Vigne

Soutien aux viticulteurs de l’Hérault

La Préfecture de l'Hérault annonce un soutien aux viticulteurs de l’Hérault confrontés à une récolte 2017 historiquement faible

photo: Claude Cruells

Les vendanges 2017 sont les plus faibles depuis l’ après - guerre , tant au niveau national, que régional ou départemental. Pour l’Hérault , la récolte devrait s’établir à 3,97 Mhl soit une baisse de 20 % par rapport à la moyenne d’environ 5Mhl alors que 2016 était déjà inférieure avec 4,63Mhl . Sans attendre, Pierre Pouëssel, Préfet de l’Hérault et Jérôme Desprey, Président de la Chambre d’agriculture, ont réuni l'ensemble des acteurs de la filière pour évaluer les difficultés auxquelles les professionnels pourraient être confrontés et accompagner les situations les plus complexes. Les partenaires se sont engagés sur des mesures d’ores et déjà opérationnelles :

  •  Un numéro unique pour tous les agriculteurs en difficulté (N° Vert : 0 800 100 362) : le dispositif partenarial Agir Ensemble afin de permettre d'identifier les viticulteurs les plus en difficulté et de réaliser un diagnostic de leur situation.
  • Pour les jeunes agriculteurs un accompagnement particulier : les jeunes agriculteurs bénéficieront d'un entretien personnalisé si leur situation nécessite un aménagement de leur plan d’entreprise (contact : DDTM 34 / ddtm - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) .
  •  Un soutien à la trésorerie
    • Sur la base de ce repérage, les services de l’État (DDTM, FranceAgriMer) seront mobilisés pour accélérer le versement des aides agricoles en instance de traitement.
    • Les viticulteurs en difficultés peuvent également demander la prise en charge partielle des cotisations sociales (formulaires à télécharger sur http://www.msalanguedoc.fr/lfr/web/msa - du - languedoc/exploitant/pec - msa ) et un échelonnement possible du paiement des cotisations (examen des dossiers par la MSA au 04 67 34 80 17) .
    • Pour les communes les plus touchées des mesures collectives de dégrèvement fiscal sur la taxe sur le foncier non bâti sont mises en place. Par ailleurs, les exploitants qui, du fait des intempéries, justifieraient de difficultés particulières pour acquitter leurs impositions courantes (IR, TH, TF de la résidence principale), peuvent solliciter des délais de paiement ou des remises gracieuses, dans les conditions de droit commun (contact : DDFIP)
    • Les banques (Crédit Agricole, Banque Populaire) ont accepté d’examiner les situations bancaires au cas par cas des exploitants et des caves coopératives qui en feraient la demande. L’État peut prendre en charge partiellement les frais liés à la restructuration des prêts et de garantie bancaire (DDTM 34 / ddtm - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ) .
    • La possibilité de solliciter une médiation du crédit, en cas de refus de refinancement par la banque habituelle des entreprises, par la Banque de France (www.economie.gouv.fr/mediateurcredit) .
    • Les services de l’Etat (Direccte Occitanie - UD Hérault) rappellent qu’il existe un dispositif d’allocation d’activité partielle, pour compenser les heures chômées par les salariés ( https://activitepartielle.emploi.gouv.fr ) .

Par ailleurs le Préfet a, dès le 28 août, autorisé dans les secteurs touchés par le gel, l’achat de vendanges et de moût. Une procédure de reconnaissance en calamité agricole a également été lancée pour que les exploitants ayant subi des pertes de fonds su r les plantiers du fait du gel du mois d’avril puissent bénéficier d’une aide financière du fonds national de gara ntie des risques en agriculture (procédure en cours).

Les partenaires examineront de façon concertée les situations des exploitants les plus en difficulté et se réuniront à nouveau d’ici la fin de l’année 2017.

Fête du Vin Nouveau

 

dimanche 22 octobre 2017.

Plongez dans la tradition et célébrez l'arrivée de ce vin fraîchement produit.

  • 10h : cortège déambulatoire dans le coeur de ville. Départ du Musée Agathois. Rue de la Fraternité
  • 11h : messe et « la cantate du vin nouveau » avec l'Ensemble Vocal Mélopoïa. Cathédrale Saint-Etienne. Rue Louis Bages
  • En fin de matinée, offrande du vin nouveau sur le parvis de l'Office de Tourisme d'Agde. Place de la Belle Agathoise
  • 15h : danses folkloriques. Parvis Moulin des Evêques

Festa Vino 2017 : clap de fin

Le dernier Festa Vino de la saison a eu lieu vendredi 29 septembre à Caux par un temps radieux. Ce concept mis en œuvre par l'équipe Jacques André et Alexandra Rosenfeld de l'office de tourisme Cap d'Agde Méditerranée, vise à faire découvrir un patrimoine différent chaque mois. Et dans nos régions qui dit patrimoine, dit monuments et vignobles.









