Vigne

La filière viticole récompensée aux jardins d'Alco

Les Trophées « Hérault Vincœurs et Saveurs » 2016 ont été remis aux 6 lauréats héraultais et leur équipe ce vendredi 1er juillet. Lancé en 2011 par le Département de l’Hérault, l'événement vise à valoriser la filière viticole et les démarches individuelles ou collectives qui font vivre notre territoire.

 

Ont été récompensés : Montpellier SupAgro (HIEV) et Advini-Hervé Hannin dans la catégorie Prix solidaire - Concours « Vignerons et Terroirs d'avenir » / Prix technologie, Vintel - ITK de Clapiers et Laïd Hafssa pour les objets connectés au service de l'agriculture/ Prix œnotourisme, Domaine de l'Abbaye de Valmagne Philippe et Laurence Allaines / Prix Marketting et Prix spécial du jury, la cave coopérative de Saint-Chinian / Prix Nature,enherbement durable chez Cuma et Frédéric Albaret pour une meilleure nutrition des vignes et une meilleure résistance aux pathogènes.

La soirée s'est prolongée dans les Jardins d’Alco pour redécouvrir la richesse de notre gastronomie et de nos vins. Les viticulteurs, les chefs, les artisans de bouche, ont mis en scène et en musique une dégustation des gourmandises héraultaises très appréciées par les Montpelliérains. Noisettes de mer, accras aux escargots, saucisson médaillés, daube en sauce, glace au miel, fruits sculptés exposés sur 32 stands de démonstration étaient autant de tentations pour les gourmets.

L'AOC Grés de Montpellier se déguste ... aveuglément

Le 20 juin, la jeune AOC Languedoc Grés de Montpellier organisait au Château d’Assas la deuxième dégustation à l’aveugle de son millésime, en l’occurrence 2014.


Dans ce site illustre, dont la façade de « folie montpelliéraine» laisse découvrir une partie renaissance et médiévale, avec donjon et tour pigeonnière, l’hôtesse des lieux, Marie-Claude Demangel, rappelait comment la musique baroque, ses plus grands interprètes ont assuré la renommée internationale du château.

C’est au son d’un clavecin jouant à côté que professionnels, cavistes et journalistes étaient conviés à donner leurs appréciations sur 13 vins sélectionnés à l’aveugle par les vignerons parmi 38 crus, comme représentatifs de l’AOC. Autour de quatre maîtres-mots - volume, finesse, élégance, fruit -, ces vins seront proposés dans toutes les manifestations où l’AOC sera présente. Ils y feront office d’ambassadeurs du cru.

Ce type de dégustation à l’aveugle a pour but de « se recaler entre vignerons sur une unité, la recherche de ce qui leur est commun », commente le président de l’AOC, Olivier Durand.
Pierre de Colbert, vigneron au Château de Flaugergues, résume le défi de la jeune appellation, qui s’étend sur 46 communes, des contreforts des Cévennes à la mer, de Montagnac à Lunel: l’homogénéité. Une robe pourpre, un nez de fruits rouges, des notes poivrées, réglissées en bouche, parfois plus complexes, évoluant sur le tabac, le café torréfié, et une belle rondeur soyeuse, les futurs ambassadeurs des Grés donnent toute leur expression aux cépages languedociens, Grenache, Syrah et Mourvèdre en tête.
Le terroir de grés, sols pauvres et caillouteux, sur un climat méditerranéen mais sous influence marine, est devenu le ciment et le porte-drapeau de l’appellation.
Tous s’en font les ardents défenseurs, de Bruno Daneluzzi, directeur des Vignerons du Pic à Assas, à Pierre de Boisgelin, vigneron en Saint-Georges d’Orques. Des défenseurs souvent bio, à l’image d’Olivier Durand. La culture biologique s’est invitée « naturellement » en Grés de Montpellier. « Plus de la moitié de la production est en bio, même sur de très grands domaines. Le reste de la production se fait en souvent en charte Terra vitis, dans le souci de l’environnement. ».
La demande en Grés de Montpellier augmente. Pour preuve, négociants et courtiers s’intéressent au plus près à l’AOC, et des importateurs chinois étaient présents en nombre à Assas.
De nouveaux producteurs entrent dans le syndicat, six primo-déclarants cette année. Les vignerons indépendants s’harmonisent avec les caves coopératives, à l’instar d’Assas et de Saint-Georges d’Orques, fleuron du dynamisme coopératif, pour accroître progressivement la production. L’effet « nouveauté » joue à plein. L’appellation produit des vins appréciés des nouveaux consommateurs, notamment de la génération des 20-35 ans, comme des cavistes, à la recherche de renouvellement.

