ECONOMIE

Trafic record au port de Sète

En cumulé à fin août, le trafic connait une croissance de + 17% et atteint un record historique depuis la reprise en gestion du Port de Sète par la Région en 2007.

Cette évolution est d’autant plus intéressante qu'elle n’est pas liée à une situation exceptionnelle sur un trafic type campagne céréalière. A l’exception des engrais, trafic sur lequel le Port a perdu quelques parts de marché, les différentes filières du Port sont en progression que ce soit les vracs agro-alimentaires, les vracs industriels, les vracs liquides, le bétail, les véhicules neufs, les éoliennes, etc. Cette progession est également liée au développement de nouvelles lignes, avec l’escale hebdomadaire EKOL en connexion avec le Port d’Izmir en Turquie (10 000 remorques / an) et la connexion régulière mensuelle proposée par GRIMALDI sur l’Afrique du Nord et l’Afrique de l’Ouest. Le trafic passagers sur le Maroc est à la reprise sur la base de 150 000 passagers par an, suite à une belle saison estivale, qui compense un premier semestre à la baisse, et l’activité croisière est en très forte hausse avec 35 escales (20 000 passagers) contre une vingtaine en 2014.
Cette évolution doit se confirmer dans les prochains mois avec des prévisions intéressantes pour le trafic de vracs agro-alimentaires, dans la dynamique du développement des établissements SAIPOL qui sont en cours de réception de travaux sur leur site sétois d’un montant de 30 M€.
Les travaux sur le quai H, sous maîtrise d’ouvrage Région, se poursuivent pour une livraison prévisionnelle été 2016, avec 467 m de linéaire de quai à fort tirant d’eau, ce qui offrira de nouvelles opportunités de développement pour le Port.
source : www.sete.port.fr

Rencontres des Acteurs du Tourisme à Agde

Les « Rencontres des Acteurs du Tourisme », organisées par l’Office de Tourisme d'Agde, se tiendront le jeudi 8 octobre 2015 au Centre Nautique du Cap d’Agde, de 16h30 à 19h.
Ce rendez-vous annuel est un lieu d’échanges pour tous les acteurs publics et privés du tourisme de la Ville d’Agde et du territoire. Moment de rencontre et d’information, il leur permet de se tenir informés des évolutions du monde du tourisme pour mieux s’organiser face aux marchés.
Un thème est défini chaque année*. Celui de cette 9ème édition est : « Quand l’économie du partage révolutionne les vacances ! ». Deux experts répondront à la question de savoir si l’économie collaborative est un mythe, une mode ou une réalité, en apportant des solutions concrètes aux professionnels pour adapter leur offre.
Car aujourd’hui, Internet propose des offres touristiques qui sortent de l’économie marchande traditionnelle pour répondre à la demande. Le client est-il en train de changer ? Les modèles économiques ont-ils évolué ? L’offre des professionnels doit-elle se repositionner ? Quelle place pour celle des particuliers ?
Les deux experts de cette année, Véronique VIDAL et Mathieu BRUC, y répondront en 3 points :

  1. Fidéliser ses clients Comment fidéliser ses clients, quelles sont les clés d’une bonne Gestion de la Relation Client. De la connaissance de leurs attentes à une relation permanente avec eux.
  2. Vendre en direct Peut-on passer d’un système de vente en ligne ? Quelle place accorder aux avis des clients pour une commercialisation directe efficace. Témoignage sur l’expérience réussie du Centre Nautique du Cap d’Agde.
  3. Booster sa visibilité De la production « collaborative » de photos et de vidéos à l’accueil de blogueurs, comment animer et élargir sa communauté de fans. Comment les impliquer dans le développement de sa visibilité. Avantages de se rassembler sous la marque territoriale de la destination.

