Environnement

Réchauffement climatique : jusqu'où montera le niveau des mers?

Cet article est reproduit avec l'aimable autorisation de Jacques Carles et de futuroscopie.org

Depuis des millions d’années, la Terre connaît des alternances de périodes glaciaires et de périodes interglaciaires avec des variations considérables du niveau des océans. Ainsi lors de la fin de la dernière période glaciaire, il y a quelque 20.000 ans, la fonte des calottes continentales et la dilatation de l’eau sous l’effet du réchauffement climatique (1) a entraîné une formidable remontée du niveau des mers de l’ordre de 120 mètres. Au plus fort de ce processus, il y a 14.000 ans, la hausse du niveau marin a pu atteindre 4 à 5 mètres par siècle pendant 400 ans selon une étude réalisée par une équipe scientifique française, étudiant les évolutions des récifs coralliens de Polynésie (2).

Après s’être peu ou prou stabilisé pendant quelques millénaires, le niveau des mers est reparti à la hausse au cours du 19ème siècle avec une nouvelle phase de réchauffement climatique. Le phénomène semble même s’accélérer depuis quelques décennies au point que, dans son dernier rapport, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) a revu à la hausse ses prévisions. Il estime à présent que le réchauffement en cours pourrait se traduire par une montée des eaux de 0,5 à 1 mètre d’ici 2100.

Plus pessimiste encore, l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique, dans sa toute dernière analyse, n’exclue pas une montée du niveau des eaux pouvant atteindre 2,5 mètres en 2100, ce qui n’aurait d’ailleurs rien d’exceptionnel à l’échelle des temps géologiques. Ainsi pendant les précédents âges interglaciaires, le niveau des océans a souvent été supérieur au niveau actuel. Lors de la période interglaciaire de Riss-Würm, il y a 125.000 ans, les scientifiques estiment que le niveau des mers s’élevait à environ 6 mètres au-dessus du niveau actuel. Lors de la période interglaciaire de Mindel-Riss, il y a 400.000 ans, le niveau des mers s’est stabilisé à un niveau proche, à quelque 5 mètres au dessus de la valeur actuelle. A noter que pendant cette période les paramètres de l’orbite terrestre par rapport au Soleil étaient proches de la situation actuelle.

Ces constatations montrent qui si l’activité humaine explique sans doute une part du réchauffement actuel de note planète, d’autres paramètres, liés au système solaire, sont également à l’œuvre. En effet plus de 99% de l’énergie terrestre provient du soleil et toute variation même infime de l’activité solaire a d’énorme répercutions sur le climat. Les fluctuations de l’activité solaire affectent d’ailleurs les autres planètes qui nous entourent. Ainsi les calottes polaires martiennes se réduisent également et les températures moyennes relevées à la surface de Mars montrent qu’elles s'accroissent encore plus rapidement que sur Terre (3).

Quelles que soient les mesures prises pour tenter de contrôler le réchauffement climatique, qu’il faut prendre car elles ont de toute façon des impacts positif pour l’environnement, il faut s’attendre à une modification importante du tracé des côtes marines dans le monde d’ici 2100 et plus encore dans les siècles à venir.

Avec l’hypothèse d’une montée des eaux limitée à un mètre d’ici 2100, ce sont quand même près d’un demi-milliard de terriens qui seront affectés dans les prochaines décennies.
En Asie, les pays très peuplés du sud du continent, entre autres, le Bangladesh, l’Inde, la Thaïlande, le Vietnam, seront les plus durement touchés. En Chine les zones industrielles de Shanghai ou de Shenzhen devront s’adapter très rapidement ou disparaître. Au Japon, Tokyo et Osaka feront également face aux inondations d’une grande partie de leurs agglomérations.
En Amérique du Nord, si le Canada devrait bénéficier du réchauffement climatique et devenir une puissance arctique majeure, les Etats-Unis par contre en subiront des effets dévastateurs. La façade atlantique dans son ensemble sera d’autant plus remodelée par la montée des eaux que les zones côtières subissent par ailleurs un phénomène de subsidence, c’est-à-dire un affaissement progressif de l'écorce terrestre. New-york, Miami, Cap Canaveral feront partis des zones les plus menacées. A l’ouest, le trait de côte de la Californie, de Los Angeles jusqu’à San Franscisco, pourrait reculer que plusieurs dizaines de kilomètres.
L’Amérique du Sud devra également faire face à l’élévation du niveau de la mer mais dans des proportions moindre que pour d’autres régions. Des zones de pêche et de tourisme seront néanmoins touchés telle que Rio de Janeiro où la plage de Copacabana disparaitra.
En Afrique, le delta du Nil sera submergé et provoquera la migration forcée de millions d’habitants., de grandes métropoles comme Lagos au Nigeria, Abidjan en Côte d’Ivoire, Lomé au Togo, Le Cap en Afrique du sud devront également lutter contre les eaux. Des villages côtiers disparaitrons entièrement et avec eux certaines des plaines côtières les plus fertiles d’Afrique.
En Europe, des terres seront englouties le long de l’Atlantique, aux Pays-Bas, en Angleterre et en France où des villes comme Dunkerque, Saint-Malo ou Bordeaux seront touchées. En Méditerranée, Sète deviendra plus jamais une île singulière.