Les Grés prennent l’aspiration de la métropole montpelliéraine, de son image forte et de son rayonnement à l’international. Accolée au terroir, Montpellier, redevenue capitale viticole, illumine l’appellation d’un riche patrimoine, aux multiples joyaux, qui servent de cadre aux dégustations de l’AOC. L’an dernier au Château de l’Engarran, l’an prochain à l’Abbaye de Valmagne ou au Château de Flaugergues…heureuse appellation qui n’a que l’embarras du choix pour déployer ses activités. Ce patrimoine, les Grés de Montpellier le font volontiers découvrir à de multiples occasions. Le 12 juillet prochain, au Musée Fabre, tableaux évoquant la vigne et la vie viticole dialogueront avec trois vins des Grés. La balade-phare dans la ville, rendez-vous désormais incontournable pour les amateurs, se tiendra désormais le premier dimanche de juin. La décision a été prise et acte l’affirmation de son identité.

S’exprimant dans des paysages enserrant la métropole comme un amphithéâtre, dans des sites architecturaux majeurs ou dans une histoire pluri-séculaire, les vins en AOC Languedoc Grés de Montpellier réunissent patiemment tous les atouts pour affirmer leur existence, vent en poupe, parmi les grandes AOC régionales.

Florence Monferran

Les 13 ambassadeurs du millésime 2014

  • Chai d'Émilien, Epopée
  • Château de Fourques, L’Ombre du vent
  • Clos de l’Amandaie, Huit Clos
  • Domaine de Roquemale, Grés
  • Vignobles Paul Mas, Clos de Savignac
  • Les Vignerons du Pic, Château d’Assas
  • Mas de Lunés, Grés de Montpellier
  • Vignobles Paul Mas, Jean Claude Mas
  • Château de Flaugergues, La Sommelière
  • Château de l’Engarran, Château
  • Château de l’Engarran, Les Gravières
  • Abbaye de Valmagne, Cardinal de Bonzi
  • Mas du Novi, O de Novi

Le ciel languedocien vire à l'orage

Nous nous prenions ces derniers temps à scruter le ciel afin qu’il devienne définitivement bleu à l’approche de  l’été, n’encombre pas de pluie les manifestations viticoles qui fleurissent partout, ne ruine pas les efforts à la vigne d’un coup de grêle. Les cieux instables restaient cléments, épargnant jusque là le Languedoc-Roussillon de catastrophes comme celles connues en Bourgogne, Val de Loire, Bordelais, Cahors, Beaujolais… C’est un séisme de toute autre nature qui secoue aujourd’hui le landernau viticole. La concurrence de dates  entre les deux grands salons professionnels se tenant à Montpellier, Vinisud et Millésime Bio, conduit ce dernier à déménager … à Marseille.

 

Thierry Julien, Trésorier de Sudvinbio et fondateur de Millésime Bio s’exprime :« Nous regrettons cette situation. C’est contraints et forcés que nous avons pris notre décision ». Il poursuit sans détours:
Vinisud ? « Nous nous sommes rencontrés plusieurs fois. Il n’était pas question de se mélanger à eux, nos concepts sont totalement différents ». Il évoque l’incompatibilité entre un salon régional, Vinisud, et un salon international en vins biologiques, ainsi que l’impossibilité à juxtaposer deux salons sur un même lieu, au Parc des Expositions.Pas question de perdre son identité, ni de brouiller le message vis-à-vis des acheteurs de vins biologiques.La région LRPM ? « Elle a tout fait pour sauver les meubles », mais parmi les organisateurs du parc des Expositions ou du salon Vinisud, « nous n’avons pas trouvé les interlocuteurs pour s’entendrela situation s’est rapidement bloquée. »
Le choix surprenant  de Marseille? « Cela aurait pu être Milan ou Barcelone. La PACA, très riche en vins biologiques, possède une grande région viticole avec la Vallée du Rhône, et de grands vins bio.  Rester dans l’arc méditerranéen, dans l’accueil méditerranéen et dans une tradition viticole est très important pour nous. N‘oublions pas non plus que Marseille est la 2e ville de France, dotée d’un très grand aéroport international."
Est-ce à dire que ce départ symbolise une ambition plus grande ? Thierry Julien le confirme : « Marseille sera un tremplin,  une plate-forme importante pour que Millésime Bio devienne de plus en plus international».Il conclut : « nous ne partons pas de gaieté de cœur. Je faisais partie de ceux qui ont fait venir Millésime Bio à Montpellier, avec le soutien de Georges Frèches. Nous y reviendrons peut-être un jour ».

