Conférences

Conférence : Israël-Palestine, la défaite du vainqueur ?

 

On entend souvent dire que le conflit israélo-palestinien a perdu de son acuité et de sa centralité au Proche-Orient en raison du caractère tragique des bouleversements dus à l’invasion américaine de l’Irak, à l’interminable guerre en Syrie et à l’irruption de Daech.
Jean-Paul Chagnollaud montre que la violence est toujours là, partout et à chaque instant, mais elle est silencieuse, insidieuse, fragmentée, et donc moins visible qu’auparavant. En poursuivant la colonisation de la Cisjordanie, malgré les injonctions de la communauté internationale, les gouvernements israéliens successifs n’ont cessé de mettre en cause la solution dite des deux États, la seule possible et raisonnable pour l’établissement d’une paix juste. Celle-ci passe forcément, en dernière instance, par un accord entre les parties, fondé sur le droit international. Sans cette nécessaire recherche de légitimité par le droit, les victoires remportées sur le terrain demeurent précaires et préfigurent sur le long terme la défaite du vainqueur.

Israël/Palestine : la défaite du vainqueur 

   

L'association Méditerranée Vivante fondée par Edmond Charlot a le plaisir de vous convier le vendredi 23 mars 2018, à 20h30, Théâtre de Pézenas, rue Henri Reboul pour une Conférence de Jean-Paul Chagnollaud sur le thème :  Israël-Palestine, la défaite du vainqueur ?

J.-P. Chagnollaud a été Professeur de Droit international et de science politique. Il est directeur de la revue Confluences Méditerranée et Président de l’Institut de Recherche et d’Etudes Méditerranée Moyen-Orient.


Avec le soutien de la ville de Pézenas, en partenariat avec Coup de Soleil Languedoc-Roussillon et Les Amis de Pézenas
(également conférence à Montpellier le jeudi 22 mars à 18h30, à l’initiative de Coup de Soleil Espace Martin Luther King, 27 Bd Louis Blanc )

Contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. - 06.85.40.93.16

 source : France-Culture

 

L’utilisation des glacières au fil du Temps

Le Pôle Patrimoine de l'Office de Tourisme Cap d'Agde Méditerranée, vous propose le jeudi 1er mars la conférence par Arnaud Sanguy en partenariat avec les Métiers d’Art sur le thème de «L’utilisation des glacières au fil du Temps».
De l’Egypte à l’Iran en passant par Agde, venez découvrir des système ingénieux de conservation des aliments et notamment les « Petites» et «Grandes» Histoires de ces glacières.

Mezzanine du Patrimoine/Îlot Molière/Agde
gratuit - nombre de places limité - sur réservation au 06 45 82 46 14

Conférence de Stéphane Mauné : l'oléiculture à l’époque romaine

Les Amis de Montagnac

CONFÉRENCE DE STÉPHANE MAUNÉ L'OLÉICULTURE À L’ÉPOQUE ROMAINEL’oléiculture à l’époque romaine, par Stéphane Mauné docteur en archéologie et chercheur au CNRS.
C’est à une découverte passionnante que Stéphane Mauné a convié les Amis de Montagnac le samedi 4 mars dernier. Une conférence présentée dans un style qui lui est propre, fait de rigueur et de passion. 
Nous avons découvert comment de Bétique, sur les bords du Guadalquivir, à Rome l’huile d’olive espagnole alimentait le quotidien des romains pour toutes sortes d’usages : alimentation, éclairage, construction. Comment à partir d’une simple montagne d’amphores oubliées dans l’ancien port de Rome, à partir de 1860 et surtout au XX° s, les historiens ont pu établir ce trajet mais aussi amasser nombre de renseignements sur la culture de l’olivier, la production d’huile et la confection des amphores en Espagne. 
Un trafic qui a duré deux siècles et demi du 2° s avant JC au 2° s après, et s’est étendu à tout l’empire romain, remontant le Rhône pour atteindre l’Allemagne et la Hollande, affrontant l’Atlantique pour atteindre l’Angleterre. 
C’est toute une armée de potiers, de producteurs d’olives et d’huile, de marchands, de transporteurs et de marins qui participaient à ce grand mouvement avec des points d’arrêt languedocien comme Lattes ou Narbonne, à une époque où, paradoxalement, il n’y avait pas d’olivier chez nous, pays alors trop froid pour cet arbre. 

