Environnement

Rencontre avec un jeune poisson lune au large de Brescou

Une rencontre toujours insolite dans l'Aire marine protégée avec un jeune poisson lune (Mola mola), non loin de Brescou ! Il faut dire que les méduses sont aussi là et font le régal de ce poisson peu farouche, avec des nageoires un peu spéciales, qui peut mesurer 3 mètres et peser une tonne !
Ci-dessous un belle vidéo témoignant de l'évènement filmé par Renaud Dupuy de la Grandrive et sa super équipe de Aire marine protégée de la côte agathoise.
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La Région adopte un Plan d'intervention pour l'eau

Réunie en Assemblée plénière sous la présidence de Carole Delga, le 22 juin 2018, la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée a adopté son Plan d'intervention pour l'eau. Présenté par la vice-présidente Agnès Langevine, il poursuit l'ambition régionale de mener une action exemplaire et innovante en matière de gestion intégrée de l'eau.

OCCICapture

« Nous avons en Occitanie un patrimoine lié à l'eau d'une grande richesse. Afin de préserver cette ressource vitale, il s'avère indispensable que la Région apporte sa contribution pour relever les défis auxquels nous sommes confrontés.. Les épisodes de sécheresses et d'inondations impactent fortement notre territoire et nous ne pouvons plus ignorer les effets du changement climatique. Se préparer face à ces risques hydrologiques, c'est préserver ce bien commun qu'est l'eau, maintenir la qualité du cadre de vie de nos habitants, de leur environnement, et assurer à tous un accès durable. C'est pourquoi je souhaite que la Région assume son rôle dans la mise en œuvre d'une politique ambitieuse de gestion de l'eau » a notamment annoncé Carole Delga.

 Le Plan d'intervention adopté se compose d'un programme d'actions et de trois dispositifs d'interventions financières pour une gestion intégrée de l'eau, sous tous ses aspects : de la gestion durable de la ressource, à la préservation et la restauration des milieux aquatiques et la prévention et la réduction des risques d'inondation. Il s'inscrit également dans une collaboration étroite avec les autres politiques régionales en matière de transition écologique et énergétique, mais aussi d'agriculture, de tourisme, de développement économique, de formation, etc.

 La Région souhaite également favoriser les aménagements économes en eau, adaptés au climat (notamment pour les espaces verts), peu vulnérables aux inondations et optimiser le patrimoine naturel que constituent les milieux aquatiques régionaux. En matière d'innovation, elle soutient des projets de recherche et la mise en œuvre d'opérations pilotes, notamment sur les ressources alternatives, comme la réutilisation des eaux usées ou la recharge artificielle des nappes.

 De ce fait, la Région s'engage à promouvoir de bonnes pratiques, sur tous les territoires d'Occitanie. Le Plan d'intervention prévoit, par ailleurs, une utilisation des concessions hydrauliques du territoire comme « zones d'expérimentation » afin d'apporter des solutions et des modes de gestion plus vertueux. 

La Région adopte les statuts de l'Agence Régionale de la Biodiversité Occitanie 

L'Agence Régionale de la Biodiversité se présente comme un outil opérationnel, afin de permettre à la Région de démultiplier son action au sein de son territoire. Parmi les missions qui lui sont confiées, voici 3 axes structurants : 

  • La valorisation de la connaissance et la mobilisation citoyenne autour d'un Observatoire régional de la biodiversité Occitanie ;
  • La mise en relation des différents acteurs avec la création d'un réseau des gestionnaires et d'un forum des acteurs de la biodiversité ;
  • L'accompagnement des porteurs de projets à travers notamment un appui technique et administratif. 

  L'Occitanie poursuit et amplifie sa démarche Région à énergie positive (REPOS) 

Afin d'agir concrètement sur la transition énergétique, la Région souhaite diviser par deux la consommation d'énergie par habitant et multiplier par trois la production d'énergies renouvelables d'ici 2050.

Dans cette dynamique, la Région a voté le lancement d'un nouvel appel à projets pour le développement des projets d'énergies renouvelables territoriaux et la reconduction de 3 appels à projets relatifs au photovoltaïque en autoconsommation, aux énergies renouvelables coopératives et citoyennes et à la réalisation de « bâtiments NoWatt », sobres et économes en énergie.

