Histoire

Hérault : 2000 ans d'histoire

Cet ouvrage, publié à l'occasion de l'exposition réalisée en 2016 au Domaine départemental Pierresvives à Montpellier par les Archives départementales de l'Hérault sous la direction de Sylvie Desachy, est l’occasion d’appréhender l’histoire de l’Hérault et de découvrir des trésors conservés aux Archives départementales, cet héritage insoupçonné du département et des Héraultais.



Hérault. 2000 Ans d'Histoire

208 PAGES - Editions Un Autre Reg’Art – 25€
Ouvrage en vente à l'accueil de pierresvives,
ou en ligne chez Amazon ou chez Un Autre Reg’Art

 

 

Hérault. 2000 Ans d'Histoire

L'Hérault fait partie du grand amphithéâtre régional tourné vers la Méditerranée et organisé en paliers successifs : la montagne, les garrigues, les plaines. Mais cette vision schématique ne suffit pas à recouvrir la réalité des paysages du département. Il faut aussi compter sur ceux modelés par les hommes. Car l'Hérault, c'est aussi une terre de passage et d'échanges, dont témoignent non seulement les infrastructures, d'hier et aujourd hui, routes, ponts, canaux,..., mais aussi les lieux symboliques de culture, les universités prestigieuses, l'organisation de la vie civile et administrative, les traditions populaires et la vie économique. La Méditerranée, comprise comme un espace non seulement naturel mais politique, social et culturel, a façonné l'histoire du département au même titre que son identité méridionale. Si l on en croit les documents d archives, la Méditerranée imprègne toute l'histoire locale ; et c'est tout naturellement que s'y rencontrent, au fil des pages, des marchands vénitiens ou du Levant, des sultans, un juriste de Bologne, un médecin de Salerne, un pèlerin japonais, des juifs de Majorque, un géographe catalan, ... un éléphant ! Cet ouvrage, publié dans le cadre de l'exposition réalisée au Domaine Pierresvives à Montpellier par les Archives départementales de l'Hérault est l'occasion d'appréhender l'histoire de l'Hérault sous un angle certes évident mais peu étudié en tant que tel et de découvrir des trésors conservés aux Archives départementales, cet héritage insoupçonné du département et des Héraultais. Documents d'archives du IXe au XXe siècles, objets, tableaux, photographies issus des collections du département comme d'institutions étrangères, nationales ou locales (Archives nationales de France, Musée du Prato en Italie, Universités de Bâle, de Padoue, Montpellier, musée Médard de Lunel...) témoignent d'une histoire riche et passionnante, miroir d'un destin local dans une dimension nationale et internationale : ils sont le reflet de l'histoire administrative du territoire, de sa géographie et de ses paysages, naturels et aménagés, de ses traditions de commerce et d'échanges tant matériels que spirituels et intellectuels. » disponible en ligne chez Amazon

Le "Languedoc" dans la tourmente


comte d'Estaing par J.P. Franque
 

Le "Languedoc", le navire "offert" par les Etats du Languedoc à Louis XV affronta bien des épreuves sous le règne de Louis XVI, après 1778. Le royaume de France entre alors en guerre contre l'Angleterre, aux côtés des "Insurgents" américains. Après la Révolution, il servit la République en Méditerranée jusqu'à sa fin, controversée selon les sources.

Au moment de la guerre d'Indépendance américaine, le vaisseau faisait partie de l'escadre de 18 navires de l'amiral d'Estaing qui y arborait sa flamme. L'amiral ne fut pas un chef de guerre heureux. Une première action contre les Anglais à "Rhode-Island" fut un échec. Puis, le navire essuya une forte tempête : démâté, privé de son gouvernail, "il ne pouvait arriver [profiter des allures portantes], ni venir au vent". Et il est attaqué par un vaisseau anglais, le Renown. Or, celui-ci abandonne sa proie. On répare comme on peut en remâtant avec des espars du Protector. Mais c'est un vaisseau de rang inférieur (64 canons au lieu de 74) et le Languedoc aura moins de surface de voile, perdra en vitesse, sera moins équilibré. Le 2 novembre 1778, il faillit sombrer dans le gros temps. Face aux 22 navires des escadres des amiraux anglais Howe et Byron, les Français se replient sur les Antilles. La Martinique est bien gardée par les 25 unités de Byron. C'est alors que les 20 vaisseaux d'Estaing, aidés des 5 de La Motte Piquet, emportent La Barbade, puis l'île de la Grenade malgré la flotte de Byron. Mais face à Savannah, base de l'armée anglaise au sud des futurs Etats-Unis, c'est l'échec.

