Festivalisme

La saison des Festivals bat son plein. Et partout avec un énorme succès. Du Printemps des comédiens au Festival Radio-France, les festivités montpelliéraines ont drainé la grande foule. A Sète, le Théâtre de la Mer ne désemplit pas et pourtant les soirées se succèdent à un rythme efféné.

Pourtant lorsque les municipalités apprirent la baisse des donations de l’Etat, beaucoup avaient prédit un désert culturel pour l’été et la suppression de maints festivals.  A l’exception notable de Lodève et son Festival de poésie, il n’en a rien été. Tous les grands rendez-vous  estivaux ont été maintenus et connaissent même un succès inhabituel. Beaucoup de ces soirées, phénomène inhabituel, se sont jouées à guichets fermés.

Pour ses 50 ans d’existence, le Théâtre de la Mer connaît une saison exceptionnelle et, plus que jamais, attire les foules. Certes, les plus anciens se souviennent avec nostalgie des belles années où Jean Deschamps présentait le meilleur théâtre et l’élite de la musique classique alors qu’aujourd’hui triomphent uniquement variétés et musiques populaires. A cela, une seule explication : au fil des ans, ce théâtre en plein air s’est agrandi, atteignant aujourd’hui 1800 places ! Aujourd’hui, la voix des acteurs et le son des instruments classiques n’arriverait jusqu’aux oreilles de tous les spectateurs…

Bernard Barraillé