ECONOMIE

Parlementreprises

Les 1ères Assises de la Jeunesse à Sète

Passionnants échanges et riches expériences de vie relatées par la jeunesse de Sète et du bassin de Thau à l'initiative de la Jeune chambre économique et son action Parlementreprises, visant à faire dialoguer parlementaires et acteurs économiques. Des Sétois comme Fidji Simo, directrice vidéo de facebook, les dirigeants de la radio RTS ou l'artiste Demi Portion, des jeunes de Loupian, Marseillan ou Frontignan qui ont relaté des expériences singulières et réussies, de quoi donner motivation et espoir à une jeunesse parfois désorientée et en proie au doute, à la veille des résultats du bac, un sésame utile mais, comme l'ont montré plusieurs exemples pas forcément indispensable pour mener à bien des projets enthousiasmants.

 

Nicolas Guyonnet, président de la jeune chambre de commerce de Sète

"L'objectif de cette conférence-débat est de donner à la jeunesse l'envie de créer, de rêver, de s'impliquer, d'oser et d'innover. La jeunesse est d'utilité publique. Nous voulons lui redonner espoir et montrer que ce n'est pas parce qu'on est jeune qu'on ne peut pas réussir. Quel que soit son parcours et sa situation" - Nicolas Guyonnet.

 

Ce lundi 4 juillet se tenait les 1èreassises de la jeunesse à Sète. Le théâtre Molière qui a accueilli cet événement, a été le témoin d’un échange très humain entre les élus, des jeunes entrepreneurs et un public à majorité composé de jeunes venus chercher ici des idées pour leur propre futur.

Sur le plateau, autour de Nicolas Guyonnet, président de la Jeune Chambre Economique, étaient présents le Sénateur-maire de Sète François Commeinhes et trois députés : Sébastien Denaja, Christian Assaf et Frédéric Roig et des jeunes de pays de Thau venus exposer leurs parcours et leurs réussites. Dans la salle on notait aussi la présence, entre autres, d'Olivier Oddi, le Président de la Chambre de Commerce de Sète-Frontignan-Mèze, du directeur de la Mission locale d'Insertion ou encore du directeur du CFA de Sète, Michel Ferrier.

La parole a surtout été donnée à de jeunes sétois ou du bassin de Thau qui ont réussi et qui sont venus partager leur expérience : Fidji Simo, jeune sétoise de 29 ans et numéro 3 de la grande entreprise Facebook, Rachid Daïf alias Demi-portion jeune rappeur sétois à succès et bien d’autres aux parcours tout autant exceptionnels.

Les invités, tous très émouvants par la mise à nu de leur histoire, sur scène et devant le spectateur, parfois intimidés et n'ayant pas l'habitude de s'exprimer en public, n’en étaient que plus touchants.

Ainsi, Sami travaillant initialement dans le BTP, nous raconte comment il a monté son entreprise de transports haut standing (taxis, minibus etc), avec WIFI intégrée. Ce projet a pu se réaliser grâce au dispositif Thau initiative qui lui a fait un prêt à taux 0, lui permettant d’obtenir sa licence de taxi.
Brian Prieur lui est à présent ostréiculteur, pêcheur et plongeur et produit des huitres haut de gamme, qu’il exporte jusqu’en Russie. Il a su apporter à un milieu traditionnel un renouveau porté par sa polyvalence, son dynamisme et surtout sa volonté de réussir.
C’est ensuite Sofiane qui nous a partagé son aventure : jeune sétois ayant grandi à Marseillan, il sort une marque de vêtement « street » pour les jeunes, puis travaille pour la police municipale (le cliché du jeune désœuvré haïssant la police est ici mis à mal) sur les plages de Marseillan. Ce travail lui avait proposé par le maire de Marseillan. C’est sur ces plages que Sofiane aura l’idée de monter une entreprise de bateaux qui assurent des navettes, comme on en trouve déjà à Sète et Agde. Soutenu par la mission locale qui lui propose des contrats d’avenir et le maire qui l’introduit lui et son projet au conseil portuaire, son projet est actuellement en très bonne voie de réussir.
La courageuse Emma, 21ans, qui prend la tête de la pâtisserie familiale lorsque son père décède, nous explique les difficultés qu’elle rencontre en tant que jeune mais aussi en tant que femme : le stress, la crédibilité, la vie sociale contrariée par des horaires décalées…
Sarah Masson, 23 ans est venue partager son engagement politique. En effet, cela fait 4 ans qu’elle est engagée au parti socialiste et qu’elle milite. A seulement 21 ans elle devient conseillère municipale à Frontignan. Elle aimerait changer l’image qu’ont les jeunes de la politique et les pousser à d’avantage participer à ce qu’elle considère comme « la vie de la cité ».

