Un livre sur la vie et la cuisine d'antan à Agde

les années 1920 et bien avant

Madeleine Cornail a été la narratrice de ce livre et elle a été assistée par son fils Michel Adgé qui, selon lui …. "a ajouté son grain de sel et n'a pas toujours été d'accord sur la rédaction, ce qui a provoqué de vives algarades".
Dans l'avertissement de la préface, elle écrit : "Sachez bien que j'ai simplement écrit pour mon plaisir personnel.... J'ai écrit comme cela m'est venu à l'esprit. Et comme disait Louis XIV, tel a été mon bon plaisir. On se rendra vite compte qu'ayant une sainte horreur d'un ordre trop sévère, la progression de mon récit suit une certaine fantaisie dont j'ose espérer qu'elle ne déplaira pas. Dans le cas contraire, prenez une autre lecture...  Mon propos sera donc de vous montrer comment parlait et vivait le petit peuple agathois. J'émaillerai mon récit de mots patois, je dis bien patois et pas occitan". . Le futur lecteur est averti.

Et au cours de ces 213 pages, le lecteur apprend comment vivaient les agathois et comment ils cuisinaient à la fin du 19ème siècle. Voici quelques exemples de très nombreuses recettes que contient le livre:

La seiche à la rouille.

Voilà un plat où il est indispensable de réaliser une sauce à partir de ce que les pêcheurs appellent du nom, peu encourageant, de merde et dont j'ai lu un jour que c'était le foie de la seiche.... Il se trouve parmi les viscères.
On fait rendre l'eau de la seiche puis on la fait roussir avec de l'oignon et de l'aïl. On ajoute ensuite de l'eau, du thym, du laurier et on fait cuire longuement.
Au moment de servir on corse le plat en incorporant doucement un aïoli auquel on a mélangé la merde, ce qui lui donne une couleur brune (d'où son nom de rouille).

Les anémones de mer.

Et voici une deuxième recette d'un plat délicieux, mais qui demande quelques précautions pour la cueillette. Il faut aller pieds nus dans les rochers.... Avec les doigts on décolle les anémones de leur rocher, ce qui ne va pas sans difficultés. Il faut bien prendre garde aussi que les tentacules joliment irisées de cet animal sont venimeux et très urticants.... ce n'est pas pour rien que les agathois l'appellent ortie.
….. On a pris soin de faire suivre un récipient contenant un peu d'eau de mer pour les maintenir vivantes et les laver du sable qui se faufile partout.....
Arrivé à la maison on roule les orties dans la farine, les plus grosses étant partagées en deux et on les cuit à grande friture, les retournant dans l'huile bouillante comme des beignets. Il faut surtout bien les dorer. A la dégustation ce plat est aussi moelleux et aussi bon que les beignets de cervelle.

Ce livre, de 213 pages est réalisé à « compte d'auteur » par Michel Adgé et il est vendu au prix de 15 euros ttc
Pour toute commande veuillez vous adresser à Michel Adgé : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou au 06 23 98 03 00