ECONOMIE

Les CCI d’Occitanie soutiennent la réalisation des LGV régionales

Les CCI d’Occitanie votent une motion de soutien en faveur de la réalisation des LGV d’Occitanie
Face à la récente mise en cause par l’Etat de la réalisation des projets LGV Bordeaux-Toulouse et Montpellier-Perpignan, les élus des CCI d’Occitanie soutiennent sans réserve la démarche régionale pour la défense de ces équipements ferroviaires structurants. Une motion de soutien a été votée le 23 novembre dernier au cours de l’Assemblée Générale de la CCI d’Occitanie.
Ces nouvelles lignes à grande vitesse s’avèrent indispensables au développement économique et territorial de la région,

  • pour faciliter l’implantation, le développement et la croissance des entreprises, en équipant les territoires des moyens de transport modernes et adaptés.  pour soutenir la compétitivité de nos territoires à l’échelle européenne - pour renforcer l’activité économique régionale et la croissance
  • pour répondre à l’exceptionnelle croissance démographique de l’Occitanie Pyrénées-Méditerranée, région la plus attractive de France, accueillant plus de 52000 habitants supplémentaires chaque année. - pour connecter les métropoles régionales de Toulouse et Montpellier, et ainsi consolider les coopérations opérationnelles et les dynamiques territoriales nécessaires à la construction de l’avenir régional
  • pour respecter l’équité territoriale, la région Occitanie Pyrénées-Méditerranée restant la dernière grande région tenue à l’écart des aménagements LGV alors que la croissance économique s’y avère la plus forte du territoire national. Les CCI d’Occitanie réaffirment la nécessité des investissements ferroviaires intra-régionaux pour contribuer au désenclavement de l’ensemble du territoire régional.

« L’Occitanie a la première balance commerciale des régions françaises, la deuxième croissance en termes de PIB, la deuxième croissance démographique… Nous sommes, en termes de dynamisme et de performance, un TGV (Territoire à Grande Vitesse) ! Aujourd’hui, l’annonce faite sur la suspension de ce projet revient à nous dire que sur les 66 millions d’habitants que compte notre pays, seuls les 6 millions d’Occitans seront à plus de 4 heures de train de Paris. Ce n’est pas l’idée que nous nous faisons de l’égalité des chances pour les territoires et c’est la raison pour laquelle nous encourageons tous les habitants d’Occitanie à se rassembler le 29 novembre prochain à Perpignan pour une nouvelle journée de mobilisation.» - Alain Di Crescenzo, Président de la CCI Occitanie Pyrénées-Méditerranée.

La Nuit des Territoires : la transition numérique

E-SignDécouvrez comment les entreprises et les collectivités s’approprient les nouveaux usages numériques et intègrent ces technologies sur les territoires de l’Hérault et de l’Occitanie. Les enjeux de l’e-tourisme, l’e-commerce et l’e-santé... sont abordés avec les témoignages de chefs d’entreprise et de collectivités qui misent sur cette transition numérique.
Quelles infrastructures sont nécessaires pour optimiser les usages numériques dans les entreprises et les collectivités ? Haut débit, très haut débit ou simplement l'accès à internet et au réseau mobile ? Quelles sont les opportunités du numérique pour les territoires ruraux ? Le tourisme, la santé, le commerce ... des secteurs clés sur notre territoire dont le numérique est aujourd'hui totalement intégré dans leur développement.
La CCI Hérault organise la 4éme Nuit des Territoires en partenariat avec le Conseil départemental de l’Hérault, l'Agglomération Béziers Méditerranée et l'Agglomération Hérault Méditerranée

La Nuit des Territoires 2017
Mardi 05 décembre 2017 de 18h00 à 20h00 - Moulin des Evêques, avenue du 8 Mai 1945, 34300 Agde
La participation est gratuite mais l'inscription est obligatoire.  Cliquez ici pour vous inscrire !

L’émergence de l’Afrique : une opportunité pour l’Occitanie

C'est une réalité,  l'Afrique se développe et elle le fait à une vitesse spectaculaire malgré les divers problèmes qu’elle a encore à résoudre. D’ici à 2050, dans une génération, celle des enfants qui naissent aujourd’hui, l’Afrique s’imposera comme le continent du futur. A condition de l'anticiper et de le préparer, la région Occitanie aura alors vocation à devenir le point d’ancrage de la synergie entre l’Europe et l’Afrique. Seront aux avant-postes de la coopération : le port  de Sète idéalement situé sur le plan géographique et les technopoles de Montpellier et Toulouse dont les expertises sont reconnues dans de nombreux domaines pertinents pour le développement de l’Afrique.

 

L’énergie solaire : le futur de l’Afrique

Actuellement quelque 500 millions d’africains sont encore privé d’accès à l’électricité mais compte-tenu des enjeux économiques et environnementaux la plupart des pays d’Afrique ont fait de l’électricité leur priorité.  Ils essaient donc de mobiliser les investisseurs étrangers et les producteurs indépendants pour développer les énergies renouvelables… Et ils y arrivent en particulier dans le solaire.

La majeure partie de l’Afrique compte environ 325 jours de fort ensoleillement par an. Selon sa localisation,  chaque km2 en terre africaine reçoit annuellement en énergie solaire l’équivalent de 1 à ,5 millions de barils de pétrole.  Une surface carrée de 500 km de coté le Sahara, équipée de panneaux solaire suffirait à alimenter la planète entière en électricité.

Au début des années 2000 un premier projet appelé Desertec avait vu le jour avec pour objectif d’utiliser la puissance et la fréquence de l’ensoleillement du Sahara pour produire de l’électricité et la distribuer, principalement vers les pays européens. Le projet n’avait pu aboutir  à l’époque du fait de dissension entre les promoteurs.

L’idée n’est cependant pas abandonnée et  plusieurs tentatives de relance du projet sont en cours. Dans le sud tunisien, la société anglaise Nur  travaille ainsi sur un projet de centrale solaire d’une capacité équivalente à trois réacteurs nucléaires EPR pour alimenter le sud de la France, l’Italie et Malte.  Au Maroc, dans la ville de Ouarzazate, le projet Noor, lancé par le roi MohammedV, devrait aboutir à la construction de la plus grande centrale solaire thermodynamique du monde. À perte de vue, quelque 500.000 miroirs cylindriques installés sur une surface de 450 hectares vont collecter les rayons du soleil et les concentrer sur un ensemble chaudière-turbines qui transformera l’énergie thermique en électricité.