François Xavier et Diane Delacoux, à la tête de RTS (Radio Thau Sète), nous racontent également leur histoire : lui y travaille depuis ses 14 ans avec son père, Gérard Delacoux qui la fonde en 1999 à Sète. Elle, ne souhaite pas travailler dans la radio mais veut faire des études de langues. Ce n’est que plus tard et après des études de gestion, qu’elle rejoindra son frère, en 2005, lorsque leur père décède. Diane apportera de l’expertise à RTS et permettra le succès que nous lui connaissons aujourd’hui.

Fidji Simo n°3 de FacebookPuis c’est au tour de Fidji Simo d’être invitée sur scène : c’est l’invitée de marque de l’événement car à 29 ans, sa carrière est très brillante : Comme il est dit plus haut elle est l’actuel n°3 de Facebook et travaille à son siège social en Californie. Et pourtant, cette jeune sétoise qui a su garder son accent, nous semble si proche lorsqu’elle nous livre qu’elle a, comme beaucoup de jeunes de la région, commencé ses études sur les bancs de Paul Valery à Montpellier. Elle y rencontre d’ailleurs son mari. Après une prépa à Joffre, elle rentre à HEC. Elle supplia un entrepreneur basé à Miami de la prendre en stage. Elle réalisera sa dernière année d’études à Los Angeles. Elle fera ensuite un stage chez eBay en France, dans l’espoir d’ensuite partir ensuite aux Etats Unis. Finalement elle rentrera à Facebook, dans un premier temps dans la section marketing, qui ne lui correspond pas du tout. Elle nous confiera qu’elle n’a jamais abandonné, qu’elle a toujours vu grand et qu’elle a avancé par étapes, jusqu’à son rêve. Elle a pu remarquer par son expatriation aux Etats-Unis, qu’en France l’échec est très mal vu, il est vu comme une défaite. A contrario, aux Etats-Unis, l’échec n’est pas un terme connoté négativement : il est vu comme une expérience vers la prochaine étape. De quoi nous faire réfléchir donc…

Demi-Portion, rappeur sétoisEnfin pour conclure, c’est Rachid Daïf (alias Demi-Portion) né à Sète en 1983 qui est appelé sur scène. Il nous parle de sa motivation qui l’a amené à être aujourd’hui connu et reconnu. Fils d’un artisan, il se considère comme « artisan du BIC » car son stylo, la musique et son RAP a été pour lui un moyen d’expression. Aujourd’hui il réalise une centaine de concerts par an, dans toute la France et malgré sa grande modestie, aucun doute à avoir sur son talent et sa réussite. Cet été Sète lui a fait confiance pour organiser le premier "demi-festival" regroupant plusieurs grands noms de la scène « Rap français » et urbaine: c'est déjà une réussite car toutes les places du Théâtre de la Mer ont été vendues en quelques heures à peine. Sold out!

