ECONOMIE

Carole Delga : « Un plan régional offensif pour booster l'apprentissage et l'accès à l'emploi des jeunes »

Carole Delga, présidente de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, a présenté ce lundi 27 mars le nouveau plan régional de développement de l'apprentissage devant plus de 200 partenaires institutionnels, organismes et acteurs de l'apprentissage, à l'Hôtel de Région à Toulouse. Doté d'un budget spécifique de 9M€, ce plan fixe deux objectifs majeurs : atteindre le cap des 40 000 apprenti.e.s d'ici 5 ans et booster la qualité de cette voie de formation pour les jeunes, les entreprises et les CFA.

Crédit photo : Jean-Jacques Ader

« Il est temps de changer de regard et de faire connaître l'apprentissage pour ce qu'il est : une voie de formation d'avenir et d'excellence, porteuse d'emplois pour nos jeunes. » C'est par ces mots que Carole Delga a introduit le plan régional de développement de l'apprentissage lancé aujourd'hui par la Région.

Décliné en 8 mesures phare, ce plan doté de 9M€ porte à 143M€ le budget global de la Région en faveur de l'apprentissage et de l'alternance.

« Oui, l'apprentissage, ça change la vie. Et c'est la raison pour laquelle nous passons maintenant à l'offensive avec notre plan régional apprentissage. Un plan ambitieux avec de nouvelles aides à la fois pour les apprenti.e.s, leurs employeurs et les CFA. Dès la rentrée prochaine, la Région permettra aux apprenti.e.s d'acquérir gratuitement un premier équipement et les manuels scolaires, comme c'était le cas auparavant pour les lycéen.nes. Nous ne pouvons pas parler de développement de l'apprentissage sans créer les conditions d'une réelle égalité des chances. Les aides spécifiques en matière de transport, d'hébergement et de restauration seront renforcées, l'aide au permis de conduire étendue sur l'ensemble du territoire régional. C'est un vrai coup de pousse que nous avons voulu donner aux jeunes et à leur famille, en particulier les plus modestes, et ainsi lever les freins à l'entrée en apprentissage », a expliqué Carole Delga.

Côté entreprises, les employeurs sont également au cœur de ce plan avec plusieurs mesures qui leur sont spécifiquement destinées dont la mise en place d'un numéro vert pour faciliter la prospection et le recrutement, l'extension de la prime à l'apprentissage de 1000€ aux entreprises de moins 20 salariés (au lieu de 10 au niveau national) ou encore une majoration de 500€ des aides pour les entreprises qui forment leur Maître d'apprentissage.

« L'apprentissage peut être et doit être un moteur de la croissance économique de nos entreprises régionales. J'entends encore trop souvent des chefs d'entreprises me faire part de leurs difficultés pour recruter. 15 000 offres d'emploi restent chaque année non pourvues dans notre région faute de qualification ! Ce constat ne doit pas être une fatalité et le plan que nous lançons comprend aussi une évolution de la carte des formations pour apporter aux entreprises une réponse adaptée à leurs besoins de main d'œuvre qualifiée. Nous ouvrirons 128 nouvelles formations par apprentissage à la rentrée prochaine », a ajouté la présidente de Région avant de poursuivre :

« La Région sera exemplaire pour donner un nouvel élan à l'apprentissage notamment en recrutant 6 fois plus d'apprenti.es dans nos services ou encore en généralisant les clauses en faveur de l'apprentissage dans la commande publique régionale. Nous serons pleinement mobilisés, avec l'ensemble de nos partenaires, pour valoriser cette voie de formation d'exception. »

Retrouvez le dossier de presse

La Région accueillante pour les investisseurs étrangers

Business France a annoncé, le 21 mars 2017, les résultats du bilan des investissements étrangers en France. La région Occitanie/Pyrénées-Méditerranée est au deuxième rang français pour l'accueil des projets d'investissements étrangers créateurs d'emplois en France.

Comme chaque année, Invest Sud de France et Madeeli, les agences de développement économique de la Région Occitanie/Pyrénées-Méditerranée, correspondantes de Business France, réalisent le recensement de l'ensemble des projets d'investissements étrangers qui créent ou maintiennent des emplois sur le territoire régional. Le bilan fournit des statistiques détaillées sur le périmètre des treize nouvelles régions. Pour l'année 2016, la région se classe deuxième au rang national pour le nombre de projets et cinquième pour le nombre d'emplois. Elle représente 11% des projets et 8% des emplois créés ou maintenus par des entreprises étrangères en 2016.

La présence d'entreprises étrangères dans la région Occitanie/Pyrénées-Méditerranée :
- plus de 600 entreprises qui emploient près de 80 000 salariés (source BDD Madeeli, ISF)
-134 projets décidés en 2016, dont 120 projets permettant la création ou le maintien de 2 519 emplois.
Parmi eux : 84 extensions, 28 créations, 6 rachats-extensions, 2 reprises-extensions.

La région est particulièrement attractive pour les industries aéronautiques et agro-alimentaires : elle accueille respectivement 30% et 23 % du total des décisions d'investissement nationaux dans ces secteurs.

La région se classe deuxième pour le nombre de projets et pour la fonction production et pour la R&D (21% des projets français de R&D, ingénierie, design en France et 15% des projets de production).