Le port de Sète célèbre l'arrivée d'Ekol

Ce mercredi 9 septembre, la communauté portuaire du port de Sète a célébré le premier anniversaire de l'arrivée du groupe Ekol.
En provenance de Turquie et plus particulièrement du port d'Izmir, ce ne sont pas moins de 15.000 remorques par an qui arrive à Sète avec des délais de transport ("transit time") de seulement 48 heures et une vitesse moyenne de 27 noeuds !
Depuis son implantation à Sète, Ekol, aura créé une vingtaine d'emplois et c
e nouveau trafic, en fort développement, illustre bien la dynamique positive que connait actuellement le port de l'île singulière.

 de gauche à droite : le sous prefet de Région, la consul de Turquie en France, le président d'Ekol,
le président du port d'Izmir, le président du port de Sète et le directeur général


Tous les mardis, un navire roulier de 196m  "l'Ayshe" acoste sur le quai G pour décharger 150 remorques en import et autant en export. Navire dont l'agent manutentionnaire est la société SPS (Société Portuaire Sétoise) dirigée par Mme Sylvie Cano.
Ces ensembles routiers, qui appartiennent en propre à Ekol ( disposant d'une flotte de 3000 camions) sont ensuite reprises pour livrer ses clients européens dans des domaines divers (textiles, équipements automobiles, produits blancs etc...), autant de production qui aujourd'hui sont délocalisés dans ce pays qui se positionne désormais comme "la petite chine" de l'Europe..
En effet, la "sublime porte" est (re)devenue en quelques années une véritable puissance économique qui connait une croissance remarquable à deux chiffres et bénéficiant depuis 1996 d'un accord de libre échange avec l'UE.
La Turquie de par sa position géographique est naturellement portée pour utiliser la voie maritime pour atteindre l'UE, car la traversée des pays de l'Est n'est pas des plus simples par la route et allonge considérablement les délais d'acheminement. (mauvaise qualité des infrastructures, congestion aux frontières etc..)
C'est donc naturellement que le choix s'est porté sur le Port de Sète bien situé géographiquement en Europe du Sud et disposant désormais des infrastructures adaptées, et d'une main d'oeuvre qualifiée pour traiter avec efficacité et rapidité les trafics roulants.
En effet depuis la reprise en main par la Région Languedoc Roussillon, le port de Sète n'a jamais été aussi attractif. Le port en récolte déjà les premiers fruits avec l'implantation d'une société comme EKOL.
Car au delà d'une simple escale de navire, c'est toute une communauté portuaire qui profite de cette présence et en premier lieu les ouvriers dockers. Ekol a décidé il y a quelques mois de déménager son entrepot logistique de Cavaillon à Sète, créant ainsi des emplois supplémentaires, sans compter l'installation de nouveaux acteurs portuaires comme des transitaires ou des transporteurs.
Ekol étant un opérateur multimodal, il ne compte pas en rester là et prévoit d'utiliser les atouts du port en matière de desserte terrestre et particulièrement  le ferroviaire en mettant en place fin octobre une connexion ferrée qui reliera deux fois par semaine le port de Sète à la Région parisienne, sur des wagons capables de transporter plus de 36 remorques à la fois.
Une première en France en terme de report modal entre le sud et le nord. L'ambition étant à terme de poursuivre cette connexion sur Calais et le Royaume Uni, autre marché important du groupe Ekol.
Autant dire que c'est une excellente nouvelle pour la place portuaire car tout ceci est synonyme de retombées économiques importantes pour le bassin de Thau.
Le développement du trafic Ro-Ro est un élement essentiel qui apporte des services logistiques à forte valeur ajoutée comme c'est le cas avec Ekol, qui aura crée depuis son arrivée une vingtaine d'emplois.

 

Ro-Ro

Roll on / Roll off aussi appelé en abrégé Ro/Ro, est une expression anglaise utilisée en logistique et qu'on peut traduire par "roule pour entrer / roule pour sortir". Elle désigne le trafic roulier, c'est à dire le transport de poids lourds ou de remorques par des bateaux spéciaux appelés "rouliers".
Elle fait référence avant tout à la technique de manutention : on charge et décharge les objets en les faisant rouler depuis la rampe Ro-Ro portuaire (quand elle existe) vers la rampe mobile du navire, ce qui permet ainsi de conduire tout ce qui est roulant dans le garage du navire ou de l'en évacuer dans l'autre sens. Le Ro-Ro est particulièrement adapté au transport de remorques, de camions, de semi-remorques, de tracteurs, pelleteuses, etc.

