Littérature - Poésie

Incertitudes

Au milieu du gué tumultueux et dangereux que nous traversons en ce début du XXIème siècle, à quoi pouvons-nous nous raccrocher ?
A la culture, dont Edouard Herriot aurait dit « c'est ce qui reste quand on a tout oublié » ?
A la littérature qui nécessite un effort tel que certains y renoncent ?
Pourtant, depuis qu’Homo Sapiens écrit et peut conserver ses écrits, la littérature contient toute l’expérience humaine, pour le meilleur et peut-être aussi pour le pire.
Comment tirer parti de son enseignement car la littérature, diverse à l’infini, parfois tumultueuse elle aussi, est comme une immense « toile » pour laquelle n’existe malheureusement pas de « moteur de recherche ».
Est-elle un labyrinthe où l’on risque de se perdre ? Quelle Ariane peut nous éviter de chercher midi à quatorze heures et de nous brûler les ailes ? Ariane qui donne le « truc » (on n’ose pas dire « la ficelle » !) pour s’en sortir…. Quoique l’on puisse se demander si ce mythe est bien pertinent ici car, suivant le fil d’Ariane, on ne fait que rebrousser chemin, ce qui n’est pas la meilleure façon d’avancer.Or, il ne faut pas reculer, il faut avancer.
La littérature que l’on estime totalement disponible, surtout depuis le développement de l’édition à bon marché et la généralisation des outils numériques, est-elle vraiment accessible à tous, et à quelles conditions ? L’une de ces conditions est certainement de savoir lire ! Mais qu’est-ce que savoir lire ?
Toutes ses questions doivent être posées, et sans doute d’autres encore. Il y va de la civilisation parce qu’on ne peut pas imaginer que l’on doive continuer à réagir à l’immédiat, dominés par l’émotion, ce à quoi nous obligent souvent les médias actuels, sans le recul que permet la lecture d’une langue travaillée.
                                                                                                                                             Maurice Bouchard

Bernadette Boissié-Dubus publie 2 romans pour enfants

L'île à l'envers

 

L'île à l'envers
Boissié-Dubus Bernadette

Drôle de village, drôle de monde, drôles de gens… Perdu loin des siens, Samuel cherche la route pour retourner chez lui. Pourquoi parmi les personnes étranges qu’il rencontre aucune ne veut l’aider à retrouver ses parents ? N’y a-t-il pas un poste de police dans ce pays ? Peu à peu, sa mémoire se liquéfie. L’oubli s’installe. Qui sont ses parents ? Peu importe. Peu importe aussi cette petite fille en robe rouge qui danse dans sa mémoire. Accompagné d’un chat noir et d’une mouette, il va vivre des aventures qui le feront grandir, dépasser ses limites, et devenir un héros malgré lui. Mais la réalité n’est pas toujours ce qu’on croit…

Une aventure étrange mais aussi un conte philosophique qui fera rêver petits et grands.

 

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Le Voyage fantastique du chroniqueur du roi
de Boissié-Dubus Bernadette

Un roman de science fiction sans vaisseau spatial... Découvrez comment Anne, l'ordinateur intelligent, va séduire Alphonse, chroniqueur à la cour de François Premier devenu typographe dans une imprimerie de Montpellier au XVième siècle et le conduire dans l'espace et le temps à la recherche de l'histoire de l'écriture. Un roman d'aventure fantastique et drôle pour apprendre à connaître nos ancêtres et ce moyen de communication extraordinaire qu'est l'écriture, et ce que les hommes ont enduré pour passer le flanbeau de génération en génération. .