« Ce bilan vient confirmer encore une fois la grande attractivité de notre région. Ce n'est pas une surprise pour nos secteurs d'excellence et notre environnement particulièrement propice à l'innovation et à la R&D. Ces résultats viennent récompenser le travail de nos agences de développement et la qualité du partenariat avec nos territoires qui accueillent ces projets. Notre potentiel est encore immense et notre ambition est bien d'accéder à la première marche du podium dans les années à venir » a notamment déclaré Carole Delga, présidente de la Région Occitanie / Pyrénées - Méditerranée.

Les principaux pays investisseurs en 2016 (répartition des projets par pays d'origine) :
- les Etats-Unis, 14% du total des investissements américains créateurs d'emplois en France avec 26 projets et 272 emplois (22 % du nombre total des projets).
- l'Espagne, 27% du total des investissements avec 12 projets et 147 emplois (10 % du nombre total des projets).
- l'Allemagne, 8% du total des investissements avec 16 projets et 287 emplois, (13 % du nombre total des projets).
- le Japon, 13% du total des projets avec 9 projets et 134 emplois.
- la Suisse, 14 % du total des projets avec 6 projets et 136 emplois.
- le Canada, 14% du total des projets avec 6 projets et 48 emplois.
- l'Italie, 11% avec 10 projets et 285 emplois.
- les Pays Bas, 11 % du total des investissements avec 4 projets et 14 emplois.
- l'Australie, 4 % du total des investissements avec 2 projets et 103 emplois.

Exemples d'entreprises étrangères suivies par Invest Sud de France et Madeeli en 2016 :
Action (Pays-Bas), Castle Metals (US), Mizar (Espagne), Continental (Allemagne), Verne Group (Italie), Medtech (UK), Sakata (Japon), Unisource (UK), AMC Group (Espagne), Esteban (Japon), Salmeron (Espagne), etc.

 

La CCI Occitanie soutient le projet de l’autoroute Toulouse-Castres

Le Président Alain Di Crescenzo a salué l'avis favorable de la commission d'enquête publique sur le projet d'autoroute Toulouse-Castres.

Après avoir longtemps été le deuxième bassin d'emploi industriel de Midi-Pyrénées, le secteur Castres-Mazamet a souffert d'une baisse sévère de ses activités historiques comme le textile ou le cuir. Malgré ce déclin, le territoire s'est appuyé sur ses savoir-faire et ses compétences pour engager une importante mutation économique autour de la santé et du numérique. Désormais, la faiblesse des liaisons routières existantes, sans parler de l’insuffisance ferroviaire, contrarie ce redéploiement comme elle pénalise, depuis des décennies, les entreprises de tous secteurs.

La CCI Occitanie soutient ce projet qui confortera l’activité existante et suscitera l’implantation de nouvelles entreprises. Depuis 30 ans, les acteurs économiques et institutionnels cherchent une solution au désenclavement de cette zone du Tarn. La réponse passe en priorité par la réalisation de cette infrastructure. La ville de Castres, avec ses 43 500 habitants intra-muros et plus de
80 000 habitants pour la Communauté d’Agglomération Castres-Mazamet, doit pouvoir être reliée à la Métropole Toulousaine par une 2x2 voies.

 

"Pour l'emploi, pour le développement économique, pour les populations, ce projet doit être porté à son terme. Le Tarn est au cœur de cette grande région Occitanie récemment unifiée. Il n'est plus pensable d'isoler un territoire aussi stratégique, porteur de richesse et de développement. Notre réseau se mobilisera autant qu'il est nécessaire pour que cette décision soit entérinée définitivement" souligne Alain Di Crescenzo.

 

Carole Delga : « avec les lauréats des prix Coup de Pousse 2016, portons haut et fort l'ambition de l'Occitanie entreprenante ! »

Carole Delga, présidente de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée a remis hier soir, au Corum de Montpellier, les prix Coup de Pousse 2016, en présence de nombreux élus et acteurs publics et privés du développement économique régional.

Crédit photo : David Crespin

Ce concours, organisé en partenariat avec le réseau des pépinières Synersud, Rézopep animé par Madeeli et les chambres consulaires, s'est étendu pour la première fois à l'échelle de la grande région. Il a remporté un très vif succès avec près de 500 candidatures de porteurs de projet et de jeunes entreprises, soit quatre fois plus que lors de la 1ère édition. « Le soutien à l'entrepreneuriat et à l'innovation est au cœur des actions engagées par la Région pour soutenir nos entreprises dans leurs projets de développement. Nous voulons favoriser par tous les moyens, l'innovation, la création d'entreprises et d'emplois nouveaux. Avec les lauréats Coup de Pousse 2016 qui ont fait le choix d'entreprendre en Occitanie et avec l'ensemble de l'écosystème entrepreneurial, la Région valorise des projets de création d'entreprises innovantes et à fort potentiel, répondant parfaitement aux enjeux et défis de notre territoire. Ensemble portons haut et fort notre ambition, celle de l'Occitanie entreprenante !», a souligné Carole Delga.

La 5ème édition du concours Coup de Pousse est dotée d'un budget de 800 000 €, ce qui en fait le concours régional le plus important de France pour les entreprises innovantes.

12 prix ont été décernés dont un grand prix pour l'entreprise Onfocus (Montpellier) dans la catégorie transition numérique. Cette jeune entreprise développe une plateforme logicielle de mesure et d'optimisation d'inventaire publicitaire qui permet aux éditeurs de mieux vendre des impressions visibles sans pénaliser l'expérience utilisateur ou les taux de clic. Cette entreprise prévoit d'employer 91 personnes d'ici 3 ans.