Opération stop aux déchets

150 m3 de déchets récoltés sur les routes

Pour la deuxième année consécutive, le Département organisait mardi 5 juin une grande opération Stop aux déchets sur les routes de l’Hérault. La journée était choisie symboliquement à la même date que la journée mondiale de l’environnement.
350 agents du Département étaient mobilisés ce mardi pour nettoyer 340 km de routes ainsi que 6 hectares d’aire de repos et giratoires. A l’appel de Kléber MESQUIDA, de nombreuses collectivités ont également répondu présentes pour démultiplier l’action du Département.
150 m3 de déchets épars (papiers, canettes, bouteilles en plastique…) ont été ramassés et les agents ont également trouvé 204 pneus, 13 enjoliveurs, 7 planches, 4 pare-chocs, 1 embrayages PL, 100 kg de ferrailles en tout genre, des bidons usagés de produit de traitement des vignes, 1 translate, 1 pied de parasol, des pieds de salon de jardins et des encombrants en tout genre : matelas, machine à laver, micro-ondes… Preuve du manque de scrupule de certains usagers, les agents sont également confrontés à d’autres trouvailles désagréables : des bouteilles en plastique remplies d’urine.
Pour sensibiliser les usagers contre ces incivilités, de nombreux panneaux ont également été installés sur les différents itinéraires.

Ces immondices entachent la beauté des paysages et le confort des usagers sur la route. Mais ils posent surtout un problème environnemental majeur : les fossés qui longent les routes départementales ont pour objet d’évacuer les eaux de ruissellement ; lorsqu’ils sont obstrués, ils ne peuvent plus jouer leur rôle correctement...quand ces déchets ne finissent pas par polluer les rivières, les lagunes et les plages de l’Hérault.

Si comme moi vous êtes sensibles à ce problème, pour demander un panneau de ce type, il vous faut savoir que du fait de la réglementation en matière de publicité, le Département ne peut pas installer ce type de panneau en fixe en dehors des limites d’agglomérations définies suivant le code de la route (panneaux d’entrée et sortie des villages).

Ces panneaux ne sont utilisés que de façon temporaire, lors de nos opérations de nettoyage.

En fonction de l’endroit où vous souhaiteriez installer des panneaux en agglomération (photo du modèle dont vous parlez ci-joint), il vous faut obtenir l’autorisation du gestionnaire de la route. 

  • Ø  si c’est une voie communale, il faut s’adresser à la mairie
  • Ø  si c’est une route départementale en agglomération, il faut s’adresser à notre agence technique départementale Thau Plaine d’Hérault (04 67 67 82 70) qui se rapprochera dans un second temps de la mairie  
  • Florence de Martino

La tempête du 1er mars laisse des traces sur nos plages

Le dernier violent coup de vent et de mer a fait s'échouer sur les plages comme la Tamarissière ou le lido de Sète, poulpes, congres, seiches, crabes, muges, langoustines, galatées, petites cigales, pontes de raies, éponges de mer... Mais cette faune et cette flore vont pouvoir se redévelopper, notamment dans l'Aire marine protégée de la côte agathoise. Ci-dessous quelques photos prise par enaud Dupuy de la Grandrive, Directeur du Milieu Marin / AMP Côte agathoisede faune marine échouée sur les plages de Sète et Agde (La Tamarissière) à la suite de la tempête du 1er mars.

Photos Renaud Dupuy de la Grandrive / Aire marine protégée de la côte agathoise
 Directeur du Milieu Marin / AMP Côte agathoise - Ville d'Agde, 34300 AGDE
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La source de Fontcouverte


Daniel Arnaud

 

