#DigitAg : l’agriculture numérique arrive

La vague numérique submerge tous les secteurs d'activités et transforme peu à peu pratiquement tous les métiers. Ceux de l'agriculture n'y échappent pas. Dans ce contexte l’Institut de Convergence Agriculture numérique (#DigitAg) de Montpellier ambitionne de devenir une référence mondiale pour l’agriculture numérique sur la base d’un contenu ambitieux de recherche-formation-valorisation. Porté par Irstea, soutenu par la métropole Montpellier Méditerranée,  #DigitAg réunit des  instituts de recherche, des établissements d'enseignement supérieurs des structures dédiées à l'innovation et au transfert de savoir-faire et 8 entreprises privées particulièrement dynamiques.

 

Un partenariat puissant

La force et l’originalité de #DigitAg est de faire converger compétences et expertises :

  • #DigitAg met en œuvre une solide interdisciplinarité entre sciences agronomiques, sciences pour l’ingénieur (informatique, mathématiques, électronique, physique …), sciences sociales, économiques et de gestion, management. A ce jour, plus de 360 experts de ces domaines sont réunis au sein de #DigitAg pour produire les bases scientifiques et pédagogiques nécessaires au déploiement d’une nouvelle agriculture numérique en France, en Europe et dans les pays du Sud.

  • L’Institut réunit des équipes de 17 membres fondateurs : 4 organismes de recherche (Irstea,, INRA, Inria et Cirad), 3 établissements d’enseignement supérieur (Université de Montpellier, Montpellier SupAgro, AgroParis Tech), 2 structures dédiées au transfert-développement (Acta, SATT AxLR) et 8 entreprises (SMAG, Fruition Sciences, IDATE DigitWorld, ITK, Pera-Pellenc, Agriscope, Terranis, Vivelys ).

  • Le projet bénéficie des contributions de 9 structures Investissements d’Avenir : l’I-Site MUSE, les Labex Agro, Numev et Entreprendre, les Equipex Geosud et Phénome, deux projets Investissements d’Avenir Biotechnology & Bioressources(BreedWheat et Amaizing) et la SATT AxLR.

  • Il est soutenu par la Métropole Montpellier Méditerranée (French Tech Montpellier) et est labellisé par le pôle de compétitivité Qualimed.

25 unités de recherche sont réunies autour de 6 axes de recherche et 8 défis sociétaux de l’agriculture (les « challenges ») à relever.

Axes de recherche

  • Axe 1 : Impact des technologies de l’information et de la communication sur le monde rural
  • Axe 2 : Innovations en agriculture numérique
  • Axe 3 : Capteurs, acquisition et gestion de données
  • Axe 4 : Système d’information, stockage et transfert de données
  • Axe 5 : Structuration du Big data agricole
  • Axe 6 : Modélisation et simulation (systèmes de production agricole)

Enjeux et challenges

Les défis sociétaux relevés par #DigitAg visent à répondre à 2 enjeux : améliorer la production agricole et mieux intégrer l’agriculture dans la société.
 

   

L’agriculture doit aujourd’hui faire face à quatre exigences : être compétitive, assurer la sécurité alimentaire d’une population en croissance, respecter l’environnement et garantir aux agriculteurs des conditions de vie correctes. Les technologies numériques représentent un axe majeur d’innovation et de développement pour relever ce défi global en transformant fondamentalement l’agriculture.

Financé dans le cadre des Investissements d’Avenir, #DigitAg, réunit 17 acteurs, organismes publics de recherche et d’enseignement, acteurs du transfert et entreprises, avec l’objectif d’accélérer et d’accompagner le développement de l’agriculture numérique et des entreprises du domaine, en France et dans les pays du Sud à partir de nouveaux outils, services et usages. Basé à Montpellier avec une antenne à Toulouse et une à Rennes, il a pour ambition de devenir une référence mondiale en agriculture numérique.



#DigitAg est dirigé par Véronique Bellon-Maurel, directrice du département Ecotechnologies d’Irstea. Le directeur adjoint est Frédérick Garcia, directeur de recherche à l’Inra. Son inauguration a lieu le 30 juin dernier à Montpellier.

L’innovation portée par les nouvelles technologies est plurielle : technologique, organisationnelle, sociale : dans un contexte de concurrence internationale forte, elle se fera en en couplant des connaissances issues de communautés aujourd’hui peu interconnectées. C’est pourquoi il est nécessaire et urgent de fédérer l’ensemble des forces françaises autour d’un objectif commun qui porte une ambition à la fois économique (développer des nouvelles technologies et un secteur industriel nouveau), écologique avec le développement d’une agriculture de précision, et sociale, avec une nouvelle gestion du travail par l’agriculteur, devenu le pilote, avisé et secondé, de son exploitation. Cette nouvelle approche est appelée à servir toutes les agricultures, de l’agriculture conventionnelle à l’agriculture biologique, de la grosse exploitation au petit maraîcher, du Nord aux Sud.

 

Moyens financiers : 147 millions d’euros sur 7 ans

Dans le cadre du Programme des Investissements d’Avenir, le Commissariat Général à l’Investissement a accordé 9,9 millions d’euros à la création de #DigitAg. S’y ajoute 1,4 million d’euros sous forme de bourses de thèses par les organismes partenaires qui prennent aussi en charge les salaires et le fonctionnement courant. Le budget total est de 147 millions d’euros en coûts complets, c’est-à-dire avec les salaires. Enfin, un financement complémentaire de l’ordre de 800 000 euros est prévu par l’I-Site MUSE.