 

Défi transition énergétique et gestion sobre des ressources, adaptation au changement climatique
Catégorie Graine d'entrepreneur : Ecotransat (Grau-du-Roi)
Le projet consiste à concevoir, fabriquer et commercialiser des voiliers éco-conçus à base de fibres naturelles.

Catégorie Entreprises : Ecosec (Montpellier)
L'entreprise veut développer un réseau de toilettes sèches publiques haut de gamme pour une ville propre, durable et attractive.

Défi renouveau industriel
Catégorie Graine d'entrepreneur : Airvada (Toulouse)
Le projet consiste à développer un drone solide et facile à transporter. Ce sera le 1er quadrirotor gonflable.

Catégorie Entreprises : Isymap (Bagnols-sur-Cèze)
L'entreprise conçoit des systèmes de mesures innovants composés de balles très résistantes aux chocs. Elles peuvent être larguées en milieu hostile (industries nucléaire et chimique) sans intervention humaine.

Défi éducation, intégration, lutte contre les inégalités
Catégorie Graine d'entrepreneur : Les Cartons (Toulouse)
Le projet consiste à créer une plateforme collaborative de vide-appartement en ligne mettant en relation des personnes cherchant à remplir leur logement avec celles qui vident le leur.

Catégorie Jeune Pousse : les Fées spéciales (Montpellier)
Cette entreprise produit des films d'animation à forte valeur artistique basée sur l'utilisation de logiciels libres. Elle démocratise l'accès à ces logiciels en proposant des formations aux professionnels du secteur.

Défi sécurité, mobilité et cadre de vie durable
Catégorie Graine d'entrepreneur : Reckall (Canilhac)
Le projet consiste à développer une solution de détection des piétons autour d'engins industriels pour limiter les accidents.

Catégorie Jeune Pousse : Ze-Watt (Vieille-Toulouse)
L'entreprise propose un service clé en main aux entreprises et aux administrations pour équiper leur parking de bornes de recharge pour véhicules électriques.

Défi vie, santé, bien-être, sécurité alimentaire et défi démographique
Catégorie Graine d'entrepreneur : Koovea (Montpellier)
Le projet propose une solution globale et innovante permettant aux industriels pharmaceutiques, de garantir la viabilité des médicaments thermosensibles tout au long de la chaîne d'approvisionnement, via des capteurs de température connectés en temps réel.

Catégorie Jeune Pousse : Move In Med (Montpellier)
L'entreprise développe des outils digitaux et des services innovants à destination des professionnels de santé afin de coordonner le parcours de soins des patients atteints de maladies chroniques.

Défi transition numérique
Catégorie Graine d'entrepreneur : Ioterop (Montpellier)
Le projet consiste à produire des solutions logicielles et électroniques pour la sécurité, l'interopérabilité et la gestion à distance des objets connectés.

Carole Delga a également remis 4 Coups de cœur pour :

  • Les Folies Fermières (Garrigues) / Startup est dans le pré
    Il s'agit d'un projet global associant des repas à la ferme autour de produits locaux et d'une animation culturelle.
  • Novaform (Villelongue-de-la-Salangue) / Startup
    L'entreprise conçoit et commercialise des parcours de formation en ligne, pédagogiques et ludiques, à destination des salariés du secteur médico-social.
  • Edison Way (Montauban)
    Cette entreprise développe de nouveaux systèmes de distribution d'énergie électrique basés sur un concept innovant d'architecture.
  • Ze Combi (Labarthe-sur-Lèze)
    L'entreprise développe et commercialise de petits véhicules électriques et connectés destinés aux livraisons.

Tous ces lauréats bénéficient d'une aide pouvant aller de 20 000 € à 100 000 € selon la catégorie, d'un accompagnement professionnel par une structure membre du réseau régional d'accompagnement à la création d'entreprise et d'un suivi par un comité d'experts sur une durée de 24 mois.

 

L'Occitanie / Pyrénées-Méditerranée au Mobile World Congress de Barcelone

Une trentaine d'entreprises d'Occitanie / Pyrénées-Méditerranée présente au Mobile World Congress de Barcelone, qui ouvre ses portes ce 27 février.

La région, qui dispose d'un écosystème particulièrement innovant et dynamique avec 18 500 entreprises et 62 300 emplois dans l'économie numérique, compte en effet de nombreuses pépites qui développent des technologies inédites (voir zoom ci-dessous).

« Notre présence sur le Mobile World Congress participe à la priorité forte que nous donnons à la filière numérique et à l'innovation de façon générale. Nous accompagnons cette année, avec nos agences économiques régionales Madeeli et Sud de France Développement, 26 entreprises* sur 29 présentes au MWC 2017. Ce salon, devenu aujourd'hui incontournable, sera une vitrine formidable pour valoriser nos savoir-faire et nos compétences en matière de numérique et d'applications mobiles. Cet événement permettra également à nos pépites régionales de s'ouvrir aux marchés étrangers et ainsi, de renforcer notre attractivité et faire rayonner le Made In Occitanie au niveau européen et mondial », a déclaré Carole Delga, présidente de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée alors que s'ouvre le salon.

 

Zoom sur ... deux pépites régionales aux technologies inédites

Nanomade, implantée à Toulouse, développe une technologie brevetée qui peut rendre toute surface sensible au toucher et qui permet ainsi d'imaginer des modes d'interaction inédit.
Cette entreprise est passée par l'Incubateur de la Région.

