Environnement

Opération anti-pollution grandeur nature au Cap d’Agde

Mardi 26 et mercredi 27 septembre derniers, c’est une simulation grandeur nature d’une pollution maritime arrivant à terre qui a été organisée par la Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM 34) sur le port du Cap d’Agde.


 

Elaboré en lien avec le Service Interministériel de Défense et Protection Civile, la Sous-Préfecture de Béziers, la commune d’Agde ainsi que les différents services concernés comme la Police Municipale, les Pompiers ou la SNSM, le dispositif ORSEC POLMAR-TERRE a pour objectif de faire face à une pollution maritime de grande ampleur par hydrocarbures ou tout autre produit, notamment chimique arrivant sur la frange littorale.
Un dispositif nécessaire comme l’a expliqué le Sous-Préfet de Béziers Christian Pouget «en raison de l’importance du trafic maritime en Méditerranée, le risque de pollution marine accidentelle est un risque non négligeable, puisque 25 % du trafic mondial y transite dont 30% du trafic pétrolier. Les principaux ports de commerce générant un trafic maritime au large des côtes de l’Hérault sont le Grand Port Maritime de Marseille (GPMM) puis les ports régionaux de Sète et de Port-la-Nouvelle».
Ainsi, plus de quatre vingt personnes ont été reçues par Gilles D’Ettore, Maire d’Agde, qui s’est dit «impliqué par ce dispositif de protection du port», - il faut dire que le port du Cap d’Agde représente une dizaine de bassins et 3 100 anneaux - et «sensible à la problématique de la Méditerranée qui est une mer semi-fermée et donc vulnérable».
Ainsi, un barrage de protection d’une longueur totale de 350 mètres a été mis en place principalement pour tester le dispositif grandeur nature. En parallèle à la manœuvre, un chantier de nettoyage des parties sableuses et rocheuses atteintes de la plage Richelieu a eu lieu.
Un exercice grandeur nature qui sera reconduit tous les trois ans maximum et qui devrait permettre de se tenir prêt et de faire face efficacement à une pollution marine sur notre littoral.
(source FB Ville d'Agde)

Restauration écologique du littoral agathois

Avec l'immersion de micro-récifs artificiels X-Reef, une première en Méditerranée, la ville d'Agde va  optimiser l'ancrage et la gestion du balisage des 300 m. Ces équipements écoconçus participeront également à la restauration des petits fonds méditerranéens en offrant une protection pour les populations de juvéniles.

 

 Contexte économique du projet

 L’installation, la désinstallation et l’entretien des balisages peuvent constituer un poste de dépense non négligeable pour la collectivité : coût des fournitures pour l’entretien ou le remplacement des balises et de leurs ancrages, coûts des contrats de travaux si externalisés, coût des moyens nautiques et de mobilisation des agents si réalisé en interne, etc.).

La mise en œuvre de solutions techniques plus pérennes présente un réel intérêt technico-économique.

Le balisage repose sur la mise en œuvre de bouées de signalisation, dont la forme et le volume varie en fonction des espaces balisés (zone de baignade, chenal de navigation…). Les méthodes d’ancrage de ces bouées sur les fonds marins sont définies en fonction de la nature des fonds (corps-morts en béton sur fonds sableux, anneaux scellés sur fonds rocheux, ancres à vis sur fonds sensibles tels les herbiers).

La mise en œuvre de ces bouées nécessite la mobilisation de moyens de transport et de travaux maritimes spécifiques.

En raison des risques de décrochement liés aux intempéries hivernales, ces bouées de signalisation sont quasi-systématiquement désinstallées en fin de saison estivale pour être réinstallées l’année suivante.

Dans la plupart des configurations de fonds sableux, les ancrages doivent également être sortis de l’eau afin d’éviter qu’ils soient perdus par enfouissement.



Le système X-REEF est développé par la société Seaboost, une fililae du groupe Egis, qui conçoit des solutions innovantes de micro-habitats à poissons pour restaurer la biodiversité des fonds maritimes.