A plus long terme, la dernière étude exhaustive, publiée par 59 chercheurs de 17 pays, dans la revue scientifique Nature Géoscience (4) montre que les modèles climatiques actuels pourraient encore sous-estimer les changements climatiques à venir. Selon un communiqué du CEA (5) qui a participé à cette étude, « un réchauffement même limité de 1,5 à 2°C au-dessus du niveau pré-industriel sera suffisant pour causer une fonte substantielle du Groenland et de l’Antarctique à long terme, et engendrer une hausse du niveau de la mer de plus de 6 mètres qui persistera des milliers d’années. Des vitesses de montée du niveau de la mer supérieures à celles de ces dernières décennies sont alors probables » . Une prévision qui rejoint les conclusions des paléoclimatologues qui ont pu mettre en relation, sur longues périodes, les cycles glaciaires et le niveau des océans.

Sète deviendra une véritable île et Agde deviendra l'île singulière de la cote languedocienne...

De Béziers à Sète en passant par Agde


situation actuelle


Montée des eaux : +1 m (hypothèse GIEC, 2100)


montée des eaux : + 6m (consensus des paléoclimatologues pour le niveau d'équilibre à long terme)

références :

  1. Comme tout corps physique l’eau se dilate avec la température et plus la température s’élève, plus la dilation s’accentue. Le coefficient de dilation passe ainsi de l’ordre de 0,02% à 10° à 0,2% à 20° et 0,8% à 40°.
  2. Lettre n°5 du Changement Global (octobre 1996) : « Le niveau marin depuis 20 000 ans enregistré par les coraux ». La Lettre du Changement global, issue du Programme Mondial de Recherches sur le Climat, émane du Comité national français du changement global, en relation avec l'Académie des sciences.
  3. Lori K. Fenton, Paul E. Geissler & Robert M. Haberle. Global warming and climate forcing by recent albedo changes on Mars. Nature,Vol 446, 5 April 2007
  4. Fischer, H., Meissner, K.J., Mix, A.C., et al.: Palaeoclimate constraints on the impact of 2°C anthropogenic warming and beyond. Nature Geoscience, 25 June 2018.
  5. CEA, communiqué de presse du 26 juin 2018

Notre planète va bientôt manquer de sable

50 Milliards de tonnes de sable sont extraits par an mondialement, notre utilisation du sable est irresponsable. Nous en consommons beaucoup plus que la terre ne peut en produire, les réserves s’amenuisent et les conséquences de notre surconsommation se font de plus en plus voir sur l’environnement. L’infographie de Trade Machines revient sur la problématique du sable.

Le secteur de la construction est le premier consommateur de sable, le sable utilisé afin de créer du béton, est un sable marin ou des affluents. Les caractéristiques de ce sable font qu’il s’agglomère mieux au ciment, le béton est constitué au ⅔ de sable. On parle donc de quantité énorme de sable, pour vous donner une échelle, 1 KM d’autoroute nécessite 30 000 tonnes de sable. L’urbanisation croissante et l’explosion de la population mondiale tirent la demande vers le haut. Ironie du sort, le sable du désert, disponible à perte de vue ne peut être utilisé dans le BTP, moins de 5% du sable présent sur terre peut servir dans la construction. Avec une urbanisation démesurée et des infrastructures rutilantes, la Chine est naturellement le pays qui consomme le plus de sable. .

