Sciences

Lancement du projet "Popstar"

Le projet « Popstar » vient d'être lancé à l'Ifremer. Il a pour but d'étudier l'état physiologique des poissons migrateurs en Méditerranée, associé à leurs déplacements collectifs, en développant un système innovant de marquage électronique de nouvelle génération. Testée sur le thon rouge, la marque sera plus petite, moins chère et capable d'acquérir une grande gamme de données biologiques et environnementales. Objectif : identifier les zones d’alimentation et de reproduction du thon rouge, et mieux gérer son exploitation en étudiant les variations de ses réserves de gras au cours du temps. Cette espèce, observée du ciel par survols aériens réguliers, le sera maintenant sous l’eau grâce à la future marque électronique « Popstar ». Une opération de marquage d'un banc entier de 200 spécimens est déjà programmée en Méditerranée au cours de l’été 2019... source Ifremer

Les joies de la géologie.

La géologie ou science de la terre, n’est pas un monument de rigueur ; sans rivaliser avec Gilles Lapouge, le poète géographe, on peut l’appréhender d’une manière plaisante. Par ses aspects spectaculaires, on peut même passionner un auditoire, ce fut le cas pour les 40 personnes venus écouter Dominique Coërchon sur ce thème ce vendredi 8 avril à la médiathèque de Florensac..

 Parmi les faits marquants, il y a par exemple un magnifique modèle d’inversion de relief à St Thibéry : le volcan Ramus qui sommeille depuis 650 000 ans a eu des moments de folie au cours desquels il répandit sa lave dans un vallon, et comme le basalte solidifié est très résistant, les collines environnantes se sont érodées plus vite et maintenant, ce qui était une vallée est devenue une colline, aujourd’hui de magnifiques orgues basaltiques dominent le village. Cet exemple local d’inversion de relief est commun dans les zones volcaniques, ce n’est pas un auvergnat comme moi qui dirait le contraire.

 Un autre aspect pittoresque de l’hydrographie peut s’illustrer avec notre facétieux fleuve Hérault ; depuis des millénaires ce capricieux cours d’eau a serpenté entre Pézenas et Florensac, il a ainsi laissé derrière lui des bras morts, le domaine de l’Ile qui ne l’est plus et, très récemment, cette formidable crue de 1996 reste gravée dans nos mémoires, cette année-là, à St Joseph et à Caillan, la nature a montré son horreur de l’angle droit ; cette fois-là le fleuve, faisant fi des digues qu’on lui avait imposées, est allé tout droit, ravageant tout ; l’homme avec ses gros moyens techniques et sa rancune tenace l’a méchamment remis dans son lit, solidement bordé ! Rendez-vous à la prochaine crue…

Dans la catégorie perturbations hydrographiques graves, il fut bien sûr question du méandre recoupé de la Vis, qui donna l’imposant Cirque de Navacelles. Plus au Nord, la pauvre Meuse qui perdit ses affluents principaux l’Aire et la Moselle, à cause de la Meurthe et l’Aisne qui coulaient gentiment parallèlement et en contrebas, d’innocents ruisseaux qui, comme toute rivière, subissent la loi géologique du recul de source, sont allés capturer la Moselle et l’Aire, sans que la Meuse endormeuse n’eût rien à y redire. Au seuil de Toul, on en parle encore, pauvre Meuse !

Inversion de relief, méandres recoupés, captures de rivière, la géologie ne manque pas d’exemples spectaculaires, c’est une science qui n’est pas impressionnée par les millions d’années. Elle peut donner à l’homme quelques leçons de philosophie, il pourrait se demander ce qui restera de lui, de sa belle civilisation, de ses cathédrales médiévales dont il est si fier, ses pyramides d’Egypte qu’il croit défier le temps, rien ? une strate dans les dépôts alluvionnaires ?…  et personne pour les voir, dans les années futures, y aura-t-il un géologue pour les analyser ? …

Dominique Coërchon

 

L'hippocampe et son ADN

photo: Sophie Falloud


Nicolas Bierne


Florentine Riquet 

 

Par un jour du mois de mars ayant lu sur un réseau social que l'on recherchait, pour une étude, des spécimens d'hippocampes, je me suis rendu à la Station Marine de La Plagette à Sète. Là, une petite équipe de recherche rattachée à l'ISEM (Institut des Sciences de l'Evolution de Montpellier) réalise cette étude.
Le projet sur l'hippocampe a été financé par un prix Chercheur d'Avenir 2011 de la région Languedoc-Roussillon, un prix décerné à Nicolas Bierne, directeur de recherche au CNRS. J'ai aussi pu y rencontrer Florentine Riquet, Post Doctorante du LabEx CeMEB, Université de Montpellier.
Outre la curiosité qui m'animait j'y venais aussi pour apporter l'unique hippocampe (sec) en ma possession. Un hippocampe « familial » en provenance de l'Atlantique.
Mon spécimen, identifié sous le nom d'Hippocampus guttulatus ou hippocampe moucheté, fut donc pris en charge par Florentine Riquet qui m'expliqua la suite des opérations.