 

Le plan de travail de l’opération s’est déroulé comme suit :

  •  Conception des 6 nouveaux dispositifs de corps-morts avec le prestataire Seaboost, start up spécialisée en ingénierie travaux maritimes et environnement marin, avec la participation de plusieurs sous-traitants
  • Repérage en plongée des sites potentiels d’installation de ces modules par l’équipe de l’AMP
  • Immersion des modules expérimentaux sur le littoral agathois (moyens nautiques et agents de l’AMP)
  • Suivi scientifique des structures (tenue à la mer et de biodiversité ante immersion (point 0) puis après immersion des prototypes sur un an
  • Cartographies et rapports

 Cout total du projet : 72 500 €

 Il est financé à 80 % par le ministère de l’écologie via un Contrat Natura 2000 marin


 

   

L'opération d'immersion des modules X-Reef a commencé en septembre 2017, le 6ème module sera immergé au Cap d'Agde le vendredi 13 octobre après-midi en présence du Maire d’Agde, Gilles D’Ettore, de l’équipe de l’Aire marine protégée et de la startup Seaboost qui développe ce système innovant.

Les 14 km du littoral de la commune d’Agde et de l’Aire Marine Protégée de la côte agathoise font l’objet depuis de nombreuses années de balisages avec corps-morts pneus/béton ou béton pour l’installation de la bande littorale des 300 m. En saison estivale, un plan de balisage est constitué par le  préfet maritimes et le maire d'Agde. Quelques kilomètres de côte vers l’ouest sont également équipés de bouées délimitant la zone des 300 m sur les communes de Vias et de Portiragnes.

L’AMP (Aire Marine Protégée) de la côte agathoise, site Natura 2000 "Posidonies du Cap d’Agde" FR9101414, couvre une surface de 6152 ha du Grau d’Agde à Port Ambonne, jusqu’à 3 milles nautiques au large. Elle est gérée par la ville d’Agde via la Direction du milieu marin.
Les fonds marins y sont caractérisés par différentes entités biologiques et géologiques : étendues de sables fins, grandes dalles de tufs d’origine volcanique, éboulis rocheux, herbiers de posidonies, mattes mortes et coralligène. Ces différents biotopes constituent un environnement marin favorable à la diversification de la faune et de la flore sous-marine. De plus, ce relief sous-marin, en grande partie d’origine volcanique, est unique en région Languedoc-Roussillon.

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Le système de balisage de la bande des 300 m concerne une centaine de bouées jaunes (hors chenaux d’accès). Il est installé entre le mois de mai et septembre, et reste sensible aux coups de mer. Il nécessite chaque année de nombreuses interventions des services de la ville pour les remettre en place in situ, voire pour les enlever entièrement et les remettre en place, parfois au cours même de la saison.

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De nombreux corps-morts sont aussi abandonnés au fond – pneus, béton, chaînes rouillées…) et dégradent les milieux naturels marins des petits fonds côtiers de l’aire marine protégée (petits fonds sableux parfois à proximité de petits fonds rocheux, herbiers de posidonies, ou d’une mosaïque roche/posidonies).

La frange infralittorale est composée de sables, de roches (éboulis, galets), de petites étendues de mattes mortes et d'herbiers de posidonies reconnus comme habitat prioritaire au sein de la Directive européenne "habitat faune flore".

La sensibilité des sites littoraux  (cliquez sur la carte pour l'agrandir

 Avec le projet R REEF, l’objectif de la ville d’Agde est d’optimiser la gestion de ce balisage des 300 m et d’expérimenter de nouveaux équipements éco-conçus qui assurent  en plus de leurs fonctions techniques, des fonctionnalités écologiques utiles pour les écosystèmes dans lesquels ils s’insèrent.
Ce concept innovant retient un intérêt grandissant chez les donneurs d’ordre, tant en France qu’à l’international dans la mesure où il constitue un outil permettant de concilier le double objectif de développement économique et de préservation des écosystèmes marins. Si cette démarche est en cours depuis quelques années sur les ouvrages portuaires, elle n’a pour l’instant été appliquée aux corps-morts de mouillage que de manière anecdotique et à l’international. Ces équipements écoconçus devront répondre à la fois à cette optimisation de la gestion et participer à la restauration de ces petits fonds méditerranéens par la conception de prototypes de modules de corps-morts / mouillages adaptés aux fonds méditerranéens et pouvant faire office de micro-récifs artificiels pour les populations de juvéniles notamment.