Devant un marché aussi juteux que celui du sable, il ne fallait pas attendre longtemps pour qu’une multitude d’acteurs s’intéresse à la ressource. L’extraction de sable marin est chose facile pour les pécheurs qui ont délaissés leurs filets par manque de prises, il constitue une bonne source de revenu et surtout il est gratuit et abondant. Tout ce qu’il vous faut c’est une pelle et une charrette. Par manque de sensibilisation, ils ne s’imaginent même pas que cette extraction illégale détruit l’habitat sous marin. La mafia du sable sévit partout dans le monde et n’hésite pas à éliminer quiconque ose gêner. .

Au Maroc, les plages sont défigurées, la mer avance et avale par la même occasion les habitations au bord de la mer. Les bateaux dragueurs sont ceux qui causent le plus de dommages, ils aspirent le sable au fond de la mer sans laisser de chances aux micro organismes dont se nourrissent les animaux marins. La chaîne alimentaire est perturbée et à plus long terme, c’est notre survie qui est en jeu. .

En Indonésie, 24 îles ont déjà disparues englouties par la mer et si nous ne faisons rien d’ici 2100 les Maldives n’existeront plus. Malgré les mesures prises par les gouvernements dont le Cambodge, le Sénégal ou encore la Malaisie, l’extraction de sable continue de manière illégale afin d'approvisionner les chantiers du monde. En France, l’activité d’extraction de granulats marin est beaucoup plus contrôlé, mais l’impact sur l’environnement n’est jamais totalement prédictible. C’est cet argument qui a permis à l’association Le Peuple des Dunes de Trégor de mettre fin au projet d’exploitation d’un gisement de sable dans la baie de Lannion en Juin 2018 au terme d’une longue mobilisation. .

Ibrahim Habi
trademachines.fr

Chantier innovant : le végétal remplace les produits pétroliers sur la RD26

Comment apporter une nouvelle jeunesse à la route entre St Mathieu de Tréviers et Guzargues, tout en respectant l‘environnement ? Le Département réalise actuellement des travaux innovants de retraitement en place des anciennes chaussées de la RD26 en utilisant un liant végétal à la place de produits pétroliers.
 
En cohérence avec sa démarche « route durable », le Département de l’Hérault se positionne comme un acteur historique de l’innovation, en incitant la profession routière à développer des techniques nouvelles au bénéfice de l’environnement et du cadre de vie. 
Le Département a confié à l’entreprise Eiffage le retraitement à froid de la chaussée avec un produit de la sylviculture et de l’industrie papetière. Ce procédé à base d’huiles végétales issues des pins constitue un substitut potentiel aux produits pétroliers pour les routes du futur. 
Dans une logique d’économie de ressources naturelles et de valorisation des matériaux, l‘ancienne route est rabotée sur 6 cm, recyclée sur places, puis mélangée avec le liant végétal. Cette technique est appliquée à froid, limitant ainsi l’émission de gaz à effet de serres et de substances polluant l’air ambiant.
Ce chantier innovant est réalisé sur la RD 26 entre St Mathieu de Tréviers et Guzargues sur une longueur d’environ 2,5 kilomètres, avec deux parties distinctes :
- une partie retraitée à froid à l’émulsion classique de bitume, en cours de réalisation,
- une partie retraitée à froid au liant végétal, programmée les lundi 30 et mardi 31 juillet.
Les services routiers du Département et les experts des laboratoires pourront ainsi suivre l’évolution des deux techniques pendant trois ans, et comparer leurs performances. Si ce chantier expérimental s’avère concluant, la technique pourrait se généraliser à terme sur l’ensemble des routes françaises.
Ce chantier innovant, d’un montant de 251 000 €, est intégralement financé par le Département.
 
Les chiffres clés du chantier :
7 000 m² de retraitement de chassée à froid à l’émulsion de bitume
7 000 m² de retraitement de chaussée au liant biosourcé Recytal
6 cm d’épaisseur de rabotage et retraitement
3 % de dosage de liant innovant Recytal
4 000 m² d’enduit de scellement gravillonné provisoire sur les zones retraitées
900 tonnes de bétons bitumineux minces (qui seront réalisés ultérieurement en septembre)
 
 

Rencontre avec un jeune poisson lune au large de Brescou

Une rencontre toujours insolite dans l'Aire marine protégée avec un jeune poisson lune (Mola mola), non loin de Brescou ! Il faut dire que les méduses sont aussi là et font le régal de ce poisson peu farouche, avec des nageoires un peu spéciales, qui peut mesurer 3 mètres et peser une tonne !
Ci-dessous un belle vidéo témoignant de l'évènement filmé par Renaud Dupuy de la Grandrive et sa super équipe de Aire marine protégée de la côte agathoise.
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La Région adopte un Plan d'intervention pour l'eau

Réunie en Assemblée plénière sous la présidence de Carole Delga, le 22 juin 2018, la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée a adopté son Plan d'intervention pour l'eau. Présenté par la vice-présidente Agnès Langevine, il poursuit l'ambition régionale de mener une action exemplaire et innovante en matière de gestion intégrée de l'eau.