Au travers leur parcours, ces jeunes nous ont partagé leur soif de réussir, leurs projets, leurs ressentis et les difficultés auxquelles ils ont dû faire face. Ce qui peut frapper l’auditeur dans ces témoignages, c’est que très nombreux sont les jeunes qui ont été en échec scolaire. Beaucoup ont parlé de « parcours scolaire catastrophique ». Il y a donc une remise en question à avoir sur notre système éducatif ou du moins sur la priorité qu’il donne aux études longues au détriment d’études plus courtes mais aussi plus professionnalisantes. Le directeur du CFA de Sète, lors de son passage sur scène à dénoncé cette réalité en rappelant tous les avantages que procurent l’apprentissage. Egalement, un accident personnel ou le décès d’un membre proche sont des éléments qui sont ressortis dans les discours. Mais en tout cas, tous ont été animés par la soif de s’en sortir et de faire quelque chose de grand.
Le seul bémol de l’évènement est qu’à 8h30 un lundi matin et lendemain de soir de match (saluons encore une fois la performance de l’équipe française), les jeunes n’ont pas été nombreux. Malgré tout 2 lycéens, en attente des résultats du BAC ont demandé conseil à Fidji Simo sur la meilleure poursuite d’étude pour réussir. Fidji leur a répondu en citant les phrases écrites sur les murs de l’entreprise Facebook ou elle travaille, ici traduite : « que feriez-vous si vous n’aviez pas peur ? » - « agir vite et améliorer ensuite » (elle nous expliquait ici que lorsqu’une idée de produit émerge chez Facebook il est très vite mise en vente et ensuite amélioré, en fonction de la réaction du client face à celui-ci) – « Apportez plus d’opinion sur la table » en rappelant que la diversité est une force, qu’elle soit diversité d’origines et de cultures, d’opinions ou encore d’actions.

De gauche à droite : Nicolas Guyonnet, Denaja Sébastien, François Commeinhes, Christian Assaf et Michel Ferrier
De gauche à droite : Nicolas Guyonnet, Denaja Sébastien, François Commeinhes, Christian Assaf et Michel Ferrier

Cet événement fut donc très riche et inspirant pour ses participants. Les élus ponctuaient les interventions par leurs commentaires et les spectateurs pouvaient poser leurs questions. Un vrai partage et une vrai convivialité s’est installée, porteuse parfois d’opportunités. C’est ainsi qu’une représentante de La Passerelle (salle de concert d’un quartier sétois) présente dans la salle a proposé un partenariat à FX et Diane de RTS pour mettre en place une web radio. Une visite de la radio a donc été organisée pour faire découvrir le métier aux jeunes porteurs de ce projet de web radio. Les représentants d’RTS, FX et Diane ont profité de l’occasion pour demander la fibre au sénateur maire François Commeinhes qui a rappelé que le Très Haut Débit arrivait à Sète et que d'ici fin 2016 déjà 15.000 foyers seraient raccordés à la fibre optique.

On espère que ces premières assises de la jeunesse en pays de Thau seront de nouveau au programme l'année prochaine.

Laura Ouchêne

 

Fidji Simo et François Commeinhes
Fidji Simo et le sénateur-maire François Commeinhes au théâtre Molière

 

Fidji Simo

Il y a 29 quand le Dcoteur François Commeinhes mit au monde Fidji Simo dans sa clinique à Sète, il était loin de se douter du destin exceptionnel qu'allait connaître cette petite sétoise, fille et petite-fille de pêcheurs venus d'Espagne et de mère italienne.

Fidji Simo fait ses études secondaires au lycée à Paul Valéry, puis son bac (mention Très Bien) en poche elle entre en classe préparatoire au lycée Joffre de Montpellier et intègre en 2004 la prestigieuse école des Hautes Etudes Commerciales (HEC) à Paris.

A sa sortie de HEC, et après quelques stages aux USA, Fidji, est recrutée par Ebay à Paris. De là elle se fait muter aux USA et finit par se retrouver chez Facebook en Californie.

Ses qualités sont vite remarquées et en peu de temps la voilà n°3 du groupe de Mark Zuckerberg où elle dirige tout le secteur vidéo. Les dernières nouveautés comme les vidéo 360° c'est elle, les pubs agaçantes en début de film c'est aussi elle. Bref c'est la grande prêtresse incontournable du plus grand réseau social de la planète. Le magazine américain Vanity Fair l'a même retenue dans son classement des 50 personnalités les plus influentes du monde!