 L’objectif technique de ce projet X REEF est donc de développer un équipement d’ancrage de bouées de signalisation de la bande des 300 m en particulier, à la fois pérenne et accessible aux moyens nautiques courants de la ville d’Agde en charge de leur mise en œuvre.

L’objectif environnemental de ce projet vise à développer un équipement d’ancrage de bouées de signalisation présentant une empreinte écologique améliorée par rapport aux équipements traditionnellement mis en œuvre.
L’ancrage, n'étant pas désinstallé chaque année, se traduit par une moindre perturbation des écosystèmes sur lesquels ils sont installés. Leur plus forte stabilité évitera également des déplacements accidentels vers des écosystèmes sensibles à l’écrasement (par exemple les herbiers) sous l’action de fortes houles. Le bilan d’émission de gaz à effet de serre est enfin amélioré pour la collectivité du fait d’interventions en mer réduites.
L’éco-conception du système d’ancrage se traduit par l’exercice de fonctionnalités écologiques utiles pour l’équilibre des écosystèmes marins locaux. Compte-tenu de la dimension limitée des ancrages, des écosystèmes environnants et des profondeurs d’immersion, ces fonctionnalités pourront a priori être : nourricerie, abri d’espèces patrimoniales, abri d’espèces à intérêt halieutique, etc.
Les bétons intégreront une fraction de sables coquilliers, obtenus à partir des exploitations conchylicoles de l’étang de Thau par exemple. Les bétons seront non armés, c’est-à-dire qu’ils ne consommeront pas d’acier.

 Ainsi, ce projet pourra proposer des solutions adaptées visant à :

  • Restaurer naturellement les petits fonds côtiers sensibles, par une diminution de l’impact mécanique des systèmes d’ancrage actuels.
  • Optimiser le recrutement et la connectivité des juvéniles de poissons dans les petits fonds côtiers
  • Optimiser la mise en œuvre du balisage, en terme de coût /efficacité et de valorisation pour les collectivités.

L’objectif sociétal serait également un plus car placés en limite de zone de baignade, ces équipements seront aussi des outils ludiques et pédagogiques pour la communication, la sensibilisation des baigneurs et des autres utilisateurs du milieu marin, sur la nécessité de préserver les écosystèmes côtiers.

Restaurer la biodiversité marine agathoise

... AVEC DES ACTIONS CONCRETES !

C'est l'un des objectifs de l'Aire Marine Protégée de la côte agathoise gérée par la Ville d'Agde !
Une opération de récupération de corps morts du balisage des bouées jaunes des 300 m abandonnés sur le littoral agathois vient ainsi de se terminer. Près d'une trentaine de corps-morts qui ont été drossés à la côte par les coups de mer depuis plusieurs mois viennent d'être récupérés. Une opération longue et délicate qui a mobilisé efficacement le service des plages de la mairie, avec la barge municipale et ses agents, et l'équipe plongée de l'Aire Marine Protégée pour à la fois les repérer précisément puis les enlever un par un avec leurs chaînes, manilles, blocs de béton et pneus, avec un système de parachutes.
Une opération financée par le ministère de l'écologie via un Contrat Natura 2000 marin avec la ville d'Agde.
Elle sera bientôt suivie par une opération innovante et expérimentale de nouveaux dispositifs de corps morts du balisage des 300 m bien plus respectueux du milieu marin et plus économes dans la durée.

Renaud Dupuy de la Grandrive
Directeur du Milieu Marin / AMP Côte agathoise - Ville d'Agde

La restauration du coralligène de Brescou se poursuit !



 

belle langouste du Cap d'Agde pas de Cuba!

Le milieu naturel marin présent autour de 20 m au large de Brescou, très riche mais fragile, fait l'objet de toute l'attention de l'Aire marine protégée de la côte agathoise.
Un Contrat Natura 2000 signé avec le ministère de l'écologie permet d'engager une action de préservation et d'aménagement durable. En concertation très étroite avec les clubs de plongée, plusieurs sites ont été nettoyés de leurs déchets puis réaménagés avec de nouveaux fils d'Ariane et repères fixes adaptés aux sites.
Un travail de terrain conséquent avec une communication vers le monde de la plongée en cours.
vous souhaitez admirer langoustes, mostelles, sars, roses des mers, éponges...rejoignez un club de plongée local !

