CULTURE

Le pass culture dans l'Hérault dès septembre

Le "pass culture" sera lancé dès la rentrée 2018 dans le département de l'Hérault, c'est ce qu'a confirmé la ministre de la culture, Françoise Nyssen, venu ce jeudi 19 avril à Montpellier pour présenter l'application géolocalisée qui doit permettre aux jeunes d'accéder plus facilement à la culture près de chez eux.
Avec le Bas-Rhin, la Seine-Saint-Denis et la Guyane, l'Hérault est l'un des 4 départements choisi par le gouvernement pour tester ce dispositif qui a vocation à être étendu sur l'ensemble du territoire national.



Cet outil géolocalisé, promis lors de la campagne présidentielle par le candidat Macron, comprend un catalogue, un agenda et un portefeuille associé qui permettra de connaître et d’accéder à toute l’offre culturelle à proximité. Tout le monde pourra la télécharger sur son mobile, mais seuls les jeunes de 18 ans bénéficieront d'un crédit de 500 euros. Le pass culture sera donc pour eux  une appli d'information mais aussi un moyen  de paiement.  Ce passe  précise Françoise Nyssen, doit « combattre les inégalités dans l’accès à la culture en cassant les barrières financières et sociales ».

Entretien avec Sébastien Miro

D'habitude, ce sont les anciens qui ont un tel parcours. A 36 ans, Sébastien Miro est déjà auteur, metteur en scène, écrivain, auteur du désormais célèbre Oscar, et directeur de la communication du magnifique théâtre de Pézenas. Intriguée, je suis allée à sa rencontre.

A dix huit ans j'ai quitté ma province
Bien décidé à empoigner la vie
Le cœur léger et le bagage mince
J'étais certain de conquérir Paris
Chez le tailleur le plus chic j'ai fait faire
Ce complet bleu qu'était du dernier cri
les photos les chansons et les orchestrations
Ont eu raison de mes économies...

Ces paroles de Charles Aznavour, Sébastien aurait pu les écrire. Le cœur plein d'espoir il s'en est allé à Paris. Son périple parisien dura 17 ans ! Puis il revint au pays, riche d'expériences, mais un peu malheureux, il n'a pas vu le cadeau de la vie ; et après 3 ans de doutes, Oscar est né.
Un « hasard » fit que suite à une lecture de son livre (le 2ème après Tristan Fantillage aux éditions Domens) on le poussa à faire une lecture théâtralisée au somptueux théâtre de Pézenas. Et Oscar, né de cette maturité d'esprit rare chez un aussi jeune homme, déclencha chez tout un ensemble de personnes une vague d'enthousiasme et de solidarité. On se battit pour former une équipe de production, mise en scène, illustration, autour de Sébastien, dépassé par cet engouement qu'il avait recherché vainement ces 17 précédentes années mais auquel il ne s'attendait pas chez lui.
De ses expériences passées, heureuses et malheureuses, de sa sensibilité, de son appréhension de la vie, est né Oscar. Oscar est né squelette.... Sans chair et sans peau mais à fleur de peau. Une anomalie en quête perpétuelle du sens dessus dessous de sa vie. Voici son histoire insolite, qui va résonner étrangement avec la nôtre. De sa naissance à sa mort, l’énigmatique Oscar se livre avec sincérité, sous forme de petites scènes originales à la folie jubilatoire, pour donner à voir et à entendre sa différence. Mais Oscar est-il si éloigné de nous ?
Un plaidoyer délicieusement ironique, touchant le cœur de nos différences individuelles, et qui parlera à chacun d'entre nous.
Sébastien décrit fort bien son œuvre : Une étrange création, entre théâtre, littérature, feuilleton, poésie et humour. Voilà mon pari, mon désir, ma grande envie. OSCAR c’est un autoportrait qui n’a rien à voir avec la réalité. Je l’ai écris sous un masque, mais cette histoire faussement vraie n’est pas pour autant un mensonge. Loin de là. C’était le plus sûr moyen de tout dire sans offenser la pudeur, ni trahir les secrets qu’il faut respecter. Aborder des sujets graves et sensibles sous l’angle de l’absurde, du fantastique et de l’ironie.
Alors, allez voir Oscar le 5 mai (le 3 est déjà complet) : On y parle du sens de l'existence, de la mort comme une transformation, de "normalité" et de folie, du harcèlement, de chirurgie esthétique, de zombies, et des cons aussi.,. avec acidité, réflexion et sensibilité.
Je ne résiste pas au plaisir de partager cet extrait qui m'a mise en forme pour la journée :

Je suis né squelette.
Oscar, sans chair et sans peau mais à fleur de peau.
Une "anomalie" en quête perpétuelle du sens dessus dessous de sa vie.
Voici mon histoire. ...

Le jour de ma naissance, ma mère a perdu les « os » … :
c’était moi, fait d’os et d’os, agrémenté d’accessoires ossements en guise d’ornements.
Oui, je suis né squelette, et alors ?
Un bambin de 37 grammes avec rien de tout ce qu’il faut là où il faut.

Fiche signalétique :
Homoplatus de sexe masculin,
Elevé dans la tradition judéo crânienne,
Un péroné prénommé Max,
Une mèroné prénommée Cynthia.

Mon petit nom était « Nonos » et mon grand nom Oscar.
Oscar Osvald.
Dès le départ, je cumulais les malchances. Un vrai attentat à ma vie cette affaire là.

