Balades

De Mauguio au Grand Travers à vélo : une utopie?

L’idée parait simple lorsqu’on l’énonce. Aussitôt évoqué, le projet suscite de l’enthousiasme, du soutien et un grand désir de voir notre département et notre région se doter d’une passerelle cycliste et piétonne qui traverse l’étang de l’or de Mauguio au Grand Travers, des collines montpelliéraines à la mer. Les interlocuteurs disent aussi leur impatience de pouvoir y circuler.

Cette idée est belle parce que légère et douce, elle propose un passage direct à vélo ou à pied entre la plaine urbanisée et la mer, sans longer de voie rapide ni de voie ferrée. Tous ceux qui ont pédalé de Montpellier à Carnon ou bien de Mauguio à la Grande Motte (relégués jusqu’à Lunel dans le contournement de l’étang) savent l’inconfort actuel et la discontinuité des cheminements cyclistes dans un département et une région qui méritent et qui peuvent mieux que ça. Ce projet au contraire laisse augurer en toute saison, en hiver comme en été, d’une confortable et insolite traversée en pleine nature. Un parcours idéal pour les promeneurs, les cyclistes, les baigneurs désireux de rejoindre la plage ou d’en revenir. Un aménagement attractif et valorisant pour tous, usagers, riverains, touristes, stations maritimes, villages de l’arrière-pays et de l’agglomération urbaine.

Les curieux de nature apprécieront ce survol de l’étang bordé de salicorne, d’iris ou de joncs, monde particulier du glissement progressif des eaux de la terre vers le sel. Habitat des flamants roses auprès desquels les spécialistes identifieront des hérons, des avocettes, des aigrettes ou encore quelques cygnes ou cigognes de passage. 

La structure légère d’une passerelle dédiée aux vélos et aux piétons, posée au-dessus des eaux sur des pilotis, ne peut pas et ne doit pas créer de rupture ni d’agression pour le milieu naturel. Elle peut même dès sa conception être envisagée comme une opportunité de protection pouvant accueillir des nids d’oiseaux, des récifs artificiels et toutes sortes d’équipements que les esprits éclairés et féconds pourront proposer ou souhaiter.

On voudrait cette passerelle accueillante et confortable pour les touristes, les sportifs aussi bien que pour les usagers et habitants historiques des rives. On peut imaginer le long de son parcours d’environ trois kilomètres au-dessus de l’étang, plusieurs larges plateformes de repos et d’observation. On pourrait y poser les vélos, pique-niquer, s’approcher de l’eau. Techniquement, une telle construction ne présente pas de difficultés majeures. Différentes réalisations ont déjà vu le jour sur des marais ou des étangs. On peut battre des pieux en bois ou en métal avec des moyens relativement légers, comme une barque d’ostréiculteur à fond plat équipée d’un bras et d’un marteau PAJOT. Il convient de s’appuyer sur un bureau d’études spécialisé, (notre région n’en manque pas), pour dimensionner le platelage assez large pour les voies cyclistes et piétonnes et les zones de repos. Il faudra définir et trier les données : largeur, espacement des appuis, tirant d’eau, tirant d’air, charge de service, nature du substratum (vase, sable). On peut concevoir plusieurs centaines de pieux répartis sur 3 km entre Mauguio (quartiers de la pointe du Salaison et de Roquefeuille) et la berge de l’étang du côté maritime où l’ouvrage pourra rejoindre la voie cycliste (dont l’aménagement a été annoncé) de l’échangeur routier du Grand Travers. Quel que soit le tracé final, un petit pont-passerelle sera nécessaire pour franchir le canal du Rhône à Sète.

Il conviendrait aussi de développer les moyens d’attacher les vélos près de la plage et de favoriser le stationnement des voitures près de Mauguio situé à 2 km de l’étang. Ce parcours cycliste lorsqu’il connaitra le succès que nous lui souhaitons (comme c’est le cas pour de nombreuses voies vertes), pourra contribuer à réduire la présence saturante des voitures à la plage et aussi proposer aux villages proches un développement basé sur le tourisme cycliste et de nature.

D’ambitieux chantiers impriment leur marque dans notre région en laissant plus ou moins de place aux déplacements doux. L’année 2014 avec ses échéances électorales pourra favoriser les propositions de développement harmonieux. Selon Victor HUGO, ''Rien ne peut arrêter une idée dont l'heure est venue '', alors ce doit être le moment de créer une passerelle cycliste et piétonne à travers l’étang de l’or. 