Renaud Dupuy de la Grandrive
Direction du milieu marin de la ville d'Agde
Aire Marine Protégée de la côte agathoise

Expédition 7ème Continent.

Le 27 juillet 2017 à 20h00 – Quai de la Capitainerie au Cap d’Agde.

Dans le cadre de la tournée de sensibilisation de « Expédition 7ème Continent » vous êtes invités à la conférence débat en présence du navigateur explorateur Patrick Deixonne.

Projection du film « Expédition 7ème Contient Atlantique Nord ».

Les journées de sensibilisation se dérouleront les 27 et 28 juillet au Cap d’Agde.

Aire marine protégée de la côte agathoise

     

Un comité de pilotage actif !

Belle affluence pour cette réunion annuelle du Comité de Pilotage (COPIL) du site Natura 2000 Posidonies du Cap d'Agde, présidée par le Commissaire général de la marine, Thierry Duchesne, adjoint au préfet maritime de Méditerranée. Une assemblée accueillie par le maire d'Agde, Gilles D'Ettore, et toute l'équipe permanente et saisonnière du directeur du milieu marin de la ville, Renaud Dupuy de la Grandrive, qui a salué ce travail collectif.

Quasiment tous les représentants des acteurs maritimes membres du COPIL étaient là, associatifs comme institutionnels, et ont ainsi participé aux presque 3 heures de présentation et discussions sur le bilan des 10 ans du 1er plan de gestion et sa suite mais surtout sur les actions 2017 et 2018 à venir. Un programme ambitieux financé par le ministère de l'écologie, l'Agence de l'eau, la ville d'Agde et bientôt d'autres partenaires régionaux et européens, couvrant toutes les facettes de la gestion d'une aire marine protégée: connaissance et suivis scientifiques rigoureux, actions de gestion concrètes (restauration écologique, microrécifs artificiels, mouillages écologiques, projet de réserve marine /cantonnement...), sensibilisation / information du public et communication bien sûr. Le tout dans la concertation, « marque de fabrique » de la gestion de ce site de 6152 hectares étudié depuis plus de 20 ans.


Une sortie en mer et sur Brescou a été organisée le matin pour faire découvrir notre site marin et nos activités au Commissaire qui ne connaissait pas encore notre territoire.
D’autres opérations en mer sont programmées d’ici la fin de l’année pour mettre en œuvre des actions pilotes dont nous aurons la confirmation cet été.

Ecogestes Méditerranée Occitanie

Vivre & Respecter la mer au quotidien

photo du coralligène méditerranéen (crédit : P. Louisy)

Vous aimez naviguer ? Et vous souhaitez participer à la préservation du milieu marin ? Alors participez à la campagne écogestes Méditerranée Occitanie ! Cette campagne de sensibilisation des plaisanciers à des pratiques de navigation plus respectueuses de l’environnement est relancée, en 2017, par le CPIE Bassin de Thau sur toute la région Occitanie.

Contexte Les milieux marins, littoraux et fluviaux sont des écosystèmes fragiles et soumis à de fortes pressions anthropiques. Parmi les différents usages, la plaisance représente une part importante des activités. Les plaisanciers peu ou mal avertis peuvent affecter l’environnement marin, de par leurs activités en mer et au port. Partant de ce constat, de nombreuses structures se sont mobilisées pour mettre en oeuvre la campagne Ecogestes Méditerranée. Elle est issue de l’unification des campagnes menées depuis 2002 en Provence-Alpes-Côte d’Azur et entre 2004 et 2014 en Languedoc-Roussillon.

Une campagne à large échelle

Sous l’impulsion du Plan d’Action pour le Milieu Marin, Ecogestes Méditerranée sera déployée en 2017 à l’échelle des trois régions de Méditerranée française permettant de donner une identité forte à l’action. Au total, 24 structures d’éducation à l’environnement et gestionnaires de milieux iront pendant tout l’été à la rencontre des plaisanciers. La campagne contribue ainsi à la diffusion des messages liés à la gestion du milieu et de ses usages.

S’engager !