Le problème du solaire est son intermittence. Il faut donc des systèmes capables de stocker l’énergie excédentaire produite le jour pour la restituer la nuit ou lorsque le soleil est absent. La technologie des centrales solaires thermodynamiques le permet mais elle requiert de lourds investissements et génèrent des coûts de fonctionnement relativement élevés.  Une autre solution consiste à utiliser des batteries accumulatrices mais les batteries également coûtent cher et leur durée de vie est limitée ce qui nécessite de les remplacer régulièrement. Ces inconvénients  freinent encore le développement du solaire à grande échelle.  Toutefois la technologie évolue vite et de nouvelles avancées devraient permettent à brève échéance de développer l’usage du solaire dans des conditions économiques très satisfaisantes.
En France, la société Energiestro a ainsi mis au point un système à base des volant d’inertie en béton qui tournent à grande vitesse pour stocker l’énergie sous forme cinétique. L’énorme avantage de ce système appelée VOSS est sa durée de vie quasi illimitée comparé à celle des batteries. Le fait d’utiliser du simple béton  au lieu du carbone ou de l’acier permet en outre à Energiestro de proposer des volants d’inertie de  100 à 200 fois moins cher que ceux utilisés jusqu’à présent dans l’industrie.
Le problème du stockage de l’énergie étant en passe d’être résolu et le prix des panneaux photovoltaïques ne cessant de baisser, l’énergie solaire devient pour l’Afrique un des atouts majeurs pour son développement.

Déjà, depuis quelques années, du Maroc à l’Afrique du Sud, l’usage des systèmes solaires individuels se répand. Ils permettent d’alimenter une maison pour l’éclairage ou la télévision, de recharger les téléphones portables, etc. Au-delà de ces solutions individuelles, le concept de mini-réseaux solaire encore appelés mini-grid connaît un réel succès et apporte la fée électricité jusque dans les villages les plus reculés. Une révolution qui modifie la vie des familles au quotidien et qui permet de  produire de l'énergie nécessaire pour éclairer l’école du village,  alimenter les frigos du dispensaire qui gardent au frais les vaccins  assurer le pompage de l’eau, etc. L’énergie électrique produite localement rend possible des projets de cultures maraichères, de pisciculture, d'artisanat, de services ou d'industrie. 
 Au Mali, Korayé Kurumba, une filiale d’EDF, vient d’équiper en mini-réseaux une vingtaine de villages, soit environ 100.000 habitants. Au Nigéria,  Schneider Electric développe également une toile solaire  avec des points alimentant chacun  jusqu’à 10.000 personnes.
A Bokhol, dans le nord du Sénégal, la Senelec (Société nationale de l’électricité au Sénégal) vient de raccorder à son réseau , Senergy 2, la plus grande centrale solaire d'Afrique de l'Ouest avec 75.000 panneaux photovoltaïques pour une  puissance de 20 mégawatts.
L'Agence Internationale de l'Énergie (AIE) estime que dès 2030 le solaire représentera 14 % de la puissance installée en Afrique et dépassera les 50% en 2050.

Les défis

Les obstacles sont encore nombreux d’ici 2050 pour que l’Afrique s’affirme comme le continent du futur mais les signes encourageants se multiplient.
Certes de larges poches de corruption existent encore et  des rentes de situation  infondées gangrènent certains états où la pauvreté reste endémique. Certes l’instabilité politique et l’insécurité continuent de produire ses effets délétères dans plusieurs régions du continent. Mais sur tous ces fronts des progrès sont enregistrés et la tendance lourde est là : l'Afrique se développe et surtout, elle le fait à une vitesse spectaculaire. La démocratie  gagne du terrain et là où elle s’installe elle produit des effets progressistes : investissements dans le capital humain (santé, éducation et compétences notamment), amélioration du niveau de vie et apparition d’un marché intérieur, confiance des investisseurs et plus grande facilité pour financer l’indispensable transformation structurelle.
Dans ce contexte deux défis majeurs sont encore à relever : le réchauffement climatique et l’urbanisation.

 Le climat

 L’Afrique est le continent le plus vulnérable aux effets du changement climatique. Pour lutter contre les effets néfastes du réchauffement prévisible, l’Afrique doit s’adapter dès maintenant. Cette contrainte représente une opportunité sans précédent pour  la transformation économique du continent » estime  Akinwumi Adesina, Président du Groupe de la Banque africaine de développement.  A la suite des accords de Paris pour un futur sobre en carbone, l’Afrique, avec son énorme potentiel d’énergies renouvelables,  peut en effet contribuer à la révolution mondiale de l’énergie. En Afrique, des cercles vertueux peuvent se mettre en place dans les secteurs, notamment, de l’agriculture et du développement urbain. « Un développement respectueux du climat peut entraîner  des augmentations majeures de la production agricole ; les villes africaines, dont la croissance est rapide, peuvent devenir les moteurs du développement durable, et ce, tout en offrant de meilleures conditions de vie à leurs habitants. » De fait la croissance verte accélère les investissements dans les technologies et les nouvelles industries propres. Elle préserve la ressource en eau et les autres ressources naturelles, elle améliore la sécurité alimentaire,  elle stimule l’innovation, la création d’emplois et le développement économique.

L’Afrique possède la plus grande réserve foncière de terre arable non exploitée, équivalente à 25 % de la terre fertile mondiale. Selon la banque africaine de développement, avec des pratiques agricoles adaptées aux évolutions du  climat, la production agricole annuelle africaine pourrait être triplée d’ici 2030 malgré le réchauffement. Tout en baissant les émissions de gaz à effet de serre, il serait donc possible d’obtenir d’améliorer les revenus des petits producteurs et de renforcer la sécurité alimentaire.

Les petits exploitants agricoles de certains pays ont déjà pris l’initiative et fait preuve d’ambition et d’innovation en s’adaptant au risque climatique.

Pour les prochaines décennies, la Banque Africaine de Développement estime à 15 milliard par an les investissements nécessaires pour permettre à l’Afrique de s’adapter au changement climatique et  transformer son économie en profondeur : l’agriculture, l’énergie, les infrastructures, l’eau et l’utilisation du sol. Ce montant dépasse de loin les ressources locales disponibles et exigera une coopération internationale efficace.  Cette mobilisation internationale se fera car l’intérêt de tous les acteurs, tant publics que privés,  est quelle se fasse.
Plusieurs pays africains n’ont cependant pas attendu les soutiens internationaux et sont déjà aux avant-postes mondiaux avec  des  programmes ambitieux qu’ils financent eux-mêmes pour intégrer l’action climatique dans le développement durable.