OCCICapture

« Nous avons en Occitanie un patrimoine lié à l'eau d'une grande richesse. Afin de préserver cette ressource vitale, il s'avère indispensable que la Région apporte sa contribution pour relever les défis auxquels nous sommes confrontés.. Les épisodes de sécheresses et d'inondations impactent fortement notre territoire et nous ne pouvons plus ignorer les effets du changement climatique. Se préparer face à ces risques hydrologiques, c'est préserver ce bien commun qu'est l'eau, maintenir la qualité du cadre de vie de nos habitants, de leur environnement, et assurer à tous un accès durable. C'est pourquoi je souhaite que la Région assume son rôle dans la mise en œuvre d'une politique ambitieuse de gestion de l'eau » a notamment annoncé Carole Delga.

 Le Plan d'intervention adopté se compose d'un programme d'actions et de trois dispositifs d'interventions financières pour une gestion intégrée de l'eau, sous tous ses aspects : de la gestion durable de la ressource, à la préservation et la restauration des milieux aquatiques et la prévention et la réduction des risques d'inondation. Il s'inscrit également dans une collaboration étroite avec les autres politiques régionales en matière de transition écologique et énergétique, mais aussi d'agriculture, de tourisme, de développement économique, de formation, etc.

 La Région souhaite également favoriser les aménagements économes en eau, adaptés au climat (notamment pour les espaces verts), peu vulnérables aux inondations et optimiser le patrimoine naturel que constituent les milieux aquatiques régionaux. En matière d'innovation, elle soutient des projets de recherche et la mise en œuvre d'opérations pilotes, notamment sur les ressources alternatives, comme la réutilisation des eaux usées ou la recharge artificielle des nappes.

 De ce fait, la Région s'engage à promouvoir de bonnes pratiques, sur tous les territoires d'Occitanie. Le Plan d'intervention prévoit, par ailleurs, une utilisation des concessions hydrauliques du territoire comme « zones d'expérimentation » afin d'apporter des solutions et des modes de gestion plus vertueux. 

La Région adopte les statuts de l'Agence Régionale de la Biodiversité Occitanie 

L'Agence Régionale de la Biodiversité se présente comme un outil opérationnel, afin de permettre à la Région de démultiplier son action au sein de son territoire. Parmi les missions qui lui sont confiées, voici 3 axes structurants : 

  • La valorisation de la connaissance et la mobilisation citoyenne autour d'un Observatoire régional de la biodiversité Occitanie ;
  • La mise en relation des différents acteurs avec la création d'un réseau des gestionnaires et d'un forum des acteurs de la biodiversité ;
  • L'accompagnement des porteurs de projets à travers notamment un appui technique et administratif. 

  L'Occitanie poursuit et amplifie sa démarche Région à énergie positive (REPOS) 

Afin d'agir concrètement sur la transition énergétique, la Région souhaite diviser par deux la consommation d'énergie par habitant et multiplier par trois la production d'énergies renouvelables d'ici 2050.

Dans cette dynamique, la Région a voté le lancement d'un nouvel appel à projets pour le développement des projets d'énergies renouvelables territoriaux et la reconduction de 3 appels à projets relatifs au photovoltaïque en autoconsommation, aux énergies renouvelables coopératives et citoyennes et à la réalisation de « bâtiments NoWatt », sobres et économes en énergie.

Opération stop aux déchets

150 m3 de déchets récoltés sur les routes

Pour la deuxième année consécutive, le Département organisait mardi 5 juin une grande opération Stop aux déchets sur les routes de l’Hérault. La journée était choisie symboliquement à la même date que la journée mondiale de l’environnement.
350 agents du Département étaient mobilisés ce mardi pour nettoyer 340 km de routes ainsi que 6 hectares d’aire de repos et giratoires. A l’appel de Kléber MESQUIDA, de nombreuses collectivités ont également répondu présentes pour démultiplier l’action du Département.
150 m3 de déchets épars (papiers, canettes, bouteilles en plastique…) ont été ramassés et les agents ont également trouvé 204 pneus, 13 enjoliveurs, 7 planches, 4 pare-chocs, 1 embrayages PL, 100 kg de ferrailles en tout genre, des bidons usagés de produit de traitement des vignes, 1 translate, 1 pied de parasol, des pieds de salon de jardins et des encombrants en tout genre : matelas, machine à laver, micro-ondes… Preuve du manque de scrupule de certains usagers, les agents sont également confrontés à d’autres trouvailles désagréables : des bouteilles en plastique remplies d’urine.
Pour sensibiliser les usagers contre ces incivilités, de nombreux panneaux ont également été installés sur les différents itinéraires.