MatchUpBox, entreprise montpelliéraine, membre de l'équipe French Tech, fournit aux banques, assurances et aux sociétés e-santé, « PikcioPro », une suite de services leur permettant de collecter et partager les données personnelles de leurs clients, tout en garantissant une sécurité maximale.
L'entreprise a été soutenue par la Région, ces dernières années, à hauteur de 160 000€.

 

Les entreprises accompagnées par la Région sur le salon sont : Adveez ; Algodone ; AllPriv ; Angeo ; Aquafadas ; Bleu 122 ; Copsonic ; Ela Innovation ; GA Smart Builing ; MatchupBox ; Mood edition ; Moodoow ; My Safety Factory ; Nanomade ; Plussh ; PNI ; Pradeo security systems ; Rubix s&I ; Selecom ; Sofi Groupe ; Somfy (ex MyFox) ; Sysecure (Groupe Syselec) ; Telcap ; Uwinloc ; Widesens ; Wind it.

Accord Ceta : 106 députés saisissent le Conseil constitutionnel

Le très controversé accord commercial entre l’Union européenne et le Canada (AECG ou CETA en anglais) a été adopté le 15 février 2017 par le Parlement européen, à une large majorité, par 408 voix pour, 254 voix contre et 33 abstentions mais parmi les eurodéputés français seulement 16 d’entre eux (sur 74) ont voté pour le texte.
A l’Assemblée nationale, 106 députés ont par ailleurs décidé de saisir le Conseil constitutionnel à propos de cet accord qu'ils jugent incompatible avec la Constitution française.
Pour Christian Assaf, député de l’Hérault et les 105 autres parlementaires qui ont initié ce recours, “ce traité, dit de nouvelle génération, va bien au-delà de ceux connus par le passé ; il accentue encore la libéralisation des échanges commerciaux entre le Canada et les États membres de l’Union et, surtout, il crée un mécanisme d’arbitrage entre investisseurs et États visant la suppression des mesures – lois, règlements, pratiques nationales – réputées faire obstacles aux investissements des entreprises « du Canada » dans les Etats membres de l’Union et réciproquement. Ce tribunal, même public, menace les normes sociales et environnementales commandées par le progrès. Clairement, ce Traité induit un transfert de souveraineté des États au profit de l’Union. Il va au-delà de ceux consentis précédemment posant un important problème démocratique. Il est donc nécessaire que le Conseil constitutionnel puisse se prononcer sur la comptabilité de ce Traité avec la Constitution tant sur la forme que sur le fond, tant sur sa méthode de négociation que sur les conséquences qu’aurait son application.”

Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche : La Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée obtient une enveloppe complémentaire de 800 000 €

Conformément à l'une des priorités du Plan Littoral 21, la Région accompagne l'économie de la pêche, de la conchyliculture et de l'aquaculture, marine ou continentale. Afin de remplir efficacement cette mission, Carole Delga, Présidente de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée a obtenu 800 000 € du Fonds Européen pour les Affaires Maritimes et la Pêche (FEAMP), venant compléter les 12 M€ déjà mobilisés pour financer les projets des entreprises aquacoles du territoire régional.

La Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée a été l'une des premières à intervenir et à attribuer l'enveloppe du FEAMP, dès 2016. Près de 2 M€ de FEAMP et 1,46 M€ de crédits Région ont été votés au bénéfice de 22 entreprises du littoral, pêcheurs, aquaculteurs et mareyeurs par la Commission permanente du Conseil régional du 16 décembre. Les pêcheurs et conchyliculteurs percevront dès aujourd'hui une partie de ces aides.

Les quatre GALPA (Groupe d'Action Local pour la Pêche et l'Aquaculture) du littoral - Pyrénées Méditerranée 66, Etangs et Mer 11, Thau et sa bande côtière 34, Vidourle Camargue 30 - peuvent dès à présent financer leurs projets grâce à l'enveloppe de 2,43 M€ du FEAMP que la Région leur a attribuée.

La bonne direction au cœur du débat

Cap sur l'innovation touristique

Ce mardi 21 février, à Balaruc les bains, première station thermale de France, avait lieu une concertation départementale autour du Schéma Régional de Développement du Tourisme et des Loisirs Occitanie/Pyrénées-Méditerranée. Plus d’une centaine de professionnels du secteur du tourisme y participait. Des débats de haut niveau auxquels prirent part, entre autres, Jean-Louis Guilhaumon, Vice-président de la Région, délégué au tourisme et au thermalisme, Virginie Rozière, députée européenne, conseillère régionale et Présidente du Comité Régional du Tourisme et Claude Barral, Vice-président du Conseil départemental de l'Hérault, Délégué au développement économique

 

Virginie Rozière
Présidente du Comité Régional du Tourisme

Virginie Rozière est née à Montpellier, issue d'une famille d'enseignants chercheurs.
Après sa scolarité effectuée à Montpellier, elle intègre l'École polytechnique puis travaille au ministère de la Défense où elle est chargée de la réalisation de l’Espace partenaires du portail de l’armement.
De 2010 à 2012 elle travaille en tant qu’administratrice auprès du secrétariat de la commission IMCO du Parlement européen. Ensuite, elle revient en France et devient directrice adjointe de cabinet de Sylvia Pinel au ministère de l’Artisanat, du Commerce et du tourisme.
Membre du Parti radical de gauche, elle est élue députée européenne en 2013. A Bruxelles elle produira pour le parlement européen un rapport remarqué sur l’extension de la protection des indications géographiques aux produits non agricoles.
Attachée à sa région d’origine, elle se présente en 2015 aux elections régionales sur la liste de Carole Delga. Elue conseillère régionale, elle est nommée à la tête du comité régional du tourisme (CRT) de la nouvelle région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées.

