Prose électorale

Janvier va marquer, le 6, le début officiel de la campagne électorale pour les municipales. Les slogans vont fleurir et apprêtons-nous à en savourer de succulents, dans la lignée de l’anarchiste Sanguinède, idole des dockers sétois dans les années 40-60, qui terminait toujours ses discours par "Le patronat c’est : A moi le poulet, à vous la salade!". 
Et comme le disait George Orwell dans "1984" : "Le langage politique est constitué pour l’essentiel d’euphémismes, de pseudo-banalités et de vaporeuses ambiguités". N’exagérons pas ! Au moins en Pays de Thau, les candidats qui s’affrontent sont tous de braves gens honnêtes et, le plus souvent, compétents. Mais, durant ces prochains mois, ils vont devoir se colleter avec leurs concurrents, c’est la Loi de la démocratie depuis les grecs : que le meilleur gagne ! Et pour cela, tous les coups , ou presque, sont permis. Malheur aux tièdes, comme en sport, ils ont perdu d’avance. Une fois élu, le vainqueur n’en aura pas fini avec son opposition qui va le titiller durant tout son mandat. Ce qu’il devra assumer en même temps qu’il assurera la gestion de sa commune.
Gestion qui d’ailleurs a tendance à s’amenuiser, cohérence et efficacité oblige, au profit des agglomérations et des communautés de communes qui ne cessent d’empiéter sur les prérogatives des maires autrefois tous puissants. Si cette tendance se poursuit, ils seront bientôt réduits au seul Etat Civil…

 Bernard Barraillé