 

 

La marque Sud de France étendue à l’ensemble de la région

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Vin et agrolalimentaire
Depuis le 1er juillet, les entreprises d’ex-Midi-Pyrénées peuvent désormais adhérer à la marque Sud de France. Plus d'une cinquantaine de producteurs ont d'ores et déjà fait part de leur intention de déposer une candidature. Pour Carole Delga, présidente de la Région Languedoc Roussillon Midi Pyrénées et présidente de Sud de France Développement : « L’élargissement de la marque Sud de France à tout le territoire de la Région sera une source de richesse, à l'image de l'immense diversité de nos produits et de nos savoir-faire, qui font, chaque jour, la fierté de nos concitoyens ».


Contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. / 04 99 64 29 29

SensDigital s'exporte à Dax !

mamadouMamadou Diouf, PDG de SensDigital  

La jeune start-up montpelliéraine, SensDigital hébergée à CAP ALPHA, spécialisée dans l’édition et l’intégration de solutions digitales, exporte son aventure digitale dans la ville de Dax.
C’est en terres Landaises que SensDigital lance en exclusivité son premier Marché Connecté, le 6 Juillet. Un collectif de commerçants de la ville accorde sa confiance à SensDigital pour se positionner dans le secteur porteur des Marchés Connectés.
Dans cette optique, SensDigital accompagne les commerçants de Dax dans la transition numérique, via le web et le mobile, en utilisant le principe du Web to Store. Cette solution permet ainsi aux consommateurs d’accéder à l’ensemble des catalogues de produits et de services des commerçants du Marché Connecté de Dax.
Le client peut ainsi commander directement en ligne ou via l’application mobile, avant d’aller retirer ses achats en magasin à l’horaire de son choix. En somme, un achat facilité, au paiement sécurisé et un retrait en toute liberté !
Plus que jamais SensDigital continue son ascension et affirme une nouvelle fois son positionnement fort dans le monde du digital, en tant qu’acteur majeur dans le monde du digital.

Cap alpha montpellierCap Alpha, l'incubateur d'entreprises innovantes de Clapiers,

Le centre de gravité de la future grande agglo de Thau

En janvier 2017 , les deux agglomérations qui bordent le nord et le sud de l’étang de Thau fusionneront. L’ensemble de la Communauté de Communes du Nord du Bassin de Thau (CCNBT) et la Communauté d’Agglomération du Bassin de Thau (Thau agglo)  couvrira 14 communes et rassemblera plus de120.000 habitants.
Le centre de gravité, pondéré de la population, de la future agglomération de Thau aura pour coordonnées :

Centre de la grande agglo de Thau :

  • Latitude : N 43° 26’ 09’’
  • Longitude : E 3° 41’ 18’’

Ce point se trouve à la frontière entre la commune de Balaruc-les bains et celle de Frontignan la Peyrade,  à quelques centaines de mètre à peine de l’emplacement de l’actuel hôtel d’agglomération de Thau agglo.

Le développement déjà programmé de l’entrée est de Sète, l’extension du centre commercial de Balaruc-loisirs (Carrefour),   les évolutions démographiques en cours, le réaménagement de la RD2 et son urbanisation laissent à penser que dans 30 ans le centre de gravité de la future agglo deviendra le cœur d’une future ville de Thau. Sète et Mèze feront-ils alors figures de quartiers chics en périphérie?

Jacques Carles

Que représente la culture en Pays de Thau ?

Selon une étude, la valeur de la Tour Eiffel est estimée à 434 milliards d’euros, soit 1/5ème du PIB de la France. Cette estimation prend en compte des critères tels que son image, son attractivité et son impact sur l’économie en général.

Ceci montre que le patrimoine culturel est un levier économique puissant. Autre exemple, à Metz, avec l’ouverture de l’antenne lorraine du Centre Pompidou, les commerces et les restaurants sont en plein boom. Exactement comme à Bilbao en 1997 avec l’ouverture du musée Guggenheim qui a généré 45.000 emplois dans les dix ans qui ont suivi son ouverture.

Investir dans la culture est aussi rentable. Pour 1 euro de dépenses de fonctionnement du Château de Versailles, les retombées économiques sont de plus de 23 euros. Mieux que le tiercé !