» pour se les procurer

Trophées Brassens de la Poésie

Appel aux poètes

 

Club Georges Brassens

Le club a vu le jour dans les années 1978/1979 à la "Maison des jeunes et de la culture" de l'Ile de Thau à Sète, où, à l'initiative d'Angel Girones, un groupe composé de quelques enseignants et musiciens admirateurs de Georges Brassens a décidé de composer des poèmes et de confronter régulièrement les essais afin de s'encourager à l'écriture.
Guitaristes et chanteurs les rejoignent. Le groupe grandit et ne tarde pas à créer une association en 1980.
Georges Brassens qui est un exemple pour tous est contacté par Angel GIRONES pour qu'il vienne à Sète parrainer le "Club".  Georges Brassens souhaite y répondre favorablement mais hélas la maladie l'en empêche. Il donne néanmoins bien volontiers son accord...Ainsi naît le Club Georges Brassens.

jeanne corporon est la banquiere

Jeanne Corporon
actuelle président du Club Georges Brassens

   

Le Club Georges Brassens va créer en 2017 un Trophée Brassens de la Poésie parallèlement à son Trophée Brassens de la chanson.

  • Le concours est ouvert à tous les auteurs de poésie (à partir de 18 ans).
  • Les candidats doivent adresser 3 œuvres dactylographiées, ainsi qu'un bref CV, par mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. avant le 1er mai 2017.
  • La sélection sera effectuée de manière anonyme par notre Jury
  • Le gagnant sera désigné par le Jury et ses 3 textes seront lus par un comédien, avant le concert des finalistes du Trophée Brassens de la Chanson 2017 (à Sète, place A. Briand le 24 Juin).
  • Il recevra, en prix, l'édition de son recueil de poèmes (sous réserve de modifications et nombre d'exemplaires à déterminer).

 Brassens et Jean Ferrat - 1969Georges Brassens et Jean Ferrat, en 1969

Echanges en Lecture

De nombreux groupes de lecture existent ça ou là, plus ou moins formalisés dans leur fonctionnement. Des amis qui se rencontrent régulièrement pour échanger sur le même livre ou sur un auteur, en dehors de toute tutelle. Ou encore, dans des établissements comme Médiathèques ou Bibliothèques, voire écoles, collèges ou lycées (dans ce cas peut-être animés par les professeurs-documentalistes ou professeurs de lettres) sous des formes plus organisées...

Il serait intéressant que ces groupes se fassent connaître par de textes courts décrivant leur fonctionnement et, bien sûr, le résultat de leurs débats. Il serait encore plus intéressant qu'ils puissent communiquer entre eux, soit directement (en faisant apparaître une adresse mail), soit en nous demandant de publier leur communication.      contact: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Elise (1979- 2007)

 

 

Ces recueils regroupent des dessins et surtout des poèmes d’Elise, intimistes, sensibles, dans lesquels elle projette ses émotions, ses joies, mais aussi ses souffrances devant un monde dur et froid, exprimant de manière désabusée et parfois ironique les angoisses de nombreux jeunes de sa génération.

Ils sont vendus au profit de l’association Elise dont l’objet est de faire découvrir ses œuvres (chansons, poèmes, nouvelles, peintures, dessins, craies d’art) par le biais de productions et de publications, afin qu’elles ne passent pas inaperçues.

Certains de ces textes, mis en musique par Elise, peuvent être proposés à de jeunes artistes qui souhaiteraient les interpréter.

 Boutique en ligne www.edition-flam.com

Femmes hors contrôle

par Bernadette Boissié-Dubus
publié aux Éditions Clair de Plume 34

Femmes hors contrôle

Bernadette Boissié- Dubus signe ici son dix-huitième roman. Rompant pour une fois avec la tradition d'écrivaine régionale, elle abandonne l'Occitanie et prend le pari d'écrire une histoire se déroulant dans la capitale. Un pari à Paris...