Philippe Charleux

 

La soirée commença par une visite de l'espace patrimoine, emménagé dans un ancien hospice dont la porte excusez du peu, date du XIVème siècle. L'association a réussi à retrouver des vestiges du passé, outils de la vigne bien sûr, mais a reconstitué les habitacles et décors de personnages célèbres ayant vécu ou étant nés à Caux. Pas loin de 17 dit un habitant.
Jean-Jacques Causse, né à Caux le 29 août 1751, héros de la bataille de Dego sous les ordres du général Bonaparte et mort au combat le 15 avril 1796.

Jean Pomaradès, la fripouille de Caux. Personnage sympathique né le 6 avril 1801, il fut guillotiné à Pézenas le 18 février 1843 pour avoir commis une très longue liste de crimes.  
Dom Bedos de Celles, né le 24 septembre 1709, mort le 25 novembre 1779, fut un des maîtres orgues les plus reconnus, et a construit entres autres l'orgue de l'Abbaye Sainte Croix de Bordeaux.

Marius Nègre, pionnier du syndicalisme enseignant, né le 16 février 1876 à Caux, éditeur du bimestriel l'Action Scolaire, s'est battu pour le droit syndical des fonctionnaires, et fut révoqué le 27 avril 1907 et mort le 8 février 1952.

La liste est longue, mais nous voilà happé par un mouvement de foule qui oh surprise ne se précipita pas dans la très belle Eglise Saint Gervais (XIIème siècle), mais dans la petite Chapelle des Pénitents Blancs, mentionnée dans les livres pour la première fois en 1645. Un conteur Philippe Charleux, accompagné de son complice Marc Hévéa, nous emmenèrent pour un voyage poétique dans les vignes au travers du temps. Et avant de boire « la coupe du merle, celle qui fait chanter et rire, et pas celle du cochon qui se ridiculise », nous sommes allés gravir les nombreuses marches de l'église pour admirer la vue sur la belle cité de Caux.

Lorsque nous sommes enfin redescendus, la foule s'était déjà précipitée place de la mairie où le groupe oenojazz mettait l'ambiance. Les domaines de Daurion et de la Font des Ormes assuraient les breuvages, et Garnito, Fish n' chips et Pat & Mika des nourritures plus terrestres.
Avant de se quitter, on souhaitait être déjà à l'année prochaine pour un prochain Festa Vino.

Florence de Martino

 

Drapeau du Royaume-UniLast Festa Vino of the season occured in Caux last night. Weather was lovely, everyone had a good time. If you've missed it, here's a little recap.
This concept was built by Jacques André and Alexandra Rosenfeld of the tourist offices of Cap d'Agde Méditerranée, to open an access to our heritage. And in our region, heritage means wine and monuments... The party started for my part by a visit of the heritage association, located in a former hospital with a 14th century door. That association succeeded in creating a collection of objects from the past, vineyards tools of course, but also objects having belonged to some of the famous characters born in Caux. A visitor told me proudly they had 17 famous characters born in Caux.
Jean-Jacques Causse, born in Caux on august 29th 1751, was a hero of the Dego battle, with Bonaparte, and he died there on april 15th, 1796.
Jean Pomaradès, Caux's scoundrel. Nice character who committed not less than 50 crimes, he was born in Caux on april 6th 1801, and guillotined in Pézenas upon February 1843 in front of 50000 people.
Dom Bedos de Celles, born on September 24th 1709, died on November 25th, 1779 and was an organ master. He built among others the one which is in the Bordeaux's Sainte Croix abbaye.
Marius Nègre, pioneer of teachers unionism, born on February 16th, 1876 in Caux, publisher of Action scolaire bimonthly magazine, he fought for syndication rights of teachers, and was fired for that on April 27th 1907 and died on February 8th 1952.
List is long. But suddenly, I get caught by a crowd rushing towards not the beautiful church Saint Gervais (XIIth century), but to the tiny Pénitents Blancs chapel. Philippe Charleux, poet and storyteller, with his musician Marc Hévéa, took us for a trip through vineyards and throughout time. And then before joining the Festa Vino, we went to visit the church and enjoy the view of the village on top of the tower.
When we reached place de la mairie, the crowd was there already enjoying the music with Oenojazz group. Daurion and Font des Ormes domains served their wines, and Garnito, Fish n' chips and Pat & Mika food.
Prior to saying goodbye, we all wished to be next year already to attend another Festa Vino!

Florence de Martino

 

Domaine Grangeot des Beaumes

Il y a des personnalités qui sont difficiles à interviewer, non pas parce ils sont inaccessibles, mais parce qu'ils ont la modestie au corps. C'était sans compter sur la ténacité de Florence de Martino qui a fini par l'avoir son interview avec Franck Romain. Et cela valait la peine. Deux heures et demi d'entretien et de belles balades dans la campagne.