 

petit déj’ éco chez Goodyear

Dans le cadre du transfert de la gestion des zones d'activités économiques du territoire, Thau agglo organise des « petits déj’ éco » dans chacune de ces zones, afin de « mettre en contact » les entreprises d’une même zone, ainsi que faciliter le dialogue entre entre elles et les élus de l'agglo.

C’est dans les locaux de l’entreprise Goodyear que le cinquième Petit Déj’ s’est tenu ce 3 septembre, en présence de François Commeinhes, Président de Thau agglo et Sénateur Maire de Sète, Yves Michel, Vice Président de Thau agglo et Maire de Marseillan et Olivier Oddi, Président de la CCI Sète-Frontignan-Mèze.

Reçus par Sébastien Morin, administrateur de Goodyear, les entrepreneurs invités ont ainsi pu échanger lors de cette rencontre, tant professionnelle que conviviale, suivie par une visite de l’entreprise.

Le port de commerce en dynamique positive

Le port de Commerce de Sète présente une activité en hausse à la fin juillet avec une croissance de 14%.
L’ensemble des trafics du port a une bonne tenue, avec un impact significatif de la ligne régulière sur la Turquie mise en place en septembre 2014.
La mise en exploitation des nouvelles installations telle que le Môle Masselin courant 2015 pour l’activité ferry - aujourd’hui à destination du Maroc - mais aussi pour l'accueil des navires de croisière permettent de proposer ainsi des conditions nautiques et terrestres de haut niveau.
L’appel à manifestation d’intérêts sur l’activité conteneurs du futur quai H a été lancé mai 2015 pour une clôture des offres fin septembre.
Le maintien de cette évolution de l’activité sur le second semestre sera fortement dépendante de l’activité des vracs agroalimentaires (céréales, graines, tourteaux). Mais les premiers éléments issus de l’activité sur août devraient confirmer cette tendance.
source : www.sete.port.fr

Le Conseil Constitutionnel refuse d'assouplir la loi Evin

En juin lors de l’examen par le Sénat de la loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques, dite « loi Macron » , les sénateurs avaient réussi à faire passer un amendement pour assouplir la publicité pour l’alcool.
Les viticulteurs et notamment ceux du Languedoc-Roussillon avaient applaudi des deux mains. C’était sans compter la montée au créneau de ministre de la santé Marisol Touraine fermement opposée à la remise remettre en cause la loi Evin, rappelant que l’alcool tue 49.000 personnes par an en France.
Elle a été entendue, au moins par le Conseil Constitutionnel, qui a rejeté le texte des sénateurs, au motif que la publicité sur l’alcool n’avait rien à voir avec l’objet de la loi Macron.
Il n’en demeure pas moins que la loi Evin dans sa rédaction actuelle pose problème, aux viticulteurs sans doute, mais aussi aux journalistes. Sans bien sûr nier la nécessité de préserver la santé publique, doit-on poursuivre un journal qui défend un terroir ou un patrimoine local ?
Souhaitons que le rejet sur la forme donc plus que sur le fond du texte par le conseil constitutionnel ne soit pas la fin d’une réflexion sur le sujet.

 

  Article censuré par le Conseil constitutionnel

"ne sont pas considérés comme une publicité ou une propagande (...) les contenus, images, représentations (...) relatifs à une région de production, à une toponymie, (...) à un terroir, à un itinéraire, à une zone de production, au savoir-faire, à l'histoire ou au patrimoine culturel, gastronomique ou paysager liés à une boisson alcoolique (...)".

Ce texte ne figure donc pas dans la loi Macron promulguée et publiée au Journal officiel vendredi 7 août

 

Suramortissement : une mesure pour encourager l'investissement

Pour encourager l’investissement productif des entreprises, le gouvernement a mis en place une mesure exceptionnelle de suramortissement. Applicable pendant un an, cette mesure concernera les investissements réalisés entre le 15 avril 2015 et le 14 avril 2016, et consistera à ajouter à l’amortissement classique, une déduction complémentaire de 40%. Ainsi, les entreprises pourront amortir les biens acquis pendant cette période à hauteur de 140% de leur valeur, ce qui leur apporte un double avantage, en termes de trésorerie et en termes de rendement... » pour en savoir plus : CCI de Sète Frontignan Mèze