Le Rwanda utilise ainsi  la croissance verte comme levier de réduction de la pauvreté et se fixe l’objectif de 50 % d’électricité générée par des énergies renouvelables avec un plan d’investissement de 500 millions de dollars financé par des d’économies sur les dépenses publiques. L’Éthiopie qui devrait  accéder au statut de pays à revenu moyen d’ici une dizaine d’années, affiche les priorités suivantes : modernisation des pratiques agricoles et des modes d’élevage, protection et  replantation des forêts, augmentation de la production d’énergies renouvelables et  passage direct à des technologies économes en énergie pour les transports, l’industrie et la construction. Au Kenya, l’objectif de résilience climatique est intégré dans Vision  2030, le plan national de développement qui  prend aussi en compte les dimensions sociales du développement.  Citons enfin l’approche nigérienne et malienne de l’agroforesterie avec la plantation intercalaire d’arbres fixant l’azote et augmentant le couvert en arbres pour assainir plusieurs centaines de milliers d’hectares tout en améliorant le revenu des familles exploitantes.
Pour éviter que les événements météorologiques extrêmes causent des inondations qui risquent de dégrader ou d’inonder les routes, les lignes de chemin de fer et les ponts, la Banque Africaine de Développement ivestit dans la construction de liaisons de transport plus vertes, qui atténuent le changement climatique et réduisent les émissions, tout en aidant à construire des économies et des sociétés qui incluent tout le monde .

A noter enfin que trois megalopoles africaines, Lagos, Johannesburg et Addis-Abeba, ont rejoint le C40, le groupe  des villes leader pour le climat (Cities Climate Leadership Group) qui se sont engagés à réduire d’ici 2050 leurs émissions de gaz à effet de serre de  30 Gigatonne d’équivalent CO2, soit les émissions de la Chine et de l’Inde réunies. Trois autres villes africaines y ont un statut de membres observateurs : Dar es-Salam, Nairobi et Le Cap, nouvelle preuve de l’implication de l’Afrique pour la maîtrise du climat.

 Urbanisation

Comme l’Asie, l’Afrique connaît à son tour une  transition urbaine rapide. En 1990, moins d’un tiers de la population africaine était urbaine, selon la Commission économique des Nations-Unies, ce taux devrait atteindre 49 % en 2035 ce qui créera une demande considérable d’emplois, de logements, de services et d’infrastructures. Pour peu que le cadre directif soit judicieux, les pays africains peuvent tirer parti de la dynamique d’urbanisation pour s’assurer ainsi un avenir plus prospère et équitable.

Le défi est d’éviter que l’afflux de la main-d’œuvre peu qualifiée venant du secteur agricole ne grossisse le secteur informel des villes et génère une urbanisation anarchique. Il s’agit d’une part d’accompagner cette transition urbaine pour promouvoir la diversification économique, notamment l’industrialisation dans les secteurs à forte croissance qui vont répondre à la demande urbaine, afin de créer des emplois et d’autre part d’améliorer les infrastructures et l’accès aux services de base.

Pour y parvenir, des progrès sont encore indispensables dans beaucoup de pays africains, entre autres pour réguler le marché foncier et adapter les investissements aux vrais besoins urbains. Compte tenu de l’ampleur des difficultés et de l’importance économique des villes, les pouvoirs publics devront  régler ces questions en priorité. Ils devront aussi anticiper et faire des choix stratégiques et des ciblages sectoriels pour exploiter l’urbanisation en prenant en compte les objectifs nationaux plus vastes que sont l’industrialisation et la création d’emplois, la réduction de la pauvreté et l’amélioration de la qualité de vie dans les zones urbaines et rurales.

   

Il n’est richesse que d’hommes

 En 1900, l’Europe comptait 420 millions habitants, l’Afrique n’en comptait que 100 millions, environ 4 fois moins. Forte de sa supériorité démographique et technologique, l’Europe d’alors dominait le monde et regardait l’Afrique de haut.

1900 : la terre compte 1,6 milliard d'habitants
(Worldmapper.org / Benjamin D. Hennig)

 La roue tourne. Alors que l’Europe vieillit et que la démographie s’essouffle en Asie, l’Afrique est à son tour en plein boom démographique.  Elle compte à présent 1,2 milliards d’habitants contre seulement 740 millions en Europe.  Plus de la moitié de la population africaine a moins de 25 ans et même si la fécondité diminue et rejoint peu à peu celle des autres continents, ces centaines de millions de jeunes africains feront à leur tour de nombreux enfants. Par ailleurs, avec les progrès rapides que connaît le continent en matière de santé, l’espérance de vie en Afrique rattrape rapidement également  celle des pays développés : de 52 ans en 2000, elle se situe aux environ de 60 ans actuellement et aura dépassé les 70 ans dans les 30 prochaines années. En 2050, dans une génération, celles des enfants qui naissent aujourd’hui, l’Afrique abritera 2,5 milliards d’habitants. La population du Nigéria dépassera celle des Etats-Unis. Un  humain sur 4 sera africain.  A la même époque, la vieille Europe ne comptera plus que 715 millions d’habitants et selon l’ONU, à la fin du siècle, l’Afrique pèsera davantage que la Chine ou l’Inde. Sur les 11 milliards d’êtres humains que comptera la terre en 2100, 40% seront des Africains.

2050 : la terre compte 10 milliards d'habitants -
1 homme sur 4 est africain

(Worldmapper.org / Benjamin D. Hennig)

Berceau de l’humanité, l’Afrique a abrité de grandes civilisation humaines, du royaume de  Koush, préfigurant en Nubie, il y a 5000 ans , l’Egypte ancienne à la civilisation médiévale du Grand Zimbabwe en passant par  Carthage sur le golfe de Tunis au 9ème siècle avant Jésus-Christ.  C’est aussi en Afrique, à Fez au Maroc que fut fondé dès le 9ème siècle, l’Université Al Quaraouiyine, la première université du monde, deux siècles avant la création de la première université d’Europe à Bologne en Italie.

Entre 1.500 et 2.000 langues sont encore parlées sur le continent. Cette richesse linguistique est une spécificité africaine. C’et aussi un atout. Beaucoup d’africains parlent plusieurs langues régionales et nombreux sont ceux qui parlent en plus une langue internationale comme l’anglais ou le français. Parmi ces derniers, une élite formée dans les meilleures universités du monde s’apprête à assumer le leadership nécessaire au décollage du continent. Commerçants, chercheurs, entrepreneurs,  ingénieurs, médecins,  professeurs,  philosophes, écrivains, artistes ils créent, pensent et inventent l’Afrique de demain. Ils sont même souvent porteurs de modernité et de sens pour la planète entière.

