Pêche

Découverte de la pêche

Belvédère de la criée du Grau d'Agde

Belvédère de la criée du Grau d'Agde

  • Histoire de pêcheurs
     de 3 à 6 ans ; 5 €,  gratuit pour les accompagnateurs. Sur réservation. 9h15, les mercredis jusqu’au 25 octobre

 

  • Visite en famille
    De 6 à 12 ans (présence d’un adulte obligatoire). 6 € ; 5 € de 6 à 12 ans. Sur réservation. 10h30, les mercredis jusqu’au 25 octobre
  • Le circuit du poisson, du pêcheur à l’acheteur
    6 € ; 5 € de 6 à 12 ans ; gratuit - de 6 ans. Sans réservation. 15h - 18h, les mercredis et vendredis, jusqu’au 27 octobre
  • Tout sur le thon rouge
    6 € ; 5 € de 6 à 12 ans ; gratuit - de 6 ans. Sur réservation. 9h, les vendredis, jusqu’au 27 octobre
  • Les coulisses de la Criée
    6 € ; 5 € de 6 à 12 ans ; gratuit - de 6 ans. Sur réservation. 10h30, les vendredis, jusqu’au 27 octobre

Info et réservation : 06 16 07 09 62
Quai Commandant Méric. Le Grau d’Agde

Assises Nationales de la Pêche 2017

 « Valdora », primé coup de coeur de l’innovation.

La daurade est un produit typique de la pêche des petits métiers d’Occitanie, notamment en lagune. Elle est exploitée essentiellement de mars à octobre. En effet, à l’arrivée de l’automne, elles quittent en masse les lagunes pour retourner en mer.
Cette dévalaison entraine une offre importante et un effondrement des prix, autour de 4€/kg en halle à marée. Le produit n’est ensuite quasiment plus disponible jusqu’en mars.
L’engin de pêche traditionnel utilisé dans nos lagunes est la capéchade, c'est-à-dire un ensemble de verveux qui permettent de capturer le poisson vivant. Le souhait d’un groupe de professionnels de l’étang de Thau, et auxquels le Cépralmar a apporté son soutien, a été de conserver une partie de cette production en bassins pour la commercialiser fin décembre.
Un premier essai fin 2016 a été très positif avec la survie du petit cheptel transféré. L’objectif est actuellement de lever les freins techniques afin de passer à une échelle professionnelle. Nous devons donc adapter l’engin de pêche avec l’ajout d’une cage qui permet de transférer la production sur un bord à quai et tester la nécessité de nourrir ou non les individus sachant qu’en dessous de 13°C, elles arrêtent naturellement de s’alimenter.

Les premières réponses devraient arriver en fin d’année. Si une phase de nourrissage (crabes et moules) s’avèrent nécessaire, il conviendra de travailler sur le statut de ce poisson afin qu’il ne soit pas considéré comme un « simple » poisson d’aquaculture.
Ce projet est un peu l’invention d’un nouveau métier à l’interface entre pêche et aquaculture. Ce que nous sommes en train de faire sur la daurade devrait pouvoir être fait à terme sur d’autres espèces. L’ambition est de permettre aux pêcheurs professionnels de mieux valoriser leur production.

Sète accueillera les Assises nationales de la Pêche et des Produits de la Mer

La Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée a été retenue pour organiser l'édition 2018 des Assises nationales de la Pêche et des Produits de la Mer (APPM), à Sète en juin prochain. Devenues le rendez-vous annuel et majeur des professionnels du secteur depuis 2010, c'est la première fois qu'elles se dérouleront sur le littoral méditerranéen.

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L'annonce a été faite cet après-midi au cours de l'édition 2017 qui se tient actuellement à Quimper. Chaque année, les APPM réunissent l'ensemble des acteurs de la filière pêche (pêcheurs, mareyeurs, transformateurs, chercheurs...) qui se retrouvent afin d'aborder ensemble les enjeux et les problématiques actuelles de la filière, partager leurs expériences et apporter leur vision de l'avenir.

« Avec 220 km de rivages, le parc naturel marin du Golfe du lion (4 000 km²), 20 stations balnéaires, 70 ports de plaisance, 3 ports de commerce et 4 criées, la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée est résolument tournée vers la mer. Dans cet écosystème, les activités de pêche et d'aquaculture y jouent un rôle majeur et leader en Méditerranée.
Je me réjouis donc que notre candidature à l'organisation des Assises de la Pêche et des Produits de la Mer ait été retenue. Après Paris, Lorient, Boulogne-sur-Mer, les Sables d'Olonne et Quimper, nous aurons le plaisir d'accueillir l'édition 2018 à Sète les14 et 15 juin. Je rencontrerai le Comité régional des pêches le 17 novembre à Port-la-Nouvelle et donnerai des premières informations sur la tenue de ces Assises nationales. » a souligné Carole Delga, Présidente de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée.

Lors de ces assises à Quimper, la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée a reçu le prix coup de cœur innovation, dans la catégorie Concepts & Restauration, pour le projet Valdora.
André Lubrano, Conseiller régional et Président du Cépralmar (Centre d'étude pour la promotion des activités lagunaires et maritimes), a détaillé cette innovation devant plus de 600 participants : « A l'initiative de 3 pêcheurs locaux et soutenu par le Cépralmar, nous proposons une opération de mise en viviers de daurades sauvages de l'étang de Thau au mois d'octobre quand celles-ci rejoignent la mer. Cela va permettre de lutter contre l'effondrement des prix en élargissant la période de vente et offrira ainsi aux pêcheurs professionnels la possibilité de mieux valoriser leurs prises ».