Dans un Paris déjà en ébullition - crues de la Seine, manifestations, état d’urgence - un étrange criminel sème la panique chez les cover-girls et sejoue des meilleurs éléments du 36 quai des Orfèvres en mettant ses victimes bien en vue dans des jardins de la capitale : parc Georges Brassens, square Vert Galant, parc Monsouri, jardin japonais Albert Kahn, square Saint-Gilles Grand Veneur Pauline Rolland, jardin Anne Frank, Clos des blancs manteaux. De l’hôtel des Anges où cohabitent familles africaines et prostituées au musée des Arts Primitifs, huit femmes, venues d'horizons totalement différents et ne se connaissant pas pour la plupart, vont s’unir et mettre les pieds dans le plat en enquêtant en marge de la justice.
Un thriller qui révèle l'intimité de chacune d'entre elles concernées de près ou de loin par les victimes, et la capacité qu'ont les femmes à s'unir lorsqu'on touche à l'une d'elles.

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Des vignes aux tranchées, la grande guerre en pays biterrois

Un livre de Béatrix Pau publié par les éditions du Mont
par Bruno Modica

Des vignes aux tranchées 1

Les éditions du Mont sont situées à Cazouls les Béziers, dans un de ces bourgs de l’Ouest du département de l’Hérault à 13 km de la ville de Béziers. L’ouvrage présenté est l’œuvre d’une historienne Béatrix Pau, professeur dans l’un des deux grands lycées de Béziers, le lycée Jean Moulin.

Cet ouvrage va très au-delà d’une monographie locale sur la situation matérielle et morale de l’arrière pendant la Grande guerre. Il permet, avec une organisation thématique, de trouver des exemples extrêmement précis sur tous les aspects de la vie économique et sociale d’une ville – centre, implantée dans une zone agricole, marquée par la monoculture de la vigne.

Comme beaucoup de villes de cette taille, Béziers est un centre de recrutement, avec le 96e régiment d’infanterie, le 1er hussard et un détachement de la 16e section de commis ouvriers. La cité est alors peuplée par 52 000 habitants.

La ville mobilisée

La première partie de l’ouvrage traite de questions générales de la mobilisation et du maintien de l’ordre dans la ville, avec la création d’une garde civique volontaire en l’application des lois sur l’état de siège qui remonte du 9 août 1849. Les nouvelles officielles sont apposées dans différents lieux publics, et les officiers en charge de la place d’armes de Béziers ont cherché à tout moment à contrôler la propagation d’informations. Face à la mobilisation la population de Béziers n’a pas eu des comportements fondamentalement différents de ceux du reste du pays. La ville avait pourtant une assez mauvaise réputation depuis la mutinerie des soldats du 17e, lors de la révolte vigneronne de 1907. Cet épisode qui n’a pas été oublié, lors des premiers combats en Alsace en 1914, par les chefs militaires, et qui a contribué à entretenir la légende noire des soldats du Midi. Lire à ce propos, de Jean-Yves Le Naour, la légende noire des soldats du Midi. 

En réalité, la population biterroise, si l’on se base sur cet ouvrage, n’a pas agi très différemment, par rapport à celle d’autres régions de France. En matière de mobilisation, Béatrix Pau montre que les cas de désertion ont été extrêmement rares, et elle ne mentionne que deux exemples, en avril 1915.

Face aux réquisitions, prévues en temps de guerre, l’attitude de la population a été diverse. Les propriétaires fonciers ont pu être satisfaits car l’intendance payait est souvent très fort mais la lenteur des paiements, la priorité donnée aux agriculteurs pour conserver certaines de leurs bêtes, ont pu susciter des réactions de résistance. La nécessité de fournir les tranchées en « pinard » a conduit l’autorité militaire à procéder à des réquisitions massives entre le quart et le sixième des récoltes, entre 1915 et 1916.