On peut citer par exemple Wole Soyinka, premier écrivain africain a recevoir le prix Nobel de litterature en 1986. Grande conscience du continent, épris de justice et de démocratie, il dénonce avec vigueur autant les horreurs de Boko Haram que les politiciens corrompus. Le sénégalais Souleymane Bachir Diagne, diplômé de la prestigieuse Ecole Normale de Paris comme le fut Léoplpold Sedar Sengor, professeur aux Etats-Unis à l’Université Columbia, il propose une voie originale pour bâtir le vivre ensemble dans un monde globalisé. David Adjaye, né à Dar-es-Dalam est une star de l’architecture mondiale  qui fait vibrer l’Afrique dans ses réalisations. On lui doit par exemple le Musée national d’histoire et de culture afro-américaine à Washington. Felwine Sarr, agrégé et docteur en économie, enseignant à l’université Gaston-Berger de Saint-Louis du Sénégal, est une autre grande voix du continent.  Sa pensée originale le conduit à proposer un modèle africain de développement  basé sur son propre potentiel, sa culture, son histoire,  sa vision des relations humaines et du bien-être. « L’Afrique n’a personne à rattraper », affirme-t-il  dans son récent livre, Afrotopia. Selon lui, la modernité africaine est « déjà là et pas à inventer », elle n’est pas  une chose  que le continent doit importer de l’extérieur. Pour Sarr, la modernité ne doit pas se limiter à la seule économie et reproduire le modèle occidental n’est peut-être pas la meilleure chose à faire pour le bonheur des africains : le concept de  PIB n’est pas l’alpha et l’oméga de la pensée humaine.  Parmi les exemples qui peuvent nourrir la réflexion il cite, entre autres,  la confrérie des Mourides qui valorise le travail,  le don de soi et les valeurs spirituelles

Coté business, les exemples d’africains bardés de diplômes qui réussissent sont légions mais une des particularités du continent est l’importance des femmes dans le monde des affaires. C’est en effet en  en Afrique que l’on trouve le plus fort taux de femmes entrepreneures au monde, musulmanes, chrétiennes ou sans religion. En Afrique sub-saharienne, selon une étude réalisée par The Global Entrepreneurship Monitor (GEM),  les femmes représentent 27% des entrepreneurs dans cette zone. Face aux attentes et aux besoins immenses de ce continent à développer, les femmes  créent des entreprises ou mènent à bien des projets. Battantes et déterminées, par nécessité économique, pour résoudre un problème auquel elle sont confrontées ou  par goût d’entreprendre, elles innovent   dans tous les secteurs : commerce, nouvelles technologies, éducation, santé, énergie, finance, agriculture, logistique, communication, artisanat... Pour illustrer le propos, citons quelques cas parmi tant d’autres. Tiguidanké Camara, ancienne mannequin devenue entrepreneuse, est aujourd’hui  présidente-directrice générale du groupe minier  Tigui Mining  en Guinée. Nadia Fassi-Fehri, « X-Ponts » (diplômée de l’école polytechniqueet de l’école  des Ponts et Chaussées de Paris) dirige à présent le groupe télécoms Inwi au Maroc. Au Mali, Binta Touré Ndoye, parvenue à la tête d’Oragroup, consolide la croissance à deux chiffres de ce groupe bancaire panafricain.

Economie : décollage imminent

 Avec ses 30 millions de kilomètres carrés, l’Afrique n’est pas couverte que de désert. Elle possède les plus belles forêts et les fleuves les plus majestueux de la planète. Elle dispose de ressources minières impressionnantes en uranium, fer, nickel, cuivre, manganèse, phosphate, cobalt, argent, diamant, etc.  Au plan énergétique, outre ses réserves importantes de gaz et de pétrole, l’Afrique bénéficie d’un potentiel considérable en sources d’énergies renouvelables (solaire, hydroélectricité, éolien, géothermie)  qui va lui permettre, contrairement aux autres continents de passer directement à un système d’énergie bas carbone.

En terme de croissance économique, des disparités importantes existent encore entre les 55 pays africains reconnus par l’ONU .  Le continent dans son ensemble a connu, malgré les hauts et les bas,  une croissance de 4 % à 5% lors de la dernière décennie, alors qu’en Europe la croissance stagnait autour de 1 à 2% au cours de la même période.
Cette croissance est fragile car certains pays sont tributaires des cours des matières premières et  connaissent des niveaux de croissance en dents de scie. C’est le cas du  Nigéria dont les recettes proviennent à 60% du pétrole et dans une moindre mesure des pays miniers comme l’Afrique du Sud, l’Angola ou le Congo.  Dans le nord de l’Afrique, l’instabilité politique a laissé des traces mais mis à part la Libye, tous les pays du nord ont de nouveau des croissances positives, l’Egypte devrait même dépasser  les 4%  de croissance de son PIB en 2017.

En Afrique de l’est, l’Ethiopie, le Kenya ou encore le Rwanda ont déjà su diversifier leur modèle économique et développer des industries. En Afrique de l’ouest francophone, des pays comme le Sénégal ou la Côte d’Ivoire ont su engager des réformes structurelles qui portent leurs fruits. Ces pays,  en dynamique positive à l’est comme à l’ouest, maintiennent des taux de croissance entre 5 et 10% l’an.
Certes l’Afrique part de très bas et  reste la région du monde où l’extrême pauvreté demeure la plus élevée, avec 350 millions de personnes vivant avec moins de deux euros par jour mais ce  fut le cas aussi des dragons asiatiques qui ont aujourd’hui quasiment rejoint les pays développés et sont même en train de les dépasser pour certains d’entre eux.

De nombreux pays africains ont compris que l’immense déficit d’infrastructures les empêchait de concrétiser leurs objectifs de développement. Ils ont donc décidé d’investir des dizaines de milliards dans des projets infrastructurels. Beaucoup de ces pays  ont également su investir sur l’éducation, la recherche et le développement. Un cercle vertueux commence à s’y installer et une classe moyenne émerge peu à peu sur le continent. Cette classe moyenne qui a triplé au cours  des dernières années fait que la consommation est devenue de plus en plus importante dans tous les secteurs d’activité, de l’alimentation à l’habitat, du transport au commerce. A l’horizon 2050, un milliard africain devrait avoir un revenu s’approchant du niveau actuel des européens. Selon une étude récente du cabinet Deloitte, l’Afrique est même dès à présent en passe de devenir le deuxième marché le plus important pour les sociétés européennes de biens de consommation.

Poussée par la jeunesse de sa population, l’Afrique avance également très vite dans le domaine des nouvelles technologies. En matière de téléphonie elle a brule l’étape du téléphone coûteux à implanter, pour aller directement au mobile. Le marché africain du portable, déjà  le deuxième au monde, devrait atteindre 725 millions d'abonnés en 2020. Les taux de croissance dépasse les 70% dans plusieurs pays, en particulier au Nigeria, en Éthiopie, en Égypte, au Kenya, en Tanzanie, en République démocratique du Congo (RDC) et en Algérie.