La pêche des thons rouges en Méditerranée, le retour.

Cette année, les captures de thons rouges en Méditerranée devraient atteindre les 4187 tonnes selon les quotas déterminés par l’ICCAT (ou CICTA), une organisation internationale pour la conservation des Thonidés. C’est une augmentation de 20% par rapport à l’an dernier.
Partis le 23 mai du port du Grau d’Agde, les deux thoniers senneurs (le « Gérard Luc IV » et le « Ville d’Agde IV ») ont fait une halte en Espagne pour les formalités d’usage.  Le début officiel de la pêche étant le 25 mai, ils sont vite arrivés sur leurs zones de pêche au sud des Iles Baléares. Là, les deux thoniers, grâce à leur équipement performant (le sonar), attentifs à tout déplacement des bancs de thon en ont très vite localisé de belle taille. Une fois un banc de thons localisé, le but a été de l’encercler avec le filet (la senne) et à en fermer le fond (comme habituellement sur des bateaux de pêche au lamparo).
Cette année les deux bateaux ont très vite localisé des bancs de thons conséquents. Le « Gérard-Luc IV » en une seule calée a ainsi pu largement dépasser son quota de pêche. Mais ce surplus de thons a été attribué à d’autres thoniers, partenaires du même mareyeur. Les thons ainsi pêchés seront conservés vivants et transférés dans une cage commune au même mareyeur.
La pêche fut si bonne avec seulement une journée de mauvais temps que les thoniers ont très vite regagné leur port d’attache au Grau d’Agde.
Par contre une des conséquences de la pêche de cette année, le filet du « Gérard-Luc IV » a été percé de nombreuses fois par des gros thons (estimés à 400 kg). Des dégâts qui ont obligé l’équipage à un sérieux « ramendage » en prévision de la saison prochaine.
Désormais, les quotas atteints, leurs deux bateaux sont immobilisés le long des quais. Pour les patrons pêcheurs le temps de nettoyer les thoniers et ils partiront sur de plus petits bateaux (sur des « petits-métiers ») pour d’autres formes de pêche en Méditerranée.

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La pêche du thon rouge en Méditerranée.

La campagne de pêche vient de débuter en Méditerranée et deux thoniers senneurs viennent de quitter le port du Grau d’Agde, le « Ville d’Agde IV » commandé par la famille Fortassier et le « Gérard Luc IV » dont l’armateur est le jeune Luc Buono.
Leur départ a été fêté avec tous les « honneurs » dus à ces professionnels de la mer. Le Conseil Général de l’Hérault, en présence de son président Kléber Mesquida, et des élus liés au monde de la pêche ont trouvé les mots pour les encourager et leur signifier le plein soutien de l’institution. Cet hommage fut rendu aux professionnels en présence de Christian Théron, Président de la SAEML, et Aurélie Dessein, Directrice de la criée.
Cette campagne de pêche 2017 doit durer un mois au large des îles Baléares (du 25 mai au 24 juin) et chaque thonier a son quota de pêche déterminé à l’avance par la CICTA (Commission Internationale pour le Conservation des Thonidés de l’Atlantique). Il est à noter que depuis plusieurs années, après une baisse du stock de poissons, une hausse de la biomasse très significative a été observée (estimée en 2016 à 585.000 tonnes). Cette donnée permet de chiffrer les quotas de capture autorisée (TAC). Ce qui fut le cas cette année encore.
Devant tous les invités, Christian Théron, Président de la SAEML, a tout d’abord pris la parole et  a exprimé son souhait que leur saison de pêche se déroule sous les meilleurs auspices. Puis Kléber Mesquida, Président du Conseil Général de l’Hérault,  a remercié tous les acteurs de la filière  présents lors de cette initiative. Il s’est exprimé en ces mots :
« Cette initiative que le Département a voulu soutenir et amplifier c’est aussi l’occasion de mettre l’accent sur cette pêche qui très souvent a été, dans le passé, montrée du doigt, décriée. On avait le sentiment, dans l’opinion publique, qu’il y avait une disparition de l’espèce et qu’il fallait redresser les pratiques. Il y a eu un plan qui a été mis en place. Il y a eu des mesures qui ont été difficiles mais grâce à la profession, aujourd’hui les résultats sont là.
Depuis 2015, les quotas ont été relevés de 20% et ce qui est très important c’est que le stock est estimé à 585.000 tonnes. Donc les pratiques actuelles permettent cette reconstitution de l’espèce.
Dans l’Hérault, il y a 17 navires, dont 11 sont ancrés à Sète et 2 au Grau d’Agde Le port du Grau d’Agde a toute sa place dans la filière avec ses 2 thoniers senneur, ses 10 chalutiers et plus de 100 petits-métiers.  Le Département qui est propriétaire de l’infrastructure a eu à réfléchir dans les années précédentes sur les investissements à faire pour moderniser l’outil de travail et il n’y a jamais eu de débats à l’assemblée et aujourd’hui le résultat est là.  Nous mettons toujours des moyens dans l’accompagnement pour soutenir toutes les activités d’excellence dans l’Hérault.
Le Département a la responsabilité de 8 ports, 6 autour de l’étang de Thau, 1 à Vendres et puis le port du Grau d’Agde ».
Kléber Mesquida a terminé son intervention en souhaitant bonne mer et bonne pêche aux équipages des deux thoniers.
A bord du « Gérard Luc  IV » il y a 13 hommes d’équipages plus un observateur. Luc Buono a pris la succession de son père aux commandes du thonier et va diriger les manœuvres. Après une première escale en Espagne (près de Tarragone) pour les formalités de pêche, le thonier ira croiser sur la zone sud des îles Baléares. Là, attentifs au moindre mouvement des bancs de thons, ils jetteront leur filet quand ils estimeront que la prise est justifiée. Grâce à la technique du filet tournant les thons rouges seront emprisonnés tout en restant vivants.  Il ne leur restera plus qu’à aller plaquer leur filet contre celui d’une grande cage disposée en mer par leur mareyeur. Les thons seront comptés, observés et le poids des captures sera déterminé, en présence de l’observateur mandaté à cet effet. Une fois les quotas des deux thoniers atteints, il ne leur restera plus qu’à revenir en France en attendant la prochaine saison de pêche, l’an prochain. Le thonier « Gérard Luc IV » a un quota de 200 tonnes de thons et celui du « Ville d’Agde IV » 100 tonnes.
A bord du « Ville d’Agde IV » se trouve là aussi 13 hommes d’équipage. Le thonier est dirigé par la famille Fortassier (André) avec son fils Sébastien qui prendra dans les prochaines années la succession de son père.
Le départ des deux thoniers s’est fait sous les acclamations des familles et des amis venus les encourager et leur souhaiter une bonne pêche.