   

Sudvinbio, organisateur de la manifestation, l’a annoncé après son conseil d’administration du 13 juin, sans attendre la fin du délai demandé par Carole Delga pour trouver un compromis. De quoi mettre en colère  la présidente de la région LRMP, qui  s’était déplacée à Mauguio célébrer les 10 ans de la marque Sud de France.


En cause : la multiplicité de salons pour les acheteurs professionnels, à l’agenda de plus en plus chargé entre Londres, Montpellier, Düsseldorf, et l’Italie, dans un laps de temps très court. Le premier à dégainer, Vinisud a positionné le salon des vins de la Méditerranée à la même date que Millésime Bio, alors que « 77 % de nos exposants sont contre ce rapprochement et que le créneau de fin janvier est occupé depuis 25 ans par Millésime Bio », explique Sudvinbio.
Si le salon a pris une ampleur internationale aujourd’hui, les vignerons en agriculture biologique ont longtemps bataillé seuls, depuis le Mas de Saporta, puis le Narbonne de leurs débuts, où ils n’étaient qu’une poignée, méprisée.  Le souvenir s’en est-il ravivé à l’occasion du coup de force de Vinisud ?

La profession navigue entre désarroi, colère et détermination. L’intérêt économique des vignerons doit être préservé : les salons font venir grand nombre d’acheteurs, qu’ils soient importateurs, cavistes ou restaurateurs et génèrent une part importante d’affaires pour les producteurs. Les salons alternatifs, force vive des vins nature et autres accolée à Millésime Bio, prendront-ils l’aspiration d’un Vinisud sans bannière biologique, ou suivront-ils le chemin de Marseille ? De nombreuses questions se posent dont, non des moindres, celle d’une région reprenant le chemin de ses vieux démons, renvoyant une image de division qui ne peut que nuire aux vignerons.

Si l’on peut regretter qu’un terrain d’entente n’ait pas été trouvé, on peut par-dessus tout craindre que l’ancienne région LR ne pâtisse de sa fusion avec Midi-Pyrénées en termes viticoles. Outre ce qui s’apparente à une absence de soutien au principal salon bio – et à la principale région bio - de France, filière qui a été un élément moteur du renouveau des vins du Languedoc-Roussillon, ces dernières semaines voient les projets de création de vignobles bio ou des colloques professionnels majeurs se délocaliser dans le Sud-Ouest (Gers, Tarn). Les prochaines manifestations, oenotouristiques ou artistiques, festivalières ou champêtres risquent se dérouler sous un ciel vraiment obscurci.

Florence Monferran

Les Domaines Robert Vic.

Preignes-le-Vieux.

Il y a des lieux qui traversent les époques avec « bonheur » et Preignes-le-Vieux fait partie de ces lieux.
Ce domaine a un riche passé qui remonte à l'époque romaine. En effet, il a été découvert, en labourant le sol, les vestiges d'une villa romaine nommée Villa Preixanum,  qui a donné son nom francisé au château médiéval (bâti au 13ème siècle).
Une grande partie du château a été classé Monument Historique (en 1995) mais parallèlement à cela il a connu plusieurs modifications architecturales. Il reste néanmoins une bâtisse remarquable et l'un des plus beaux châteaux du bitterois. Il s'est transmis de famille en famille jusqu'à être acquis en 1905 par Monsieur Bergon, arrière-grand-père de Robert Vic.
Il est, depuis cette époque là, demeuré la propriété de la famille Vic. C'est aujourd'hui la 5ème génération Vic qui dirige et habite le domaine.
C'est aussi ce même arrière-grand-père qui fit construire les bâtiments situés dans la cour pour en faire une cave moderne. 78 foudres, énormes barriques de 250 à 350hl, se répartissaient sur 7200m² consacrés à l’élaboration des vins. 15 sont encore visibles.