Battante en politique, Virginie Rozière l'est également dans la vie civile où elle est ceinture noire 3ème dan de judo.

Virginie Rozière et Annick Pratlong (Thau-infos)

Le Comité Régional du Tourisme, après la fusion des régions Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, est pour l’heure co-dirigé par Philippe Berto à Montpellier et Igor Knibiehly à Toulouse.
Cette organisation doit évoluer afin d’utiliser les points forts et les spécificités complémentaires des deux régions pour que le nouveau CRT soit davantage que la somme des deux structures existantes. Cette évolution se fera progressivement dans le dialogue et la concertation avec les personnels et les professionnels du Tourisme pour mobiliser toutes les énergies en faveur du tourisme régional.

Balaruc-les-bains
le dynamisme en action


Gérad Canovas,
Maire de Balaruc-les-bains

Il est loin le temps de la petite ville balnéaire, vieillissante et en perte de vitesse. Balaruc-les-bains est devenue en quelques années la première ville thermale de France avec plus de 51.000 curistes l'an dernier. (voir aussi article ci-dessous : "les thermes du temps jadis")

Profitant de cette journée, Gérard Canovas, maire de Balaruc-les-bains et président de la Société Publique Locale d'Exploitation des Thermes, a expliqué que les curistes ont vocation à faire du tourisme et donc participent aussi à l’essor des villes voisines et à la bonne réputation des produits de la région.

Au-delà de l’accueil de clients pour des cures médicales de longues durées, la station développe une offre de séjours plus courts orientés vers le bien-être. C'est donc avec une certaine satisfaction que le maire bâtisseur a également annoncé ce mardi de sérieux et très lourds investissements comme un centre dédié au bien être, un hôtel cinq étoiles ou encore un centre de rééducation pour les sportifs.

Enfin, la ville soutient le projet Thermaliv qui propose des produits de soins innovants associant l’eau thermale à des extraits végétaux et dont un échantillon fut offert aux chanceux auditeurs présents mardi.


stand de la gamme Thermaliv

 

   

Le tourisme un secteur incontournable pour l'économie régionale

Les chiffres clés du tourisme le confirment : la Région Occitanie / Pyrénées - Méditerranée est la plus fréquentée de l’Hexagone par les touristes français et la quatrième pour la fréquentation touristique des étrangers. Le tourisme est le deuxième secteur d'activité de l’économie régionale, juste derrière celui de l’agriculture/agroalimentaire et devant ceux du BTP et de l’aéronautique.

 

Les chiffres clés du tourisme régional

Le tourisme représente un secteur extrêmement important pour la Région. Les enjeux sont considérables pour l'activité économique et pour l'emploi.

  • 14 milliards de consommation touristique, soit 10 % du PIB régional,
  • 110 000 emplois.
  • 154 millions de nuitées de la clientèle française (1ère région de séjour de cette clientèle) et 58 millions de nuitées de la clientèle étrangère (4ème région de séjour de cette clientèle),
  • 1ère région thermale (166 000 curistes environ),
  • 1ère région en hôtellerie de plein air,
  • une région positionnée sur la qualité
    • 1 094 établissements labellisés Qualité Tourisme (1ère région).
    • 7 308 meublés, 3 375 chambres d’hôtes labellisées Gîtes de France
    • 5 467 meublés, 1 040 chambres d’hôtes labellisés Clévacances
    • 45 chefs étoilés (deux établissements 3* et cinq établissements 2*)
 

A la rencontre des partenaires et acteurs du tourisme régional

Au terme de la concertation lancée avec l’ensemble des acteurs régionaux du tourisme, la Région adoptera dans quelques mois son Schéma Régional de Développement Touristique et des Loisirs. Il donnera lieu à la mise en place de nouveaux dispositifs régionaux d’interventions et de conventionnements avec les territoires, puis sera décliné en un plan stratégique de marketing pluriannuel.
La démarche ne répond pas à une quelconque injonction mais à un désir : mettre en œuvre une politique touristique performante et cohérente d'une part pour accroître l'attractivité de la destination Occitanie/Pyrénées-Méditerranée, d'autre part pour favoriser le développement des entreprises et de l'économie régionale.
"Le SRDTL permettra de définir le positionnement de la Région en coordination avec les politiques touristiques des partenaires et acteurs du tourisme agissant sur le territoire de la région" précisera Virginie Rozière.

Dans ce contexte, cette journée à Balaruc-les-bains de concertation autour du SRDTL a permis un vrai échange avec les professionnels du tourisme présents. S'ils se sont montrés timides au début, ceux-ci n’ont pas tardé à faire part de leurs réflexions et de leurs interrogations sur les trois axes proposés pour structurer les discussions : agir pour la compétitivité de l’offre, agir pour la professionnalisation des acteurs touristiques et agir pour un marketing performant et coordonné.