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La "Noisette de Méditerranée"



  
 

 
Depuis 2010, il y a donc peu de temps, une pêche se développe le long de nos côtes. Il s'agit de la pêche de  "la nasse changeante" (ou Nassarius Mutabilis) un escargot de mer que nos pêcheurs  ont décidé de rebaptiser "noisette de Méditerranée".
On trouve ce gastéropode dans des zones sableuses le long du littoral, à peu de profondeur.

Coquillage connu mais néanmoins, jusqu'à présent, peu pêché, il fait désormais partie des prises de certains pêcheurs de notre littoral, auxquels il assure un revenu non négligeable en complément de ressources.

C'est un escargot de mer apprécié en Espagne et en Italie mais pas ou très peu en France. En effet toutes les prises partent actuellement vers ces deux pays. L'OP du Sud (Organisation Professionnelle basée à la criée du Grau d'Agde) tente d'y remédier.

En liaison avec la criée du Grau d'Agde, cet organisme noue des contacts avec les restaurateurs et anime des opérations de communication / dégustations qui sont destinées aux médias, comme dernièrement la dégustation organisée au lycée de la mer de Sète (voir les photos) et au grand public avec une présence remarquée au Salon de l'Agriculture ainsi qu'aux dernières « Graulinades » du Grau-du-Roi.



Pour limiter les risques de surexploitation de cette nouvelle ressource et mieux la valoriser, l'Organisation de Producteurs (OP) du Sud a sollicité l'appui technique du Cépralmar pour travailler sur l'optimisation des méthodes de tri des captures afin de laisser les plus petits individus dans leur habitat naturel.

Au cours de ces différentes manifestations, cet escargot a été apprécié par un très large public, y compris des enfants. Il ne reste plus qu'à faire connaître la « Noisette de Méditerranée ».

Contacts :
OP du Sud 06 73 53 48 29 Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Cépralmar 04 99 02 02 30 Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

L'association des pêcheurs du vieux port du cap d'Agde est née

Entretien avec  son Président Gérald Chambre.

 

photos : Renaud Dupuy de la Grandrive

   

Bonjour Monsieur Chambre.
Quel est le but de l'association "Les Pêcheurs du Vieux Port du Cap d’Agde".?

Elle regroupe les pêcheurs professionnels du Cap d’Agde et son objectif est tout simplement de participer à la gestion du secteur de notre port d’attache au Cap d’Agde et à celle du milieu marin qui nous entoure.

Combien d’adhérents à ce jour ?

L’ensemble de la flottille du Cap, c'est-à-dire 15 fileyeurs pour un total de 17 pêcheurs.

C’est donc vous le Président ?

Oui, mais je ne prendrai aucune décision seul, ce sera l’ensemble de la flottille qui décidera de la moindre décision. Par exemple pour l’acquisition d’une place dans le port, avant les démarches auprès de la Sodeal, gestionnaire du port, c’est l’ensemble des pêcheurs qui décidera et je pense que c’est tout à fait normal.

Comment allez-vous décider ?

Par le vote des 17 pêcheurs.

 A ce jour, quels sont vos souhaits ?

  1. Ce qui presse le plus c’est une meilleure gestion des déchets, avec un container spécifique aux déchets de la mer car pour le moment nous n’avons rien. Tout ce que nous récupérons en mer ou de nos activités est déposé dans un coin et souvent ça repart à l’eau. Nous devons changer impérativement notre image de marque. Nous sommes dans une grande station touristique et en acteur principal du milieu marin nous nous devons de montrer l’exemple.
  2. Des panneaux sur le parking expliquant notre activité et tout le travail que nous effectuons.
  3. Délimiter un marquage zébré au sol autour de la grue où aucun container ne doit être stocké.
  4. En accord avec la Sodeal pouvoir utiliser une partie du petit local près de la grue pour entreposer un karcher pour le nettoyage des bateaux.
  5. Nous sommes déjà dans une nouvelle ère où l’écologie est au premier plan. Nous souhaitons développer un label « Pêcheurs du Vieux Port du Cap d’Agde ». Pour, par exemple, disposer de sacs biodégradables pour la vente avec son logo « Pêcheurs du Vieux Port » et également pour l’étiquetage de la vente à quai.