 

le Languedoc démâté attaqué par le Renown le 13 août 1778

escadre au large de Rhode-Island après la tempête, au centre le Languedoc "rafistolé".

Et le Languedoc rentre en France. A Brest, il est réparé, mais on consolide sa carène en la doublant en bois, non en cuivre. Or, un tel revêtement était plus efficace contre les dépôts marins et rendait le navire plus rapide. Quoi qu'il en soit de l'esprit de routine, le Languedoc reprend la mer dans l'escadre du comte de Grasse qui appareille le 22 mars 1781. Après 37 jours de navigation, La Martinique est en vue, puis Saint Domingue. Et dans la baie de Chesapeake, des combats font reculer les navires de l'amiral Graves. Celui-ci ne peut secourir Yorktown assiégé par les "Insurgents" et les Français de Rochambeau. Yorktown capitulera, ce sera la victoire décisive des "Américains". C'en était pas fini des batailles, surtout lorsque de Grasse, sur le Ville de Paris, se porta au secours du Zélé. Le combat est terrible. Le Languedoc manœuvra pour intervenir, mais de Grasse amena son pavillon. L'état-major du Languedoc fut mis en cause. Un procès eut lieu devant l'Amirauté. Or, la mâture du vaisseau avait été criblée de boulets : 5 dans la grande vergue, 5 dans le mât de misaine! Le navire avait pu s'échapper, mais non sans avoir combattu.
Et c'est le retour à Brest. Le vaisseau reprend du service en 1792 sous le commandement de Latouche-Tréville dans l'escadre de Méditerranée. On le verra face à Naples et à son retour, il perdit sa misaine et son grand mât! Sous d'autres noms, il combattit les Anglais. Il terminera sa carrière à Toulon ou, suivant certains (Olivier Marsaudon), sombra dans la lagune de Venise.

Hervé Le Blanche

Les manifestations viticoles de 1907

Album du Centenaire des manifestations viticoles par la carte postale,
édité par l'Entente cartophile Pézenas/St-Pargoire.


 

Les cartes postales d'illustration de cet article sont issus de la collection de Jean-Luc Henry, Président de l'Amicale cartophile de Saint-Pargoire. Qu'il en soit remercié.

 

« Vous êtes attachés à ce sol par tout ce qui vous précède et par tout ce qui vous suit, par ce qui vous créa et par ce que vous créez, par le passé et par l'avenir, par l'immortalité des tombes et par le tremblement des berceaux ». Jean Jaurès

Ce livre-album présente un panorama exceptionnel et des clefs de lecture des événements viticoles du printemps 1907 en Languedoc-Roussillon, de Lézignan-Corbières à Montpellier en passant par Narbonne, Béziers, Perpignan, Carcassonne Nîmes et Agde.

Jean-Luc Henry, Président de l'Amicale Philatélique et Cartophile de Saint-Pargoire mais également membre du club de Pézenas, nous en relate sa création :
« A quelques amis qui collectionnaient des cartes postales sur les événements viticoles de 1907, j'ai proposé  qu'on commence à travailler un an ou deux avant (le centenaire)  pour réunir la plupart des cartes postales sur les événements viticoles.
On a mis en commun les collections de 3 collectionneurs, René Fournier, Fabien Terrades et moi-même. Fabien Terrades s'est plus particulièrement attaché à récupérer les caricatures illustrant la fin du livre. Francis Loup et Jean-Claude Seguela ont pris en charge la rédaction des textes et la recherche documentaire.  Toutes ces mises en commun l'ont été avant la date du centenaire."