Elle coule au milieu des bois la source je vous le demande, s’il faut croire à cette légende d’une fille qu’on y trouva. Mais là, point de fille, mais  un homme, Daniel Arnaud, un amoureux de la nature. Né à Nizas, il connait cette source depuis son enfance. La vie professionnelle comme bon nombre d’entre nous l’a éloigné de ce lieu. Tous les étés, il participe aux patrouilles pédestres du Comité Communal des Feux de Forêts (CCFF). Avec sa tenue orange, pendant les périodes caniculaires, il arpente à pied les points hauts du canton afin de prévenir les services incendies d’un départ de feu et sensibiliser les personnes qu’il rencontre aux risques d’embrasements de la nature. Il vit à Lézignan la Cèbe où il est impliqué dans le monde associatif. Lors d’une sortie, il a retrouvé la source de Fontcouverte envahie par les ronces, les murets qui délimitent  le canal de fuite étaient écroulés. Alors il a retroussé les manches, et petit à petit, il a transformé cet « armas » en un lieu paisible. Il a refait les murs de soutènement en pierres sèches,  aménagé des escaliers pour s’approcher au plus près de l’eau qui jaillit sous un rocher. Il a amené depuis l’ancienne  carrière de Lézignan la Cèbe du gravier. Un travail qui en aurait rebuté plus d’un. Il taille et protège les arbres aux alentours. Hélas, il enlève trop souvent des déchets jetés par des promeneurs indélicats. Il y vient pour trouver le calme et passer un moment entre vignes et garrigue se remémorant au passage ses souvenirs de jeunesse. Mais il a des projets à venir, consolider, aménager, protéger. Pour ce comportement au service de la nature, tu mérites toute notre admiration.

On ne peut s’empêcher de se souvenir de ce feuilleton télévisé dont le titre était Fontcouverte qui fut diffusé pour la première fois en 1955 et qui comportait 52 épisodes. Le thème était le tarissement successif des sources autour du village ce qui eu pour conséquence  le départ de la population. L’ultime fontaine venant de se taire, les derniers habitants décident de partir sauf Balthazar (Lucien Barjon) sa fille Blanchette (Danielle Evenou) et Pierre Massimi. Mais  quel est le Fontcouverte qui a inspiré ce feuilleton? Dans l’Aude, le petit village des Corbières près de l’Alaric tient la corde à cause de sa source de Fontcalel qui est protégée par des grilles comme les lingots d’or de la banque de France.

Bernard Bals


Elle sort sous la roche

 

Une veille écologique exceptionnelle

 

Tough weather this december 13th, but great conditions to observe birds. From Brescou with a view over the Canigou, to Port Ambonne with a view on the Caroux, it was a birds festival. 560 shearwater from mediterrannee plus some from the baleares, 6 "fous de Bassan", around 10 sandwich terns fishing or resting on a floating trunk, 3 storm petrels, about 30 big cormorants and even a tuna fishing! This should fulfill our protected submarine wealth part of the 70000 ha of Natura 2000, dedicated to the little C armargue birds in Leucate.


   

Météo frisquette pour ce 13 décembre mais des conditions propices aux observations d'oiseaux marins. Du large de Brescou avec vue sur le Canigou à celui de Port Ambonne avec vue sur le Caroux, un festival de "piafs" s'est offert à la petite équipe d'observateurs de l'Aire Marine Protégée ((Edouard, Mathieu et Renaud): pas moins de 560 puffins de Méditerranée avec quelques puffins des Baléares, 6 fous de Bassan, une dizaine de sternes caugek pêchant en piqué ou se reposant sur un tronc flottant, 3 océanites tempêtes, une trentaine de grands cormorans et même un thon en activité de chasse entre les balises des filières !
De quoi compléter la richesse écologique sous-marine de notre Aire marine protégée inclue d'ailleurs dans les 70.000 ha du site grand site Natura 2000 marin de la côte languedocienne "dédié" aux oiseaux de la petite Camargue à Leucate.

Renaud Dupuy de la Grandrive Directeur du Milieu Marin / AMP Côte agathoise
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Opération anti-pollution grandeur nature au Cap d’Agde

Mardi 26 et mercredi 27 septembre derniers, c’est une simulation grandeur nature d’une pollution maritime arrivant à terre qui a été organisée par la Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM 34) sur le port du Cap d’Agde.