Les terres cultivées couvrent une surface de 180 ha et il y est produit des vins issus de 18 cépages différents dont certains peu répandus (Alicante, Petit Verdot …)
Tous les vins sont produits sous une dénomination IGP (Indication géographique protégée) locale : IGP Coteaux de Béziers ou régionale : IGP Pays d’Oc
Aujourd'hui c'est sous la direction du petit fils, Jérôme, que se construit l'avenir du domaine. Le but pour cette opération étant l'agrandissement de la cave.

Outre la capacité d'accueil de 16.710 hl de vin, il vient d'être rajouté 12 cuves en acier inox qui offrent un supplément de capacité de 5.080 hl.
Ce chantier était en projet depuis plus d'un an et le voilà réalisé.

Les Domaines Robert Vic
Preignes-le-Vieux - 34450 Vias

04 67 21 67 82  - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.www.preignes.com

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Festival Oenovideo

Des Ceps d'or pour des hommes et des patrimoines

Les projecteurs du festival international des films sur la vigne et le vin se sont éteints, au Ciné Mistral à Frontignan. Dans la lumière revenue dans la salle, après une ultime séance, les trophées de la 23e édition ont été décernés par le Grand Jury. Ils consacrent, dans une belle unité de choix, des hommes,  - et des femmes -, des patrimoines  et des voyages, à l’instar du Grand Prix remis au film québécois Au pif, sur Véronique Rivest, 2e meilleure sommelière au monde. « Son histoire ressemble à celle d’un film : elle prend son temps et fait preuve d’un mental de sportif » commente le président du jury, Philippe Muyn.
Le palmarès capte un air du temps, sur l’évolution de la vigne et du vin. Deux films géorgiens et un slovène figurent parmi les meilleurs, nous rappelant le déplacement actuel des vignobles européens vers l’est, et leur part accrue dans la production.  Outre la place accordée à la femme, les meilleurs longs comme courts métrages replacent l’homme comme vecteur essentiel du vin, de sa création. Autre mot-clé : la transmission, celle d’un vigneron pionnier du vin nature à son fils dans  Soulève les montagnes, celle d’un patrimoine, avec le très applaudi Lost in vine, sur les méthodes de vinification traditionnelle en Géorgie, berceau attesté de la viticulture il y a 8000 ans. L’invitation au voyage dans le monde de la vigne et du vin qu’offre un tel festival transparaît dans la remise de plusieurs prix : de la découverte attribué au slovène Terre magica, du meilleur film destiné aux professionnels à Chablis vu du ciel, du meilleur scénario pour Les vendanges de l’extrême, récompensé pour « la qualité du voyage, plein de beauté et d’humour, hommage à l’esprit créatif et rebelle de gens du vin ». L’humain, décidément omniprésent.
Le palmarès n’a pas oublié notre région. Hérault Tourisme a produit le meilleur court-métrage, Homme-livre John Bojanowski, un américain devenu vigneron en Minervois. Le film Le midi viticole 2 s’est vu récompensé deux fois (mention spéciale du jury « pour sa dimension historique » et meilleure action d’intérêt général). Le public, invité à voter pour son film préféré après chaque séance, a été séduit, comme le jury, par Soulève les montagnes, montrant, les uns comme les autres, un attachement à une culture, l‘humain au coeur de l’élaboration du vin, l’humain responsable de la transmission de la vigne et de ses pratiques.
La remise des prix aura lieu le 14 septembre prochain, au Sénat à Paris. C’est là que sera divulgué le nom de la prochaine étape de ce festival itinérant, qui transporte, de ville en ville, des images et des savoirs. Philippe Muyn ne conclue-t-il pas non sans humour qu’ignorant des choses du vin, il a beaucoup appris de sa participation, « en voyant des films et en buvant des coups » ?

Florence Monferran

Les trophées 2016

  • Trophée spécial du Grand Jury : Au pif, de Bachir Bensaddeck et Orlanda Arriagada (Québec)
  • Meilleur long métrage : Soulève les montagnes de Baptiste Debicki (France)
  • Meilleur court-métrage : Homme-livre John Bojanowski, d’Olivier Gaches et Sébastien Tuffery (France)
  • Meilleure image : Julie Rénault pour Rivercap, l’artisan capsulier (France)
  • Meilleure réalisation : Lost in vine, de Giorgi Molodinashvhili (Géorgie)
  • Meilleur scénario : Les vendages de l’extrême, d’Emmanuel Ostian et Yann Moaligou (France)
  • Meilleure promotion des ventes : Jean, de Sylvain Dade (France)
  • Meilleur Film destiné aux professionnels : Chablis vu du ciel , de Bourgogne live production (France)
  • Mention spéciale : Le midi viticole 2, de Yannick Séguier pour sa dimension historique, de 1920 à nos jurs (France)