 Pouvez-vous nous parler un peu de cette vente à quai ?

Elle s’effectue tous les jours et toute l’année, sauf aléas de la météo.

Et que proposez-vous ?

Ici, c’est notre produit de la mer qui est vendu, poissons, crustacés…et nous ne gardons aucune prise de la veille, c’est là notre singularité et notre force que nos clients doivent savoir: la qualité est là !

Et le surplus ?

Il va à la criée du Grau d’Agde dans les meilleures conditions (glace-caisse) et suit un circuit administratif normal.

Selon vous qu’apporte ce port de pêche au Cap d’Agde ?

Comme je le dis souvent, nous sommes un musée vivant, l’été c’est une multitude de personnes qui nous posent des questions. Les gens se régalent, ils n’ont pas souvent la chance de parler avec des marins pêcheurs.

Pensez-vous que cela apporte un plus à la station ?

Oui, j’en suis certain. Nous avons entendu parler de la création d’un cantonnement de pêche, sorte de réserve où toute pêche et activités nautiques seraient règlementées.
C’est un sujet qui nous tient à cœur, il faut le faire et rapidement ! Pour ma part, à l’invitation de l’Aire marine protégée de la côte agathoise gérée par la municipalité d’Agde, je suis parti avec plusieurs autres collègues pêcheurs du Grau d’Agde et des membres de notre association à Carro dans le Parc marin de la côte bleue et aux Saintes Maries de la Mer dans le parc régional de Camargue pour parler avec les pêcheurs professionnels et les agents des parcs. Et le résultat est plutôt satisfaisant ! Une réserve c’est comme une banque, tu poses un capital et tu tires les intérêts. Concrètement, tu ne pêches pas dans la réserve mais tu vas profiter de ce qui va être exporté autour.

A qui cela va-t-il profiter ?

Tout simplement à tous. A terme, si cela est bien géré, les retombées peuvent être importantes. Même pour les pêcheurs plaisanciers ?
Oui, sur le Cap tous les plaisanciers nous disent qu’ils ne pêchent plus grand-chose, mais demain, autour de la réserve, si les plaisanciers pêchent plus, ce sera très bien.
Nous avons à ce jour plus de 3000 anneaux dans le port du Cap et donc pas mal de pêcheurs
à la canne. Si ils pêchent, ils seront contents, et ce sera bien aussi pour toute l’économie : vendeurs de cannes et d’appâts, débit de carburant, entretien et réparation des bateaux, place dans le port, et ce serait donc un plus pour la station et notre ville

Qui vous soutient ?

L’ensemble des Pêcheurs du Vieux Port et ça fait chaud au cœur. Et aussi toute l’équipe de l’Aire marine protégée de la Côte agathoise et la municipalité agathoise avec qui nous collaborons depuis de nombreuses années.

Et le maire dans tout ça ?

Toujours proche et prêt à nous écouter. Un exemple, il y a deux ans, comme à son habitude, il vient nous voir tôt le matin dans mon « bureau » du port du Cap: « Gérald, vous auriez besoin de quoi ? Je lui parle d’un panneau à l’entrée du port pour indiquer la vente du poisson à quai. Il m’a répondu, « demain je verrai une personne pour vous le mettre en place ». Quelques jours plus tard, nous avions notre panneau. Plus récemment j’accoste devant mon étal à 7 heures du matin et Monsieur le maire me salue: l’occasion de lui dire qu’avec mes collègues je compte monter une association de Pêcheurs du Cap. Il m’a répondu « tu as raison, et je vous soutiendrai ! »
Aujourd’hui l’Association des pêcheurs du Vieux port du Cap d’Agde est née depuis le 8 janvier 2016.  

Opération daurades pour les fêtes : le bilan








 

Le 17 octobre, des pêcheurs professionnels de la Pointe Courte (Kévin, Robert et Denis), le Cépralmar et le Lycée de la Mer Paul Bousquet initiaient avec l'appui technique d'Ifremer un premier essai consistant à conserver vivantes, des daurades de pêche. L'objectif, à terme, est de pouvoir décaler une partie de la commercialisation sur la période des fêtes de fin d'année .

A cet effet, trente kilos de daurades avaient ainsi été prélevées pour un premier test. En cette fin d’année les pêcheurs ont souhaité communiquer sur cette expérience et en faire le bilan devant les institutionnels, attentifs à cette expérience, les professionnels de la pêche, concernés en premier lieu et les médias, toujours friands d'expériences innovantes..

Cette rencontre au lycée de la Mer a débuté par l’excellent film de David Garcia, un film financé par le Crédit Maritime. Et venu ensuite le bilan de cette expérience, un bilan énuméré par Jean-François Holley du Cépralmar.