 

Elaboré en lien avec le Service Interministériel de Défense et Protection Civile, la Sous-Préfecture de Béziers, la commune d’Agde ainsi que les différents services concernés comme la Police Municipale, les Pompiers ou la SNSM, le dispositif ORSEC POLMAR-TERRE a pour objectif de faire face à une pollution maritime de grande ampleur par hydrocarbures ou tout autre produit, notamment chimique arrivant sur la frange littorale.
Un dispositif nécessaire comme l’a expliqué le Sous-Préfet de Béziers Christian Pouget «en raison de l’importance du trafic maritime en Méditerranée, le risque de pollution marine accidentelle est un risque non négligeable, puisque 25 % du trafic mondial y transite dont 30% du trafic pétrolier. Les principaux ports de commerce générant un trafic maritime au large des côtes de l’Hérault sont le Grand Port Maritime de Marseille (GPMM) puis les ports régionaux de Sète et de Port-la-Nouvelle».
Ainsi, plus de quatre vingt personnes ont été reçues par Gilles D’Ettore, Maire d’Agde, qui s’est dit «impliqué par ce dispositif de protection du port», - il faut dire que le port du Cap d’Agde représente une dizaine de bassins et 3 100 anneaux - et «sensible à la problématique de la Méditerranée qui est une mer semi-fermée et donc vulnérable».
Ainsi, un barrage de protection d’une longueur totale de 350 mètres a été mis en place principalement pour tester le dispositif grandeur nature. En parallèle à la manœuvre, un chantier de nettoyage des parties sableuses et rocheuses atteintes de la plage Richelieu a eu lieu.
Un exercice grandeur nature qui sera reconduit tous les trois ans maximum et qui devrait permettre de se tenir prêt et de faire face efficacement à une pollution marine sur notre littoral.
(source FB Ville d'Agde)

Restauration écologique du littoral agathois

Avec l'immersion de micro-récifs artificiels X-Reef, une première en Méditerranée, la ville d'Agde va  optimiser l'ancrage et la gestion du balisage des 300 m. Ces équipements écoconçus participeront également à la restauration des petits fonds méditerranéens en offrant une protection pour les populations de juvéniles.

 

 Contexte économique du projet

 L’installation, la désinstallation et l’entretien des balisages peuvent constituer un poste de dépense non négligeable pour la collectivité : coût des fournitures pour l’entretien ou le remplacement des balises et de leurs ancrages, coûts des contrats de travaux si externalisés, coût des moyens nautiques et de mobilisation des agents si réalisé en interne, etc.).

La mise en œuvre de solutions techniques plus pérennes présente un réel intérêt technico-économique.

Le balisage repose sur la mise en œuvre de bouées de signalisation, dont la forme et le volume varie en fonction des espaces balisés (zone de baignade, chenal de navigation…). Les méthodes d’ancrage de ces bouées sur les fonds marins sont définies en fonction de la nature des fonds (corps-morts en béton sur fonds sableux, anneaux scellés sur fonds rocheux, ancres à vis sur fonds sensibles tels les herbiers).

La mise en œuvre de ces bouées nécessite la mobilisation de moyens de transport et de travaux maritimes spécifiques.

En raison des risques de décrochement liés aux intempéries hivernales, ces bouées de signalisation sont quasi-systématiquement désinstallées en fin de saison estivale pour être réinstallées l’année suivante.

Dans la plupart des configurations de fonds sableux, les ancrages doivent également être sortis de l’eau afin d’éviter qu’ils soient perdus par enfouissement.



Le système X-REEF est développé par la société Seaboost, une fililae du groupe Egis, qui conçoit des solutions innovantes de micro-habitats à poissons pour restaurer la biodiversité des fonds maritimes.

 

Le plan de travail de l’opération s’est déroulé comme suit :

  •  Conception des 6 nouveaux dispositifs de corps-morts avec le prestataire Seaboost, start up spécialisée en ingénierie travaux maritimes et environnement marin, avec la participation de plusieurs sous-traitants
  • Repérage en plongée des sites potentiels d’installation de ces modules par l’équipe de l’AMP
  • Immersion des modules expérimentaux sur le littoral agathois (moyens nautiques et agents de l’AMP)
  • Suivi scientifique des structures (tenue à la mer et de biodiversité ante immersion (point 0) puis après immersion des prototypes sur un an
  • Cartographies et rapports

 Cout total du projet : 72 500 €

 Il est financé à 80 % par le ministère de l’écologie via un Contrat Natura 2000 marin


 

   

L'opération d'immersion des modules X-Reef a commencé en septembre 2017, le 6ème module sera immergé au Cap d'Agde le vendredi 13 octobre après-midi en présence du Maire d’Agde, Gilles D’Ettore, de l’équipe de l’Aire marine protégée et de la startup Seaboost qui développe ce système innovant.