Les divers représentants de la Région et du département ont pris le temps de répondre au très nombreuses questions posées par les professionnels présents dans la grande salle Alain Colas. Comment assouplir certaines règles qui empêchent la dégustation des produits ? Que devient le label de qualité Sud De France ? Comment avoir des infrastructures adaptées aux normes le plus rapidement possible et sans essuyer des refus presque toujours catégoriques ? Comment rendre accessibles les big data (*) au niveau régional ?

Un débat de haute tenue mais souvent technique tel celui concernant par exemple la législation, où les niveaux de décisions peuvent être difficiles à appréhendés entre la région, le national et l'Europe. Sur ce sujet, tous les intervenants ont d'ailleurs souhaité plus de clarté et une simplification de la réglementation et des procédures.
Les "labels" ont également fait l'objet de discussions d'où il ressort que seuls devraient être conservés les labels "réellement efficaces" et qu'il convient d'éviter les "redondances". Les divers acteurs concernés par les labels doivent aussi se fédérer et aligner leurs efforts dans le même sens pour mieux peser sur les décisions.

Cap sur l’innovation

Thème central de la concertation, l'innovation est apparue comme un levier essentiel de la politique touristique régionale. Un thème qui ne pouvait que ravir le Maire de Balaruc-les-bains, dont la politique d'innovation et de diversification autour du thermalisme a fait ses preuves.

Au-delà du "tourisme d'affaires" qui compte par exemple jusqu'à 50% des nuits d'hôtels à Montpellier, il été beaucoup question du "tourisme des jeunes", du "tourisme des handicapés", du "tourisme des seniors" et du "tourisme durable" : veiller aux équilibres socioculturels et écologiques tout en favorisant le développement économique du territoire et des entreprises touristiques.

La formation, enfin, n' a pas été oubliée car c'est aussi un domaine où l'innovation doit être prise en compte, avec l'émergence de nouveaux métiers comme, par exemple, celui d’animateur numérique du territoire. Cette volonté d'innovation doit compléter la nécessaire formation professionnelle des étudiants dans les filières du tourisme. Elle doit également être présente dans les actions pour mieux qualifier les adultes dans les différentes professions du tourisme.

 

"L’innovation devra constituer la colonne vertébrale du Schéma régional de développement touristique et des loisirs pour s’adapter aux nouvelles attentes et faire face à une concurrence mondiale de plus en plus forte.
Il convient même d’anticiper la mutation structurelle de l’économie touristique en faisant de l’innovation un levier de croissance et un élément différenciateur. J’ai toute confiance dans la capacité des professionnels du tourisme à faire émerger des projets innovants et tournés vers un développement durable.
Pilote de la politique touristique régionale, la Région, s’attachera à stimuler l’innovation et à accompagner les meilleures initiatives".

Carole Delga
Présidente de la Région Occitanie /Pyrénées-Méditerranée

 

Objectif : faire entrer l'Occitanie/Pyrénées-Méditerranée dans « le top 10 » des destinations européennes.

Pour Claude Barral, Vice-président du Conseil départemental de l'Hérault, Délégué au développement économique, il faudra être à la hauteur de «ce formidable terrain de jeu» qu'est la région qui compte 8 sites classés au patrimoine de l’UNESCO comme le pont du Gard, la cité de Carcassonne ou le canal du midi, 4 grands sites de France, 2 parcs nationaux et 1 parc marin. Le Vice-président du Conseil départemental estime que la région a les atouts pour réussir son développement touristique, conforter son rayonnement international et installer l’Occitanie, des Pyrénées à la Méditerranée, dans «le top 10» des destinations touristiques en Europe.

Annick Pratlong et Jordi Blain-Soubrier

(*)Les Big Data permettent de mieux appréhender la masse et la diversité de l’info numérique centrée sur les comportements des clientèles touristiques.

Carole Delga : « FOSTER, un fonds inédit au service de toutes nos TPE-PME, notamment celles du secteur agricole »

Crédit photo : Lydie Lecarpentier // Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée

A l'occasion du salon Midinvest, organisé ce jeudi 23 février, à Diagora-Labège (31), Carole Delga, présidente de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée et Alessandro Tappi, directeur au Fonds européen d'investissement (FEI), ont lancé officiellement « FOSTER TPE-PME » en région, en présence de 2 représentantes de la Commission européenne : Barbara Luecke, Cheffe d'Unité, DG Agri, et Agnès Lindemans, cheffe d'unité DG Regio, commission européenne.

« Avec FOSTER, la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée est parmi les leaders européens sur les outils d'appui au financement des entreprises et exploitations agricoles et forestières. Sur le secteur agricole, 1er employeur régional, nous sommes la 1ère Région en Europe à mettre en œuvre cet outil.
4 Fonds de Fonds réunis sous la bannière « FOSTER TPE-PME », dotés de 113 M€, constitueront donc l'un des vecteurs les plus importants en matière d'instruments financiers en Occitanie / Pyrénées-Méditerranée et en France.
Ces instruments financiers permettront d'accompagner un minimum de 5 000 TPE-PME et exploitations agricoles et forestières, pour un effet levier de plus de 700 M€, grâce à des prêts aux entreprises innovantes, des garanties d'emprunts bancaires, et des dispositifs de renforcement en fonds propres, a indiqué Carole Delga.

Grâce à un partenariat fort entre la Région, l'Europe, le FEI, et le réseau bancaire, nous prouvons que nous sommes en capacité de trouver des solutions à tous les besoins de financement de nos entreprises, pour faire du sur-mesure.
« FOSTER TPE-PME » nous permettra de renforcer notre attractivité et accompagner l'emploi sur le territoire d'Occitanie / Pyrénées-Méditerranée », a conclu Carole Delga.