 

 

Ses terrains sont situés à 90% sur la commune de Saint-Thibéry et dans la famille Romain, on cultive la vigne depuis trois générations.

On fabriquait même de la crème de tartre pour l'industrie pharmaceutique, de la porcelaine, et l'agro alimentaire. Entre deux guerres, la vigne était secondaire, et la crème de tartre faisait vivre plusieurs familles sur Saint-Thibéry. Marcel le père de Franck, Laurence et Patrick (tous trois vignerons) avait réussi à la rendre parfaitement blanche.

Mais revenons à ses vignes : Franck, sa sœur et son beau frère  Jacques Girard, cultivent du Merlot, du Syrah Carignan, de la Grenache, du Cabernet Sauvignon, du Chardonnay (excellent je confirme!) de l'Alicante-Bouschet, et de l'Aramon. Certains de ces cépages m'étant inconnus, la démonstration sur place était nécessaire. Et nous voilà partis sur place voir ces vignes, avec les chiennes.

Car si Franck ne propose pas ses vins aux concours (il a été primé au Canada sans le savoir), ce n'est pas parce qu'il n'en est pas fier, au contraire, mais surtout parce qu'il n'a pas le temps et préfère en parler.

Au passage admirez le grangeot, ou mazet, qui était un abri pour le cheval et le vigneron. Pas de château, mais un petit mazet au milieu des vignes, sous le soleil qui caresse son joli toit en tuiles d'origine.

Et les vendanges ? Elles sont entièrement manuelles, et Franck fait de la culture raisonnée. D'ailleurs il n'a pas traité ses vignes depuis trois ans, et depuis trois ans, il n'a pas observé de vers de la grappe. Pour lui c'est important car cela a un impact sur le milieu naturel, et d'ailleurs il n'utilise pas de désherbant non plus. Un tiers de la superficie est en désherbage raisonné.

Et puis les caveaux, situés à Nézignan-l'Evêque, immenses, couvent des vins qu'on pourra déguster bientôt, on l'espère.

Florence de Martino

Caveaux : Domaine Grangeot des Beaumes. 8 avenue d'Agde à Saint-Thibéry , Tél 06 32 20 88 89 ou avenue de Pézenas à Nézignan-l'Evêque, Tél 07 50 07 59 04. Ouverts tous deux le samedi de 9h30 à 12h30.

 

 

Les vins Sud de France à l’heure anglaise

unetop100 En septembre, au Royaume-Uni, les vins régionaux entament une promotion protéiforme destinée à accroitre les ventes de vins Sud de France sur le troisième marché à l’export en valeur (79, 448 M€ en 2016) et le quatrième en volume (312 860 hl en 2016). Le vins présentés sont issus du Top 100* Sud de France, un concours organisé en mai dernier par Sud de France Développement présidé par Carole Delga et le CIVL pour mettre en avant les vins régionaux qui représentent près d’un tiers des vins français exportés sur le marché anglais. En 10 ans, le prix de l’hectolitre des vins Sud de France exporté au Royaume-Uni a progressé de 29%. Entre 2015 et 2016, les AOC régionaux ont progressé de 2,4% en valeur. Le 14 septembre, les vins Sud de France vont faire le buzz en investissant les réseaux sociaux outre-Manche. A la Maison de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, la journaliste bloggeuse Sorcha Holloway propose une dégustation d’une trentaine de vins Sud de France en présence d’une quarantaine de ses principaux « followers » Twitter. Angleterre, Irlande du Nord, Ecosse et Pays de Galles, c’est l’ensemble du Royaume-Uni qui se retrouve sur Twitter à travers les vins Sud de France.

Le 19 septembre à Bristol et le 21 septembre à Londres, Sud de France Développement et la Maison de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée participent au salon SITT pour présenter une sélection de vins régionaux avec pour objectifs de susciter de nouveaux référencements auprès d’importateurs britanniques.

Les 22-23 septembre, les vins régionaux sont présentés au City Wine Show, un salon consommateurs créé par le magazine professionnel the Drink Business à destination des jeunes cadres de la City.

Le 28 septembre, à la Maison de la Région Occitanie, une soirée consommateurs avec les quatre célèbres journalistes vin du Wine Gang.

En septembre et octobre, ce dispositif est complété par l’envoi d’une caisse de vins régionaux à des distributeurs et leur équipe d’achat afin qu’ils les achètent directement après les avoir dégustés.

L’agroalimentaire régional n’est pas en reste puisque, le 27 septembre, lors du salon Local Flavours à Norwich, une gamme de produits Sud de France d’une dizaine d’entreprises régionales est présentée, en partenariat avec le distributeur britannique Shire Foods of Norfolk.