Prix des partenaires :

  • Prix de la Revue des Œnologues : Prime meridian of vine, de Nana Djorjadze (Géorgie)

Prix du public :

  • Soulève les montagnes de Baptiste Debicki (France)

Paysages et environnement :

  • Lost in vine, de Giorgi Molodinashvhili (Géorgie)

Meilleure action d’intérêt général :

  • Le midi viticole 2, de Yannick Séguier (France)

Vin et Santé :

  • Un concert par an, de Sandra Hitouche (France)

Imagination et création :

  • Le vin du crime, de Franck Mairine (France)

Sciences et culture :

  • Le vin des terres lyonnaises, de David Geoffroy (France)

Découverte :

  • Terra magica, de Jure Breceljnik (Slovénie)

Festival Oenovideo® à Frontignan : La vigne et le vin se cultivent en images

« Dans le cinéma d’aujourd’hui, dans la société d’aujourd’hui de plus en plus « mise en normes », trinquer, déguster ensemble un bon vin, est plus qu’une réconciliation, c’est une célébration de la vie ».
Philippe Muyl, réalisateur, scénariste et producteur, président du jury d’Oenovideo®

Dans une intense succession d’initiatives sur le bassin de Thau, après les vins de Beauvignac et le photographe Claude Cruells à Mèze, ou la maison Fortant et le festival ImageSingulières à Sète, c’est au tour de Frontignan de lier, dans une joyeuse effervescence, les 80 ans de l’AOC muscat de frontignan au prestigieux festival international de films et de photographies sur la vigne et le vin Oenovideo® et son corollaire Terroirs d’images®
Ces journées démarrent sous de beaux augures. « Le festival est déjà placé sous le signe de la convivialité, dans une ambiance extrêmement amicale, chaleureuse, avec le vin comme lien», commente Philippe Muyn. L’association Forum Oenologie et son président HL Arnould proposent en effet une célébration vivante des terroirs, animée par des films et des expositions qui éveillent des émotions partagées. Il n’est qu’à voir les réactions du public, commentant, se souvenant, fredonnant les chansons pendant les premières projections. 8 pays, 28 films sélectionnés à l’affiche, documentaires et fictions, avant-premières inédites ou films hors compétition projettent sur l’écran des traditions comme les initiatives les plus novatrices (un vignoble à Tahiti), l’amour du sol, les atouts d’un terroir ou les conditions extrêmes de son exploitation (une pente à 55° en Alsace). Un art de faire du vin que Francis Ford Coppola avait célébré dans une précédente édition d’Oenovideo : « Vinification et mise en scène sont deux grandes formes d’art. Le vigneron et le directeur de cinéma font la même chose : ils assemblent, ils créent ». Le terroir méditerranéen est mis à l’honneur dès le premier jour de projection, avec le frontignanais Alain Marquina, venu présenter son court-métrage Vino requiem, ode et questionnement sur le muscat à petits grains. Il a également réalisé les deux affiches du festival et expose aux chais Botta A l’an que ven. Le patrimoine viticole de la région sera largement évoqué dans la fresque historique Le Midi Viticole, seconde partie, de Yannick Séguier.
Avec Terroirs d’images®, 110 photographies exposent, dans le cadre des anciens chais viticoles Botta,  « le printemps dans les vignes : le retour de la vie ! », des premiers bourgeons au grain minuscule. Pierre Bouldoire, Maire de Frontignan, s’enthousiasme : « Un festival de cette nature n’est pas juste là pour nous montrer le monde de la vigne et du vin. Il est là pour nous montrer ce qui est beau dans le monde de la vigne et du vin ».

La célébration des terroirs est aussi gourmande, quand elle entrecoupe les projections de dégustations de muscats et favorise les échanges avec les producteurs et réalisateurs. Avec des vignobles, des caves, des paysages offerts à la découverte, c’est tout un art de vivre dans lequel le vin fait encore lien. Ainsi, Yves Michel, vice-président de Thau-Agglo, se réjouit-il d’associer le festival et Plaisirs de Thau, marché des terroirs, en n’oubliant pas de rendre hommage «  à toutes les générations qui ont forgé ce territoire ».