Tri des déchets, ancrage respectueux, produits d’entretien écolabellisés, récupération des eaux usées sont autant de thématiques qui seront abordées avec le plaisancier qui accepte d’échanger sur ses pratiques et s’engage à devenir un [éco]plaisancier !

La programmation en Occitanie

Coordonnée par le CPIE Bassin de Thau, la campagne s’appuie sur plusieurs structures ambassadrices (LPO Hérault, Ardam, Labelbleu, LPO Aude), ainsi que sur de nombreux ports et gestionnaires d’espaces naturels régionaux, relais de la campagne sur leurs territoires. Vous retrouverez les ambassadeurs Ecogestes sur stand à l’occasion de manifestations nautiques régionales ou sur les pontons pour des enquêtes directes auprès des plaisanciers… La campagne s’associe cette année à Expédition 7e Continent, tournée de sensibilisation autour des déchets plastiques en mer. La tournée fera escale dans plusieurs ports de l’Union des Villes Portuaires d'Occitanie.

8-9/07 : St Cyprien (66) - 9/07 : Palavas (34) - 11-12/07 : Port Vendres (66) - 16/07 : Carnon (34) - 19/07 : Leucate (11) - 21-22/07 : Gruissan (11) - 24/07 : Port La Nouvelle (11) - 27-28/07 : Cap d’Agde (34) - 30-31/07 : Sète (34) - 2/08 : Carnon (34) - 3/08 : Vendres-Chichoulet (34) - 6/08 : La Grande Motte (34) - 8-9/08 : Port-Camargue (30)

 

Le saviez-vous ?

Une petite flaque de carburant affecte, à elle toute seule, la vie sous-marine sur une surface équivalente à un terrain de foot ! Des solutions [éco]gestes existent ! Elles sont pratiques, économiques et écologiques. Venez les découvrir !

 

 

Appel à projets Prix Pôle-relais lagunes méditerranéennes 2017

La biodiversité des territoires lagunaires, outre sa valeur intrinsèque, est une opportunité pour le développement économique. A l’heure de la transition écologique, le Prix Pôle-relais lagunes méditerranéennes a pour ambition de mettre en valeur des initiatives économiques innovantes ou exemplaires en territoire lagunaire, qui s’appuient sur la richesse de la biodiversité et favorisent sa préservation. Les initiatives économiques pouvant prétendre à ce Prix mettront en évidence leur choix fait sur la valorisation durable de la richesse de la biodiversité en lagunes et sa préservation.

La remise du Prix Pôle-relais lagunes méditerranéennes aura lieu à l’occasion des Assises nationales de la Biodiversité le 6 juillet 2017 à Ajaccio. L’invitation aux Assises et les frais de déplacements des lauréats seront pris en charge.

En savoir plus :
Télécharger l’appel à projets
Formulaire de candidature en ligne
Retour sur les éditions 2011 / 2013 / 2015
Programme des assises nationales de la biodiversité en Corse

Contact :
Virginie MAUCLERT
Coordinatrice du Pôle-relais lagunes méditerranéennes
Tél : 04 90 97 29 67
Courriel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

DATE LIMITE DE RÉPONSE : 12 juin 2017

 

Ce Prix est mis en œuvre tous les 2 ans par le Pôle-relais lagunes méditerranéennes avec le soutien technique ou financier de ses partenaires : Agence française pour la biodiversité, agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse, Dreal des régions Occitanie, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse, Région PACA, Département 13.

 

Exposition "Zostères, des prairies sous la mer"

L'exposition "Zostères, des prairies sous la mer" vous accueille à partir du 20 mai et jusqu'au 30 novembre dans la zone d'exposition temporaire du musée de l'étang de Thau, à Bouzigues. Petits et grands, venez découvrir ces plantes à fleurs aquatiques, les zostères, qui peuplent les fonds de l'étang de Thau ! Convient aux enfants.

L’image contient peut-être : plein air, eau et texte









 

Qu’est-ce qu’une zostère ? Où pouvons-nous les observer ? À quoi servent-elles ? Sont-elles menacées ? Comment les protéger ? Voilà les questionnements auxquelles tentera de répondre l’exposition «Zostères, des prairies sous la mer ».