Ces immondices entachent la beauté des paysages et le confort des usagers sur la route. Mais ils posent surtout un problème environnemental majeur : les fossés qui longent les routes départementales ont pour objet d’évacuer les eaux de ruissellement ; lorsqu’ils sont obstrués, ils ne peuvent plus jouer leur rôle correctement...quand ces déchets ne finissent pas par polluer les rivières, les lagunes et les plages de l’Hérault.

Si comme moi vous êtes sensibles à ce problème, pour demander un panneau de ce type, il vous faut savoir que du fait de la réglementation en matière de publicité, le Département ne peut pas installer ce type de panneau en fixe en dehors des limites d’agglomérations définies suivant le code de la route (panneaux d’entrée et sortie des villages).

Ces panneaux ne sont utilisés que de façon temporaire, lors de nos opérations de nettoyage.

En fonction de l’endroit où vous souhaiteriez installer des panneaux en agglomération (photo du modèle dont vous parlez ci-joint), il vous faut obtenir l’autorisation du gestionnaire de la route. 

  • Ø  si c’est une voie communale, il faut s’adresser à la mairie
  • Ø  si c’est une route départementale en agglomération, il faut s’adresser à notre agence technique départementale Thau Plaine d’Hérault (04 67 67 82 70) qui se rapprochera dans un second temps de la mairie  
  • Florence de Martino

La tempête du 1er mars laisse des traces sur nos plages

Le dernier violent coup de vent et de mer a fait s'échouer sur les plages comme la Tamarissière ou le lido de Sète, poulpes, congres, seiches, crabes, muges, langoustines, galatées, petites cigales, pontes de raies, éponges de mer... Mais cette faune et cette flore vont pouvoir se redévelopper, notamment dans l'Aire marine protégée de la côte agathoise. Ci-dessous quelques photos prise par enaud Dupuy de la Grandrive, Directeur du Milieu Marin / AMP Côte agathoisede faune marine échouée sur les plages de Sète et Agde (La Tamarissière) à la suite de la tempête du 1er mars.

Photos Renaud Dupuy de la Grandrive / Aire marine protégée de la côte agathoise
 Directeur du Milieu Marin / AMP Côte agathoise - Ville d'Agde, 34300 AGDE
Pour suivre l'actualité de l'AMP sur Facebook c'est ici :https://www.facebook.com/airemarineprotegeecoteagathoise/

La source de Fontcouverte


Daniel Arnaud

 

Elle coule au milieu des bois la source je vous le demande, s’il faut croire à cette légende d’une fille qu’on y trouva. Mais là, point de fille, mais  un homme, Daniel Arnaud, un amoureux de la nature. Né à Nizas, il connait cette source depuis son enfance. La vie professionnelle comme bon nombre d’entre nous l’a éloigné de ce lieu. Tous les étés, il participe aux patrouilles pédestres du Comité Communal des Feux de Forêts (CCFF). Avec sa tenue orange, pendant les périodes caniculaires, il arpente à pied les points hauts du canton afin de prévenir les services incendies d’un départ de feu et sensibiliser les personnes qu’il rencontre aux risques d’embrasements de la nature. Il vit à Lézignan la Cèbe où il est impliqué dans le monde associatif. Lors d’une sortie, il a retrouvé la source de Fontcouverte envahie par les ronces, les murets qui délimitent  le canal de fuite étaient écroulés. Alors il a retroussé les manches, et petit à petit, il a transformé cet « armas » en un lieu paisible. Il a refait les murs de soutènement en pierres sèches,  aménagé des escaliers pour s’approcher au plus près de l’eau qui jaillit sous un rocher. Il a amené depuis l’ancienne  carrière de Lézignan la Cèbe du gravier. Un travail qui en aurait rebuté plus d’un. Il taille et protège les arbres aux alentours. Hélas, il enlève trop souvent des déchets jetés par des promeneurs indélicats. Il y vient pour trouver le calme et passer un moment entre vignes et garrigue se remémorant au passage ses souvenirs de jeunesse. Mais il a des projets à venir, consolider, aménager, protéger. Pour ce comportement au service de la nature, tu mérites toute notre admiration.