La célébration de la vigne et du vin prend un tour mémoriel, quand le festival, placé sous le patronage de l’office international de la vigne et du vin (OIV) et de la chaire Unesco « culture et tradition du vin », s’installe au cœur d’un patrimoine viticole historique. Elle se nourrit de ces lieux emblématiques, anciens chais, maisons de négoces ou de propriétaires, cœurs battants d’une activité passée dont résonnent encore le bruit des marteaux frappant la douelle, l‘odeur de bois brûlé et de vin transbordé, le roulis des barriques chargées sur les quais, la cohue des boulevards, ventres ouverts de la tonnellerie et des négoces. L’alliance est particulièrement forte aux Chais Botta, qui, évoquant à HL Arnould un chant du cygne, ouvrent à nouveau leurs portes à l’occasion du festival de films avant de mourir, ou plutôt d’être transformés … en cinéma.  

Pierre Bouldoire voit dans la concomitance de l’événement et de la célébration des 80 ans de l’AOC muscat de frontignan, dus au hasard, « une conjonction des planètes tout à fait favorable » pour la réussite d’Oenovideo, « venu pour la première fois dans l’Hérault, qui plus est dans une ville de vins doux naturel ». A l’unisson du festival, un ensemble de manifestations publiques ou privées cumulent avec bonheur, en ce mois de mai, le partage d’une émotion renouvelée entre le vin, l’art, l’image.

Florence Monferran

La beauté du geste

« Sous l’effet des modes, des évolutions technologiques ou des réglementations diverses, des gestes nouveaux apparaissent, d’autres disparaissent. On le constate dans la vie comme dans les films. Je pense à deux gestes qui, en disparaissant, ont foncièrement changé la façon de raconter des histoires au cinéma : fumer et téléphoner ? Que seraient les films de Claude Sautet sans les ambiances enfumées des bistrots ? Que seraient les polars de Melville sans le coup de fil qu’il faut absolument passer le plus vite possible, question de vie ou de mort ? (…)
Et il en reste un, hautement symbolique, auquel je souhaite longue vie : lever son verre et trinquer. Oui, par bonheur, on peut encore, dans nos films, se servir de ce beau geste pour faire dire à nos personnages ce qu’ils ne disent pas par les mots : le plaisir de se retrouver ensemble, l’amitié, l’évocation de souvenirs, la joie de la réussite, l’harmonie, la force de la nature, le goût des bonnes choses, le respect du temps qui passe… (…)
Ouvrir, ensemble, une « bonne bouteille » c’est une communion. Dans le cinéma d’aujourd’hui, dans la société d’aujourd’hui de plus en plus « mise en normes », trinquer, déguster ensemble un bon vin, est plus qu’une réconciliation, c’est une célébration de la vie.
Puissions-nous préserver cette beauté du geste ».

Philippe Muyl

 

Les vins du Languedoc à nouveau à l'honneur

Après le chardonnay, et avant le muscat au mois de juin à Frontignan, la syrah, ce cépage du sud, était mis à l’honneur par l’association Forum Œnologie, avec toute la rigueur des règlements internationaux, à l’occasion du Concours Syrah du monde®.
Du 11 au 13 mai à Ampuis, le 10e concours a consacré l’expansion du cépage dans le monde.

Photo: @syrah du monde®

Descendu des Cotes du Rhône septentrionales jusqu’au littoral méditerranéen et au Sud-Ouest, la syrah a traversé océans et continents, y prenant le nom de shiraz. Elle fait partie à l’heure actuelle des six cépages les plus cultivés sur la planète, et s’est particulièrement bien implantée en Australie, Afrique du Sud, Argentine, Chili, et Californie. 23 pays producteurs représentaient cette grande diversité internationale à Syrah du monde®, avec une forte participation de l’Afrique du sud, la Bulgarie, le Chili, l’Espagne, l'Italie, la Suisse, la Thaïlande, la Turquie et le Canada.
Sur  374 échantillons, 124 médailles ont été délivrées. «Chacun des vins distingués dans le cadre de Syrah du monde® l’est pour sa qualité en tant que telle et non en comparatif. » explique son président Hubert-Laurent Arnould, qui ajoute :  « De très belles médailles d’Or et d’Argent ont été décernées aux vins sans richesse alcoolique excessive avec une intensité et une ampleur aromatique couvrant une large palette d’exotique à traditionnelle. En bouche, les tannins harmonieux et les expressions élégantes d'élevage ont été favorablement appréciés. ». Des vins plus jeunes, des rosés, mais aussi des vins effervescents et des vins de vendanges tardives et de glace, plus méconnus sur une syrah, ont été également appréciés.