Un africain sur trois a aujourd’hui un accès à l’internet, le réseau 4G couvre une trentaine de pays, 70% des jeunes ont un compte sur les réseaux sociaux et le commerce en ligne est en croissance exponentielle en Afrique comme partout dans le monde.

Occitanie : région clé pour la synergie entre l’Europe et l’Afrique

 A condition d'anticiper et de s'y préparer, l'Occitanie peut  jouer un rôle actif dans la synergie entre l’Europe et l’Afrique avec les retombées économiques que cela implique.

Sète : port d’avenir pour la synergie entre l’Afrique et l’Europe

La Région Occitanie investit pour développer le port de Sète, très bien positionné géographiquement par rapport à l’Afrique. C’est un choix particulièrement judicieux car les ports seront la  clé de l’avenir économique africain ce que les dirigeants du port de Sète ont déjà intégré dans leur propre stratégie de développement avec des lignes régulières qui desservent déjà toutes les côtes de l’Afrique.

 

Liaisons maritimes régulières entre Sète et l'Afrique

Côte méditerranéenne 

  • Maroc (Tanger, Nador, Casablanca)
  • Algérie (Djen-Djen, Mostaganem)

Côte Occidentale

  • Maroc (Casablanca)
  • Sénégal (Dakar)
  • Cote d'Ivoire (Abidjan, San Pedro)
  • Ghana (Tema, Takoradi)
  • Benin (Cotonou)
  • Togo (Lomé)
  • Nigeria (Lagos)

Côte orientale

  • Ile de la réunion (Port réunion)
  • Comores (Longoni)
  • Mayotte (Moroni)
  • Mozambique (Nacala)
  • Madagascar (Diego Suarez)
  • Afrique du Sud (Durban)
 

 Entre 2007 et 2017, 50 milliards de dollars ont été investis dans le secteur portuaire en Afrique pour soutenir un trafic multiplié par quatre en 10 ans. Ce développement spectaculaire illustre l’essor des pays africains dont plus de 80 % du commerce extérieur, transite aujourd’hui par les ports du continent y compris pour les pays dépourvus de façade maritime.  Tous les grands opérateurs maritimes participent à ce développement : Maersk, MSC, CMA CGM, DP World, Bolloré…

Les ports africains actuels sont encore modestes à l’échelle internationale. Les 3 premiers ports à conteneurs du continent Port-Saïd en Egypte, Tanger au Maroc et Durban en Afrique du sud occupent respectivement le 37ème, 50ème et 57ème rang mondial. Ils ne sont pas encore en mesure  d’accueillir les mastodontes transportant quelque 18.000 conteneurs mais ils progressent vite. Certains sont déjà en mesure de recevoir les bateaux géants de 8000 conteneurs.

Les ports sont aussi à l’origine de plusieurs projets de grande envergure pour désenclaver les marchés intérieurs du continent. Au Kenya, le petit port de Lamu sur l’océan Indien doit devenir le grand terminal portuaire de l’Afrique de l’Est. Il sera le point d’arrivée d’un pipeline de plus de 1 500 km de long doublé d’une autoroute et d’un chemin de fer. Le projet prévoit en outre une usine de gaz naturel liquéfié, une raffinerie et une centrale de désalinisation. Lamu  sera le débouché des champs pétroliers kényans, mais aussi éthiopiens, ougandais et sud-soudanais. Le port devrait enfin être reliée par une autre voie ferrée au golfe de Guinée sur la l’Atlantique via le Congo et la Centrafrique. D’autres projets similaires sont à l’étude au Mozambique, en Tanzanie et ailleurs sur la côte est.
Le développement des ports africain contribuera ainsi de plus en plus au développement global de l’intérieur du continent et à son intégration dans l’économie mondiale.

Enseignement, recherche et développement

De grandes figures africaines ont été formées en Occitanie. Seydou Badian Kouyate, un des écrivains africains les plus lus de sa génération a fait ses études à Montpellier dans la plus ancienne et la plus célèbre faculté de Médecine d’Europe. Soumaïla Cissé major de sa promotion à l’Institut des sciences de l'ingénieur de Montpellier fut président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) de 2004 à 2011. Les exemples sont nombreux dans la société civile comme en politique.
Chaque année, les universités de Montpellier et de Toulouse accueillent environ 15.000 étudiants africains. Parmi eux, beaucoup sont originaires de pays où le français est parlé couramment : Algérie, Maroc, Tunisie, Sénégal, Mali, Gabon, Cameroun, Côte d’Ivoire, etc. mais aussi, et c’est plus nouveau, de pays non francophones, comme le Mozambique,  l’Afrique du Sud, le Kenya ou le Nigeria.
L’attrait des universités occitanes s’explique par la qualité de vie du Midi qu’on ne retrouve pas à Paris ou ailleurs en Europe mais aussi par le fait que les universités de Montpellier et de Toulouse disposent d’expertises de premier plan dans de nombreux domaines pertinents pour le développement de l’Afrique. Ceci est aussi vrai pour les centres de recherche associés à ces universités : Inra, Cirad, Agropolis, CNRS, INSERM, ONERA, CNES, etc. qui peuvent travailler sur des projets aussi variés que la mise au point de cultures résistantes à la sécheresse aggravée,  la pharmacologie issue des plantes, l'alimentation alternative comme par exemple celle issue de l'aquaponie ou encore  les algues alimentaires dont la culture pourrait être une source de diversification pour les pêcheurs et les conchyliculteurs du littoral languedocien, etc.

 Les universités occitanes ont déjà des accords de coopération avec de nombreux pays d’Afrique et à l’insar des grands établissements nationaux comme HEC ou Polytechnique, certaines grandes écoles régionales ont déjà délocalisé des campus en Afrique même. C’est le cas par exemple de la Toulouse Business School (TBS) qui s’est installée à Casablanca et prépare les étudiants à des diplômes internationaux : Bachelor ,MBA... ou encore de  de MBS Dakar la filiale de la Montpellier Business School (MBS) qui a déjà formé, en 4 ans d’existence, plus de  2000 cadres dans des grands groupes africains.

La gestion des collectivités territoriales s'améliore

Français traditionnelle Occitane CrLa Cour des comptes rend public son cinquième rapport annuel sur la situation financière et la gestion des collectivités territoriales. Ce rapport, destiné au Parlement et au Gouvernement, est le fruit d’un travail commun avec les chambres régionales des comptes (CRC).
Les administrations publiques locales, qui représentent 18 % de la dépense publique, sont concernées, au même titre que l’État et les organismes de sécurité sociale, par le respect des engagements européens de la France en vue du redressement de ses comptes publics.
En 2016, leurs dépenses ont diminué de 1,1 % alors que leurs recettes ont progressé de 0,2 %. Pour la seconde année consécutive, elles ont dégagé une capacité de financement, qui a atteint 4,2 Md€ après 1,1 Md€ en 2015, ce qui traduit une amélioration de leur situation financière.
Selon Stéphane Lucien-Brun, Vice-Président de la Chambre régionale des Comptes d'Occitanie, les communes d'Occitanie connaissent dans leur ensemble une amélioration de leur situation financière...