On ne peut s’empêcher de se souvenir de ce feuilleton télévisé dont le titre était Fontcouverte qui fut diffusé pour la première fois en 1955 et qui comportait 52 épisodes. Le thème était le tarissement successif des sources autour du village ce qui eu pour conséquence  le départ de la population. L’ultime fontaine venant de se taire, les derniers habitants décident de partir sauf Balthazar (Lucien Barjon) sa fille Blanchette (Danielle Evenou) et Pierre Massimi. Mais  quel est le Fontcouverte qui a inspiré ce feuilleton? Dans l’Aude, le petit village des Corbières près de l’Alaric tient la corde à cause de sa source de Fontcalel qui est protégée par des grilles comme les lingots d’or de la banque de France.

Bernard Bals


Elle sort sous la roche

 

Une veille écologique exceptionnelle

 

Tough weather this december 13th, but great conditions to observe birds. From Brescou with a view over the Canigou, to Port Ambonne with a view on the Caroux, it was a birds festival. 560 shearwater from mediterrannee plus some from the baleares, 6 "fous de Bassan", around 10 sandwich terns fishing or resting on a floating trunk, 3 storm petrels, about 30 big cormorants and even a tuna fishing! This should fulfill our protected submarine wealth part of the 70000 ha of Natura 2000, dedicated to the little C armargue birds in Leucate.


   

Météo frisquette pour ce 13 décembre mais des conditions propices aux observations d'oiseaux marins. Du large de Brescou avec vue sur le Canigou à celui de Port Ambonne avec vue sur le Caroux, un festival de "piafs" s'est offert à la petite équipe d'observateurs de l'Aire Marine Protégée ((Edouard, Mathieu et Renaud): pas moins de 560 puffins de Méditerranée avec quelques puffins des Baléares, 6 fous de Bassan, une dizaine de sternes caugek pêchant en piqué ou se reposant sur un tronc flottant, 3 océanites tempêtes, une trentaine de grands cormorans et même un thon en activité de chasse entre les balises des filières !
De quoi compléter la richesse écologique sous-marine de notre Aire marine protégée inclue d'ailleurs dans les 70.000 ha du site grand site Natura 2000 marin de la côte languedocienne "dédié" aux oiseaux de la petite Camargue à Leucate.

Renaud Dupuy de la Grandrive Directeur du Milieu Marin / AMP Côte agathoise
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Opération anti-pollution grandeur nature au Cap d’Agde

Mardi 26 et mercredi 27 septembre derniers, c’est une simulation grandeur nature d’une pollution maritime arrivant à terre qui a été organisée par la Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM 34) sur le port du Cap d’Agde.

 

Elaboré en lien avec le Service Interministériel de Défense et Protection Civile, la Sous-Préfecture de Béziers, la commune d’Agde ainsi que les différents services concernés comme la Police Municipale, les Pompiers ou la SNSM, le dispositif ORSEC POLMAR-TERRE a pour objectif de faire face à une pollution maritime de grande ampleur par hydrocarbures ou tout autre produit, notamment chimique arrivant sur la frange littorale.
Un dispositif nécessaire comme l’a expliqué le Sous-Préfet de Béziers Christian Pouget «en raison de l’importance du trafic maritime en Méditerranée, le risque de pollution marine accidentelle est un risque non négligeable, puisque 25 % du trafic mondial y transite dont 30% du trafic pétrolier. Les principaux ports de commerce générant un trafic maritime au large des côtes de l’Hérault sont le Grand Port Maritime de Marseille (GPMM) puis les ports régionaux de Sète et de Port-la-Nouvelle».
Ainsi, plus de quatre vingt personnes ont été reçues par Gilles D’Ettore, Maire d’Agde, qui s’est dit «impliqué par ce dispositif de protection du port», - il faut dire que le port du Cap d’Agde représente une dizaine de bassins et 3 100 anneaux - et «sensible à la problématique de la Méditerranée qui est une mer semi-fermée et donc vulnérable».
Ainsi, un barrage de protection d’une longueur totale de 350 mètres a été mis en place principalement pour tester le dispositif grandeur nature. En parallèle à la manœuvre, un chantier de nettoyage des parties sableuses et rocheuses atteintes de la plage Richelieu a eu lieu.
Un exercice grandeur nature qui sera reconduit tous les trois ans maximum et qui devrait permettre de se tenir prêt et de faire face efficacement à une pollution marine sur notre littoral.
(source FB Ville d'Agde)

Restauration écologique du littoral agathois

Avec l'immersion de micro-récifs artificiels X-Reef, une première en Méditerranée, la ville d'Agde va  optimiser l'ancrage et la gestion du balisage des 300 m. Ces équipements écoconçus participeront également à la restauration des petits fonds méditerranéens en offrant une protection pour les populations de juvéniles.