5 médailles d’or et 22 d’argent ont récompensé la participation française, avec une large  présence des régions méridionales, Languedoc-Roussillon, Provence et Côtes du Rhône. Deux vins, provenant de terroirs de Chateauneuf-du-pape et de la Clape, figurent dans le top 10 du palmarès. A côté des grands négoces, parmi lesquels les Domaines Paul Mas ont été une fois de plus médaillés pour leur IGP Paul Astruc Syrah 2015, les vignerons ont été distingués, à l’exemple dans l’Hérault du Mas Gabinèle en Faugères, paré d’Or, et les vignobles Lorgeril en Saint-Chinian. Une mention spéciale pour les Costières de Pomerols, médaillées d’argent deux fois pour leur Pays d’Oc IGP Prestige Beauvignac Syrah 2014, et pour leur IGP Beauvignac Rosé 2015. La cave coopérative truste les récompenses depuis le début de l’année, du Concours général agricole de Paris au top 10 des chardonnay du monde, démontrant la vitalité du monde coopératif du bassin de Thau, la diversité des productions de Pomerols, de l’AOP picpoul de pinet jusqu’aux Syrah récompensées aujourd’hui.
En ce mois de mai, les vins du Languedoc à la riche actualité posent une nouvelle pierre sur le chemin de leur reconnaissance mondiale.

Florence Monferran

Toutes les informations sur : www.syrah-du-monde.com
Et les résultats sur : http://www.syrah-du-monde.com/pages/20_result/index.fr.html

Le département veut créer une route œnotouristique

Ce lundi 9 mai, Kléber Mesquida, président du Conseil Départemental de L'Hérault, a consacré sa journée au canton de Frontignan aux côtés de Pierre Bouldoire, 1er Vice-président aux solidarités territoriales et Sylvie Pradelle, conseillère départementale du canton de Frontignan. Lors de la visite au Domaine de la Coste la création  d'une route œnotouristique et celle  d’une maison départemental du Muscat ont été évoquées.

Le Domaine de la Coste compte 60 ha dont 50 ha de vignes (40 pour le vin doux naturel et 10 en IGP pour le muscat sec). La production est de 2000 hectolitres par an. Ce site naturel est privilégié, situé au coeur du site classé de La Gardiole avec vue sur la mer, le lido et les étangs du Bassin de Thau. C’est un point de vue exceptionnel pour comprendre la géographie de ce terroir.
Kléber Mesquida a expliqué pourquoi il visitait ce domaine « Le Département travaille à créer une route oenotouristique qui aurait pour particularité d’offrir des microcircuits avec des villes étapes avec une offre restauration, hébergement, étape dégustation, salles de séminaire ou groupes. Pour cela il étudie les partenariats possibles. Il a souligné, nous devons offrir la qualité aux visiteurs pour qu’ils gardent une belle impression de l’Hérault. Nous maillerons le territoire pour créer un circuit valorisant le plan paysager, du littoral à la petite montagne, les cultures et traditions et les sports et loisirs de pleine nature».
Pierre Bouldoire, 1er Vice-Président du Département et Maire de Frontignan mène une réflexion sur la création d’une maison départemental du Muscat : « frontignan c’est l’image du muscat, ce site me parait intéressant pour y construire un pôle oenotouristique avec une oenothèque, type maison des muscats de l’Hérault. Aujourd’hui le dossier est à l’étude, car la propriétaire, Marie di Marzo a fait part de sa volonté de restructuration ».