L'espace vins et découvertes à Montagnac

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Une exposition multimédia permanente a lieu à l'Espace Vins et découvertes de Montagnac, 1 rue Jean Jaurès à côté de l'esplanade.
Ouvert chaque jour de 10h30 à 12h30 et 14h à 19h, cet espace géré par la communauté d'agglomération Hérault-Méditerranée retrace 26 siècles d'histoire de la vigne et du vin sur le territoire de 20 communes de l'agglomération.

Six séquences historiques racontent l'évolution des techniques de production, la constitution et l'organisation des domaines, les crises et les périodes d'expansion, l'architecture... bref notre patrimoine de l'Antiquité au XXIème siècle.

  • Des supports interactifs sont présents dans cet espace aux lumières tamisées:
  • Un théâtre optique présente la phase de vinification dans un domaine gallo-romain, avec des hologrammes.
  • Un livre numérique dévoile le rôle des abbayes au Moyen-âge. 
  • Une grande carte interactive permet de découvrir le patrimoine viticole actuel.
  • Une borne oenotouristique dévoile les richesses patrimoniales du territoire.
  • Un très bel espace pour tout apprendre ou redécouvrir le patrimoine.

Florence de Martino

 

Drapeau du Royaume-UniThe Wine discovery centre in Montagnac is an information centre dedicated to the history of wine and the vine in the territory occupied by the 19 communes of the Hérault Méditerranée Agglomeration Community.

Designed with multimedia terminals, this facility offers the opportunity to discover the history of the vine since its introduction by the greeks 2,600 years ago. Six historical sequences (Antiquity, Middle Ages, Modern Era, 19th, 20th and 21st centuries) recount the evolution of production techniques, the creation and organisation of wine estates, crises and periods of expansion, and architecture...

Wine Discovery centre, tourist information point.
1 rue Jean Jaurès, 34 530 Montagnac
Tel: (33) 4 67 24 18 55  - www.pezenas-tourisme.fr

Opening dates

Every day in july & august from 10.30AM to 12.30PM. And 2 to 7PM. From november to April: 2PM to 5PM. Closed on mondays. May, june, september and october: 10.30AM-12.30PM and 2 to 6PM. 

 

 

Les muscats ont ouvert le ballet des vendanges

Dans les rangées, le geste, immuable, réunit toutes les générations, de 16 à 72 ans à l’image de la colle [1] de Jean Lapasset, coopérateur à Frontignan. Entre sérieux de la coupe et échanges dans la bonne humeur, il se joue en quelques jours une année de labeur, de taille et de travail du sol, d’épamprage et d’écimage, de lutte contre les maladies, pour, une fois emmené en cave, transformer le fameux raisin en vin.


Benjamin et doyenne réunis

En un éternel recommencement, chaque année différent, les muscats ouvrent le ballet des vendanges. Le cépage, précoce, bat aujourd’hui des records, surprenant tout le monde, chevauchant la saison estivale dédiée à la vente. Avec quinze jours d’avance dans les parcelles, le raisin destiné à l’élaboration de muscat sec est récolté depuis le 2 aout à Frontignan, et même le 31 juillet au château Stony, qui avait atteint des degrés satisfaisants. Le raisin dédié au Vin Doux Naturel, en AOP, entre en caves depuis le 14 aout. Du jamais vu.
Cette précocité s’explique par le peu de quantité de raisin, qui murît donc plus facilement. Ce n’est un secret pour personne, la récolte sera faible, en muscat à petits grains comme sur d’autres cépages blancs, contrariés, au sortir d’un hiver rugueux, par les gelées printanières. « Le froid tardif a joué sur la floraison. Sur le moment, on s’est dit qu’on avait échappé au gel, mais je pense que les fleurs se sont un peu abîmées» évalue Christophe Miron, Président de la cave Frontignan Coopérative. Malgré un beau feuillage, abondant, la sortie a été petite, les grappes peu développées. Le muscat à petits grains n’a jamais aussi bien porté son nom. Une baisse de volume de 30 % en moyenne, jusqu’à 40 %, des pointes impressionnantes constatées à moins 50 % dans les vieilles vignes, plus touchées, les vignerons dressent partout le même bilan sur les terroirs historiques de Frontignan, Mireval et Vic-la-Gardiole. Chacun doit trancher sur des choix stratégiques dans la répartition de la récolte entre ses différentes productions : privilégier la fraîcheur préservée des secs ou garder la récolte pour les VDN, plus rémunérateurs.