La première tentative de capture de daurades vivantes a connu quelques soucis de taille, en effet, peu de daurades sont restées vivantes. Il a donc fallu profiter de la fin de la période de migration et recommencer des captures avec plus de « douceur » pour éviter de choquer les poissons. Et fort de leur précédente expérience il s’est avéré que les poissons ont survécus au transbordement dans les bassins du Lycée de la Mer. Une fois installées dans les deux bassins, elles ont été observées afin de déterminer tout changement de leur condition physique. Comme remarqué par les pêcheurs, le mucus est important car il protège des bactéries et les frottements lors du premier prélèvement ont entraîné leur mort. Tout le problème semble être de pouvoir éliminer « l’agression mécanique » lorsqu’elles sont prélevées des eaux et avoir le moins de manipulations possible.
A titre d’exemple, pour leurs captures, les équipes de l’Ifremer de Palavas-les-Flots utilisent, par expérience, des salabres à mailles fines, souples et surtout sans nœud pour éviter toute zone de frottement.
Pour la prochaine saison en 2017, il sera nécessaire de déterminer la définition de la cage qui, après réflexion, sera ajoutée à la capéchade. Cette cage allant permettre aux poissons capturés de ne plus trop se frotter dans verveux trop étroit.
Est-ce que la cage est et restera un engin de pêche ou non ? Les autorités seront attentives à cette définition.
Un autre choix qui a été fait pour l’avenir, c’est de ne pas traiter (contre les bactéries toujours possible) les daurades et de les laisser le plus proche possible de leur état sauvage et donc de limiter tout ce qui ne serait pas naturel.
Pour cette première expérimentation, les daurades capturées ont été exclusivement nourries avec des moules ouvertes et avec des crabes verts. A la satisfaction des pêcheurs, les daurades les ont bien mangés. Le but n’étant pas de les engraisser mais de les maintenir « sauvages » en décalant leur vente jusqu’aux fêtes de Noël en sachant qu’en mars la pêche à la battue reprend.
Aux deux lots basés au Lycée de la Mer est venu se rajouter celui installé chez l’entreprise Murex à Sète. Là, fort d’une expérience confirmée, les poissons déposés seront laissés tout l’hiver dans des bassins qui font 50 m3.
Il sera aussi prévu, en 2017, de créer deux lots distincts dont l’un sera alimenté avec des moules et des crabes verts et l’autre sans aucune nourriture en apport pour voir si d’un point de vue qualitatif de la chair on peut arriver à des choses différentes ou pas. Une étude économique sera aussi entreprise pour essayer de se projeter.

Un groupe d’action locale sur le bassin de Thau est en train de se monter et c’est un projet qui pourrait tout à fait être intégré dedans.
(Dans le cadre du Fonds Européen pour les Affaires Maritimes et la Pêche (FEAMP) quatre groupes d’Action Locale Pêche et Aquaculture (GALPA) ont été sélectionnés en réponse aux réponses aux candidatures exprimées par les territoires Vidourle-Camargue, Bassin de Thau, Grand Narbonne et Pays Pyrénées Méditerranée dans les Pyrénées-Orientales).
Le challenge pour les professionnels porteurs du projet est de vite et de bien réfléchir à la réalisation de cette cage afin d’être opérationnels pour la prochaine dévalaison d’octobre 2017.

Les pêcheurs porteurs de cette expérimentation ont été invités en Italie pour aller constater les méthodes de leurs confrères. Mais ils ont aussi conscience qu’ils devront se servir de l’expérience des pêcheurs japonais qui pratiquent eux aussi des captures presque identiques. Ils ont cette « culture » des captures vivantes.
Un chercheur aquacole de la FAO, Valério Crespi, est chargé de réfléchir à ce type de captures pour des implantations de fermes aquacoles dans le Monde et il est en contact avec Robert Rumeau l’un des porteurs du projet.

En fin de réunion, un remerciement appuyé a été exprimé par Jean-François Holley (Cépralmar) en direction de tous les partenaires sur cette opération : "Pour moi c’est le bel exemple d’un projet collaboratif et ce n’est pas quelque chose que l’on réussit tout le temps".

Jean-Marc Roger

Pêche : un potentiel économique régional à valoriser

Afficher l'image d'origineAvec la seconde flotte de pêche française et une représentation de 3 segmentations d’activités complémentaires (thoniers, chalutiers, petits métiers), la filière pêche en Languedoc Roussillon Midi Pyrénées a un potentiel économique qui mérite d'être valorisé. Dans cette perspective, la Région a défini une stratégie régionale pour la pêche que le Centre d'étude pour la promotion des activités lagunaires et maritimes  (Cépralmar) basé à Sète, met en œuvre avec l’ensemble des partenaires de la filière.
Thau-info a interrogé Jean-François Holley, responsable du secteur pêche au Cépralmar pour avoir un aperçu des actions menées dans ce domaine par une institution peu connue du grand public mais reconnue au niveau national et international.

 

Jean-François Holley

Ingénieur agro, spécialisé dans l'halieutique, Jean-François Holley, 38 ans,a rejoint le Cépralmar en 2010 où il est responsable sur secteur "pêche".
Avant de se fixer à Sète, Jean-François Holley a réalisé un beau parcours professionnel. D'abord avec l'Ifremer, à Boulogne sur mer puis à Nantes, ensuite au CEMAGREF devenu l'ISTEA (L'Institut de recherche en sciences et technologies pour l'environnement et l'agriculture) et un passage de 2 ans en Nouvelle -Zélande.