"Les événements ont commencé le lundi 11 mars 1907 avec une marche vers Narbonne. Une marche dirigeait par Marcelin Albert accompagné par 86 habitants d'Argeliers et des villages environnant. Une marche pour expliquer aux politiques ce qu'était la crise viticole qu'ils traversaient ».
C'est le début de la révolte des vignerons du Languedoc-Roussillon dont la vie était extrêmement dure à cette époque.
« A Pézenas, l'instituteur qui s'étonne de ne jamais voir ensemble à l'école les enfants d'un propriétaire viticole, s'entend répondre : avec une paire de souliers pour deux, ils ne peuvent venir le même jour...... Ailleurs c'est presque la famine et un ouvrier ne dispose que de 2 francs par jour …. pour nourrir ses 4 enfants (le prix d'une douzaine d'oeufs). Leur nourriture principale : des figues, des tomates, des oignons, la viande étant devenue un produit de luxe ».

« Les premières manifestations d'envergure ont eu lieu à Narbonne avec 80.000 viticulteurs venus de l'Aude, de l'Hérault et des Pyrénées-Orientales, c'était le 5 mai. Le 12 mai à Béziers il y eu 150.000 viticulteurs. La tension entre forces de l'ordre et manifestants commencèrent alors ».

Le livre relate toute cette histoire et les auteurs ont du se réunir de nombreuses fois, sur deux années, pour venir à bout de cet ouvrage. En 2007 et à compte d'auteurs ils ont ensuite fait éditer 1.000 livres qui sont actuellement en voie d'épuisement. Les sommes ainsi récoltées ont permis aux deux clubs cartophile de Pézenas et de Saint-Pargoire)de continuer à faire régulièrement des expositions.

Les collectionneurs cartophile de Pézenas et de Saint-Pargoire sont aujourd'hui fiers de leur livre qui, à cette période là, a été le seul aussi riche en cartes postales. Ils sont également fiers d'avoir honoré dignement le centenaire des manifestations viticoles car ces événements sont partie intégrante de leurs racines et de l'histoire de la viticulture régionale. Ernest Ferroul (Maire de Narbonne), Marcelin Albert et tous ceux ayant lutté font partie de cette histoire.

Et "Le Languedoc" fut construit.

Le vaisseau « Languedoc » (1763-1799)
Modèle réduit exposé au MUCEM

 

De 1746 à 1783, la France et le Royaume Uni se disputèrent la maîtrise des mers et la suprématie en Europe. La province de Languedoc fut quelque peu partie prenante dans cet affrontement, en particulier par une action singulière qui fit des émules en France, portée par un état d'esprit que l'on ne soupçonnait pas en ce milieu du XVIIIème siècle.

C'est lors du second affrontement avec l'Angleterre, connu sous le nom de "Guerre de Sept ans" (1756-1763), que s'illustra la province. En 1761, la situation des armées de terre et de mer de Louis XV était tragique. Car, en Europe, s'affrontaient deux coalitions : le Grande-Bretagne et la Prusse d'une part et la France alliée à l'Autriche et à la Russie d'autre part. Les armées françaises étaient embourbées en Allemagne et ce qui restait de la flotte française n'était pas opérationnel. L'escadre de Toulon a été dispersée au large de Lagos, ainsi que celle de Brest près de Belle Ile en mer. Le duc de Choiseul, "l'homme fort" du moment, après avoir dirigé les Affaires étrangères, cumula les portefeuilles de la Guerre et de la Marine. Choiseul était certes un grand seigneur très mondain, mais il avait du talent, de l'énergie. Alors que la guerre finissait et qu'en 1761 les belligérants envisageaient la paix, la France ne devait pas traiter en position de faiblesse. L'Angleterre s'était saisi de l'essentiel du domaine colonial français (comptoir des Indes, certaines îles Caraïbes, Canada), il était urgent de reconstituer la Marine.