CONFÉRENCE DE STÉPHANE MAUNÉ L'OLÉICULTURE À L’ÉPOQUE ROMAINE

 

Le public a suivi avec intérêt cette conférence illustrée de nombreuses vues, de nombreux dessins, de nombreuses cartes donnant à l’exposé un aspect vivant et concret. C’était un retour à une page de notre histoire souvent méconnue, où l’on découvrait que les romains avaient déjà des notions techniques et commerciales que nous avons redécouvertes péniblement au cours des siècles. 
Mais pour cette leçon d’histoire il fallait un présentateur à la fois compétent et agréable à suivre c’est ce qu’a démontré pendant près de deux heures Stéphane Mauné. Le plus bel hommage que l’on pouvait rendre au conférencier c’était cette attention soutenue de l’auditoire, complétée par les nombreuses questions qui ont suivi la fin de l’exposé.

Corinne Cambon

Jérôme Bosch : conférence d'Evelyne Tschirhart à Montagnac

A la Maison des Associations Vincent Diaz, Evelyne Tschirhart a présenté Jérôme Bosch au cours d'une conférence qui a rassemblé une belle assistance ainsi que les adhérents de l'association culturelle "Kaf'Kali".
Jérôme Bosch dont on vient de célébrer le 500ème anniversaire de la mort par deux expositions : l’une dans sa ville natale de Bois-le-Duc en Hollande et l’autre à Madrid, est le peintre le plus connu du bas moyen-âge. On connaît peu de choses de sa vie et aucune de ses œuvres n’est datée. C’est seulement en 2007, avec la création du Centre de recherche de sa ville natale, Bois-le-Duc, grâce aux moyens scientifiques, que l’on arrive à approfondir la connaissance que l’on avait de lui.
Il est issu d’une famille de peintres : grand-père, père, frères et neveux. 
De son vrai nom, Jérôme Van Aken, il naît vers 1450 et meurt en 1516, d’une maladie contagieuse. Il devait avoir entre 60 et 65 ans.
Son grand-père Thomas van Aken a créé l’atelier des peintres qui sera repris par ses cinq fils. Il était en 1450 le plus important peintre de la ville et membre de la confrérie "Notre Dame", fondée elle-même en 1318. 
Jérôme Bosch épouse en 1480 environ, une femme issue d’une famille de marchands fortunés de la haute bourgeoisie mais il n’y eut pas d’enfant de cette union.
Il crée son propre atelier et devient peintre indépendant.
Grâce à ce mariage, Jérôme Bosch entre alors dans la confrérie Notre Dame comme frère juré en 1486, il pourra ainsi accéder à des réfections de la chapelle et créer des œuvres pour la confrérie. Les membres de cette confrérie seront aussi des commanditaires.
Pour entrer dans la confrérie, il fallait appartenir à une classe élevée, être un bon Chrétien et si l’on n’était pas fortuné, être reconnu pour un talent particulier comme le grand-père de Jérôme.
Bois le Duc et son importance, le climat religieux.
C’est une ville des Pays-Bas appartenant au Duché de Braband comme Anvers, Louvain et Bruxelles.
Elle est connue pour ses confréries ; elle est souvent visitées par les Princes : Charles III de Bruxelles, Philippe II le Beau (d’Espagne). 
Les confréries faisaient la traductions des textes saints (Bible, Évangiles et vie des Saints) en langue vernaculaire. Elles étaient fréquentées par les humanistes de l’époque. La vie intellectuelle y était très importante. 
Jérôme Bosch vit dans une époque portée au mysticisme et à l’ésotérisme. À la fin du Moyen âge, le diable fait encore partie du quotidien. Et l’enfer est une menace permanente pour chacun. Les châtiments corporels étaient couramment pratiqués (exemple un joueur pouvait être puni et on lui perçait la main d’un poignard).
Cependant, Bosch posait un regard critique sur les institutions ecclésiastiques et était sensible à la Réforme qui venait de débuter au XVème siècle. 
La Réforme protestante est une volonté de revenir aux sources du christianisme. La question du salut était centrale et les réformateurs dénonçaient la corruption de la société engendrée par le commerce des indulgences. En achetant des indulgences, les chrétiens s’offraient la remise de leurs péchés et espéraient entrer au paradis.
L’essor de l’imprimerie permet de faire circuler la Bible traduite en langues vulgaires.
La peinture de Bosch a donc un caractère pédagogique puisqu’elle montre par l’image les instincts les plus vils de l’homme pour en mieux inspirer la répulsion. C’est ce que nous allons voir dans son œuvre.
Le Christ et les figures saintes sont des exemples à suivre. Mais Bosch est aussi un peintre de l’invisible. Il est capable d’illustrer l’univers effrayant des désirs des hommes et de leurs conséquences : le paradis ou l’enfer.