Quelle chance !

Oui, nous avons de la chance de vivre en Pays de Thau.
L’été y dure jusqu’en Novembre et l’hiver, à part quelques petites sautes d’humeur, y est très doux.
On y mange le meilleur poisson et on y boit des petits vins remarquablement gouleyants, sans parler des fameux muscats de Frontignan et Mireval.
On peut s’y promener agréablement dans une variété surprenante de paysages, entre mer, étangs et garrigues.
La vie y est calme, sereine, riche de spectacles culturels des plus variés et cela dans toutes les communes, même les plus petites. C’est aussi un pays où, ce qui est rare actuellement en France, aucun élu n’a affaire avec la justice.
On a donc toutes les raisons d’être heureux chez nous. C’est pourquoi on comprend mal pourquoi tant de nos concitoyens, dès qu’ils sont à la retraite, se dépêchent de quitter le Pays de Thau et s’envolent vers l’étranger ? Ainsi, dans mon entourage, deux couples et un célibataire viennent de partir s’installer dans le Sud-Est asiatique. C’est une mode de plus en plus répandue que de s’expatrier dans des pays où le cout de la vie est très bas.
Reviendront-ils un jour, lassés des nems et du canard laqué, retrouver la bonne macaronade et la tielle gouteuse de leur jeunesse ?

Bernard Barraillé