Mais le fardeau fiscal était déjà lourd, les nouveaux impôts mal acceptés. Choiseul ne goûtait guère les solutions de force et eut recours à son crédit : l'influence que lui valait sa haute naissance (issu de l'ancienne et prestigieuse famille de Lorraine), sa fortune et sa position de "principal ministre". Il fit contacter Monseigneur de La Roche-Aymond, archevêque et primat de Narbonne et, à ce titre, président des Etats du Languedoc. Et il lui fit demander de suggérer aux Etats un don exceptionnel pour construire un vaisseau de ligne, sans que le gouvernement apparaisse. Monseigneur sut trouver les mots pour convaincre l'assemblée : "Nos seigneurs des Etats" accueillirent le discours du prélat par des acclamations. Est-ce que les deux délégués de Cette à l'assemblée applaudirent aussi ? On ne le sait. Par contre, la "municipalité" de Cette avait pris la guerre très au sérieux. Qu'on en juge : on ne joutait plus à Cette depuis 1756. Mais le patriotisme cettois avait une couleur particulière : les consuls justifiaient leur décision par la misère engendrée par la mobilisation des gens de mer (matelots, calfats, charpentiers de marine).

Et, la décision prise, il fallait réunir la somme de 700 000 livres. Les Etats, incapables de faire face à la dépense, eurent recours à l'emprunt. Emprunt (à 3%) bien accueilli par les gens de finance et les particuliers. Certains notables s'offrirent pour payer les intérêts. Et, en mars 1762, débuta la construction d'un vaisseau de premier rang, de 80 canons. A Toulon, on construisait Le Languedoc.

Hervé Le Blanche

Histoire de la tielle

par Jean Brunelin (Chef, auteur, photographe et créateur du groupe Facebook "Défendons la cuisine Sétoise et Méditerranéenne")

Non seulement la ville de Séte érige un poulpe sur la place de sa mairie mais elle en perpétue l'emblème à travers une de ses spécialités gastronomiques typiques à savoir LA TIELLE de pouffre... car à Sète, le poulpe a pour nom "pouffre"...

Cette magnifique tourte nous est venue d'Italie dans les bagages des émigrants italiens de GAETA au nord de Naples à la fin du XIX ème siècle. La tielle vient sans conteste de GAETA mais plus précisément de la petite bourgade de pêcheurs de BORGO de GAETE qui sous la domination espagnole au siècle de Charles Quint nourrissait frugalement ses enfants qui tentaient tant bien que mal de résister à l'envahisseur. De la pâte étalée, un peu d'huile, quelques anchois et olives, l'ancêtre de la pizza était l'ordinaire...

Mais les autochtones remarquèrent très vite que la soldatesque ibérique confectionnait à peu prés la même chose avec toutefois un couvercle de pâte par dessus. Cela les amusa certainement mais ils se rendirent compte que cette chose se conservait plus longtemps que leur pizza qui séchait aussitôt. A l'époque ou les réfrigérateurs n'existaient pas, cela avait toute son importance surtout lorsqu'on partait plusieurs jours en mer... Les italiens ont donc copié leurs envahisseurs en recouvrant leur pizza. La technique se perfectionna et par souci pratique on ne mit plus directement la pizza sur la sole du four mais dans un plat de terre cuite appelée "TEGLIA"...et la tielle était née. Si vous allez en Espagne demandez une empanada et vous comprendrez...