1ère rencontre autour de la Grande école du numérique et de l'Ecole régionale du numérique en Occitanie

Retour à la page d'accueilLundi 16 octobre 2017, 14h30 - ADRAR Formation à Ramonville (2 rue Irène Joliot Curie, Parc Technologique du Canal)

Deux ans après le lancement de la Grande Ecole du Numérique et de l'Ecole régionale du numérique, l'Etat et la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée organisent une première rencontre autour des formations au numérique, le lundi 16 octobre à 14h30, dans les locaux de l'Adrar à Ramonville (31).

D'ici 2020, 90% des métiers nécessiteront des connaissances numériques. Pour répondre aux besoins en compétences dans ce secteur à fort potentiel d'emploi, l'Etat et la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée se sont mobilisés pour proposer, sur le territoire régional, une offre de formations innovantes et de proximité au numérique.

La Grande Ecole du numérique a été lancée officiellement par le Gouvernement en septembre 2015, afin d'offrir aux publics peu ou pas qualifiées des formations au numérique. La Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée a souhaité s'inscrire très rapidement dans cette dynamique en créant sur son territoire l'Ecole régionale du numérique. Deux ans après, Occitanie est une région en pointe avec 73 formations au numérique labellisées par la Région et l'Etat.

Afin de présenter ce réseau de formations, leur complémentarité et les premiers résultats d'insertion, l'Etat et la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée organisent le lundi 16 octobre, à partir de 14h30, une après-midi de rencontres et d'échanges.
Pascal Mailhos, Préfet de la région Occitanie, Préfet de la Haute-Garonne et Carole Delga, présidente de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, ouvriront cette rencontre, en présence de Samia Ghozlane, directrice de la Grande Ecole du Numérique. Des stagiaires, des entreprises et des organismes de formations seront également présents pour témoigner de leurs expériences. Les échanges seront suivis d'un parcours découverte au sein du Pôle numérique de l'Adrar, guidé et animé par des stagiaires et formateurs.

Pernod Ricard va fermer son site de Bessan en 2018

Le groupe Pernod-Ricard vient d'annoncer jeudi 5 octobre qu'il va fermer son unité de Bessan à la fin de l'année 2018 et qu'il va transférer ses activités bessanaises sur les sites de Marseille, Bordeaux, Lille et Thuir. Une opération d'optimisation de la gestion industrielle prévue dans son plan de développement stratégique.

Actuellement 30 personnes travaillent à Bessan pour Pernod-Ricard dont les comptes du dernier exercice font apparaître un chiffre d'affaires de 9,01 milliards d'euros en croissance de 4% . Pour cette même année, le bénéfice net a été de 1,393 milliards, en croissance de 13% par rapport à l'année précédente. Les bons résultats ont permis une réduction de 865 M€ de la dette nette du groupe qui s'élève encore à 7.851 M€.

Stéphane Pépin-Bonet, n'a pas caché sa déception aux deux membres dirigeants du groupe venus lui annoncer la mauvaise nouvelle pour sa commune. Il note aussi sur sa page Facebook, qu'en qualité de maire et avec l’ensemble de ses partenaires (Etat, Agglomération…), il est à la disposition du personnel de l’entreprise qui vit inévitablement des moments difficiles. Le Maire assure qu'il restera "très attentif à l'avenir social des salariés, comme à celui du site lui-même, placé au centre de Bessan et qui méritera l’attention de tous."

 

Pernod Ricard

Pernod Ricard est le n° 2 mondial des Vins et Spiritueux, avec un chiffre d’affaires consolidé de 9.010 millions d’euros. Né en 1975 du rapprochement de Ricard et Pernod, le Groupe s’est développé tant par croissance interne que par acquisitions : Seagram (2001), Allied Domecq (2005) et Vin&Sprit (2008). Pernod Ricard possède l’un des portefeuilles de marques les plus prestigieux du secteur : la vodka Absolut, le pastis Ricard, les Scotch Whiskies Ballantine’s, Chivas Regal, Royal Salute et The Glenlivet, l’Irish Whiskey Jameson, le cognac Martell, le rhum Havana Club, le gin Beefeater, la liqueur Malibu, les champagnes Mumm et Perrier-Jouët ainsi que les vins Jacob’s Creek, Brancott Estate, Campo Viejo et Kenwood.
Le Groupe compte environ 18.500 collaborateurs et s’appuie sur une organisation décentralisée, composée de 6 Sociétés de Marques et 86 Sociétés de Marché présentes sur chaque marché clé. 

 

développement du terminal à conteneurs du port de Sète.

Carole Delga et le PDG de P&O lancent un appel aux acteurs économiques du territoire

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Malgré un contexte économique tendu, le Port de Sète-Frontignan a vu son activité progresser significativement ces deux dernières années, avec une augmentation de 12 % du chiffre d'affaire et de 17% de son trafic.

 
 

Carole Delga, présidente de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée et Jean Claude Gayssot, président de l'EPR Port Sud de France, ont rencontré ce matin M. Sultan Ahmed Bin Sulayem, Président Directeur Général de DP World, 2ème acteur mondial de l'activité d'exploitant de terminaux conteneurs, dont la filiale P&O Ports a été choisie pour assurer la gestion et le développement du terminal à conteneurs du port de Sète.