Cette exposition a pour but de sensibiliser les citoyens et les décideurs au rôle crucial que jouent ces écosystèmes et leur biodiversité dans le fonctionnement des milieux aquatiques et de toutes les activités qui s’y rattachent (pêche, conchyliculture, tourisme…). Ces herbiers, reconnus comme majeurs par les scientifiques, sont en effet menacés partout dans le monde et nous espérons que l’exposition induira chez le visiteur une prise de conscience et des changements de comportements qui augmenteront le succès des actions de conservation des herbiers engagés depuis quelques années.

Comment est née cette d’exposition ?

Ce projet a pris naissance au laboratoire MARBEC à Montpellier sous l’impulsion de deux chercheuses : Francesca Rossi, chercheuse CNRS, qui travaille depuis deux ans sur des questions de diversité, fonctionnement et conservation des herbiers de zostères, grâce au financement d'un projet scientifique par la fondation TOTAL (projet DIVGRASS) et à sa participation au réseau international ZEN, Zostera experimental Network (www.zenscience.org) et Frédérique Carcaillet, enseignante-chercheuse, qui s’intéresse depuis plusieurs années au transfert des connaissances issues de la recherche vers le grand public et à la formation des étudiants à la médiation scientifique.

C’est en unissant leurs connaissances et leurs compétences que ces chercheuses ont proposé à la Fondation de France la création d'une exposition itinérante pour faire connaître les herbiers zostères et promouvoir la conservation de ces écosystèmes sur les côtes du Languedoc-Roussillon, notamment dans les communes qui bordent l’étang de Thau dont 15% des fonds sont recouverts par des herbiers de zostères. À Bouzigues, le Musée de l’étang de Thau, est d’ailleurs devenu un partenaire dans la conception de l’exposition.

Depuis 2015, de nombreux étudiants ont participé à la réalisation de ce projet grâce à leurs stages de fin d’année, soit par leur contribution scientifique soit par leurs travaux de vulgarisation et d’expographie; cette expérience concrète a été majeure dans leur formation et a permis de faire vivre et de mener à bien ce projet.

Que va-t-on y voir ?

L’exposition se compose d’un ensemble de panneaux illustrés et interactifs, de spécimens à observer, de dispositifs ludiques et de plusieurs courts métrages. Plongé dans une ambiance sonore et lumineuse, le visiteur partira à la découverte de la plante, de ses conditions de vie, de sa répartition et de la biodiversité qu’abritent les herbiers…les organismes marins qui y vivent n’auront plus de secret pour lui. Il comprendra l’importance de ces espèces dans l’environnement marin et sera ainsi en mesure de contribuer à leur protection.
Une zone d’immersion avec des zostères géantes sera également installée, ainsi qu’une reconstitution d’un laboratoire de recherche où il sera possible de s’initier au quotidien des scientifiques. Pour les enfants, une chasse au trésor, en relation avec l’exposition, aura pour vocation de leur faire découvrir les herbiers de zostères en s’amusant. Et le trésor pourra être ramené à la maison !
Un animateur, financé par la Direction Régionale des Affaires Culturelles d'Occitanie, sera également présent dans l’exposition durant les mois de juin et de juillet 2017 pour guider le visiteur et répondre aux questions des plus curieux. Le Syndicat Mixte du Bassin de Thau, lui, assurera une campagne de sensibilisation sur les plages de l’étang et notamment sur la plage de Bouzigues à côté du musée en allant à la rencontre des touristes. Les écoles recevront également un livret pédagogique pour les aider à mener des actions avant, pendant et après leur visite.

Musée de l'étang de Thau - Quai du Port, 34140 Bouzigues
Pour en savoir plus : https://www.facebook.com/herbierszosteres/

L'agglo distinguée pour son action en faveur de l'environnement

Dans le cadre de sa 2ème édition des trophées pour l’adaptation aux changements climatiques des territoires, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME) attribue à l'agglo Hérault Méditerranée le 1er prix dans la catégorie "écosystèmes et ressources naturelles".


 

Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME)

L'ADEME participe à la mise en oeuvre des politiques publiques dans les domaines de l'environnement, de l'énergie et du développement durable. Afin de leur permettre de progresser dans leur démarche environnementale, l'Agence met à disposition des entreprises, des collectivités locales, des pouvoirs publics et du grand public, ses capacités d'expertise et de conseil. Elle aide en outre au financement de projets, de la recherche à la mise en œuvre et ce, dans ses domaines d'intervention.