La ville solidaire

Le deuxième chapitre présente la solidarité et la générosité qui se sont manifestées dès les premiers jours de la guerre. Les collectes des différents comités de charités qui se sont constitués, la souscription aux emprunts de la Défense nationale ont été qualifiée de satisfaisants. 17 novembre 1914, et cela peut rejoindre la lutte contre les préjugés « anti méridionaux » évoqués plus haut, le préfet de l’Hérault qui est demandé aux maires du département d’inciter leurs administrés « à verser leur vin pour la patrie », met en avant le patriotisme mais aussi la vertu du vin et la qualité de celui du Midi. « Les enfants du Midi, en dépit de certaines légendes désormais abolies, atteste chaque jour l’héroïsme et la vigueur de votre race. Trop de mort glorieuse dont vous êtes fiers, en fournissent le témoignage incessamment renouvelé. Le vin a retrouvé son antique renommée. Demain, s’il vous plaît, il ira vers le front soutenir l’ardeur de nos soldats, ceux du Nord, d’Angleterre et de Belgique apprendront à le connaître, ceux du Midi seront joyeux de le reconnaître. Le triomphe du vin accompagnera la victoire de la France. »  Béatrix Pau a pu se livrer à un inventaire précieux des dons des propriétaires viticoles et des caves coopératives. Au 22 janvier 1915, l’œuvre du « vin aux soldats » avait déjà reçu 38 399 hl de vin. Si on ajoute cela aux réquisitions, il est possible de considérer que les biterrois ont été particulièrement généreux.

Dans le troisième chapitre, Béatrix Pau présente les conséquences de l’absence des hommes dans une zone agricole, avec une guerre qui commence quelques semaines avant les vendanges. Comme ailleurs, les femmes se sont mobilisées, ont assuré les travaux agricoles et certaines lettres montrent que si les hommes se préoccupent de la conduite des affaires, les femmes n’hésitent pas à demander des conseils à leurs compagnons partis au combat.

Comme ailleurs, la guerre a contribué à une évolution rapide des mœurs, à une restructuration familiale, à une augmentation du nombre de divorces. L’étude des correspondances montre des préoccupations très variées, celles qui relèvent de préoccupations économiques, l’inquiétude à propos de la fidélité du conjoint, mais aussi des demandes très précises de biens pour améliorer l’ordinaire.

Dans la deuxième partie, « vivre en guerre », Béatrix Pau dresse une sorte d’inventaire des difficultés croissantes que subit la population biterroise avec des signes croissants de pénurie. L’absence de pommes de terre a été durement ressentie par la population et en janvier 1917, le retard d’approvisionnement a pu représenter le chiffre de 64 000 wagons, retardés par la priorité accordée aux transports de troupes sur le réseau ferroviaire.

Les prix de tous les produits ont connu une inflation majeure, y compris le prix du vin aux litre qui double dès 1916. Le prix des produits de traitement de la vigne a également connu de très fortes hausses, notamment celui du sulfate de cuivre, [2] évidemment dont le prix attribué jusqu’en 1916. L’intervention de l’État a jeté les bases de ce que l’auteur rappelle un État-providence, avec de fortes incitations à la mise en culture de terres pour les céréales, avec fourniture des semences, mais aussi le développement d’allocations de secours. La partie qui concerne les fraudes à propos de ces allocations est également extrêmement intéressante. Près de 10 000 demandes d’allocations de secours ont été déposées, ce qui représente tout de même 17 % de la population de Béziers. Les cas de fausses déclarations, sont loin d’être négligeables.

À propos des distractions, les biterrois, ont pu pendant la guerre profiter de la réouverture des salles de spectacles à partir du 14 novembre 1914. Les programmes dans les salles de cinéma étaient soumis au visa de l’autorité militaire. Les spectacles lyriques très prisés par les biterrois avant-guerres ont quand même vu leur fréquentation baisser, en raison de la cherté de la vie et c’est surtout le sport qui a permis d’oublier les difficultés liées à la guerre.

La ville meurtrie

La troisième partie montre comment la population à affronté la mort. Le tableau comparatif des biterrois morts pour la France par rapport au total national montre que c’est surtout pendant la première année de la guerre que le tribut a été le plus lourd. Plus de 27 % par rapport à une moyenne nationale de 20,5 %. Pour les autres années de guerre, à l’exception de 1917, les pourcentages sont équivalents.