Christophe Miron, président De Frontignan Coopérative
 
Jean-Luc Mazas, Domaine de la Belle Dame à Mireval

Dans tous les cas, la qualité sera belle, bien sûr. « L’état sanitaire est correct », estime Olivier Robert, au Mas de la Plaine Haute à Vic-la-Gardiole. « Le raisin est très joli, pas de gâté » au château Stony. Le principal problème du muscat, l’oïdium, a été contenu, et l’apparition du mildiou prise à temps.
Jean-Luc Mazas, au Domaine de la Belle Dame à Mireval, ou Christophe Miron ne pensent pas que les pluies apporteraient quelque secours, bénéfique à une évolution moins rapide de la maturation. Le jus se concentre dans le grain, son extraction se fera plus difficile. Les températures, reparties à la hausse après quelques jours et quelques nuits de fraîcheur, entrainent des degrés parfois élevés. Henri Nodet et Jean Lapasset, dans des pratiques solidaires, mettent en commun leur moyens, comme l’emploi des saisonniers, payés par chacun mais travaillant pour tous. La colle peut ainsi vendanger une grande pièce en une seule journée, avantage non négligeable lorsque le degré grimpe vite, pour porter en coopérative.

 

En culture biologique, qui exalte la complexité et la puissance du muscat à petits grains, la fraîcheur et les arômes prendront toute leur intensité. Frédéric Nodet, pour qui «le travail en bio exprime mieux le terroir, la typicité du cépage », évoque des muscats secs bio tout en fraîcheur, aux arômes citronnés, aux notes de poire sur les derniers arrivés en cave. « Le muscat à petits grains est fait pour le bio » confirme Jean-Luc Mazas, entré cette année en conversion. Elles se font rares dans les rangs, les délicates grappes aux Clos de Miège, en vins sains à Mireval. Mais quelles saveurs! Comme si la nature, privant d’un côté, gâtait le vigneron d’un autre, dans une sublime compensation aromatique.
Vendange de toutes les interrogations, la production du millésime 2017 n’élude aucune question. Sur les changements climatiques qui nécessitent d’adapter végétal et conditions de production ou sur la quantité de la récolte, qui pèsera sur les revenus, sur les méthodes, traditionnelles ou dans une logique économique (vendanges manuelles ou mécanisées par ex), tout comme sur le devenir des vignes, par rétrécissement des terres agricoles et difficulté à installer des jeunes viticulteurs. Représentant la principale force économique locale, avec 153 coopérateurs, 600 ha de vignes, et l’essentiel de la production en AOP, Christophe Miron se veut rassurant sur leur future rémunération. « Nous allons faire jouer les stocks tampons en trésorerie pour assurer leurs acomptes ». Il remarque que « la souche de vigne bénéficiera d’un repos salutaire d’avoir eu moins de raisin, aucun stress hydrique cette année. La vendange sera meilleure l’an prochain. (…) Des périodes de sécheresse et de chaleur, il y en a eu. Ce qui fait justement que nous continuons à produire sur ce terroir, c’est que le cépage a totalement trouvé sa place à cet endroit-là. Ce n’est pas pour rien qu’il est cultivé ici depuis l’antiquité ».
Cette spécificité de Frontignan et de ses alentours, chaque viticulteur, chaque vigneron la porte en lui, dans son optique propre mais tourné vers le même souci de prolonger chaque année, et un peu plus encore, l’histoire du muscat à petits grains sur nos rivages.

Florence Monferran


[1] Equipe de vendangeurs composée de coupeurs et de porteurs

Visite "Découverte" de Noilly Prat

La Visite "Découverte" offerte à tous les résidents du canton

La Maison Noilly Prat installée à Marseillan depuis plus de 150 ans est heureuse de vous informer que la visite Découverte sera offerte à tous les résidents du canton d'Agde tous les 1er samedi de chaque mois.

 

Offre valable sur présentation d'un justificatif de domicile des villes d'Agde, de Marseillan, Bessan, Portiragnes et Vias.

L’Art, expression d’une histoire patrimoniale et viticole

Musée Fabre à Montpellier - Exposition jusqu’au 3 septembre 2017, du mardi au dimanche

 

En face de l’imposant Musée Fabre, l’espace Dominique-Bagouet offre une salle à la fois intimiste et pourvue de vastes volumes, dédiée à l’art et au patrimoine montpelliérain. Des expositions thématiques y donnent à voir des pans méconnus de l’histoire locale. Ainsi, Le 19e siècle, âge d’or de la peinture montpelliéraine  invite-t-il à redécouvrir, par un accrochage audacieux, des peintres oubliés, à l’ombre d’artistes reconnus comme François-Xavier Fabre, Alexandre Cabanel ou Frédéric Bazille. Les portraits de Charles Matet et d’Edouard Marsal, les paysages de Charles Node, Numa Larché ou Eugène Castelnau, en très grands comme petits formats, balaient de leur éclectisme l’histoire du XIXe siècle à Montpellier, ses personnalités, religieux et notables, ses lieux de promenade.