 
 

L’agglo Hérault Méditerranée s’est distinguée pour son action sur la côte Ouest de Vias, visant à "rétablir le fonctionnement naturel du littoral et à expérimenter la relocalisation des activités et des biens". Le Président de l’ADEME, Bruno Léchevin, lui a remis, pour l’exemplarité de son action, le 1er prix dans la catégorie "écosystèmes et ressources naturelles". Il a rappelé que la zone du pourtour méditerranéen est très exposée aux conséquences du changement climatique et parmi les mesures d’adaptation mises en œuvre par les collectivités, le projet porté par notre agglo a retenu toute son attention.

En effet, la côte Ouest de Vias-plage est menacée par les risques de submersion marine en lien avec le réchauffement climatique. Or, cette espace de 400 hectares fragilisé par l’érosion avec un recul moyen de 1m35 de plage chaque année, accueille 14 campings et jusqu’à 25 000 personnes en été. Au regard des enjeux sociaux, économiques et environnementaux et des contraintes liées à la réglementation en vigueur, l’agglo a lancé un programme en plusieurs phases pour reconstituer dans un premier temps, le fonctionnement naturel du cordon littoral avec ses dunes et ses plages. 900 mètres ont déjà été restaurés.

Le programme d’aménagement du territoire prenant en compte l’évolution des risques, appelé « plan guide » se poursuit. Il se construit avec l’ensemble des acteurs qui sont réunis au sein d’un conseil de gestion patrimoniale.

» pour en savoir plus, voir le communiqué de l'ADEME


Trophées ADEME : L'agglo remporte le 1er prix par agglohm

 

 

 

Ré-Installation des huttes de Biodiversité (Biohut®) à Marseillan

La ville de Marseillan s’inscrit depuis plusieurs années dans des actions de sensibilisation et de protection de l’environnement qui l’entoure. Cet engagement est essentiel pour une commune dont 90% du territoire bénéficient du classement « Zone Natura 2000 ».
Marseillan a ainsi été l’une des villes pionnière à avoir investi dans le procédé, Biohut® avec l’installation des 90 modules dans les ports de Marseillan-ville et plage contribuant ainsi au rétablissement des écosystèmes côtiers et lagunaires. En novembre 2016, les cages avaitent été sorties de l’eau afin d’analyser la situation des habitats et de procéder à un comptage minutieux des différentes espèces qui s’y trouvaient.
Jeudi dernier, c’est en présence du Sénateur maire de Sète et président de la Communauté d’Agglomération du Bassin de Thau, François Commeinhes, du maire de Marseillan, Yves Michel, des conseillers départementaux, Marie-Christine Fabre de Roussac et Sébastien Frey, du représentant de l’Agence de l’Eau et du Directeur départemental adjoint de la DDTM, Frédéric Blua, que s’est déroulée la réinstallation des habitats.

 

Biohut est la solution développée par la société Ecocean pour créer un habitat artificiel offrant « le gîte et le couvert » afin de favoriser le taux de survie des poissons et autres animaux marins dans les phases initiales de leurs existences. Le procédé permet ainsi de redonner la fonction de nurserie à des zones modifiées par l’homme (par exemple les ports et les aménagements côtiers).

Qu’est ce qu’une nurserie ?

L’habitat nurserie est caractéristique de la morphologie et des besoins des espèces :

  • Une nutrition variée et adaptée.
  • Un habitat favorable à l’installation des post-larves, qui les protège des prédateurs et des pressions pendant leur période juvénile jusqu’à la taille refuge.
  • Un environnement où les juvéniles grandissent plus vite et ont un meilleur taux de survie qu’ailleurs.
  • Une localisation qui permet un déplacement vers les habitats adultes.


©Rémy Dubas

Composé d’une cage en acier remplie de coquilles d’huîtres ou d’un matériau recyclé, associée à une autre cage, vide celle-ci, la Biohut protège les larves et les « jeunes recrues » quand, agressées par des prédateurs, elles cherchent à se rapprocher naturellement de l’habitat
En les protégeant de la prédation, tout en leur fournissant une nourriture adaptée, le procéde permet aux larves et aux jeunes recrues d'atteindre “la taille refuge” afin de contribuer efficacement à l’accroissement des populations adultes.