Les 14 km du littoral de la commune d’Agde et de l’Aire Marine Protégée de la côte agathoise font l’objet depuis de nombreuses années de balisages avec corps-morts pneus/béton ou béton pour l’installation de la bande littorale des 300 m. En saison estivale, un plan de balisage est constitué par le  préfet maritimes et le maire d'Agde. Quelques kilomètres de côte vers l’ouest sont également équipés de bouées délimitant la zone des 300 m sur les communes de Vias et de Portiragnes.

L’AMP (Aire Marine Protégée) de la côte agathoise, site Natura 2000 "Posidonies du Cap d’Agde" FR9101414, couvre une surface de 6152 ha du Grau d’Agde à Port Ambonne, jusqu’à 3 milles nautiques au large. Elle est gérée par la ville d’Agde via la Direction du milieu marin.
Les fonds marins y sont caractérisés par différentes entités biologiques et géologiques : étendues de sables fins, grandes dalles de tufs d’origine volcanique, éboulis rocheux, herbiers de posidonies, mattes mortes et coralligène. Ces différents biotopes constituent un environnement marin favorable à la diversification de la faune et de la flore sous-marine. De plus, ce relief sous-marin, en grande partie d’origine volcanique, est unique en région Languedoc-Roussillon.

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Le système de balisage de la bande des 300 m concerne une centaine de bouées jaunes (hors chenaux d’accès). Il est installé entre le mois de mai et septembre, et reste sensible aux coups de mer. Il nécessite chaque année de nombreuses interventions des services de la ville pour les remettre en place in situ, voire pour les enlever entièrement et les remettre en place, parfois au cours même de la saison.

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De nombreux corps-morts sont aussi abandonnés au fond – pneus, béton, chaînes rouillées…) et dégradent les milieux naturels marins des petits fonds côtiers de l’aire marine protégée (petits fonds sableux parfois à proximité de petits fonds rocheux, herbiers de posidonies, ou d’une mosaïque roche/posidonies).

La frange infralittorale est composée de sables, de roches (éboulis, galets), de petites étendues de mattes mortes et d'herbiers de posidonies reconnus comme habitat prioritaire au sein de la Directive européenne "habitat faune flore".

La sensibilité des sites littoraux  (cliquez sur la carte pour l'agrandir

 Avec le projet R REEF, l’objectif de la ville d’Agde est d’optimiser la gestion de ce balisage des 300 m et d’expérimenter de nouveaux équipements éco-conçus qui assurent  en plus de leurs fonctions techniques, des fonctionnalités écologiques utiles pour les écosystèmes dans lesquels ils s’insèrent.
Ce concept innovant retient un intérêt grandissant chez les donneurs d’ordre, tant en France qu’à l’international dans la mesure où il constitue un outil permettant de concilier le double objectif de développement économique et de préservation des écosystèmes marins. Si cette démarche est en cours depuis quelques années sur les ouvrages portuaires, elle n’a pour l’instant été appliquée aux corps-morts de mouillage que de manière anecdotique et à l’international. Ces équipements écoconçus devront répondre à la fois à cette optimisation de la gestion et participer à la restauration de ces petits fonds méditerranéens par la conception de prototypes de modules de corps-morts / mouillages adaptés aux fonds méditerranéens et pouvant faire office de micro-récifs artificiels pour les populations de juvéniles notamment.

 L’objectif technique de ce projet X REEF est donc de développer un équipement d’ancrage de bouées de signalisation de la bande des 300 m en particulier, à la fois pérenne et accessible aux moyens nautiques courants de la ville d’Agde en charge de leur mise en œuvre.