La marque Sud de France en grande distribution

LES CHIFFRES CLES
 
Depuis le lancement de la marque Sud de France, le nombre de points de vente impliqués dans des partenariats avec la marque n’a cessé de croître pour atteindre, en 2014, 4.627 dont 160 en Languedoc-Roussillon et 317 à l’international.
Ce sont au total une cinquantaine d’actions menées par Sud de France Développement en grande distribution auxquelles participent près de 350 entreprises du Languedoc-Roussillon.
Le retour sur investissement de ces actions a été évalué en 2014 à 25 M€ pour 600 000 euros investis (animations, prospectus, plv, jeu-concours, show room, logistique).
 
« Pour 1€ investi par la marque Sud de France en grande distribution, c’est 41 € de retour sur investissement pour les entreprises du Languedoc-Roussillon », explique Chantal Passat, la responsable du département agroalimentaire à Sud de France Développement qui insiste à la fois sur la fidélisation des enseignes de la grande distribution à la marque Sud de France : « Preuve de l’intérêt des consommateurs pour les produits de la région Languedoc-Roussillon et de la notoriété de la marque » et sur l’étalement de ces actions duranttoute l’année : printemps-été-automne.
Le nombre de point de vente impliqué dans la campagne d’été 2015 est de 1 400 (lire ci-dessous). En 2010, c’était 580 points de vente au national, 100 points de vente au régional ; en 2008, l’opération concernait 100 points de vente au régional et 520 points de vente au national.
Toutes les entreprises du Languedoc-Roussillon sont concernées par ces opérations en grande distribution. « Les plus petites entreprises régionales profitent pleinement du dispositif au niveau régional, précise Chantal Passat, tandis que les plus importantes peuvent répondre aux demandes de la grande distribution au niveau national ».
 
Des résultats concrets
 
La filière fruits et légumes écoule plus de 80% de sa production en grande distribution. « Pour vous donner un ordre idée, une opération Sud de France dans une enseigne, c’est environ 1 500 tonnes de fruits et légumes vendues en une semaine sur les 500 magasins de l’enseigne », révèle Chantal Passat.
22 metteurs en marché de la filière fruits et légumes régionales, représentant 500 000 tonnes, vendent leur production en grande distribution au niveau régional et national. Parmi eux : Domaine des Coteaux, les vergers de Mauguio, Edenys, Ille Roussillon, Terranéo, Réart Vallée, Saveur des Clos, etc.
 Les fruits et légumes, mais aussi les industries agroalimentaires de la mer (Coudène, Midi Tielle, Médithau, Azaïs Polito) et les principaux opérateurs du secteur viticole (Advini, Gérard Bertrand) sont les principales filières régionales à vendre en grande distribution au niveau national.
La filière agroalimentaire est un pilier de l’économie régionale. Son chiffre d'affaires était de 8,6 milliards d'euros dont 3 milliards pour le vin.
 
Le vin régional, n° 1 des ventes en grande distribution
 
En 2013, la progression des parts de marché des vins Sud de France en grande distribution s’élève à 7 % en volume et +11,9% en valeur ; en 2014, c’est +5,6% en volume et +10,6% en valeur. Des performances bien au-dessus de la moyenne nationale (-0,6% en volume, +2,5% en valeur en 2014).
Le vignoble du Languedoc-Roussillon est le 1er vignoble dans les linéaires de la grande distribution française.
Le Languedoc-Roussillon assure 28,7% des ventes en volume de la grande distribution en 2014. Avec plus de 280 M de litres vendus, le vignoble régional vend autant que les vignobles de Bordeaux (134 M), de la Vallée du Rhône (88M) et de la Vallée de la Loire (68 M) réunis.
La progression se fait sur toutes les couleurs de l’offre régionale : +13,6% pour le rosé, +11,5% pour le blanc, +8,4% pour le rouge. Tous les segments de l’offre régionale contribuent à la croissance.
Avec 31 % des parts de marché, soit près d’un tiers, les vins du Languedoc-Roussillon s’imposent comme le vignoble leader des ventes de vins bio en grande distribution. Pour les vins doux naturels, ce sont 16,9 millions de cols vendus en grande distribution pour un CA de 73,5 M €.
La marque Sud de France répond aux aspirations des consommateurs en produits du terroir de qualité. Ce qui se traduit par une augmentation des parts de marché des produits de la marque et du CA des entreprises Sud de France grâce à des partenariats de plus en plus nombreux avec la grande distribution.
« Cela passe par des actions de mise en relation entre acheteurs et vendeurs tout au long de l’année, analyse Chantal Passat. Ces rendez-vous BtoB sous forme de show-room et de salons organisés par Sud de France Développement favorisent les référencements des produits régionaux en grande distribution. C’est indispensable de créer en permanence du lien avec les acteurs de la grande distribution ».  
 