 

 

 Chiffres clés du Languedoc-Roussillon

  • environ 1400 marins pêcheurs (dont 64% pour la petite pêche, 15% pour la pêche côtière, 1% pour la grande pêche et la pêche au large et  20% pour la conchyliculture

  • Environ 700 navires de pêche en Languedoc-Roussillon
    (dont 87% de petits métiers, 10% de chalutiers et 3% de senneurs)
  •  11 prud’homies en Languedoc-Roussillon

    Le Grau du Roi, Palavas, Sète - étang de Thau, Sète-Mole, Agde, Valras, Gruissan, Bages,- Port la Nouvelle, Leucate, Saint Laurent-de-la-Salanque - Le Barcarès, St Cyprien

    En France, les prud'homies existent depuis le XIVème siècle. Ces institutions sont chargées de la gestion des ressources, de l'organisation des activités, de l'établissement de réglementations et de l'arbitrage des conflits entre pêcheurs.
  • 5 ports principaux
    Port-Vendres, Port la-Nouvelle, Agde, Sète, Grau du Roi

  • 4 criées ( Port la Nouvelle (gestion CCI) - Agde (gestion SEM municipale + coopérative des pêcheurs) - Sète (gestion Port Sud de France) - Grau du Roi (gestion 2 coopératives maritimes)
  • 72 points de débarquements tout le long du littoral du Languedoc-Roussillon
  •  9.300 tonnes (pour une valeur de 45 millions d’euros)

  • Plus de 80 espèces commercialisées :sardine, anchois, merlu, poulpes, dorade, baudroie, bar, rouget barbet, etc.

Fishing nets 

   

Maintien et soutien de la filière anguille

Pour faire valoir les efforts faits par les professionnels pour assurer la durabilité des pêcheries d’anguilles, le CRPMEM LR a entrepris une démarche transnationale pour certifier la pêche de l'anguille à l’aide du Sustainable Eel Group (SEG).  A cette, fin un cahier des charges de la pêcherie lagunaire d’anguille a été entrepris en vue de la labellisée. Le Cépralmar est en appui de ce projet.
Parallèlement, il semble indispensable de diversifier les circuits de distribution, aussi bien pour les mareyeurs que pour les pêcheurs. Avec l’appui de Sud de France, la démarche vise  à développer une consommation régionale de l’anguille puisque si le Languedoc-Roussillon est une région importante en termes de production, la consommation locale y est très faible. La difficulté est de convaincre  les acheteurs en criées et les restaurateurs qui n'ont pas l'habitude de travailler ce poisson. 
Pour faire également connaitre le produit au grand public diverses manifestations  ont été réalisées avec le concours du Cépralmar y a apporté son concours. En ce début juin, par exemple, la 1ère fête de l'anguille a été organisée à Palavas par la Prud’homie des Pêcheurs. Cette manifestation avait pour but de faire découvrir la pêche artisanale de l’anguille sur les lagunes palavasiennes. Très ancienne elle se pratique à l’aide de nasses appelées « capétchades » qui n’ont que très peu évolué avec le temps. Cette pêche artisanale est très respectueuse du milieu lagunaire mais aussi de la sélectivité des espèces. Il est donc très important pour les pêcheurs que cette espèce soit reconnue pour ses qualités gastronomiques mais aussi pour sa pêche responsable et durable. Dan sle même esprit en septembre dernier, Thau Agglo en partenariat avec le Cépralmar et le CRPMEM LR avait  organisé la 1ère fête de l’anguille à Marseillan.

 

Filière anguille : le contexte

Depuis la publication par le Commission Européenne en 2007 d’un règlement instituant des mesures de reconstitution du stock d’anguilles, la France a choisi de mettre en oeuvre des plans de gestion triennaux pour atteindre les objectifs de « rechercher l’optimisation de la survie de la civelle jusqu’au stade argentée de retour en mer » et «d’assurer un taux d’échappement vers la mer d’au moins 40% de la biomasse d’anguilles argentées».

Malgré les efforts faits par les professionnels (contingentement de l’activité, PSF, fermeture saisonnière…), la filière anguille se trouve dans une situation critique dû à l’effondrement des élevages aquacoles du nord de l’Europe qui ont déstructuré les marchés traditionnels de la filière régionale.
Fort de ce constat, le CRPMEM LR, avec l’appui du Cépralmar, souhaite engager plusieurs actions pour assurer le maintien de ces activités économiques importantes pour la filière pêche du Languedoc-Roussillon.

 

Projet Golion

Le Syndicat des Petits Métiers du Languedoc-Roussillon (SPMLR) a sollicité le Cépralmar afin de mieux mettre en avant le poisson des petits métiers du Languedoc-Roussillon pêché à la ligne. Les loups, dorades, pageots ou merlus capturés à l’hameçon peuvent afficher un niveau de qualité exceptionnel alors qu'ils sont commercialisés sans distinction particulière.
Avec l’appui financier de la Fondation Daniel et Nina Carasso, de la Région Languedoc-Roussillon, le Cépralmar et le GIE GOLION ont élaboré un tag permettant d'identifier le poisson pêché à la ligne à travers la marque Sud de France. Avec ce tag fixé sur l'opercule qui indique le nom du pêcheur professionnel, l'information atteindra le consommateur final quelque soit le circuit de commercialisation du produit. (» en savoir plus : www.golion.fr)

Golion logo 

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Mise en valeur de la pêche régionale avec Sud de France

 Le Cépralmar accompagne  les pêcheurs professionnels faisant de la vente directe qui souhaitent mieux promouvoir leurs produits à l’aide de Sud de France. Il réalise également des outils de communication pour informer le grand public grand public de l’existence de professionnels faisant de la vente à quai et les lieux et horaires pour les trouver. Des plaquettes "venez découyvrir la pêche du jour " ont ainsi été réalisées sur plusieurs sites (Palavas, Carp d'Agde, etc.)