Les premiers accords opérationnels ont été signés entre le FEI et les organismes financiers déjà retenus sur la partie Est de la Région : la Caisse d'Epargne Languedoc-Roussillon, la Banque populaire du Sud et Créalia.

Télécharger le communiqué de presse

Le leader européen de l’isolation électrotechnique est héraultais

La SEG, entreprise de taille moyenne basée à Poussan, innove depuis 60 ans. Toujours pionnière sur son secteur avec un process qui allie respect de l’environnement et économie d’énergie, elle a aujourd'hui une ambition mondiale.

 

 SEG

SEG Diélèctrique

La société SEG est une société par actions simplifiée (SAS) au capital de 304.898.03 euros. Elle emploie 46 personnes et génère un chiffre d'affaire d'environ 10 millions d'euros.

Créée en 1946, elle est implantée à Poussan (Hérault). Elle est devenue aujourd'hui une entreprise moderne qui fait rayonner sa production sur le marché national et international.

En conservant sa structure de moyenne entreprise, SEG a pu maintenir une souplesse indispensable qui lui permet de s'adapter rapidement à tous les besoins de sa clientèle.

Spécialisée dans la conception, le développement et la production de produits diélectriques, SEG a su anticiper l'évolution technologique, ce qui lui permet de rester leader dans l'isolation de l'électrotechnique dans des secteurs très divers:

  • Automobile (Alternateurs, freinage, culasse, capteurs, contrôles électroniques…) ;
  • Ferroviaire, Marine, Aéronautique et spatial ; Télécommunications ;
  • Energies nouvelles et renouvelables (transformateurs, éoliennes) ;
  • Electroménager, électronique (moteurs) ;
  • Electrotechniques (parafoudres, pompes et compresseur, freins électromagnétiques).

Elle dispose d'un réseau international d'agents et de distributeurs en particulier en Europe de l'Est et en Asie (Corée du sud, Japon, Taiwan)

» pour en savoir plus : www.segdielectriques.com

   

 

 

 Peu connue du grand public, La SEG Diélectriques, dite "l’usine rouge", entreprise de Poussan, est le leader français de la fabrication de produits diélectriques qui sont au cœur d’innombrables produits.
Ces isolants, résines d’imprégnation, vernis de protection et autres résines époxy protègent nombre de parties des véhicules, se retrouvent dans des applications marines, aéronautiques et spatiales, dans les transformateurs des éoliennes, voire dans les moteurs d’équipements électroménagers. En un mot : ils sont indispensables à notre quotidien. 

Un process respectueux de l'environnement

La fabrication des produits diélectriques peut engendrer l'émission de composés organiques volatils (COV), des produits chimiques potentiellement toxiques. Pour éviter ce risque et réduire son "empreinte environnementale" la société SEG a recherché la meilleure façon d’abattre ses rejets de COV. Deux solutions s’offraient à elle : le recyclage ou l’oxydation. Cette dernière sera finalement retenue et l'industriel poussanais en délèguera  la maîtrise d’œuvre à un fournisseur national d'énergie : "Cela allait presque de soi, car il s’agissait de construire et d’exploiter à l’optimum de ses performances  l'installation industrielle que représente un oxydateur de solvants," justifie Alexandre Mateu, PDG de l’entreprise. À charge pour les équipes du partenaire énergétique de sélectionner le meilleur fournisseur d’incinérateur de COV, de l’installer, de l’exploiter et d’en assurer la maintenance. Mais pas seulement. La SEG a, en effet, opté pour une solution qui permet non seulement d’éliminer les rejets, mais de les transformer en énergie.

Dans ce cadre, les techniciens se sont engagés à atteindre des niveaux de performance (niveau de concentration de COV et rendement thermique, en l’occurrence) conformes aux attentes de la SEG. « Il s’agit que l’oxydateur soit le plus efficace possible tout en consommant le moins de gaz possible », explique Alexandre Mateu. C’est ainsi que la SEG a réussi le pari du développement durable, en alliant respect de l’environnement et économie d’énergie. Une innovation de plus pour cette entreprise du Bassin de Thau, qui continue d’innover depuis 1946.

Un dynamisme affirmé à l'international 

A l’écoute du marché, SEG, déjà leader européen de son secteur, a une ambition mondiale. Pour ce faire, elle possède des structures et les compétences qui lui permettent de relever les grands défis de demain dans les domaines des diélectriques et de l’électronique. Sa politique pour y parvenir reste par ailleurs celle qui a fait son succès depuis 60 ans : proposer à ses clients des produits performants qui prennent en compte le souci économique de l’utilisateur.

Le monde en 2050

Quelles opportunités pour l'économie régionale?

Le centre de gravité de l’économie mondiale devrait se déplacer vers les économies émergentes. Dans le même temps le développement des marchés émergents est créateur de nombreuses opportunités pour les entreprises françaises. Ne pas s’intéresser à ces marchés émergents, c’est se priver de l’essentiel de la croissance économique que le monde devrait connaître entre aujourd'hui et 2050. C’est particulièrement vrai pour notre région dont les deux secteurs phares sont l’agriculture-agroalimentaire avec ses indéniables atouts à l’export et le tourisme avec ses 38.000 entreprises prêtes à défendre la destination Occitanie, Pyrénées-Méditerranée dans le monde entier.