 

» lire aussi l'article sur Oscar et Sébastien Miro en page littérature

Florence de Martino

Réservations : Théâtre de Pézenas, 04 67 32 59 23, Rue Henri Reboul à Pézenas.
Production : Association Printival, 09 50 53 46 58, 06 72 32 54 12.
Sébastien Miro : www.sebastien-miro.com et sur FaceBook.

   

La peinture contre la dictature

des coups de pinceaux à l'encontre des fusils d'assaut

L’Art est une création, suscite l’émotion, mais peut également être un puissant moyen pour dénoncer, s’opposer, rejeter l’abomination. La subtilité et la beauté de l’œuvre tranchent alors frontalement avec l’atrocité et l’abjection de ce qu’elle réprouve. Picasso, Portinari, Al-Khani (et bien d’autres) font incontestablement partie de ces artistes engagés.


 

Guerre et Paix de Portinari : l'exposition

Chef d'œuvre du peintre brésilien Candido Portinari, le diptyque Guerre et Paix a été présenté à Paris en 2014 avant de retrouver sa place au siège des Nations Unies à New-York. Avec João Candido Portinari, fils de l'artiste et commissaire de l'exposition au Grand Palais

 
Le photographe Ammar Abd Rabbo nous parle de Khaled Al khani, un peintre syrien persécuté par le régime de Bachar al-Assad.

Comment les artistes vivent-ils la guerre actuellement ? Le mot guerre prend une dimension concrète lorsque l'on s'entretient avec le Syrien Khaled al-Khani qui vit en exil à Paris depuis 2011.
source : Insititut Goethe de Paris

 
 

 Prix international de la paix décerné à Picasso

Picasso (1881 - 1973) était un artiste engagé, probablement depuis Guernica. Il déclarera à ce sujet :  "Non, la peinture n’est pas faite pour décorer les appartements, c’est un instrument de guerre offensif et défensif contre l’ennemi."  Cette peinture évoque l’horreur de la guerre, mais également le courroux de Picasso concernant ces événements. Il va, par la suite, poursuivre son combat contre les dictatures fascistes et nazies : J’ai toujours cru et crois encore, dit-il en mai 1937, que les artistes qui vivent et travaillent selon des valeurs spirituelles ne peuvent et ne doivent pas demeurer indifférents au conflit dans lequel les plus hautes valeurs de l’humanité et de la civilisation sont en jeu. 
Fermement opposé à la guerre, il dessine en 1949 une colombe tenant une branche d’olivier dans son bec et s’exprime ainsi : «Je n’ai jamais considéré la peinture comme un art de simple agrément de distraction. Ces années d’oppression terribles m’ont démontré que je devais combattre non seulement pour mon art, mais aussi pour ma personne . Cette symbolique de la colombe sera amplement reprise par l’organisation pacifiste  Le mouvement de la paix . Picasso recevra le prix international de la paix en 1955.


Le projet Portinari pour un retour à la démocratie

Candido Portinari (1903 - 1962) est un artiste peintre brésilien, fervent admirateur de Picasso. Son projet pittoresque n’a pas pour ambition de séduire à travers le « beau », mais de représenter la condition humaine en suscitant une véritable énergie émotionnelle. Il met ainsi en peinture les conditions de vie du peuple brésilien et ses problèmes sociaux.
Il reçoit la médaille d’or du Prix international de la paix  en 1950. Son fils lance le projet Portinari en 1979 pour faire valoir à nouveau l’engagement de son père et le retour à la démocratie après 15 ans de dictature militaire au Brésil (1964-1985).
Le monumental diptyque Guerre et Paix (2 tableaux de 14 mètres de haut sur 10 mètres de large) est l’une des plus prodigieuses œuvres de l’artiste en faveur de la paix. Portinari meurt à 58 ans des suites d’une intoxication importante à certains métaux lourds présents dans la peinture. » en savoir plus : www.portinari.org

Khaled al-Khani lutte contre la tyrannie en Syrie

De son temps, son père était déjà un opposant au régime syrien. Il a d’ailleurs été tué en 1982 durant le massacre d’Hama. Khaled al-Khani n’avait alors que 7 ans. L’artiste a hérité de ce côté protestataire. Il est ainsi profondément attaché à la défense des droits de l’homme. De ce fait, les thèmes de la liberté et de la démocratie lui sont chers. Il peint des visages dans lesquels le regard de ses personnages en dit long sur l’épouvante qu’ils ressentent. Nul doute que la tragédie familiale qu’il a vécue avec le décès de son père a forgé son caractère contestataire. D’ailleurs, il a dû fuir la Syrie lors de la révolution en 2011, car il fut reconnu comme en étant un participant actif. Il poursuit son combat depuis cette date pour faire entendre la voix du peuple syrien.

À travers ces artistes, qui ne sont pas les seuls à s’être engagés, nous voyons la portée grandiose que les œuvres et l’art peuvent revêtir. Pour Vladimir Velickovic, peintre yougoslave : Peindre est un acte de libération et d’expiation. […] Il ne reste au peintre qu’à se battre avec ses armes et témoigner, c’est aussi dérisoire qu’essentiel. Mais c’est indispensable.  Si la peinture se veut libératrice, ses thèmes de prédilection n’en demeurent pas moins portés sur la servitude et les injustices. Ainsi, l’art sous toutes ses formes a souvent mis en exergue la cruauté des hommes envers leurs semblables.  » en savoir plus : khaledalkhani.com

Tony Toilier

Texte publié avec l'aimable autorisation de Deuxième Temps, revue numérique d'histoire de l'art.

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