LA CAMPAGNE D'ETE
 
La mise en avant des produits agroalimentaires
 
Cet été, Sud de France Développement engage une mise en avant des produits Sud de France dans près de 1 400 magasins à la fois en région mais aussi au national. Cette promotion s’appuie notamment sur les affiches de cette campagne dont l’objectif est d’interpeller pour donner envie de consommer des produits de la marque Sud de France.
Pêches, nectarines, melons, abricots, tomates, cœurs de laitue et les vins du Languedoc-Roussillon sont mis en valeur et bénéficient d’une promotion sans équivalent par le biais d’animations, de communications spécifiques et de PLV originales.
 
Le calendrier
 
• Au niveau régional : Carrefour Market (Aude, Pyrénées-Orientales, Hérault), du 29 juin au 8 juillet Auchan, du 8 au 15 juillet Casino, du 10 juillet au 20 août Carrefour Hyper, du 21 juillet au 4 août Système U Sud / Intermarché / Leclerc, juillet – août
• Au niveau national : Match, du 23 au 27 juin Cora, du 8 au 15 juillet Auchan, du 8 au 18 juillet Casino, du 22 au 27 juin Monoprix, du 22 au 27 juin Match, du 28 juillet au 1er août
 
La campagne de promotion
 
Pour promouvoir les produits de la marque Sud de France, la Région Languedoc-Roussillon lance jusqu’au 23 août prochain, une nouvelle campagne d’été. Le dispositif de communication s’articule sur une série d’une douzaine d’affiches qui, sous le slogan « Sud de France, le privilège du temps » illustrent de manière humoristique l’art de vivre Sud de France.
La campagne s’appuie également sur un spot de 25 secondes qui véhicule, en harmonie avec la campagne d’affichage, les valeurs de la marque (convivialité, authenticité, naturalité). Il sera diffusé près de 200 fois sur France Télévisions et sera visible lors des rediffusions de la série policière "Candice Renoir » et dans les bulletins météo de France 3 Languedoc-Roussillon.
Depuis août 2014 avec la mise en place des nouveaux cahiers des charges via la nouvelle plate-forme d'adhésion, ce sont 1332 entreprises qui ont renouvelé leur adhésion dont 843 entreprises viticoles et 489 entreprises agricoles et agroalimentaires. Pour un total de 4163 produits dont 2912 vins et 1300 agricoles et agroalimentaires.

Une nouvelle mission de service public des CCI territoriales

les chambres de commerce et d'industrie deviennent autorité compétente pour la délivrance des cartes professionnelles des activités immobilières à compter du 1er juillet


La loi ALUR instaure désormais de nouvelles règles pour la délivrance des cartes professionnelles des activités immobilières dont les modalités viennent d’être précisées par le décret d’application paru au Journal Officiel le 21juin 2015.
A partir du 1er juillet 2015, les CCI territoriales auront toute compétence pour délivrer les cartes professionnelles des activités immobilières, en lieu et place des préfectures.
La création d’un fichier des titulaires d’une carte professionnelle sera confiée à CCI France qui en assurera la gestion. Ce fichier sera consultable sur le site www.professionnels-immobilier.cci.fr et accessible à tous.
Ce nouveau dispositif permettra de traiter informatiquement les demandes de cartes professionnelles, de simplifier les procédures, de sécuriser la délivrance des cartes et, à court terme, offrira la possibilité aux professionnels d’effectuer en ligne leur demande de façon totalement dématérialisée. Cette nouvelle carte plastifiée au format « carte bancaire » intègrera des points de sécurité et sera délivrée pour une période de 3 ans. Son renouvellement sera conditionné à une obligation de formation continue.
Ce dispositif est le fruit d’une collaboration active entre CCI France, la FNAIM, l’UNIS et le SNPI permettant d’aboutir à une rénovation complète du service de délivrance des cartes.