   

Très sensible à la préservation de ce territoire maritime qu'est Marseillan, le maire Yves Michel a fait appel en 2014 à une jeune société montpelliéraine Ecocean spécialisée dans la restauration des milieux aquatiques, et les ports de Marseillan-Plage et de Marseillan-ville avaient été équipés de modules Biohut® au nombre de 60 pour le premier et 30 pour le second.
Marseillan a été le 1er port à être équipé de ces systèmes de protection.
Ce dispositif a été financée par l’Agence de l’eau (50%), la ville de Marseillan (30%) et le département de l’Hérault (20%).

Les Biohuts® sont des nurseries constituées de 2 cages, l'une remplie d'un matériau recyclé (coquilles d'huîtres) et d'une autre vide offrant habitat et nourriture aux jeunes larves ainsi protégées des prédateurs (voir détails ci-contre).
En novembre 2016, les cages avaient été relevées et la société Ecocean avait comptabilisé 16 000 individus et 35 espèces de faune marine des pageots, des pagres, des dorades, des bars, etc. des poissons qui jouent un rôle patrimonial en Méditerranée, mais aussi une faune vagile: gastéropodes, oursins, crustacés.

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Jeudi 16 mars, la société Ecocean a réinstallé pour 4 ans les Biohuts® dans les 2 ports, et à Marseillan-Plage en présence du Sénateur François Commeinhes, des conseillers départementaux Mme Fabre de Roussac et Sébastien Frey , du maire Yves Michel, du maire honoraire M. Benoit, de M. Blua Directeur Départemental Adjoint de la DDTM, d'élus, du représentant de l'Agence de l'eau, de membres d'associations et un peu plus tôt dans l'après-midi d'élèves de 6ème du collège Pierre Deley qui ont participé à des ateliers de sensibilisation et suivront tout au long de l'année l'évolution de ces habitats. Ces jeunes "qui sont les citoyens de demain" comme l'a rappelé Yves Michel, le maire de Marseillan, sont donc déjà mobilisés pour préserver l'environnement.

M. Yann Guais et M. Rémi Dubas (Ecocean) ont fait tour à tour le bilan de l'opération menée précédemment et précisé que la pose de ce dispositif' avait été possible uniquement parce que Marseillan avait, en amont, mené une lutte contre les rejets, la mer n'étant pas une poubelle mais un lieu de vie. Des panneaux de sensibilisation ont d'ailleurs été placés sur les quais pour informer les plaisanciers et visiteurs.
Mme Fabre de Roussac, a précisé qu'une aide financière de 13.000 € pour soutenir cette opération avait été votée la veille par le Département.
Le sénateur Commeinhes qui revenait d'une visite des eaux de lagunage, a ajouté qu'il partait sous peu à Gênes assister à une table ronde sur la protection de l'eau dans les ports et M. Blua a salué cette initiative concrète, pragmatique, d 'un montant budgétaire limité, préférable "à des envolées lyriques et des ambitions démesurées difficiles à mettre en place fort onéreuses pour un résultat aléatoire ou tardif".

Claude Gressier

 

NAPPEX (Nurseries Artificielles Pour Ports Exemplaires)

NAPPEX est aujourd’hui une appellation qui identifie les ports exemplaires ayant comme engagement de favoriser la biodiversité dans leurs eaux par la mise en place d’habitats adaptés aux larves de poissons ainsi qu’à de nombreuses espèces marines.

Qu’est-ce qu’un Port Exemplaire ?

Les problématiques liées à l’impact du port sur les habitats et la biodiversité ne peuvent être intégrées dans la démarche environnementale que si le port est déjà "propre". NAPPEX est donc l’occasion pour les ports propres de franchir un pas de plus vers l’exemplarité en intégrant la biodiversité dans leurs démarches environnementales. Les ports contribuent ainsi à l’amélioration de la biodiversité au sein de leur environnement. Un port engagé NAPPEX, c’est un port qui, après avoir engagé une démarche "port propre" (qualité de l’eau, gestion des dêchets…), décide de franchir un pas de plus vers l’exemplarité en intégrant la biodiversité dans sa démarche.