 

 Contexte économique du projet

 L’installation, la désinstallation et l’entretien des balisages peuvent constituer un poste de dépense non négligeable pour la collectivité : coût des fournitures pour l’entretien ou le remplacement des balises et de leurs ancrages, coûts des contrats de travaux si externalisés, coût des moyens nautiques et de mobilisation des agents si réalisé en interne, etc.).

La mise en œuvre de solutions techniques plus pérennes présente un réel intérêt technico-économique.

Le balisage repose sur la mise en œuvre de bouées de signalisation, dont la forme et le volume varie en fonction des espaces balisés (zone de baignade, chenal de navigation…). Les méthodes d’ancrage de ces bouées sur les fonds marins sont définies en fonction de la nature des fonds (corps-morts en béton sur fonds sableux, anneaux scellés sur fonds rocheux, ancres à vis sur fonds sensibles tels les herbiers).

La mise en œuvre de ces bouées nécessite la mobilisation de moyens de transport et de travaux maritimes spécifiques.

En raison des risques de décrochement liés aux intempéries hivernales, ces bouées de signalisation sont quasi-systématiquement désinstallées en fin de saison estivale pour être réinstallées l’année suivante.

Dans la plupart des configurations de fonds sableux, les ancrages doivent également être sortis de l’eau afin d’éviter qu’ils soient perdus par enfouissement.



Le système X-REEF est développé par la société Seaboost, une fililae du groupe Egis, qui conçoit des solutions innovantes de micro-habitats à poissons pour restaurer la biodiversité des fonds maritimes.

 

Le plan de travail de l’opération s’est déroulé comme suit :

  •  Conception des 6 nouveaux dispositifs de corps-morts avec le prestataire Seaboost, start up spécialisée en ingénierie travaux maritimes et environnement marin, avec la participation de plusieurs sous-traitants
  • Repérage en plongée des sites potentiels d’installation de ces modules par l’équipe de l’AMP
  • Immersion des modules expérimentaux sur le littoral agathois (moyens nautiques et agents de l’AMP)
  • Suivi scientifique des structures (tenue à la mer et de biodiversité ante immersion (point 0) puis après immersion des prototypes sur un an
  • Cartographies et rapports

 Cout total du projet : 72 500 €

 Il est financé à 80 % par le ministère de l’écologie via un Contrat Natura 2000 marin


 

   

L'opération d'immersion des modules X-Reef a commencé en septembre 2017, le 6ème module sera immergé au Cap d'Agde le vendredi 13 octobre après-midi en présence du Maire d’Agde, Gilles D’Ettore, de l’équipe de l’Aire marine protégée et de la startup Seaboost qui développe ce système innovant.

Les 14 km du littoral de la commune d’Agde et de l’Aire Marine Protégée de la côte agathoise font l’objet depuis de nombreuses années de balisages avec corps-morts pneus/béton ou béton pour l’installation de la bande littorale des 300 m. En saison estivale, un plan de balisage est constitué par le  préfet maritimes et le maire d'Agde. Quelques kilomètres de côte vers l’ouest sont également équipés de bouées délimitant la zone des 300 m sur les communes de Vias et de Portiragnes.

L’AMP (Aire Marine Protégée) de la côte agathoise, site Natura 2000 "Posidonies du Cap d’Agde" FR9101414, couvre une surface de 6152 ha du Grau d’Agde à Port Ambonne, jusqu’à 3 milles nautiques au large. Elle est gérée par la ville d’Agde via la Direction du milieu marin.
Les fonds marins y sont caractérisés par différentes entités biologiques et géologiques : étendues de sables fins, grandes dalles de tufs d’origine volcanique, éboulis rocheux, herbiers de posidonies, mattes mortes et coralligène. Ces différents biotopes constituent un environnement marin favorable à la diversification de la faune et de la flore sous-marine. De plus, ce relief sous-marin, en grande partie d’origine volcanique, est unique en région Languedoc-Roussillon.