La filière vitivinicole présente sur le Tour de France

Photo: ville de Montpellier, Tour 2013

Afin d’apaiser les tensions nées de la présence d’un cru chilien comme vin officiel du Tour de France,  Christian Prudhomme, son Directeur, en tournée dans l’Aude et l’Hérault, a annoncé le 10 mai à Narbonne un accord avec la filière vitivinicole. Frédéric Rouanet, président du syndicat des vignerons de l’Aude, l’a confirmé : « on ne bloquera pas le Tour, puisqu’il y a beaucoup d’avancées ».
Les modalités du partenariat signé ont été présentées, confirmant l’opportunité pour les vignerons de promouvoir leurs productions sur la grande Boucle. La création d’un « pavillon des vins », complétant le pavillon des produits régionaux existant, et des animations vigneronnes les valoriseront à chaque ville-étape, même si le Tour ne traverse pas une région viticole. Jérôme Despey, Président de la chambre d’agriculture de l’Hérault, s’est félicité que « la filière viticole soit présente sur toutes les étapes ». En sa compagnie, Christian Prudhomme a également rencontré Philippe Saurel, Maire de Montpellier et Président de Montpellier Méditerranée Métropole, et Carole Delga, présidente de la Région Languedoc Roussillon Midi Pyrénées, qui s’étaient mobilisés pour que la filière viti-vinicole ait toute sa place lors de ce grand événement sportif international. Carole Delga « se félicite vivement » de cet accord. Elle  participera à la promotion des vins régionaux sur le « village départ » de Carcassonne le 13 juillet prochain.
"Le Tour de France est une vitrine internationale exceptionnelle. Il est primordial que notre filière viti-vinicole y soit valorisée" souligne Philippe SAUREL. La métropole, ville étape de l’arrivée Carcassonne-Montpellier le 13 juillet et du départ de la prestigieuse 12e étape Montpellier-Ventoux le 14 juillet, verra les vins régionaux s’installer sur le village du Tour, Esplanade Charles de Gaulle. Les vignerons participeront également à la mise en place d’un buffet pour l’accueil des journalistes internationaux  pendant toute la journée du 13 juillet.
La découverte et la valorisation du patrimoine de notre région, par le biais des produits du terroir local, et maintenant des vins, trouvera une fort belle vitrine, sur la Grande Boucle, mettant un point final, semble-t-il, à la colère de viticulteurs de l’Aude.

Florence Monferran

Photo: ville de Montpellier, Tour 2013

Découvrir les vins et produits du terroir

Le déjeuner des vignes

L'Agglo Hérault Méditerranée, en partenariat avec l’Office de Tourisme de Pézenas Val d’Hérault, vous propose le temps d’un déjeuner champêtre, de découvrir les vins et produits du terroir de magnifiques domaines situés au coeur des plus prestigieux vignobles du territoire.

Mode d'emploi :

  • Choisissez votre domaine pour déjeuner
  • 2 formules proposées selon les domaines : 
    - 15€ une assiette de produits du terroir + 1 dégustation
    - 30€ un menu terroir + 1 dégustation
  • Le vin consommé pendant le pique-nique est exclusivement vendu par le domaine ou inclus dans le menu pour certains
  • Réservation obligatoire directement auprès du domaine

» en savoir plus, détails par domaine

Vinocap 2016

C'est par une belle matinée ensoleillée qu'a été lancée la 7ème édition de Vinocap. Venus faire découvrir leurs vins et rencontrer le public, près de 100 vignerons étaient présents sur les quais de la station touristique du Cap d'Agde.



 
 
 
 

François Commeinhes, le sénateur-maire de Sète et président de Thau agglo ainsi que la presque totalité des maires des communes de l'Agglo « Hérault Méditerranée » étaient là aussi aux côtés du Maire d'Agde, Gilles d'Ettore qui a entamé son discours en exprimant son plaisir de constater que la manifestation allait se dérouler, durant les trois prochains jours, sous un franc soleil. Il a ainsi appelé les visiteurs à venir et à revenir durant ces trois jours pour pleinement profiter des dégustations offertes par les vignerons régionaux présents sur l'Esplanade Pierre Racine.


Gilles d'Ettore a tenu à remercier et à célébrer tous les vignerons et toutes les confréries (la Clairette d'Adissan, la Croustade et le Rosé de Bessan, les Pointus du Grau d'Agde, les Amis de Marseillan, les Bescos Figos de Nézignan l'Evêque, le Picpoul de Pinet, les Mille et Une pâtes du Bassin de Thau, Saint Hippolyte et le Rosé de Fontès.....) présents lors de cette manifestation. Le Maire d'Agde a également rappellé que "toutes ces confréries montrent à quel point nous sommes ici en Languedoc,  attachés à ces traditions, à ces valeurs qui font finalement notre particularité et qui font aussi notre caractère. Et c'est important d'avoir du caractère... CC'est pour nous un grand moment que Vinocap ".
Le désormais traditionnel coupé de ruban a ensuite eu lieu avant une déambulation à la rencontre des vignerons.

Jean-Marc Roger

Gilles d'Ettore, Sébastien Frey,
Marie-Christine Fabre de Roussac et François Commeinhes