Parmi les figures peintes, un Portrait de la famille Fabrège : Frédéric Fabrège et ses parents devant la cathédrale de Maguelone (1864) par Auguste Glaize remet dans la lumière et un peintre célèbre en son temps, et un épisode majeur de l’histoire locale, lorsque le jeune historien entreprend de redonner vie à l'édifice religieux, mais aussi au vignoble, perdus sur leur île. Il consacre sa vie, et une grande partie de sa fortune, à restaurer le domaine, acquis en 1852. Ce Maguelone, lieu magique, puissant évêché, qui fut seconde Eglise chrétienne après Rome, battait monnaie, possédait un immense territoire et conservait tant ouvrages savants que pratiques viticoles installées depuis l’Antiquité. Sur la toile d’Auguste Glaize, comme un symbole de la passion d’une vie, la cathédrale se profile en arrière-plan, esseulée, encore à l’état d’abandon, de même que le vignoble n’est pas encore remis en culture. Frédéric Fabrège et ses parents apparaissent au premier plan, solides, sûrs d’eux face à l’immense tâche.
Tout à côté, Vendanges en Languedoc (1902), très grand format de Max Leenhardt, fixe, comme sur une pellicule, le film d’une apogée, celle d‘une viticulture de masse, sous un jour opulent, insouciant des signes avant-coureurs de la révolte qui éclate en 1907. Numa Hambursin, commissaire de l’exposition, y voit « le dernier témoin d’un siècle chimérique et agonisant ». Le tableau décrit une vendange d’Aramon, si l’on se réfère à la grosseur des grains et à leur couleur violette. Le cépage fait figure de symbole de cette époque où le vin-aliment du Midi nourrit la révolution industrielle en marche, faisant au passage la fortune de Montpellier. La scène nous renseigne sur l’organisation du travail saisonnier, confié aux femmes, courbées sur la coupe des raisins, les hommes, debout, portant les comportes. On y observe l’usage des bœufs, en arrière-plan, au premier un jeune enfant suivant sa mère.

  

L’œuvre de Max Leenhardt croise à plusieurs reprises ce monde viticole auquel la lignée de sa prestigieuse famille protestante, donnant naissance à des banquiers, scientifiques, architectes et artistes, est liée par la possession de grands domaines viticoles, en particulier le long du littoral. Avec ses cousins Eugène Castelnau et Frédéric Bazille, il est apparenté au président de  la Société d’Agriculture de l’Hérault, Gaston Bazille, qui travaille avec Jules Planchon à éradiquer le phylloxéra fin XIXe s. Avant de réaliser sa grande fresque sur les vendanges, Max Leenhardt a décoré, en 1890, l’Institut botanique de Montpellier de deux grands tableaux qui ornent l’escalier d’honneur de cette école renommée. Depuis Henri IV, et la création du Jardin des Plantes, elle a engendré d’éminents spécialistes, de Pierre Magnol à Jules Planchon, qui se sont penchés sur les cépages et sur la viticulture. En 1900, le peintre produit à nouveau de grands décors, à l’Institut biologique de Sète, illustrant deux paysages patrimoniaux, l’étang de Thau et le Mont Saint-Clair. En 1902, c’est pour le tout jeune Crédit agricole de Montpellier qu’il réalise Vendanges en Languedoc. La banque abrite encore cette fresque, épique et attachante, en son siège régional à Lattes.
A l’Espace Dominique-Bagouet, dans ce « cabinet d’un autre siècle, à la fois enchanteur et nostalgique de ce temps que l’on ne peut plus retrouver que dans un lieu d’art », ainsi que l’écrit Philippe Saurel, Maire de Montpellier, resurgissent avec cette toile quelques instantanés d’un passé prestigieux, de fiertés et de peintres oubliés, dans lesquels s’immisce, omniprésente, une part viticole, comme un patrimoine en soi.

Florence Monferran

Exposition jusqu’au 3 septembre 2017, du mardi au dimanche
Esplanade Charles-de-Gaulle - Montpellier
04 67 63 42 78
www.montpellier.fr

Le Musée Fabre continue d’explorer, dans ses visites œnologiques, les rapports entre Vin et Art.
Programmation à consulter : museefabre.montpellier3m.fr

La viticulture au coeur des récentes découvertes archéologiques

Drapeau du Royaume-Unienglish version available : follow this link

 

Tête de silène en bronze, Ier s. de notre ère, Lattes

Fosses de plantation de vigne du Haut-Empire, Lattes

Fosses d'implantation d'un pressoir du haut-Empire, Lattes

Vue d'ensemble des cuves d'un chai,
Ier-IIe s. de notre ère, Mudaison

photo: INRAP

 

Les fouilles archéologiques préventives occasionnées par les grands chantiers de travaux entre Nîmes et Montpellier (dédoublement de l’autoroute A9 et contournement ferroviaire des deux villes) ont une fois de plus mis à jour des vestiges viticoles, parfois sur de longues durées . Vignobles, établissements ruraux, et leurs chais, terroirs surgissent de terre à Lattes, Mudaison ou Aimargues, dans cette province Narbonnaise berceau de la viticulture française.