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Le système de balisage de la bande des 300 m concerne une centaine de bouées jaunes (hors chenaux d’accès). Il est installé entre le mois de mai et septembre, et reste sensible aux coups de mer. Il nécessite chaque année de nombreuses interventions des services de la ville pour les remettre en place in situ, voire pour les enlever entièrement et les remettre en place, parfois au cours même de la saison.

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De nombreux corps-morts sont aussi abandonnés au fond – pneus, béton, chaînes rouillées…) et dégradent les milieux naturels marins des petits fonds côtiers de l’aire marine protégée (petits fonds sableux parfois à proximité de petits fonds rocheux, herbiers de posidonies, ou d’une mosaïque roche/posidonies).

La frange infralittorale est composée de sables, de roches (éboulis, galets), de petites étendues de mattes mortes et d'herbiers de posidonies reconnus comme habitat prioritaire au sein de la Directive européenne "habitat faune flore".

La sensibilité des sites littoraux  (cliquez sur la carte pour l'agrandir

 Avec le projet R REEF, l’objectif de la ville d’Agde est d’optimiser la gestion de ce balisage des 300 m et d’expérimenter de nouveaux équipements éco-conçus qui assurent  en plus de leurs fonctions techniques, des fonctionnalités écologiques utiles pour les écosystèmes dans lesquels ils s’insèrent.
Ce concept innovant retient un intérêt grandissant chez les donneurs d’ordre, tant en France qu’à l’international dans la mesure où il constitue un outil permettant de concilier le double objectif de développement économique et de préservation des écosystèmes marins. Si cette démarche est en cours depuis quelques années sur les ouvrages portuaires, elle n’a pour l’instant été appliquée aux corps-morts de mouillage que de manière anecdotique et à l’international. Ces équipements écoconçus devront répondre à la fois à cette optimisation de la gestion et participer à la restauration de ces petits fonds méditerranéens par la conception de prototypes de modules de corps-morts / mouillages adaptés aux fonds méditerranéens et pouvant faire office de micro-récifs artificiels pour les populations de juvéniles notamment.

 L’objectif technique de ce projet X REEF est donc de développer un équipement d’ancrage de bouées de signalisation de la bande des 300 m en particulier, à la fois pérenne et accessible aux moyens nautiques courants de la ville d’Agde en charge de leur mise en œuvre.

L’objectif environnemental de ce projet vise à développer un équipement d’ancrage de bouées de signalisation présentant une empreinte écologique améliorée par rapport aux équipements traditionnellement mis en œuvre.
L’ancrage, n'étant pas désinstallé chaque année, se traduit par une moindre perturbation des écosystèmes sur lesquels ils sont installés. Leur plus forte stabilité évitera également des déplacements accidentels vers des écosystèmes sensibles à l’écrasement (par exemple les herbiers) sous l’action de fortes houles. Le bilan d’émission de gaz à effet de serre est enfin amélioré pour la collectivité du fait d’interventions en mer réduites.
L’éco-conception du système d’ancrage se traduit par l’exercice de fonctionnalités écologiques utiles pour l’équilibre des écosystèmes marins locaux. Compte-tenu de la dimension limitée des ancrages, des écosystèmes environnants et des profondeurs d’immersion, ces fonctionnalités pourront a priori être : nourricerie, abri d’espèces patrimoniales, abri d’espèces à intérêt halieutique, etc.
Les bétons intégreront une fraction de sables coquilliers, obtenus à partir des exploitations conchylicoles de l’étang de Thau par exemple. Les bétons seront non armés, c’est-à-dire qu’ils ne consommeront pas d’acier.

 Ainsi, ce projet pourra proposer des solutions adaptées visant à :

  • Restaurer naturellement les petits fonds côtiers sensibles, par une diminution de l’impact mécanique des systèmes d’ancrage actuels.
  • Optimiser le recrutement et la connectivité des juvéniles de poissons dans les petits fonds côtiers
  • Optimiser la mise en œuvre du balisage, en terme de coût /efficacité et de valorisation pour les collectivités.

L’objectif sociétal serait également un plus car placés en limite de zone de baignade, ces équipements seront aussi des outils ludiques et pédagogiques pour la communication, la sensibilisation des baigneurs et des autres utilisateurs du milieu marin, sur la nécessité de préserver les écosystèmes côtiers.