Ce tableau de Béziers pendant la guerre permet de retrouver un environnement qui nous est familier, celui de ce que l’on appelait « le bas Languedoc viticole ». En réalité, ce bas Languedoc viticole n’existe plus vraiment. Les mouvements de population, la part de plus en plus nombreuse des nouveaux arrivants issus d’autres régions, dans les villages languedociens, ont considérablement modifié la physionomie de cette ville qui a pu être la locomotive économique du département jusqu’au milieu du XXe siècle. Elle ne l’est plus aujourd’hui.

Bruno Modica

Nina Padilha : une romancière agathoise à suivre

L'Empreinte de Yarka
Antoine de Saint-Mareux, écrivain sans grande notoriété, ne se doutait pas de ce qui l'attendait, une fois publié son dernier opus, La Violence du miel. Sa rencontre avec Manon allait entièrement bouleverser sa vie.

 

L'agathoise Nina Padilha vient de publier son second roman, "L'empreinte de Yarka". Un ouvrage de science fiction, avec une belle intrigue qui mêle amour et suspens mais qui pose aussi des questions importantes pour la maîtrise de notre futur.  Un livre qui donne à réfléchir et à agir.
Avec son autre livres "destins croisés ", un imbroglio génétique sur fond de généalogie et une belle claque au racisme, Nina Padilha s'affirme comme une vraie romancière de talent qui n'a pas fini de nous surprendre.

» pour commander L'empreinte de Yarka (format papier ou numérique).

 

Nina Padilha

Nina Padilha est multiculturelle de par sa naissance loin de France et ses nombreux voyages qui vont lui permettre d'acquérir un bagage intellectuel conséquent.
Bien qu'ayant dépassé le demi-siècle et vécu plusieurs tranches de vie, parfois difficiles, elle affiche toujours le sourire éclatant d'une éternelle optimiste et ce malgré les aléas.
Elle écrit, depuis toujours, des poèmes au vocabulaire très riche. Elle est aussi auteur de chansons, en français et en brésilien, s'est essayée à de tout petits contes pour bambins…
Variant sa plume, elle s'est plongée dans l'écriture de romans avec enthousiasme.
Paraphrasant Fernando Pessoa, elle aime à dire « J’écris parce que la vie ne suffit pas ».

Contes et nouvelles lesbiennes

zoomContes et nouvelles lesbiennes contient de nouvelles versions de contes traditionnels tels que La Belle au Bois dormant, Cendrillon, La petite fille aux allumettes et Le Chat botté. On y trouvera également des nouvelles qui mettent en scène des lesbiennes, illustres et obscures, qui ont des soucis identiques à ceux des autres femmes : vivre des relations authentiques, qu’elles soient amicales ou amoureuses, tout en gardant leur liberté et leur autonomie grâce à un métier plus ou moins épanouissant. Les lesbiennes qui peuplent ce recueil sont donc des femmes qui aiment, souffrent, travaillent et survivent dans un monde misogyne et lesbophobe. Femmes d’hier et d’aujourd’hui, célèbres ou cachées, en proie à bien des difficultés, mais courageuses, aimant la vie et prêtes à se battre pour faire évoluer une société archaïque et machiste. Les textes qui les mettent en scène n’ont d’autre ambition que de faire réfléchir en amusant, comme les autres contes traditionnels des pays européens.

L'auteure
Docteur ès lettres, Paula DUMONT, qui vit dans un village héraultais, se consacre à l’écriture. Elle a publié aux Éditions L’Harmattan deux ouvrages autobiographiques, Mauvais genre et La vie dure : Education sentimentale d'une lesbienne, un conte philosophique, Règne des femmes, deux essais, Lettre à une Amie Hetero et Les convictions de Colette, et un dictionnaire de littérature lesbienne, Entre femmes, dans lequel sont recensées trois cents œuvres lesbiennes. Féministe, Paula Dumont milite également pour l’égalité des droits des LGBT.