Au-delà des musées et des monuments, une véritable politique d’investissement culturel doit aussi s’intéresser à l'ensemble des entreprises produisant des biens culturels ou issues de la créativité intellectuelle : musique, films, télévision, radio, jeux vidéo, livre, médias numériques et nouvelles technologies, design, gastronomie, etc.

On le voit aujourd’hui la compétition est mondiale pour attirer les touristes mais aussi les entreprises et les cerveaux qui créeront bien plus d’emplois de qualité que n’importe quelle marina géante.

Nombre de nos élus à Sète et en pays sétois en ont compris l’importance et agissent déjà dans le bon sens mais peut-on aller bien au-delà ?
Comment nous différencier et favoriser ici un véritable essor des industries créatives ? Quelles sont les synergies innovantes qui s’offrent à nous à la croisée des arts, du terroir et de l’activité portuaire ? 
Bref, au-delà de l’indispensable et incontournable tourisme, quelles sont les idées neuves pour créer de la richesse et de l’emploi ?

Jacques Carles

 

Les Activités du futur

Un pays dont l’activité ne repose que sur les secteurs primaires  ou sur les activités tertiaires est fragile et vulnérable. Les activités de production qui ont remplacé l’industrie n’ont cependant plus grand chose à voir avec l’industrie du 19ème ou du 20ème siècle. Aujourd’hui les activités porteuses sont celles qui reposent sur l’immatériel ou sur la haute technologie à fort contenu de connaissance.

L'industrie culturelle est un des domaines qui mériterait d’être examinés pour le pays de Thau

L’industrie culturelle :

L’industrie culturelle  regroupe les entreprises produisant selon des méthodes industrielles des biens dont l'essentiel de la valeur tient dans leur contenu symbolique : livre imprimé et digital, musique, cinéma y compris dessins animés où la France est au top mondial, télévision, radio,  jeux vidéo, internet, logiciels, publicité, design, packaging, architecture, etc.

Dans tous ces domaines ou presque Thau a fourni de grands talents. La créativité et le goût des arts sont d’ailleurs des caractéristiques du pays sétois. Le terreau existe donc pour implanter une industrie culturelle autour de la lagune. S’agissant de développement économique,  l’important est alors de réaliser que le  nom industrie est plus important que l’adjectif culturelle.

 

Saipol ralentit

 Le groupe Avril va réduire temporairement, d'août jusqu'à la fin de l'année, sa production de biodiesel en raison du contexte mondial "défavorable", avec notamment la chute des cours du pétrole, tout en s'engageant à préserver l'emploi. L'unité de production SAIPOL du port de Sète sera touchée.

Le groupe Avril a présenté, mercredi 20 avril, dans le cadre d’un Comité central d’entreprise extraordinaire, un projet de réduction temporaire de ses activités d’estérification en France afin de faire face à une situation économique défavorable tout en préservant l’emploi.

Réduction de l’activité de Saipol en France jusqu’à la fin de l’année 2016

Le projet prévoit la mise en œuvre, à compter du mois d’août et pour le reste de l’année 2016, d’une réduction des activités d’estérification de Saipol, filiale du groupe Avril. Cette réduction résulte d’éléments conjoncturels, notamment d’une baisse importante des commandes, les projections de ventes de Saipol à début avril 2016 s'élevant à 928 000 tonnes, contre 1,5 million de tonnes en 2015 à la même période.
Le projet concernerait, dans des conditions adaptées à chacune d’entre elles, les 5 usines d’estérification de Saipol en France : Bassens (Gironde), Grand-Couronne (Seine Maritime), Le Mériot (Aube), Montoir-de-Bretagne (Loire Atlantique) et Sète (Hérault).
La Direction s’engage à tout mettre en œuvre pour que ces mesures soient sans impact sur l’emploi.