Le projet Galion : mieux gérer pour mieux pêcher

Galion est un projet de 3 ans, porté pat l'AMOP (Association Méditerranéenne des Organisation de Producteurs) en partenariat avec l'IFREMER qui doit permettre de définir de nouveaux modes de gestion pour la pêcherie chalutière du golfe du Lion.
A ce jour, une soixantaine de chalutiers français travaillent sur le golfe du Lion. Ils pêchent entre 10 000 et 15 000 tonnes de poisson par an. Améliorer la gestion des ressources marines est donc un impératif au maintien des entreprises de pêche. Sientifiques, pêcheurs et économistes travaillent ensemble à la collecte des données. Parmi les actions prévues : cartographie de la distribution des captures et rejets, étude de la sélectivité des engins de pêche,  définition des habitats sensibles ou à risque, proposition de stratégies de pêche limitant les rejets (» en savoir plus).  

Soutien à l'aménagement des points de débarquement

 Le Cépralmar accompagne les collectivités territoriale pour aménager leurs points de débarquement, une nécessité avec les mutations en cours : diminution du nombre de chalutiers, disparition de la halle à marée de Port-Vendres, mise en place d’une collecte par la halle à marée de Port la Nouvelle, renforcement des normes sanitaires, détermination d’un nombre de jours de mers pour la flottille chalutière… A cela, il convient d’ajouter les réformes en cours : la politique du zéro rejet, la nécessité de pesé ses captures au point de débarquement. Tout ceci conduit les collectivités à aménager leurs points de débarquement pour mieux prendre en compte l’ensemble de ces évolutions et intégrer la place du port de pêche dans l’ensemble des activités portuaires.

Pour être exhaustif citons encore le Projet Sélectivité Palangres (SELPAL). L'objectif de projet, porté par l'AMOP et qui se termine, était de mieux comprendre les interactions éventuelles de ce métier avec les oiseaux marins et sélaciens sensibles, d’en estimer les taux de mortalité et si de proposer un guide de bonnes pratiques permettant la poursuite du métier en limitant ses effets négatifs. Le Cépralmar s'est surtout attaché à  apporter son appui aux différents partenaires pour mettre en avant le caractère écoresponsable de cette pêcherie.

 

pêche à la palangre

En Languedoc-Roussillon, la pêche à la palangre est globalement peu développée, hormis pour le thon rouge. Ce métier est aujourd’hui l’un des plus rentables économiquement pour les petits métiers. En outre, avec la restauration des stocks, il est raisonnable de croire à une hausse des quotas ces prochaines années.
En lien avec les techniques de pêche à la palangre, la question des captures accessoires est une problématique de plus en plus importante au sein des Organisations Régionales de la Gestion des Pêches. Elle est également mise en avant par certaines ONG sensibles aux captures accidentelles de sélaciens. Malheureusement, les données sur d’éventuelles captures accidentelles sont extrêmement limitées, et même inexistantes dans le cas de la pêche palangrière au thon rouge sur le Golfe du Lion.

 

voir aussi notre article :  Le CEPRALMAR : coopérer avec les gens de métier

 

Côte à côte

Rencontre avec le parc Marin de la côte bleue et ses pêcheurs professionnels petits métiers






 

Huit pêcheurs petits métiers agathois ont accompagné récemment l'équipe de l'Aire Marine Protégée de la côte agathoise gérée par la ville d’Agde pour rencontrer leurs homologues respectifs du côté de la côte bleue (Carro, Carry le Rouet, Sausset les Pins...) qui ont 30 ans d'expérience avec le parc marin.


Une visite fructueuse pour évoquer le métier de pêcheur là-bas, les relations avec le parc et l'avenir.
L'accueil a été très chaleureux par des élus locaux de Martigues et du Rove, très impliqués dans ce parc marin, par le directeur Fred Bachet et l'équipe du parc (6 agents permanents), le prud'homme, les responsables du petit musée de la pêche et de nombreux pêcheurs en activité.
Les pêcheurs provençaux tirent un bilan globalement positif du parc marin et notamment de ses deux réserves marines issues de cantonnements. Un succès bâti sur une implication et une association des pêcheurs dès le départ, en transparence avec le parc marin et en concertation avec les autres usagers maritimes locaux.
C’était aussi l'occasion de visiter les beaux locaux très fonctionnels de ce parc marin, à la fois siège administratif et technique, mais aussi pédagogique avec une salle dédiée aux classes de mer qui ont déjà accueilli…plus de 26 000 enfants ! De quoi nous donner des idées au niveau local… Cette expérience de visite devrait renouvelée du côté du Parc naturel régional de Camargue qui a en charge une partie marine et notamment son récent cantonnement de pêche.

Renaud Dupuy de la Grandrive
Directeur du milieu marin de la Ville d’Agde
Aire Marine Protégée de la côte agathoise

Le CEPRALMAR : coopérer avec les gens de métier

Un entretien avec André Lubrano, Président du Cépralmar

Le Cépralmar (Centre d'étude pour la promotion des activités lagunaires et maritimes ) est un acteur régional reconnu au niveau national et international. Apprécié des professionnels de la mer comme des élus des collectivités territoriales, il intervient depuis 35 ans pour favoriser le développement durable du secteur des pêches et des cultures marines mais également la gestion intégrée des zones côtières.

Le Cépralmar est néanmoins très peu connu du grand public. Thau-info a voulu en savoir plus sur cette structure associative soutenue par la Région et qui a inspiré nombre de décisions et de réglementations nationales. Son président André Lubrano a bien voulu répondre à nos questions.