 A compter de ce mercredi 1er juillet, la CCI de Sète Frontignan Mèze devient donc organisme compétent.
Pour toute information, contacter à la CCI Anne Merenda, Responsable du CFE, au 04 67 46 28 28 ou 04 67 46 28 31

Le môle Masselin inauguré

La Région, propriétaire de l'infrastructure du port et l'ensemble de la communauté portuaire ont inauguré, le 27 mai, le môle Masselin dédié à l'accueil des passagers sur le port de Sète. Un investissement de 14,2 M€, cofinancés par la Région et le l'Europe (fonds FEDER). "Une super-plateforme dédiée aux passagers, avec deux postes à quai. L'objectif est de passer d'un trafic de 180 000 passagers par an à 300 000 d'ici 2020", indique Marc Chevallier, président de l'établissement public régional EPR Port Sud de France.

La communauté portuaire de Sète et le Président de Région Damien Alary ont inauguré le Môle Masselin.

7 mois de travaux et 14M€ ont été nécessaires pour la réalisation du chantier : destruction des anciens silos à grains, élargissement du môle, reprise des quais et aménagements permettent aujourd'hui au Port de Sète de proposer deux nouveaux quais. Ainsi, le môle Masselin peut accueillir, dans les meilleures conditions, des grands navires allant jusqu'à 220 m.

Il s'agit là de la première phase des travaux entamés par la Région pour la création d'un nouveau pôle passagers sur le port de Sète. Ce nouveau pôle permettra l'accueil de 300 000 passagers à l'horizon 2020 et plus de 600 000 à terme, contre 180 000 en 2014, avec la garantie de services de qualité pour les clients.

La seconde phase des travaux devrait débuter en 2017, avec la construction de la nouvelle gare maritime. La Région a retenu le projet proposé par l'architecte Jacques Ferrier. La gare maritime sera ouverte sur la ville et le port. Il s'agit de créer un nouveau lieu de rencontres entre sétois, touristes, commerçants et communauté portuaire. La création de parkings, restaurants et commerces durera 3 ans.

source: www.sete.port.fr

Plaidoyer pour le muscat à petits grains de nos rivages

Dans un monde évalué par le journaliste Edwy Plenel entre deux systèmes, dont l’un peine à mourir et l’autre tarde à naître, le terroir de Frontignan, Vic-la-Gardiole et Mireval paraît lui aussi, à sa micro échelle, entre deux : monde encore rural entre deux villes, Sète et Montpellier, Vins Doux Naturel , fleurons historiques, entre deux âges, modèles de production entre intensif et artisanal, coopératif et individuel, système viticole construit autour du seul muscat à petits grains blanc, dans un monde globalisé où domine la diversité des cépages.

Etat de la production : les voies d’une difficile reconversion

 

Chiffres-clés

Production globale dans l’Hérault (2013) :

  • 2250 ha, soit 2,5 % de la surface totale en vigne, 9e cépage planté dans l’Hérault
  • 20 045 hl récoltés en AOP en 2013 (Frontignan, Mireval, Lunel, Saint Jean de Minervois)

Production du terroir de Frontignan, Vic, Mireval

  • 1 cave coopérative, 1 Scop, 35 caves particulières
  • Superficies cultivées en vigne : 1 326 ha en 2012, 1 288 ha en 2013
  • Part dans la surface totale de la commune : 13 % à Mireval, 17 % à Vic, 26 % à Frontignan (2013)
  • Total vin récolté : 33 032 hl en 2012, 29 580 hl en 2013
    Mireval : 1952 hl, Vic : 7132 hl, Frontignan : 23 948 hl