Sauf crise majeure ou catastrophe de grande ampleur, l'économie mondiale devrait avoir plus que doubler de taille d’ici 2050 selon la dernière étude des économistes du cabinet de conseil et d’audit PwC. Cette croissance sera essentiellement portée par les marchés émergents et les pays en développement.

Les pays émergents au cœur de l’économie mondiale

Au milieu du 21ème siècle la Chine sera devenue l’économie dominante, suivie par l’Inde qui pourrait avoir dépassé les Etats-Unis. L’Indonesie devrait se hisser à la 4ème place devançant ainsi des économies développées comme le Japon et l’Allemagne. D’ici 2050, six des sept plus grandes économies au monde pourraient être des pays émergents. La part de l’Europe des 27 dans le PIB mondial pourrait tomber en deçà de 10% à l’horizon 2050 et la France quitterait le top 10 pour se retrouver à la 12ème place juste derrière la Turquie. Le Vietnam dont la population est jeune pourrait connaître la croissance la plus rapide de la planète sur la période 2016-2050, avec un taux annuel moyen de l’ordre de 5% . Le Bengladesh avec un taux de croissance voisin devrait quant à lui avoir dépassé l’Espagne. L’Afrique enfin pourrait décoller à condition toutefois d’améliorer ses standards de gouvernance et ses infrastructures. Le PIB du très peuplé Nigéria pourrait alors se rapprocher de la France.


 

Les pays développés resteront riches, mais les riches des pays émergents seront nombreux

Le centre de gravité de l’économie mondiale devrait se déplacer vers les économies émergentes du fait de leur dynamique intrinsèque mais aussi de par le poids que leur confèrent leurs populations élevées. En terme de PIB par habitant, si l’écart entre les pays émergents et les pays matures devrait se combler en partie, la convergence totale des niveaux de revenus à travers le monde ne sera pas atteinte à l’horizon 2050.

Les économies matures connaîtront en effet encore une croissance positive bien que moindre que celle des pays émergents, Elles continueront donc de disposer d’un revenu moyen par habitant nettement plus élevé que dans les pays en développement. En 2050, le niveau de revenu moyen des États-Unis sera environ le double de celui de la Chine et le triple de celui de l’Inde. Par ailleurs les inégalités de revenus risquent de continuer de croître, notamment en raison des évolutions technologiques qui favorisent les travailleurs les plus qualifiés et les détenteurs de capitaux.

Dans les pays émergents, si globalement le revenu moyen des habitants reste très inférieur à celui des pays développés à l’horizon 2050. Il n’en reste pas moins que si le revenu moyen d’un Chinois en 2050 sera encore inférieur à celui d'un Français, il sera cependant déjà supérieur à celui d'un Français d'aujourd'hui. De plus la classe aisée des pays émergents représentera un marché considérable. En 2050, l’Inde et la Chine totaliseront 3 milliards d’habitants à eux seuls et les 10% des habitants les plus aisés de ces pays représenteront 300 millions de personnes à très fort pouvoir d’achat. Un  population riche supérieure à la population totale de l'Europe de l'ouest!  L'Inde, le pays le plus peuplé, sera aussi celui où les anglophones seront les plus nombreux au monde.

 

Populations des pays les plus peuplés en 2050
(en millions d'habitants)

  • Inde : 1,660
  • Chine :1,366
  • Usa : 398
  • Nigeria 377
  • Indonsésie 366
  • Brésil 226

Source : ONU - Population Reference Bureau

 

Le vieillissement de la population commencera à faire sentir ses effets

Les économistes de PwC prévoient que la croissance économique mondiale avoisinera 3,5% par an sur la période 2016-2020. Puis la croissance mondiale subira les conséquences du vieillissement de la population. De nombreuses économies matures ainsi que plusieurs pays émergents comme la Chine connaîtront un déclin marqué de leur population en âge de travailler. La croissance se repliera à environ 2,7% dans les années 2020, puis à 2,5% dans les années 2030 et enfin à 2,4% dans les années 2040. Selon Vladislava Iovkova, économiste de PwC, les décideurs du monde entier devront "appliquer des politiques d’anticipation afin de donner les moyens aux travailleurs de contribuer à la société, y compris à un âge plus avancé".

Des opportunités immenses pour les entreprises

Le développement des marchés émergents est créateur de nombreuses opportunités pour les entreprises. Celles-ci se dévoileront à mesure que ces pays pénétreront dans de nouveaux secteurs et trouveront leur place sur les marchés mondiaux. Ils gagneront ainsi en attractivité comme hub d'affaires pour les investissements et lieux de vie pour les travailleurs qualifiés.
"Ne pas s’intéresser à ces marchés émergents, c’est se priver de l’essentiel de la croissance économique que le monde devrait connaître entre aujourd'hui et 2050" rappelle Pascal Ansart , l’économiste spécialiste de stratégie chez PwC .
C’est particulièrement vrai pour notre région Occitanie, Pyrénées-Méditerranée dont les deux secteurs phares sont l’agriculture-agroalimentaire avec ses indéniables atouts à l’export et le tourisme avec ses 38.000 entreprises et ses 108000 emplois.

....à suivre : les entreprises d'Occitanie, Pyrénées-Méditerranée qui exportent dans le monde entier...

» accéder à l'étude complète du cabinet PwC (en anglais)