L’objectif environnemental de ce projet vise à développer un équipement d’ancrage de bouées de signalisation présentant une empreinte écologique améliorée par rapport aux équipements traditionnellement mis en œuvre.
L’ancrage, n'étant pas désinstallé chaque année, se traduit par une moindre perturbation des écosystèmes sur lesquels ils sont installés. Leur plus forte stabilité évitera également des déplacements accidentels vers des écosystèmes sensibles à l’écrasement (par exemple les herbiers) sous l’action de fortes houles. Le bilan d’émission de gaz à effet de serre est enfin amélioré pour la collectivité du fait d’interventions en mer réduites.
L’éco-conception du système d’ancrage se traduit par l’exercice de fonctionnalités écologiques utiles pour l’équilibre des écosystèmes marins locaux. Compte-tenu de la dimension limitée des ancrages, des écosystèmes environnants et des profondeurs d’immersion, ces fonctionnalités pourront a priori être : nourricerie, abri d’espèces patrimoniales, abri d’espèces à intérêt halieutique, etc.
Les bétons intégreront une fraction de sables coquilliers, obtenus à partir des exploitations conchylicoles de l’étang de Thau par exemple. Les bétons seront non armés, c’est-à-dire qu’ils ne consommeront pas d’acier.

 Ainsi, ce projet pourra proposer des solutions adaptées visant à :

  • Restaurer naturellement les petits fonds côtiers sensibles, par une diminution de l’impact mécanique des systèmes d’ancrage actuels.
  • Optimiser le recrutement et la connectivité des juvéniles de poissons dans les petits fonds côtiers
  • Optimiser la mise en œuvre du balisage, en terme de coût /efficacité et de valorisation pour les collectivités.

L’objectif sociétal serait également un plus car placés en limite de zone de baignade, ces équipements seront aussi des outils ludiques et pédagogiques pour la communication, la sensibilisation des baigneurs et des autres utilisateurs du milieu marin, sur la nécessité de préserver les écosystèmes côtiers.

Restaurer la biodiversité marine agathoise

... AVEC DES ACTIONS CONCRETES !

C'est l'un des objectifs de l'Aire Marine Protégée de la côte agathoise gérée par la Ville d'Agde !
Une opération de récupération de corps morts du balisage des bouées jaunes des 300 m abandonnés sur le littoral agathois vient ainsi de se terminer. Près d'une trentaine de corps-morts qui ont été drossés à la côte par les coups de mer depuis plusieurs mois viennent d'être récupérés. Une opération longue et délicate qui a mobilisé efficacement le service des plages de la mairie, avec la barge municipale et ses agents, et l'équipe plongée de l'Aire Marine Protégée pour à la fois les repérer précisément puis les enlever un par un avec leurs chaînes, manilles, blocs de béton et pneus, avec un système de parachutes.
Une opération financée par le ministère de l'écologie via un Contrat Natura 2000 marin avec la ville d'Agde.
Elle sera bientôt suivie par une opération innovante et expérimentale de nouveaux dispositifs de corps morts du balisage des 300 m bien plus respectueux du milieu marin et plus économes dans la durée.

Renaud Dupuy de la Grandrive
Directeur du Milieu Marin / AMP Côte agathoise - Ville d'Agde

La restauration du coralligène de Brescou se poursuit !



 

belle langouste du Cap d'Agde pas de Cuba!

Le milieu naturel marin présent autour de 20 m au large de Brescou, très riche mais fragile, fait l'objet de toute l'attention de l'Aire marine protégée de la côte agathoise.
Un Contrat Natura 2000 signé avec le ministère de l'écologie permet d'engager une action de préservation et d'aménagement durable. En concertation très étroite avec les clubs de plongée, plusieurs sites ont été nettoyés de leurs déchets puis réaménagés avec de nouveaux fils d'Ariane et repères fixes adaptés aux sites.
Un travail de terrain conséquent avec une communication vers le monde de la plongée en cours.
vous souhaitez admirer langoustes, mostelles, sars, roses des mers, éponges...rejoignez un club de plongée local !

Renaud Dupuy de la Grandrive
Direction du milieu marin de la ville d'Agde
Aire Marine Protégée de la côte agathoise

Expédition 7ème Continent.

Le 27 juillet 2017 à 20h00 – Quai de la Capitainerie au Cap d’Agde.

Dans le cadre de la tournée de sensibilisation de « Expédition 7ème Continent » vous êtes invités à la conférence débat en présence du navigateur explorateur Patrick Deixonne.

Projection du film « Expédition 7ème Contient Atlantique Nord ».

Les journées de sensibilisation se dérouleront les 27 et 28 juillet au Cap d’Agde.