Production en AOP

Sur une aire de 1 000 ha : 260 en AOP Muscat de Mireval, 797 en AOP Muscat de Frontignan
13 754 hl de Muscat de Frontignan, 3 006 hl de Muscat de Mireval en 2012 - 12 852 hl et 2 622 hl en 2013
Village charnière qui possède la particularité d’abriter les deux Appellations, Vic voit sa part progresser, assurant, en 2012, l’essentiel de la production en AOP Muscat de Mireval (2 779 hl) et 822 hl en AOP Muscat de Frontignan
Poids de la production en AOP dans la production totale : 18 % à Mireval, 35,3 % à Vic, et 61 % à Frontignan en 2013

Production d’IGP Blancs (essentiellement muscats secs) en 2013
Mireval : 81,2 %, Vic : 64,3 % , Frontignan : 34,4%

Production de vins rouges et rosé (IGP et sans IG) : 1400 hl cumulés à Vic et Mireval, 1400 hl à Frontignan en 2012, presque 3000 hl sur les trois communes en 2013

 

Tous les indicateurs marquent un fléchissement dans les trois communes en 2012 et 2013, date des derniers chiffres complets publiés. Les superficies cultivées en vigne, les volumes de vin récolté s’affaissent, au total comme en Appellations d’Origine Protégée. De façon collatérale, la production d’IGP blancs, essentiellement en muscats secs, et de rouges et rosés progresse. Ces données brutes dressent l’état de production d’un secteur viticole qui se maintient avec peine. Au tournant de l’an 2000, des options qui se présentaient n’ont pas été retenues par la profession: une AOP générique « Muscats du Languedoc », ouvrant la porte à des appellations « Villages », une AOP pour  le muscat sec, protégeant rendements, volumes et terroir de production, vin naturellement doux (sans mutage à l’alcool) écarté de l’AOP Frontignan. Ces portes fermées, comment envisager la nécessaire et difficile reconversion d’un terroir à l’encépagement unique et aux difficultés de vente du Vin Doux Naturel ? Les progrès des techniques et de l’œnologie moderne encouragent sur l’élaboration de VDN plus légers et plus aromatiques. Le niveau qualitatif des vins progresse, les récompenses pleuvent sur le terroir (Concours Général Agricole de Paris, Muscats du monde, Féminalises, Guides de vins). Mais la vague d’abandons et d’arrachages massifs sur la campagne 2014-2015 laisse à nouveau craindre le pire, après une sévère alerte en 2009. Les dizaines d’hectares partis seront-ils replantés ? Ceux qui le seront produiront-ils encore le divin nectar?

Un nouveau défi vient alourdir les difficultés de vente et de rénovation de la viticulture locale. Elle doit faire face aujourd’hui à la concurrence de productions en muscat sec à haut rendement, quand ici, le seuil en AOP est fixé à 25 hl/ha, maxima que les vignerons peinent à atteindre sur les contreforts de la Gardiole. Autant dire que le combat est perdu d’avance. Perdu, oui, si les producteurs jouent dans la même cour avec les règles du même marché et reproduisent des modèles désuets, sans capacité à se rénover.

Mais des vignerons inventifs, dynamiques et souvent en production biologique tentent depuis plusieurs années de faire connaître une autre voie : celle de productions artisanales, certes anecdotiques au regard de productions industrielles ou de volumes distribués en grande surface, mais qualitatives, naturelles, et novatrices. Ils mettent en valeur l’identité, les particularismes du cépage autochtone. Leur savoir-faire accumulé sur cette terre ouvre la voie à un travail à la fois mémoriel et communicant, autour de la singularité et de l’excellence de ce terroir originel, berceau des muscats. Avec le Vin Doux Naturel comme marqueur de leur identité vigneronne et étendard de leur culture viticole.

L’Attachement à un cépage

Car ces producteurs valeureux l’aiment, leur cépage à petits grains. Fragile, à la maturité précoce, sensible aux maladies de la vigne, il explose d’arômes pour qui sait le cultiver, le vinifier et l’élever avec soin. Il est singulier, ce cépage gorgé de sucres au point de subir les attaques, gourmandes et dévastatrices, des abeilles et des guêpes qui en aspirent le jus. Ces caractéristiques déjà décrites par les agronomes romains, notamment Pline l’Ancien nous font penser qu’un ancêtre, un proto - cépage diraient les archéologues, était bien présent et cultivé dès l’Antiquité.