J.C Gayssot,  Sultan Ahmed Bin Sulayem, C. Delga, D. Codorniou

La Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, le Port de Sète-Frontignan et P&O ont parlé d'une seule voix pour porter leur ambition commune, positionner Sète-Frontignan en tant que un port méditerranéen de référence :
« Depuis 10 ans, la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée a investi 154 M€ dans le port de Sète-Frontignan pour moderniser les infrastructures et outils portuaires et accompagner les opérateurs privés à s'y installer. Ces efforts portent aujourd'hui leurs fruits avec l'arrivée de ce nouvel acteur de renommée internationale. C'est une très bonne nouvelle pour Sète, la Région et pour tous les acteurs économiques qui vont bénéficier d'une offre logistique élargie », a déclaré la présidente Carole Delga.
Pour M. Sultan Ahmed Bin Sulayem, PDG de DP World, « le Port de Sète a le potentiel de se transformer en un important centre logistique et de négoce pour la région et notre expérience nous a montré l'importance des liaisons multimodales pour réaliser cet objectif. Avec la zone logistique, les liaisons ferroviaires et routières ainsi que notre investissement dans l'infrastructure portuaire, le sud-est de la France devrait devenir un lieu important dans la région et la Méditerranée ».
« En facilitant les échanges commerciaux du pays avec le reste du monde, ce terminal renforcera l'attractivité de notre territoire, qui profitera à tous », a souligné quant-à-lui Jean Claude Gayssot, président de l'EPR Port Sud de France. En présence de nombreux chargeurs, la présidente de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée Carole Delga a également souhaité lancer un grand appel aux acteurs économiques du territoire : « Pour être à la hauteur de nos ambitions maritimes, le jeu collectif sera le seul efficace. C'est la raison pour laquelle je souhaite lancer un grand appel à toutes les forces économiques de notre Région. Des Pyrénées à la Méditerranée, les entreprises de notre territoire doivent s'approprier les infrastructures de nos ports régionaux ! Que ce soit pour l'import ou l'export, l'intermodalité y offre de vraies perspectives d'optimisation et de développement ».

CCI Hérault : Attitude 100 % au coeur de l'éco

La CCI Hérault dévoile sa feuille de route 2017-2021.
André Deljarry, le président de la CCI et son équipe, dont l'ambition est de booster l'économie de tout le territoire héraultais, ont tenu à présenter un plan très structuré, volontariste et véritablement stratégique, aux chefs d'entreprise et responsables économiques réunis à Montpellier ce mercredi 13 septembre après l'avoir fait le matin même à Béziers puis à Sète.

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Cette “feuille de route”, intitulée “"Attitude 100 % au cœoeur de l'éco”", repose sur sept leviers identifiés et longuement analysés par les trente groupes de travail constitués pour y associer les actions à mettre en oeuvre...

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Les 7 leviers d'actions prioritaires

  1. Stimuler l’entrepreneuriat et le développement du business des entreprises
  2. Innover et rechercher tous les potentiels de développement de filières
  3. Développer l’attractivité des territoires, les infrastructures et le tourisme
  4. Agir pour le Commerce et la dynamisation des centres-villes
  5. Agir pour l’Industrie du futur
  6. Agir sur le capital humain et la Formation
  7. Accélérer la transformation de la CCI Hérault en jouant la proximité client multicanal.

"L’Hérault est un département attractif avec plus de 61 000 entreprises inscrites au RCS et 5 000 créations d’entreprise par an. Notre vision est de conforter l’écosystème dans lequel les entreprises installées se développent, nouent des partenariats, co-construisent de la richesse et de l‘emploi. Elle consiste aussi à attirer les talents extérieurs et les créateurs d’entreprise. C'est un plan qui est fait par les entreprises pour les entreprises ."

Autour de ces 6 groupes projets structurants, avec Matthieu Ourliac et Florent Tarbouriech, Présidents des délégations de Béziers et de Sète, tous les groupes ont travaillé, pilotés par André Deljarry, Président.

C'est ainsi que la feuille de route stratégique est résolument orientée vers la confiance en l’avenir du territoire en accroissant le potentiel de la CCI Hérault tout en en étant présents sur tous les territoires (avec aide du numérique), en innovant dans l’offre de service aux entreprise et en lançant « CCI store plateforme de services en ligne CCI », mais aussi en fédérant des partenariats fertiles avec l’Etat, les Collectivités et les ccteurs économiques.

 

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6 objectifs pour les années à venir :

  • Installer les fondations solides de la CCI Hérault pour lui permettre de s’engager dans l’avenir : début de mandat rénovation des sites et fin de mandat livraison du campus MBS.
  • Faciliter la vie des entreprises par un service performant et une offre de proximité multi canal (terrain, web, rencontres partenariales).
  • Accompagner les mutations des secteurs du commerce et des services et développer les industries de l’Hérault et accompagner les dirigeants vers « l’Industrie du futur ».
  • Travailler la destination touristique Hérault en partenariat avec les acteurs.
  • Renouveler l’offre de formation aux entreprises et aux jeunes, notamment par l’Apprentissage tandis que le plan d’action stratégique « ATTITUDE 100% AU CŒUR DE L’ÉCO » qui en découle s’attache à :  ÊTRE EN PROXIMITÉ des entreprises.
  • Innover dans l’offre de service aux entreprises, lancer « CCI store plateforme de services en ligne CCI »
  • Fédérer et nouer des partenariats fertiles avec l’Etat, les Collectivités et les Acteurs économiques.

André Deljarry : "Les missions de la CCI s’articulent autour de trois métiers : l’appui aux entreprises, l’appui au territoire, la Formation des jeunes et des salariés "Dans l'Hérault, tout chef d’entreprise peut entreprendre librement avec succès, dans un écosystème porteur. Pour cela je m’engage aux côtés de l’ensemble des membres élus et des équipes de la CCI à transformer la CCI Hérault pour la placer au coeur de l’économie du territoire, avec la CCI Occitanie. d’hisser notre département en “haut du tableau des territoires attractifs” au coeur de l’Occitanie et de l’Europe....
Bâtir des fondations solides pour la CCI Hérault avec le Campus MBS, futur épicentre économique ». En ouverture de mandat investissement dans les bâtiments CCI Héraut sur Béziers : présence en centre-ville, modernisation du Parc des expositions et modernisation des bâtiments des services aux entreprises et de l’établissement Sud Formation. En fin de mandat : livraison du campus MBS , véritable pôle innovant regroupant les services aux entreprises de la CCI Hérault, l’antenne de la CCI Occitanie et Sud Formation
."

Un projet ambitieux assurant un service public d’excellence et performant, en étant apporteur d’idées, fédérateur, créatif et innovant; en signant des partenariats avec l’ensemble des collectivités et des acteurs économiques. Mais aussi en soutenant la croissance des flux de passagers des aéroports de Béziers et de Montpellier, en proposant un rapprochement des deux plateformes, en développant l’activité économique autour du Port de Sète. Enfin, en agissant pour le commerce des centres-villes.

Un projet ambitieux qui motivent tous les membres de la CCI Hérault prêts à relever bon nombre de défis pour atteindre les objectifs définis.

» en savoir plus sur Attitude 100 % au cœoeur de l'éco”, et sur les actions prioritaires de chacun des leviers : cliquez ici

Le transport, une filière qui tient la route

5 840 entreprises et 49 191 emplois dépendent du transport routier et de ses activités auxiliaires en Occitanie. Les conducteurs constituent la part majeure de ces emplois, occupés désormais à 18 % par des femmes.

