Caux

Le causse de Nizas-Caux, une terre de contraste

La Société de Protection de la Nature du Piscénois (SPNP) a organisé une conférence à Béziers Le Causse de Nizas-Caux, terre de contraste; 

c’est M. Jérôme Ivorra, qui a présenté ces lieux qu’il connaît bien à travers les fouilles menées dans l’ancienne carrière de Lézignan la Cèbe.

Le dimanche 9, on est passé du confort de la salle de conférence à la réalité du terrain sur le Causse avec beaucoup de vent.

Il a invité la cinquantaine de participants venus de Béziers et Pézenas pour la plupart, à se rendre sur les bords de la coulée volcanique afin de découvrir le basalte.

Ce plateau a une tendance progressive à l’envahissement par les buissons depuis que le pastoralisme a peu à peu disparu.

Autre élément négatif, les dépôts inertes de matériaux déposés là par des artisans ou particuliers qui restaurent des maisons, ils dénaturent durablement ces lieux et modifient la composition du sol.

En empruntant une calade, ils ont observé du basalte de coulée qui devient pulvérulent, dégradé par de nombreuses mares qui produisent les matières responsables de cette altération.

Les araignées prolifèrent dans les parois. Pourquoi l’eau de pluie reste en surface ? La roche mère fissurée est colmatée par les argiles. C’est un milieu composite intéressant, très étendu et homogène avec une grande diversité faunistique et floristique.

Il est rare de trouver un plateau aussi important présentant une telle mosaïque de biotope.

Les trous sont alimentés par les eaux de ruissellement, comme le plateau est légèrement en pente, l’eau circule de trou en trou vers le Sud.

A partir de mars, les crapauds et grenouilles s’y reproduisent. On y trouve l’œdicnème criard, espèce d’oiseau menacé nichant au sol, l’outarde canepetière, le grand duc d’Europe dont le nom scientifique ne s’oublie pas, Bubo bubo qui niche dans les parois de l’ancienne carrière.

A proximité, arrêt sur des vestiges d’exploitation du causse, un chou de basalte, avec une intervention humaine et un front de taille laissant penser qu’il s’agit d’une meule, aucun doute quelques mètres plus loin, la meule est taillée, mais abandonnée le basalte n’étant pas uniforme ou ayant un défaut ?

On peut dater cette exploitation à 600 ans avant notre ère.

Et puis ces trous avec des pierres levées alignées, taillées, marquées. Tombes, habitat ou autre, les recherches avancent lentement tout comme les participants contre le vent qui soufflait fort en cette fin de matinée.

Bernard Bals