L’attachement vigneron au muscat à petits grains est naturellement lié à l’intérêt et à la subsistance, le cépage étant pendant des siècles source de richesse économique, à tel point que, dès les premières mesures possibles, début XVIe siècle, il se produit plus de vin que de grains pour se nourrir sur les trois communes, fait exceptionnel dans l’histoire viticole. La renommée du Muscat grandit bien au-delà des frontières du royaume, dans toute l’Europe et le bassin méditerranéen, jusqu’aux confins de l’Inde et aux Etats-Unis. Cette renommée de vins exceptionnels, de luxe, aux vertus médicinales avérées, écrivains, philosophes, hommes politiques, scientifiques ne cessent de la célébrer, de Rabelais à Voltaire et Colette, des frères Platter aux Encyclopédistes, d’Arnaud de Villeneuve et Gui de Chauliac au Dr Guyot.

Certes, ce patrimoine viticole prestigieux et riche se rétrécit au fil des ans. Mais ces hommes –et femmes-  courageux ne cèdent pas aux menaces économiques et à la pression de l’urbanisation. Ce sont eux les agents de transmission de ce patrimoine forgé au fil de siècles dans une pratique ininterrompue d’élaboration de vins doux, et d’excellence. Un cépage hors normes dans des paysages hors normes, sur un étroit cordon littoral entre terre et mer, pour une histoire hors normes, voilà tissé un attachement culturel entre hommes et muscat à petits grains.

Ce sont ces vignerons les fers de lance du futur millésime en AOP, aux notes minérales et épicées typiques du terroir, à la prometteuse rondeur persistante en bouche. 

Ce sont ces vignerons les artisans de la diversification des productions en muscat: sec, moelleux, pétillant, assemblé en rosé muscaté, vin naturellement doux historiquement produit ici. Certains ont osé le pari de productions qualitatives en rouges,  qui ont  coexisté avec les muscats du Moyen-Age jusqu’à l’arrivée du « pinard » de l’ère industrielle.

Ce sont ces vignerons qui ont lancé le défi de la conversion en agriculture biologique sur des muscats, VDN, puis secs, il y a six ans. Conversion qui gagne les nouveaux producteurs.

Quel avenir pour le terroir?

Un patrimoine viticole pluriséculaire, vivant, bio, ressource de l’économie locale et source d’enrichissement culturel, telle est la formule gagnante que l’association Terre Apiane propose depuis bientôt quatre ans, par un regard et une action en rien passéistes ou figés. Ce patrimoine est notre plus bel écrin pour travailler à la promotion des vins, mais aussi le levier majeur pour un tourisme agricole et culturel. Ne cloisonnons pas nos esprits, tout marche ensemble : viticulture, développement économique et patrimoine intimement liés et interagissant dans les faits peuvent propulser toute une filière économique dans la lumière.

Des vignerons de Frontignan souscrivent à la démarche initiée à Vic-la-Gardiole et Mireval. L’autre grand versant viticole de Sète y répond également, avec l’entrée de producteurs d’Agde et Marseillan dans une dynamique et un cheminement originaux. Ils souscrivent tous à l’invitation lancée depuis de longs mois par Terre Apiane d’en tisser les fils ensemble, de les relier les uns aux autres pour ne pas rester coupés du monde, du vin, de la vie.

A l’heure où Frontignan célèbre justement les Muscats du monde entier, cultivons, sous quelque nom et forme qu’on lui prête (vente, oenotourisme, agro - écologie, tourisme culturel et autres) ce principe simple : faire de la rencontre d’un producteur et d’un consommateur un moment le plus agréable possible, le plus mémorable possible, le plus respectueux de son environnement possible pour que vive la vigne, le vin et le vigneron sur nos rivages créateurs de muscats, du fabuleux muscat à petits grains.

Florence Monferran,
Historienne, vigneronne
Présidente de Terre Apiane