Ça roule pour le transport régional : telle pourrait être la conclusion des dernières études réalisées sur le sujet. Occupant 49 191 salariés au sein de 5 840 établissements (dont 44 % de patrons artisans), la région Occitanie a, en 2015, vu croître de 1 260 le nombre de salariés du secteur (soit une progression de 3 %) selon le dernier rapport de l'Observatoire prospectif des métiers et des qualifications dans les transports et la logistique (OPTL).

Ainsi, "la région Occitanie est la seule région de France qui a une croissance des effectifs dans l’activité marchandises de +1 % alors qu’elle est nulle au plan national", note ce rapport. En outre, 7 salariés sur 10 sont des conducteurs (soit 35 000 au total) et la branche compte dorénavant près de 9 000 femmes en région, soit 18 % des effectifs. Si l'emploi salarié progresse, le nombre d'entreprises, lui, est en recul (-4,6 % en 5 ans). L’explication est double : face aux difficultés rencontrées par les acteurs de la filière, on constate une tendance à la concentration des entreprises et, hélas, à la disparition des plus fragiles. "71 % des défaillances sont dues à des cessations d’activité, 19 % à des liquidations judiciaires (ceci a concerné 402 salariés) et 12 % des défaillances sont dues à des redressements judiciaires (soit 546 salariés concernés)", précise l'OFTL. Dans sa dernière étude, l'Observatoire avance que les employeurs interrogés envisageaient une augmentation de 8 % de leurs effectifs durant l'année 2016. Et Françoise Gleyze, déléguée régionale de la Fédération des transports routier (FNTR) de compléter : "La filière manque aujourd'hui cruellement de chauffeurs routiers. L'offre d'emploi est plus forte que la demande." Le transport routier, comme la restauration, l’industrie ou l’informatique, fait donc désormais partie de ce que l’on appelle les métiers en tensions, qui n’arrivent pas à pourvoir les postes créés par leur développement.

source : CCI Occitanie

 

Signature de la Convention de Partenariat des réseaux économiques du Territoire




Les Présidents André Deljarry de la CCI Hérault et Grégory Blanvillain du groupe de travail des réseaux économiques ont signé une convention de parténariat ce 21 juin devant une centaine de chefs d'entreprises et d'élus, les réseaux Sétois et Biterrois rejoignant cette année le Club des réseaux de la CCI Hérault.

Représentant 61000 entrepreneurs agissant dans les domaines du commerce de l'industrie et des services, le Président Deljarry affirme sa volonté, avec l'ensemble des 80 chefs d'entreprises élus, d'être présent sur l'ensemble des territoires, signant des partenariats avec de multiples collectivités (le prochain avec la Communauté d’Agglomération Hérault Méditerranée le 26 juin). Il faut faire de l'Hérault, non seulement, la destination où "il fait bon vivre" mais aussi celle où "il fait bon entreprendre".

Le Président Blanvillain présente le plan d'action 2017/2018
• fédérer les réseaux (les 30 réseaux de Montpellier et les réseaux de Béziers de Sète et du pic saint loup), les énergies.
• favoriser l'intégration des porteurs de projets et créateurs d'entreprise dans les réseaux.

Il présente les 2 actions déjà mises en place:
• "Boost tes réseaux", pour la 3ème année, en octobre, et maintenant sur tout le territoire de l'Hérault: pendant 1 semaine tous les réseaux économiques vont faire des conférences et des rencontres avec les étudiants du supérieur pour leur expliquer comment faire du réseau et comment créer leur propre réseau. C'est une action qui permet de faire rentrer le monde de l'entreprise dans les Ecoles, ce qui de nos jours est indispensable.
• Présence pour la 4ème année sur le forum de la Création de l'Entreprise à Béziers le 8 novembre et le 08 décembre à Montpellier. Il y a un espace réseau présent à la rencontre des porteurs de projet.

Pour 2018, un groupe de travail réfléchit à un grand évènement autour des réseaux. l'autre objectif est de se rapprocher du midi Pyrénées et notamment la Haute Garonne pour rapprocher les réseaux des 2 métropoles et pour créer un club midi pyrénée méditerrannée. il y a bien d'autres outils dont un portail des réseaux sur le site de la CCI et cette année la mise en place d'un annuaire des réseaux.
Il donne alors la parole aux associations dont une association féminine crée en 1945 souhaitant s'impliquer dans la vie économique et avoir une visibilité sur toutes les institutions et les réseaux.

La hausse de l’emploi régional boostée par l’intérim

+12,8 % : l'emploi intérimaire en forte progression depuis un an

Workers 04Cette progression, supérieure à celle constatée au niveau national, est notamment tirée par les Pyrénées-Orientales, département d’Occitanie le plus favorablement impacté par la progression de cet indicateur économique annonciateur de croissance.

L’accélération de l’intérim est nette en juillet 2017 (+12,8% par rapport à juillet 2016) et renforce le rythme déjà soutenu depuis le début de l’année. Sur les 7 premiers mois, le travail temporaire progresse ainsi de +8% et continue de contribuer à l’amélioration du marché de l’emploi. Ce sont en effet 45 000 emplois en équivalent temps plein supplémentaires qui ont été créés, par rapport à la même période en 2016. Les effectifs intérimaires progressent dans tous les secteurs, avec en tête les transports et l’industrie. Les services continuent de concentrer un emploi intérimaire sur deux.

Au niveau géographique, nos départements affichent leurs disparités. Ainsi, les Pyrénées-Orientales, par ailleurs département de France Métropolitaine le plus touché par le chômage (14,8 % au premier trimestre 2017, selon l'Insee) est le territoire où la reprise des contrats d'intérim est la plus marquée sur cette période avec une hausse de 36,7 % des effectifs. À l’inverse, les départements de l'Hérault (-5,6 %), de l'Aveyron (10,1 %) et du Tarn-et-Garonne (-10 %) voient leur nombre de contrats intérimaires baisser, à contre-courant du marché régional. Selon Prism'Emploi, les effectifs intérimaires progressent davantage chez les ouvriers qualifiés (+11,0 %), que chez les ouvriers non qualifiés (+10,4 %), les cadres et professions intermédiaires (+10,0 %) et, de façon plus marquée, que chez les employés (+0,9 %) dans notre région. Ainsi, 37,7 % des contrats intérimaires signés dans la région Occitanie le sont en faveur d'ouvriers qualifiés contre 34 % pour les ouvriers non-qualifiés ; 15 % pour les cadres et professions intermédiaires ; et 13,4 % d'employés. Côté secteur d'activité, c'est l'industrie qui s'avère le plus dynamique en termes d'emploi intérimaire (43,6 %) devant le BTP (18,7 %) et les services (16,6 %).