 

 

CEPRALMAR

Depuis 2016 le CEPRALMAR est implanté à Sète, la ville-port appelée à jouer un rôle majeur dans la grande région LRMP.

Association loi 1901, créée en1981 le Cépralmar, soutenu par la Région, a pour objet statutaire :

  • de favoriser et de promouvoir les actions visant à sauvegarder l'exercice de la pêche et des cultures marines en mer et dans les étangs et à encourager les tentatives, menées par les professionnels, destinées à une meilleure exploitation du milieu lagunaire et marin,
  • de mettre en œuvre toutes formes d'études techniques pour le compte des maîtres d'ouvrage et d'assurer leur suivi pour la bonne exécution des programmes définis dans le cadre de l'association",
  • de contribuer à la définition d'une politique à long terme concernant la mise en valeur du milieu côtier de la région.

Une originalité structurelle :

Avec sa représentation paritaire élus - professionnels de la mer, le CEP¨RALMAR est une véritable "chambre des métiers de la mer".
Le Cépralmar a un conseil d’administration composé de 12 membres représentant l’ensemble des acteurs de la mer.
Ces membres sont répartis en 2 collèges :

  • collectivités Territoriales et Syndicats mixtes gestionnaires de milieux lagunaires et marins
  • représentants professionnels.

Depuis 2010, le Cépralmar est présidé par André LUBRANO, Conseiller Régional.

   

T.I : A quoi sert le Cépralmar ?

Andre Lubrano :
Le Cépralmar est un outil qui permet d'abord aux professionnels de la mer et aux élus ou gestionnaires de syndicats mixtes de se parler, d'échanger et de construire ensemble. Les professionnels tiennent à son existence car il permet aux gens de métier de s'exprimer librement et de coopérer. C'est leur outil.
Au fait des évolutions économiques, techniques, réglementaires et sociales, le Cépralmar propose une ligne d’actions adaptée aux réalités régionales et la traduit en programmes d’interventions sur le terrain.

T.I Quels sont les grandes missions du Cépralmar?

André Lubrano :
Nous avons trois grands axes:

  • développement des filières maritimes : avec sa vision transversale de la filière des produits aquatiques, le Cépralmar conseille les professionnels et leurs organisations dans la définition stratégique, le montage et l'évaluation de leurs projets de développement. Cette présence quotidienne auprès des exploitations et des entreprises du secteur maritime lui permet de recenser les besoins, de promouvoir la diversification des activités de production, d'encourager les initiatives privées vers une démarche innovante en lien avec les marchés. L'équipe technique travaille au côté des organisations professionnelles dans la conduite de leurs missions et dans la construction de projets collectif.
  • gestion intégrée et durable du territoire littoral : La qualité de l’environnement littoral conditionne le maintien de l’ensemble des activités maritimes. Porte-parole des métiers de la mer, le Cépralmar agit pour faire reconnaître leur importance dans la vie économique régionale et leur contribution au maintien des équilibres de la bande côtière. Il contribue à l’élaboration de documents de planification (SCOT, SAGE, ...), s’implique dans des opérations d’aménagement (récifs artificiels, restauration des lagunes...) et de gestion (contrats d’étang, réseaux de suivi) et intervient dans des programmes de recherche appliquée au niveau national et européen. L’ensemble de ces actions est résolument inscrit dans une approche de gestion intégrée et durable du littoral régional.
  • coopération entre les acteurs : Interface entre le monde scientifique, professionnel et les institutions, le Cépralmar joue un rôle fédérateur dans la mise en œuvre de réseaux de collecte et de transfert des “connaissances” et des “savoirs”. Il organise la concertation entre tous. Enfin, il coordonne l’élaboration de réponses appropriées et concertées à destination des collectivités publiques et des professionnels.

T.I : De quels moyens dispose le CEPRALMAR ?

André Lubrano :
Malgré un très vaste champ d'intervention, l'équipe permanente est très réduite. Elle est constituée de 4 chargés de mission de haut niveau : Erika GERVASONI pour l'aquaculture, Adeline FOURRIER pour la gestion du milieu maritime et la planification, Matthew HEBERT pour la gestion des lagunes et Jean-François HOLLEY pour la pêche. Sylvie MERIC, directrice administrative et Perine CAZORLA responsable du secrétariat complète l'équipe.
Le budget du Cépralmar, de ce fait très raisonnable - 600.000 euros par an - est financé pour environ 80% par la Région.
Les moyens pour lancer les études ou les projets doivent donc être trouvés à l'extérieur auprès de partenaires privés ou institutionnels, régionaux, nationaux ou européens.

 

Un programme riche et dense

 

l'équipe du Cépralmar

 

T.I : Existe-t-il des synergies entre les métiers de la mer et ceux de la terre ?

André Lubrano :
Pour la qualité de l'eau des lagunes, ce qui se passe et se déverse à terre, revient dans l'eau, la coopération et le dialogue entre les deux est  une évidence et une nécessité. Sur les plans des produits, des actions de valorisations complémentaires sont déjà en cours et le seront de plus en plus. Hier par exemple on a fêté à Marseillan les médailles obtenues au concours général agricole par Philippe Ortin, le Président du CRCM,  pour la qualité de ses huîtres et par les Caves de Richemer pour ses vins (voir notre reportage).

Propos recueillis par Jean-Marc-Roger et Jacques Carles