Des parcelles du Haut-Empire (Ier et IIe siècles de notre ère) sont repérées sur cinq sites différents à Lattes, près d’axes routiers secondaires. Elle se signalent par une série de fosses organisées en rangées, qui accueillent un cep de vigne à chaque extrémité du creusement. Le provignage (marcottage)[1] destiné au renouvellement des plants est attesté par des creusements perpendiculaires. Les seules traces livrées par le petit établissement rural de Fromigue, sur près de 600 m2, ont trait à une activité viticole entre le Ier s. et le IIIe s. de notre ère. Elles reconstituent sous nos yeux un chai (présence de 10 fosses à dolia), un bassin de réception du jus de presse, un pressoir, matérialisé par deux fosses. Quelques amphores contiennent encore de l’enduit de poix, utilisé pour conserver le vin. Une tête de Silène en bronze, sur l’extrémité d’un manche de patère, objet rare et remarquable, démontre un « commerce d’objets luxueux entre la province de Narbonnaise et la Campanie » et l’adoption de modes de vin romains en lien avec une culture du vin : Silène était le père adoptif de Dionysos, dieu grec du vin, devenu Bacchus à Rome.

Plus étrange, et plus ancien, le site de Saint-Pierre, daté des Ve et IV s. avant notre ère dévoile une vigne associée à un « jardin funéraire », sans doute de personnes d’un statut social élevé. Le site viticole perdure jusqu’au IIIe s. de notre ère.
Aux Aubettes, à Mudaison, une exploitation viticole gallo-romaine entourée de ses vignes nous raconte son histoire depuis le tout début de notre ère jusqu’au Ve siècle. Les archéologues décrivent deux chais, construits l’un près de l’autre, dans un remarquable état de conservation. « Chacun contenait une batterie de dolia (matérialisées par des fosses d’installation au sol). De puissants massifs de mécanique de pressoirs sont implantés à proximité, ainsi que des cuves qui servaient à recueillir les jus pressés. » On imagine une cour autour de laquelle prenaient place les chais et les pressoirs, l’ensemble devant couvrir une superficie d’environ 3 500 m². La proximité d’un habitat des vignerons, peut-être à l’étage au-dessus des chais, est  envisagée.

L’archéologie s’intéresse, à l’occasion de ces vastes chantiers, à la notion de terroir et à sa valorisation à différentes époques. Le site de Missignac, près d’Aimargues, connu depuis 1995, nourrit ces recherches. Le terroir est occupé dès l’Age de fer. Puis une villa, hors du cadre des fouilles présentes, s’installe au Ier s. de notre ère. Vignes, enclos pour le bétail et champs cultivés bordent le domaine. Son maintien, entre le Ve et le XIIIe siècle, témoigne de la transformation de la villa en village, renouvelant les connaissances sur l’habitat rural dans le Languedoc oriental.
Les vestiges recomposent le puzzle de ce vignoble, le plus grand d’un seul tenant au monde créé par les Romains. Trois lieux, trois illustrations de la richesse des sites fouillés pour l’avancée de nos connaissances sur la vigne et le vin, contemplent désormais notre vie moderne et ses ouvrages.

Florence Monferran

Grain de raisin, IIe siècle de notre ère, Lattes


[1] Marcottage : Technique de reproduction de la vigne consistant à enterrer un sarment qui prend racine et reproduit un plant ayant les mêmes caractéristiques que le pied de vigne auquel il est rattaché (dictionnaire du vin)