À GAETA le tielle se décline de plusieurs façons, selon les propres mots des natifs du lieu, il y a les tielles de la mer, au poulpe, sardines, anchois, crevettes, moules etc... et les tielles "de la terre" à la scarole et aux pignons, aux oeufs et aux courgettes. À Sète, seule la tielle de poulpe connut la célébrité.
Au début de leur installation à Sète, les pécheurs Gaétans faisaient la tielle comme dans leur mère patrie et lorsque les enfants allaient à l'école, la maman mettait souvent une tielle de pouffre dans le cartable fait de morceaux de vieille voile cousue ; aujourd'hui, les anciens racontent qu'à l'école ils se cachaient pour la manger car les petits Sétois mangeaient des croissants du boulanger. La tielle était l'ordinaire des pécheurs installés au quartier haut ou était regroupée la communauté italienne, comparé à l'opulente société Sétoise enrichie par le commerce du vin, c'était un quartier pauvre ou ils vivaient selon leur coutumes et parlaient le napolitain. La majorité de la nourriture était tirée de la pêche que le père ramenait à la maison. Ces pêcheurs ne descendaient que rarement en ville et la belle société Sétoise de l'époque ne connaissait pas la tielle qui était vue comme étant une nourriture de pauvre.

Dans les années 30, Adrienne PAGES née à Agde tenait avec son mari Bruno VIRDUCCI, un Italien du sud, un petit étal de coquillage devant le pont de la civette à l'enseigne de "La Reine des Mers". Ses tartes de pouffres étaient renommées dans le quartier, elle les faisait cuire chez LUBRANO le boulanger de la rue Garenne... Les ménagères Sétoises commencèrent à apprécier la chose et en redemandèrent régulièrement à tel point que le boulanger fut dépassé par les visites d'Adrienne et il fallut trouver une solution. C'est son beau fils, Mimi Cianni qui en 1937 décida d'aller à la foire de Marseille acheter un four adapté qu'on installera au rez de chaussée de la maison. Et l'histoire démarra de là... en confectionnant ce plat de pauvre.

Adrienne ne se doutait pas que débutait l'âge d'or de cette tarte magique ! Adrienne eut de nombreux enfants, elle déménagea ensuite son petit commerce devant le bar de LA MARINE, mais il fallut attendre son jeune fils Achille qui le premier mit en place une petite fabrique artisanale sous les escaliers de la grand rue sur le plan du marché aux poissons.
Dans les années 60, il avait comme ouvrière Sandrine SPOSITO qui fabriqua des tielles pendant 50 ans de sa vie... Cette petite production était vendue à l'étal de coquillages de sa soeur Raymonde qui avait pris la suite de sa mère tout à coté. On peut dire que si c'est à Adrienne VIRDUCCI que l'on doit la diffusion de la tielle dans la société sétoise, c'est à Achille son fils que l'on doit la première fabrication artisanale. Quelques années après, Achille prit une épouse et créa lui aussi son propre étal de coquillages ou il mit ses tielles à la vente. À son tour, sa soeur Raymonde installa un tout petit atelier dans sa cabane de coquillage "La Reine des Mers" ou s'activait son ouvrier David Conesa.

Jusqu'aux années 70, c'étaient les seuls endroits où l'on pouvait trouver des tielles dans la ville de Sète. Ce furent ensuite deux des autres filles d'Adrienne qui se lancèrent dans l'aventure de la tielle. L'une se maria avec un DASSE, et l'autre avec un CIANNI... c'est pour cela qu'aujourd'hui encore vous trouverez les petits enfants et arrières petits enfants aux commandes des fabriques artisanales DASSE, VIRDUCCI et CIANNI...car la tielle de Sète est l'apanage d'une dynastie, celle d'Adrienne et Bruno VIRDUCCI ainsi que de leur descendance qui héritèrent tous de la recette et du savoir faire ...

Jean Brunelin

Acheter des tielles :  Liste des tiellistes Sètois - Cuisiner une tielle :  La recette de la tielle

L'ancienne lagune languedocienne

 

Si l'on observe la plus ancienne carte géographique de la côte languedocienne, on s'aperçoit que dans l'Antiquité une voie maritime protégée par la lagune permettait d'aller d'Arles jusqu'aux étangs du Roussillon.
Cette voie maritime se juxtaposait à la voie Héracléenne construite par les Grecs qui reliait Marseille à l'Espagne. Parmi les étangs constituant la lagune languedocienne, l'étang de Thau était le plus important.