Le dernier Marie-Hélène Lafond pour les enfants

Le petit tailleur et le géantLe petit tailleur et le géant
Une histoire de Marie-Hélène Lafond
publié aux éditions Les Minots avec la merveilleuse Xavière Devos pour les illustrations

M. Tartan est un petit tailleur pas très doué.
Aussi est-il le premier étonné lorsqu’Ugly le géant lui demande de lui confectionner un costume pour son mariage. Le petit tailleur sera-t-il à la hauteur du défi ?

Les enfants de 4 ans et plus vont raffoler de ce nouveau livre de Marie-Hélène Lafond, une auteure Lapeyradoise dont les récits sont toujours captivants et d’une parfaite lisibilité pour les petits lecteurs... et leurs parents.

pour en savoir plus : le blog de Marie-Hélène Lafond et le site des éditions Les Minots.

Deux ouvrages sur le clown Chocolat

Bénédicte Rivière, d'origine sétoie, est comédienne et auteure d'albums jeunesse. Formée au Cours Florent et à l'école Jacques Lecoq, elle prête souvent sa voix pour des doublages. Elle aime allier les mots et la gestuelle du corps et anime des ateliers auprès de publics variés. Ses deux dernières publications sont très en phase avec l'actualité, puisqu'il s'agit de deux ouvrages autour du clown Chocolat, premier artiste noir de la scène française, bien avant Josephine Baker… : un film de Roshdy Zem "Chocolat" avec Omar Sy dans le rôle titre vient de sortir au cinéma et met en lumière ce personnage tombé dans l'oubli.

Je suis chocolat !
de Bénédicte Rivière

Je m’appelle Rafael et je suis né sur l’île de Cuba. Je suis le fils d’esclaves en fuite. Quand j’étais enfant, je vivais à La Havane, chez la Vieille Jaba. Mais un jour, elle m’a vendu à un marchand portugais. Pour me rassurer, elle m’a dit qu’en Europe je serai libre, que là-bas les esclaves n’existaient pas. Et me voilà sur un bateau, direction le vieux continent ! C’est sur le pont de ce navire que j’ai trouvé Habana, ma mouette. Elle était blessée, alors je l’ai soignée. Très vite, elle m’a accompagné dans toutes mes aventures. Car ma vie a été incroyable ! Moi le fils d’esclaves, l’enfant qu’on montrait du doigt, j’allais être le premier artiste noir à devenir célèbre et à être applaudi par le Tout-Paris… Dans ce roman jeunesse destiné aux enfants à partir de 9 ans, l’auteur narre l’enfance du célèbre clown Chocolat. Ce personnage, oublié pendant presque un siècle, refait surface pour être l’objet d’une grande attention : plusieurs auteurs écrivent sur lui, une association le fait revivre à Bordeaux où il est mort en 1917 à travers de nombreuses activités, un court métrage sur sa vie réalisé par Arnaud Fleuri a reçu la Caméra d’Or à Salies-de-Béarn et un film de Roschdy Zem avec Omar Sy en Chocolat qui sort dans les salles en ce momenti...

 

Monsieur Chocolat, le premier clown noir
de Bénédicte Rivière (illustration : Bruno Pilorget )

Ce second roman junior à partir de 9 ans relatant l'enfance et les débuts du clown.
Le fils d'esclaves s'enfuit, vit de petits boulots avant d'être remarqué par un artiste de cirque extrêmement célèbre: Tony Grice. Il deviendra la coqueluche du tout Paris de la Belle Epoque, peint par Toulouse Lautrec, filmé par les frères Lumière… et sera le premier clown à venir jouer pour les enfants dans les hôpitaux.