Une Collection 2017 des Pays d’Oc IGP à la saveur particulière

Syndicats du cru et instances interprofessionnelles du Languedoc sélectionnent depuis le printemps leurs meilleures cuvées, qui porteront le flambeau des vins de la région dans les différentes manifestations viticoles, tant  en France qu’à l’étranger. Avec ses Vignerons ambassadeurs, c’est une sélection particulière, une Collection « haute couture » qui marque le trentième anniversaire des Vins de Pays d’Oc. A la saveur de la célébration, s’ajoute celle du travail accompli, occasion d’un retour sur le chemin parcouru. Florence Barthès, directrice générale, évoque ces années passées à créer une force économique, une qualité et une  renommée : « Créé en 1987, notre label a consacré vingt ans à la résurrection du vignoble via un travail de ré-encépagement, pour construire une offre de vins de cépages de qualité, au process de traçabilité unique, en alternative aux surfaces non classées en AOC ».  Une fois le défi relevé, il a fallu « segmenter cet immense navire de 6 millions d’hectolitres et mettre en place un événement capable de promouvoir ses vins d’exception. (…) Collection  proclame l’identité et l’origine Pays d’Oc IGP, atteste de son savoir-faire et de sa créativité. En un mot, une liberté d’expression dans l’excellence. »
Douze experts internationaux, représentant 7 nationalités différentes ont composé  le Grand jury 2017 réuni le 29 juin à Béziers. A sa tête, Samuel Masse, Président des Jeunes Agriculteurs de l’Hérault, incarne la génération Pays d’Oc. « Je suis né et j’ai grandi avec ce label qui pour moi, a toujours été un moteur ».
Le palmarès célèbre 28 cuvées, dont 14 blancs, 2 rosés, 12 rouges et 4 vins biologiques, choisies parmi 67 vins présélectionnés, alors qu’un record de participation a vu 83 entreprises s’inscrire cette année.
La saveur des cépages s'offre dans sa diversité, son renouvellement. A côté des cépages mondialisés, cabernet sauvignon, chardonnay, syrah, et des cépages ancrés dans les terroirs du sud, grenache, carignan ou terret, les Pays d’Oc IGP innovent depuis plusieurs années par l’introduction dans leur cahier des charges, à l’instar de l’insolite portan, de nouvelles variétés,  qui enthousiasment la journaliste et écrivaine, Master of Wine, Rosemary George : « le label a eu raison de s’ouvrir à de nouveaux cépages, lesquels offrent ici des résultats excitants, inattendus… Un albarinho à l’expression délicate, différente du profil espagnol… Un pinot noir frais en bouche, élégant… Un petit verdot merveilleusement allié à une syrah qui estompe sa richesse tannique. L’avenir est là ! ».
La Collection 2017 a la saveur de cet avenir, avec la volonté appuyée des Vins de Pays d’Oc IGP de passer le témoin à la jeune génération, incarnée par la présence de Samuel Masse. Il en va du renouvellement et de la pérennité des exploitations, confrontées au vieillissement des propriétaires, au prix « exorbitant » des terres, aux difficultés de plantation. Une aide de 1000 €/ha est allouée pour les bénéficiaires de l’aide régionale à la plantation dès lors qu‘ils déclarent leur plantation nouvelle en IGP Pays d’Oc. « Une façon d’accompagner ceux qui feront le Pays d’Oc de demain » assure Florence Barthès.
30 ans, « l’âge de raisin » conclue avec humour le label. Un bel âge et 28 cuvées porteuses de cet espoir pour le Languedoc viticole, un espoir aux saveurs méditerranéennes, dans une vision internationale.

Florence Monferran

 

Vins de Pays d'Oc IGP, un label leader

1 200 vignerons indépendants et 230 caves coopératives
1ère IG française en volume
1ère IG française à l’export
1ère IG française productrice de rosé
1 bouteille de vin bio sur 4 vendue en GD française
120 000 hectares de vignes, soit la moitié du vignoble du Languedoc-Roussillon
743 millions d’éq. cols commercialisées dont 48 % à l’export
3,6 Milliards d’euros de chiffre d’affaires 

 

 

 

Ambassadeurs Collection 2017 

Blancs

Blanville, cuvée Chardonnay Roussanne 2015
Calmel & Joseph, cuvée Villa Blanche chardonnay 2016
Domaine Gayda, cuvée Figure Libre chenin blanc 2015, Vin biologique
Domaine La Fadèze, cuvée Terret 2016
Domaine Rives-Blanques, cuvée Chardonnay-Chenin 2016
Maison Ventenac, Cuvée de Marie 2016
Famille Guilhem, cuvée Famile Guilhem, Sauvignon 2016
Laurent Miquel, cuvée Solas 2016
Domaines Paul Mas, cuvée Astélia Chardonnay 2016
Les Jamelles, cuvée Les Jamelles Gewurztraminer 2016
Les Vignerons de Puimisson, cuvée Le Pas du Centurion 2016
Les Vignerons du Sommièrois, cuvée Viognier 2016
Les Vignobles Foncalieu, cuvée Le Versant 2016
Domaine d’Aigues Belles, cuvée Permier Rolle 2016

Rosés

Domaine de L’Engarran, cuvée Terres de L’Engarran 2016
Gens et Pierres, cuvée Sud-Sud Rosé 2016, Vin biologique

Rouges

Anne de Joyeuse, cuvée Loriu Rouge 2016
Anne de Joyeuse, cuvée Gargantuavis 2016, Vin biologique
Domaine de Gourgazaud, cuvée Quintus 2014
Domaine Gayda, cuvée Figure Libre Cabernet Franc 2015
Domaine les Yeuses, cuvée Ô d’Yeuses 2015
Domaine les Yeuses, cuvée Syrah Les Epices 2015
Laurent Miquel, cuvée Solas 2016
Les Jamelles, cuvée Les Jamelles Mourvèdre 2015
Valensac – le Domaine, cuvée Entre Nous selon Valensac 2015
Domaine de la Baume, cuvée Saint Geniès 2016
Domaine du Grand Chemin, cuvée Clos Rogé 2014
Domaine de la Jasse, cuvée Réserve d’Excellence 2014