Medithau ouvre une nouvelle unité à Frontignan

Medithau, la société Florent Tarbouriech a ouvert depuis le 10 mars une nouvelle unité de traitement des moules  à Frontignan : lavage, purification, conditionnement, expédition.
L'investissement est de 2,2 millions d'euros pour des perspectives de croissance espérée de 15 à 20% par an ce qui permettra un doublement de  la production pour atteindre 10.000 tonnes.
Déjà une dizaine de salariés ont été recrutés, "pour commencer" a précisé Florent Tarbouriech, patron de Médithau.
La nouvelle unité "moules" de Frontignan permettra à l'établissement de Marseillan de Médithau de libérer l'espace nécessaire pour accroître son activité "huîtres". 

 Selon notre confère La Tribune Objectif LR, Florient Tarbouriech envisage de déployer l'élevage de moules en mer ouverte : "Aujourd'hui, la production locale de moules en mer est presque réduite à néant à cause de la prédation des daurades, alors qu'il y a des milliers d'hectares de concessions disponibles, souligne-t-il. On va mettre ce qui faut en place comme solution innovante pour produire 1 000 à 2 000 tonnes en mer ouverte." Actuellement, les gros volumes de moules traitées par Médithau proviennent de Méditerranée italienne ou espagnole. Seules quelque 500 tonnes de moules sont élevées sur l'étang de Thau. "Nous voulons être moteur du redéploiement de la mytiliculture en mer ouverte, affirme Florent Tarbouriech. L'idée serait de mettre en place une solution à titre expérimental dès cet été, et de la déployer en 2017 pour une première production en 2018."

Florient Tarbouriech a aussi confié à Cécile Chaigneau, la journaliste de La Tribune Objectifs LR, un autre projet pour le printemps 2017 : adjoindre un restaurant au site de Frontignan afin de poursuivre l'activité d'agritourisme démarrée avec le Saint-Barth à Marseillan. Le restaurant s'appellera L'Usine et sera doté d'une capacité d'accueil plus importante que le Saint-Barth.

En 2015, Médithau a réalisé un chiffre d'affaires de 11 M€ dont 15 % à l'export (50 % sur l'huître), et prévoit une croissance de 15 % pour 2016. Alors que 20 à 30 % de ce chiffre se fait sur les huîtres aujourd'hui, cette proportion pourrait ainsi monter à 40 % à horizon de cinq ans.