Adaptation de la production pour faire face à des conditions de marché défavorables

Ce constat s’inscrit dans un contexte d’érosion persistante des conditions économiques et réglementaires du marché, sous l’effet :
de la surcapacité du marché européen du biodiesel, excédentaire dans un contexte de baisse du prix du gazole et du taux de change euro-dollar, lequel favorise le recours à l’importation par les pétroliers européens d’esters bénéficiant du dispositif de double comptage[1] ;
du développement sur le marché européen des huiles végétales hydrotraitées (HVO) pour la production de biodiesel, favorisé par le développement des importations à moindre coût d’huile de palme ;
de la traduction hétérogène par les Etats membres du cadre réglementaire européen relatif à l’application des directives touchant au développement des énergies renouvelables en général et des biocarburants en particulier ;
du recul de la compétitivité de la graine métropolitaine et européenne, dans un contexte de baisse des récoltes de colza au sein de l’UE.

Ce contexte affecte fortement la compétitivité, la rentabilité et les perspectives de développement des activités de Saipol en France, qui enregistre une baisse importante du volume de ses ventes en 2015 et en 2016. Il rend nécessaire l’adaptation immédiate de la production à la baisse des commandes, afin de préserver la compétitivité et l’avenir des activités de trituration, d’estérification et de vente de biodiesel issu de la filière agricole, et l’emploi qui lui est associé.

Détermination à pérenniser le débouché biodiesel de la filière nationale

Avril a, à maintes reprises, alerté les pouvoirs publics sur la menace que représentent ces dégradations du débouché biodiesel pour la survie pour la filière agro-industrielle nationale.
Menace qui ne ferait que s’accentuer considérablement avec la reconversion envisagée par le groupe Total de son unité de production de La Mède (Bouches-du-Rhône), prévue pour le printemps 2017, qui porterait la production annuelle d’HVO par Total de 20 000 à 500 000 tonnes au moins, concurrençant d’autant le biodiesel issu de la filière agricole et industrielle française.

Selon la Direction "ce projet n’entame en aucun cas la détermination du groupe Avril et de sa filiale Saipol à poursuivre la production de biodiesel, énergie renouvelable contribuant à la transition énergétique, et à préserver et développer ce débouché pour les productions oléagineuses françaises."

Stop aux derriks

Les permis de recherches d'hydrocarbures en Méditerranée -eaux territoriales de la France et plateau continental de la zone économique exclusive- sont suspendus jusqu'à nouvel ordre, « compte tenu des conséquences dramatiques susceptibles d'affecter la mer Méditerranée en cas d'accident de forage pétrolier », a indiqué Ségolène Royal, qui demandera l'extension de ce moratoire à l'ensemble de la Méditerranée, lors de la prochaine convention de Barcelone sur la protection du milieu marin et du littoral méditerranéen, notamment de la frontière italienne à la frontière espagnole, dans les Pyrénées-Orientales.

Sud de France fait la promotion des vins du sud

35 entreprises Sud de France à Londres
Le 13 avril, à Londres, Sud de France Développement organise le Trade Day. 35 entreprises régionales ont l’occasion de faire déguster leurs vins aux acheteurs britanniques recrutés par la Maison de la Région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées de Londres.

Les « 100 meilleurs vins Sud de France » pour les Britanniques
Du 3 au 5 mai, lors de la London Wine Fair, est dévoilé le palmarès du concours « Top 100 des vins Sud de France ». Organisé par Sud de France Développement, il sélectionne les 100 meilleurs vins de la région à destination des Britanniques.

Le printemps du Languedoc-Roussillon Sud de France s’étend en province
 De mieux en mieux référencés sur les tables parisiennes et dans toute la France, le Printemps du Languedoc-Roussillon Sud de France qui se déroule jusqu’au 17 avril, promeut les vins du Languedoc dans le circuit CHR (cafés – hôtels – restaurants) de Paris ainsi qu’auprès des cavistes français. Cette année, l’opération visera à renforcer l’image des vins du Languedoc dans les villes de Rennes, Lille et Toulouse.

Contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. - 04 99 53 24 11

Le réseau des CCI se prépare pour la grande région

Le 24 mars 2016, par une majorité des 2/3, Bernard FOURCADE, Président de la CCI de Région Languedoc-Roussillon a confirmé le vote de l’Assemblée Générale de la CCI Languedoc-Roussillon pour une modernisation en profondeur du réseau des CCI.
En effet, dans 9 mois, le 1er janvier 2017 verra la naissance de la nouvelle Chambre de Commerce et d’Industrie de région Languedoc-Roussillon–Midi-Pyrénées. Les Chambres du Languedoc-Roussillon se sont préparées à cette fusion en harmonisant leur réseau.
Chacune des CCI Territoriales sera dorénavant départementale ; les CCI d’Alès, de Béziers, de Narbonne et de Sète seront fondues dans chacune de leur Chambre départementale et disposeront d’une représentativité locale.
Le Président de la CCI de Région Languedoc-Roussillon, Bernard FOURCADE a affirmé que le service aux entreprises serait totalement maintenu et même renforcé. Le réseau des CCI du Languedoc-Roussillon travaille depuis plusieurs années à une optimisation budgétaire des fonctions support, ce qui lui permet d’accroître sa compétitivité.
Ainsi, à la veille de la fusion avec les CCI de Midi-Pyrénées, le réseau consulaire du Languedoc-Roussillon est prêt pour apporter à la nouvelle grande région et tout particulièrement à ses 279.000 entreprises l’appui et le partenariat qu’elles attendent.

Siemens équipe Les Thermes de Balaruc-les-Bain

Les Thermes de Balaruc-les-Bains


Siemens Building Technologies vient d’équiper "Les Thermes de Balaruc-les-Bains", plus grand centre thermal de France, d’une solution globale de gestion du bâtiment incluant contrôle d’accès, anti-intrusion, vidéosurveillance, sécurité incendie, gestion de l’énergie et de l’éclairage ainsi que régulation du chauffage, de la ventilation et de la climatisation.

Cette solution complète permet également de gérer la fabrication des boues nécessaires au nouveau procédé d’application, unique en France, développé et breveté pour cet établissement exceptionnel pouvant recevoir jusqu’à 4 200 curistes par jour.

Medithau ouvre une nouvelle unité à Frontignan

Medithau, la société Florent Tarbouriech a ouvert depuis le 10 mars une nouvelle unité de traitement des moules  à Frontignan : lavage, purification, conditionnement, expédition.
L'investissement est de 2,2 millions d'euros pour des perspectives de croissance espérée de 15 à 20% par an ce qui permettra un doublement de  la production pour atteindre 10.000 tonnes.
Déjà une dizaine de salariés ont été recrutés, "pour commencer" a précisé Florent Tarbouriech, patron de Médithau.
La nouvelle unité "moules" de Frontignan permettra à l'établissement de Marseillan de Médithau de libérer l'espace nécessaire pour accroître son activité "huîtres". 

 Selon notre confère La Tribune Objectif LR, Florient Tarbouriech envisage de déployer l'élevage de moules en mer ouverte : "Aujourd'hui, la production locale de moules en mer est presque réduite à néant à cause de la prédation des daurades, alors qu'il y a des milliers d'hectares de concessions disponibles, souligne-t-il. On va mettre ce qui faut en place comme solution innovante pour produire 1 000 à 2 000 tonnes en mer ouverte." Actuellement, les gros volumes de moules traitées par Médithau proviennent de Méditerranée italienne ou espagnole. Seules quelque 500 tonnes de moules sont élevées sur l'étang de Thau. "Nous voulons être moteur du redéploiement de la mytiliculture en mer ouverte, affirme Florent Tarbouriech. L'idée serait de mettre en place une solution à titre expérimental dès cet été, et de la déployer en 2017 pour une première production en 2018."

Florient Tarbouriech a aussi confié à Cécile Chaigneau, la journaliste de La Tribune Objectifs LR, un autre projet pour le printemps 2017 : adjoindre un restaurant au site de Frontignan afin de poursuivre l'activité d'agritourisme démarrée avec le Saint-Barth à Marseillan. Le restaurant s'appellera L'Usine et sera doté d'une capacité d'accueil plus importante que le Saint-Barth.

En 2015, Médithau a réalisé un chiffre d'affaires de 11 M€ dont 15 % à l'export (50 % sur l'huître), et prévoit une croissance de 15 % pour 2016. Alors que 20 à 30 % de ce chiffre se fait sur les huîtres aujourd'hui, cette proportion pourrait ainsi monter à 40 % à horizon de cinq ans.