Maison Ancelin, 33, rue de la République

la maison Ancelin.

 
Armoiries de la famille Ancelin.


tombe des Azema de Montgravier au cimetière de Bessan.
 

Présents à Bessan depuis 1506, les Ancelin en sont l’une des plus anciennes familles ; on en compte au moins quatre en 1567, dont un François Ancelin à qui  l’on doit probablement les initiales « FA » figurant sur la clé de voute de la porte ; un autre François Ancelin est consul de Bessan en 1664.

Clé de voute de la porte, datée de 1614, portant l’équerre
et le compas (signe d’un compagnon maçon

On trouve ce nom sous plusieurs orthographes : Ancelin, Ancellin et Ancelys ; cette dernière nous est restée avec le tènement des Ancelys qui confronte le domaine d’Hortes. Avec les armoiries de la ville de Bessan, c’est la seule famille à porter un blason ; ce dernier figure dans l’Armorial Général de France de d’Hozier de 1696 : « d’argent à 3 fleurs de lys au naturel, mouvant d’une terrasse de sinople » (le lys étant un clin d'œil à son nom Ance-lys-).

En 1699, cette maison de la rue de la République appartient à Antoine Ancelin, bourgeois, et troisième plus gros propriétaire foncier de Bessan. (*)  

En 1824, la maison appartient à Jean Auguste Azéma de Montgravier, gros propriétaire foncier possédant aussi des vignes, des pâtures et trois maisons. Né en 1779 à Argeliers (Aude), il épouse Hyppolite Claire Gleyzes, née en 1786 à Bessan, fille de Marie Elizabeth Cellarier et de François Gleyzes, notaire royal.  Il est inhumé au cimetière de Bessan ou le tombeau de la famille existe toujours.

Jean Auguste Azéma de Montgravier et son épouse ont un fils, Michel Auguste Martin Agénor Azéma (1805-1863), qui aura une brillante carrière : École Polytechnique (1825), lieutenant, capitaine, chef d’escadron, officier des affaires arabes en Algérie (1832-1851), sous-directeur de l'artillerie de la place de Montpellier (1853). Passionné par les antiquités, il est un des pionniers de l'archéologie romaine en Afrique du Nord, et est élu membre de l’Académie des Inscriptions en 1850. Nommé officier de la Légion d'honneur en 1862, il effectue, à la fin de sa vie, des fouilles sur le site des ruines romaines de Murviel-lès-Montpellier.

La porte d’entrée, menuiserie et heurtoir du XVIIIe  siècle.

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(*) Avec 125 livres d’allivrement annuels, c’est l’un des plus gros propriétaires fonciers de Bessan, derrière noble Bérard de Vestric (345 livres), noble Louis d’Alphonse (210 livres) noble Louis de Bérard de Vestric (156 livres), et devant noble René de Guinard (79 livres).

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 Recherches de Francis Delmas