se sont constitués, la souscription aux emprunts de la Défense nationale ont été qualifiée de satisfaisants. 17 novembre 1914, et cela peut rejoindre la lutte contre les préjugés « anti méridionaux » évoqués plus haut, le préfet de l’Hérault qui est demandé aux maires du département d’inciter leurs administrés « à verser leur vin pour la patrie », met en avant le patriotisme mais aussi la vertu du vin et la qualité de celui du Midi. « Les enfants du Midi, en dépit de certaines légendes désormais abolies, atteste chaque jour l’héroïsme et la vigueur de votre race. Trop de mort glorieuse dont vous êtes fiers, en fournissent le témoignage incessamment renouvelé. Le vin a retrouvé son antique renommée. Demain, s’il vous plaît, il ira vers le front soutenir l’ardeur de nos soldats, ceux du Nord, d’Angleterre et de Belgique apprendront à le connaître, ceux du Midi seront joyeux de le reconnaître. Le triomphe du vin accompagnera la victoire de la France. »  Béatrix Pau a pu se livrer à un inventaire précieux des dons des propriétaires viticoles et des caves coopératives. Au 22 janvier 1915, l’œuvre du « vin aux soldats » avait déjà reçu 38 399 hl de vin. Si on ajoute cela aux réquisitions, il est possible de considérer que les biterrois ont été particulièrement généreux.

Dans le troisième chapitre, Béatrix Pau présente les conséquences de l’absence des hommes dans une zone agricole, avec une guerre qui commence quelques semaines avant les vendanges. Comme ailleurs, les femmes se sont mobilisées, ont assuré les travaux agricoles et certaines lettres montrent que si les hommes se préoccupent de la conduite des affaires, les femmes n’hésitent pas à demander des conseils à leurs compagnons partis au combat.

Comme ailleurs, la guerre a contribué à une évolution rapide des mœurs, à une restructuration familiale, à une augmentation du nombre de divorces. L’étude des correspondances montre des préoccupations très variées, celles qui relèvent de préoccupations économiques, l’inquiétude à propos de la fidélité du conjoint, mais aussi des demandes très précises de biens pour améliorer l’ordinaire.

Dans la deuxième partie, « vivre en guerre », Béatrix Pau dresse une sorte d’inventaire des difficultés croissantes que subit la population biterroise avec des signes croissants de pénurie. L’absence de pommes de terre a été durement ressentie par la population et en janvier 1917, le retard d’approvisionnement a pu représenter le chiffre de 64 000 wagons, retardés par la priorité accordée aux transports de troupes sur le réseau ferroviaire.

Les prix de tous les produits ont connu une inflation majeure, y compris le prix du vin aux litre qui double dès 1916. Le prix des produits de traitement de la vigne a également connu de très fortes hausses, notamment celui du sulfate de cuivre, [2] évidemment dont le prix attribué jusqu’en 1916. L’intervention de l’État a jeté les bases de ce que l’auteur rappelle un État-providence, avec de fortes incitations à la mise en culture de terres pour les céréales, avec fourniture des semences, mais aussi le développement d’allocations de secours. La partie qui concerne les fraudes à propos de ces allocations est également extrêmement intéressante. Près de 10 000 demandes d’allocations de secours ont été déposées, ce qui représente tout de même 17 % de la population de Béziers. Les cas de fausses déclarations, sont loin d’être négligeables.

À propos des distractions, les biterrois, ont pu pendant la guerre profiter de la réouverture des salles de spectacles à partir du 14 novembre 1914. Les programmes dans les salles de cinéma étaient soumis au visa de l’autorité militaire. Les spectacles lyriques très prisés par les biterrois avant-guerres ont quand même vu leur fréquentation baisser, en raison de la cherté de la vie et c’est surtout le sport qui a permis d’oublier les difficultés liées à la guerre.

La ville meurtrie

La troisième partie montre comment la population à affronté la mort. Le tableau comparatif des biterrois morts pour la France par rapport au total national montre que c’est surtout pendant la première année de la guerre que le tribut a été le plus lourd. Plus de 27 % par rapport à une moyenne nationale de 20,5 %. Pour les autres années de guerre, à l’exception de 1917, les pourcentages sont équivalents.

Ce tableau de Béziers pendant la guerre permet de retrouver un environnement qui nous est familier, celui de ce que l’on appelait « le bas Languedoc viticole ». En réalité, ce bas Languedoc viticole n’existe plus vraiment. Les mouvements de population, la part de plus en plus nombreuse des nouveaux arrivants issus d’autres régions, dans les villages languedociens, ont considérablement modifié la physionomie de cette ville qui a pu être la locomotive économique du département jusqu’au milieu du XXe siècle. Elle ne l’est plus aujourd’hui.

Bruno Modica

Le blessé de l'église

Marcle Dazin qui réside aujourd'hui à Agde vient de publier "Le blessé de l'église", le récit d'une vie qui est aussi un témoignage d'une grande intensité sur une époque et sur un milieu.

Après une belle carrière de chanteur, compositeur et musicien, Marcel Dazin nous révèle sa souffrance intérieure. Il a passé une grande partie de sa vie dans les églises et pourtant c'est un message de révolte que l'on retrouve dans cet ouvrage.
Ce livre retrace ses concerts, ses amours, dévoile ses sentiments, ses cris, raconte ses rencontres avec l'abbé Pierre et quelques célébrités et surtout révèle ses chansons qui parlent d'amour et de Dieu.

Le livre est accompagné d'un CD avec une sélection des chansons de l'auteur.

"Ecoutez et lisez ses chansons comme des complaintes. Ses témoignages sont écrits avec force et tact, et sa musique décrit ses doutes et ses espoirs". Alexandra de Saint-Prix