Poètes

Oui, notre région est, depuis les troubadours, une terre de poètes. A Sète évidemment, le nom de Paul Valery s’impose d’emblée suivi par un autre sétois, Brassens, qui connaissait parfaitement l’œuvre de son illustre compatriote qu’il appelait « le bon maitre ».

Moins célèbres mais tout aussi actifs, les poètes sont légion à commencer par le montpelliérain Frédéric-Jacques Temple, réputé mondialement. Mais c’est à Sète, n’en déplaise à l’ex-capitale régionale que l’on trouve le plus d’adeptes de la rime. C’est dire que Maïté Valles-Bled y a trouvé un terreau fertile pour implanter ses Voix Vives, festival international de poésie qui n’a pas d’équivalent en France et en Europe. Certes, la poésie n’a plus la cote auprès des éditeurs de journaux alors qu’entre les deux guerres, les poésies avaient leur place dans les colonnes. Le plus connu était Francis-Octave Balma qui , sous la signature de Colibri, publiait ses poésies dans les journaux régionaux.

Aujourd’hui, Sète peut se vanter de compter maints poètes et poétesses ave la Compagnie Mot pour Mot qui va déclamer ses poésies dans les écoles et organise des promenades en bateau bercées par les déclamations des poètes. Il y a aussi le très actif « Club poésie et chansons G. Brassens » qui, sous l’égide du père du Gorille, regroupe une myriade de spécialistes de la rime dont Alain Caburet et son président Bergeron.
Enfin, saviez-vous qu’un des plus célèbres poètes français est le sétois Claude Albarède émigré à Paris ?
Paul Valéry peut dormir tranquille dans son cher Cimetière Marin ; la poésie est toujours vivante.

Bernard Barraillé