Olivier LAPRAS     
Ingénieur, voyageur et cycliste passionné Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

L’Abbaye de Valmagne

Cette ancienne abbaye cistercienne dans l’Hérault est classée Monument Historique.
Allez découvrir la cathédrale des vignes et ses 83m de long et 24.5m de haut ainsi que le cloître et ses jardins au charme florentin. Admirez la salle capitulaire avec sa voûte en anse de panier ainsi que la fontaine, une des rares conservée dans une abbaye cistercienne. Vous pourrez également vous promener dans les jardins et visiter le conservatoire de cépages avant de déguster les vins bio de ce domaine viticole. Pour finir, savourez un repas champêtre à l'auberge restaurant vigneron où les plats à base de produits bio sont issus du jardin potager!

photos de Luce Barraillé
Cliquez sur une image pour l'agrandir

Le Cirque de Mourèze

Notre région compte deux des plus beaux cirques naturels de France: Navacelles et Mourèze.
Ce dernier a l’avantage pour nos lecteurs d’ètre à 45 minutes de l’étang de Thau. Il est si grand ( 300 hectares ) qu’on y ressent, même en pleine saison touristique, une agréable sensation d’isolement et de nature sauvage. Un calme minéral surprenant à 50 km de Sète...
L’eau et le vent ont sculpté des milliers de statues géantes dans ce cirque dolomitique. Un paysage fantasmagorique où l’on peut revenir des dizaines de fois et emprunter des chemins différents. Des chemins ont été tracés à travers les principales curiosités naturelles. Il convient de les suivre et de bien se repérer dans ce labyrinthe.
Dès que vous arriverez à Mourèze, charmant village datant du Haut Moyen-Age, le fléchage débute par les parkings. Mais ne snobez pas le village dont les rues étroites se blottissent contre le château médiéval et l’église romane.

Village gaulois

Outre ses statues naturelles et son environnement au pied du Mont Liausson, le Cirque de Mourèze a une autre attraction : le village gaulois des COURTINALS. Les vestiges retrouvés dans le Cirque ont été reconstitués d’une façon unique en France. Par exemple, on verra une cabane de l’age du fer ( 500 ans avant Jésus-Christ ) que, grâce à des fouilles archéologiques récentes, on a pu reconstituer de manière exemplaire. La cabane était construite à partir de bois et d’argile, excellents matériaux qui, dès cette époque, permettaient de construire une habitation. Des rondins de bois et des branchages constituaient la base de la construction, la toiture étant fait avec une couche d’argile de 10 cm.
Ainsi, à la découverte d’un site exceptionnel s’ajoute un voyage dans le temps.
Si le Cirque est accessible tous les jours, le village gaulois est ouvert tous les jours d’avril à novembre mais seulement le week-end hors saison.

Bernard Barraillé

Accès
On se rend à Clermont l’Hérault via Pèzenas de Mèze ou d’Agde et via Poussan, Villeveyrac pour les sétois. A Clermont, prendre la route direction Bédarieux pendant 9 kilomètres.

L’abbaye de Sylvanès

C’est une longue balade que nous vous proposons : il vous faudra vous rendre à Lodève que vous traverserez. A la sortie, laissant la grande route qui va escalader le Pas de l’Escalette, vous prendrez la direction de Roqueredonde qui vous fera traverser le plateau du Grézac, riche d’empreintes bien conservées de dinosaures, puis le col du Perthus qui longe le plateau sauvage de l’Escandorgue. Des paysages surprenants pour des riverains de l’étang de Thau avec ses basaltes et une nature fraîche et verte.

Nous arrivons à Roqueredonde puis à Ceilhes-et-Rocozels ,d’où l’on découvre le grand lac d’Avene. On franchit le col Notre-Dame (667 m.) ,ligne de partage des eaux Océan-Méditerranée et avant d’arriver à Fayet, on prend l’embranchement vers Sylvanès, bien fléché.

Nous passons devant les anciens Bains de Sylvanès, dans un site rafraîchissant de collines boisées. Un kilomètre plus loin, voici l’abbaye de Sylvanès, construite au 12° siècle par les moines cisterciens. L’église romane est une des plus belles du Midi. Les férus d’architecture vous expliqueront que sa vaste nef annonce le futur gothique méridional. Mais nous, non spécialistes, nous apprécierons la vraie beauté de ces bâtiments, du cloître , de la salle capitulaire et d’une immense salle de cinq travées. Quel spectacle ! Pas mal d’architectes modernes devraient y faire retraite, en pénitence de leurs errements...

De Montbazin aux collines de la Moure

Cette randonnée est de type « PR » (petite randonnée), pour marcheurs confirmés. Les difficultés se situent au niveau des chemins caillouteux, et certaines montées sont un peu raides. il faut de bonnes chaussures de marche, à défaut des baskets. Temps : comptez 3h30 à 4h pour faire les 12 km sur cette boucle magnifique. Le dénivelé est de 160 m. Il n’y a pas beaucoup d’ombre sur le parcours la période idéale est d’avril à juin (nombreuses fleurs)  et de Septembre à octobre.
Départ de Montbazin, laissez votre voiture sur la place du jeu de ballon, prenez la direction à pieds de la route de Villeveyrac en prenant le trottoir de gauche, peint sur le trottoir vous apercevrez le premier signe jaune vous indiquant de tourner à droite, c’est le « Cami » d’Antonègre (Chemin d’Antonègre).