Après avoir réalisé un léger découpage de sa nageoire dorsale, il y aura l'extraction de son ADN afin de rechercher les différences génétiques entre les différents spécimens collectés depuis le début de cette étude.
Cette équipe travaille actuellement sur des individus vivants, le but étant de séquencer des fragments d'ADN qui sont différentes d'un individu à l'autre et ce sont ces différences qui sont informatives et donc intéressantes. Le principe est identique pour les individus « secs ».

La première étape de cette recherche a concerné 292 hippocampes mouchetés répartis sur 24 sites géographique. Depuis la recherche s'est orientée vers le séquençage de 96 individus ainsi qu'un mâle tunisien et sa progéniture (112 juvéniles). Cette « petite famille » va aider à déterminer la diversité génétique transmise par le père.
Localement, c'est à dire sur le Bassin de Thau, le laboratoire travaille en liaison avec le CPIE Bassin de Thau et avec d'autres associations pour ce qui est des prélèvements dans l'étang.
Les prélèvements qui sont réalisés sur des animaux vivants sont effectués lors de plongées dans l'étang de Thau. Que l'on se rassure, il a été constaté que les animaux n'étaient pas affectés par ce prélèvement et que la nageoire repoussait chez la grande majorité des animaux prélevés.

Florentine Riquet travaille en génétique des populations d'où l'intérêt de cette étude qui court sur plusieurs années. Les différences entre individus permettent de déterminer la structure génétique des populations. Dans cette équipe les chercheurs travaillent sur la spéciation.
La spéciation est, en biologie le processus évolutif par lequel de nouvelles espèces vivantes apparaissent.
Mais ensuite les problématiques sont assez différentes car pour les individus vivants il est recherché la structure génétique contemporaine alors que pour les individus « secs » les chercheurs tentent de retracer l'histoire en remontant le temps. Afin de se procurer des hippocampes secs il a déjà été fait appel au don des particuliers. Plus d'une centaine de spécimens ont ainsi été collectés à ce jour.
La plupart proviennent de l'étang de Thau et leur âge varie de 5 ans à 80 ans, le plus vieux étant de 1935.
Sur cette quantité les ¾ viennent de l'étang de Thau, une dizaine de spécimens proviennent de la mer (la Méditerranée dans son ensemble) et 2 à 3 proviendraient de Tunisie. Désormais il y en a 1 de l'Atlantique (le mien).

Lors de l'étude sur les 292 hippocampes il a été déterminé qu'ils étaient issus de la même espèce morphologique mais, par contre, génétiquement ils étaient issus de 4 espèces.
A l'heure actuelle, d'autres lagunes (à Leucate et une en Espagne) sont ou seront explorées (dont une lagune italienne) afin de déterminer si la lagune de Thau est spéciale ou pas.
Le spécimen « blanc » que Florentine tient dans sa main provient de l'étang de Thau, il aurait 35 ans et il aurait été pêché dans les années 80.

A l'heure actuelle la petite équipe est toujours prête à recevoir de nouveaux spécimens « secs » apportés par des particuliers. Si vous souhaitez confier vos hippocampes, il vous est toujours possible de joindre les chercheurs. Pour cela contacter Nicolas Bierne ou Florentine Riquet au 04 67 46 33 75 ou par e-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. . Point important, il est à noter qu'ils vous seront restitués après étude.

Un grand merci à Florentine Riquet pour son accueil et pour l'aide apporté à la rédaction de cet article.

Jean-Marc Roger

 

photo: Sophie Falloud

Expirer en inspirant

Le comportement anormal d’un matériau nanoporeux

Véritables éponges high-tech de l’infiniment petit, les matériaux nanoporeux permettent de capturer et libérer de manière contrôlée les composés chimiques, gaz ou liquides. Une équipe franco-allemande comprenant des chercheurs de l’Institut de recherche de Chimie Paris (CNRS/Chimie ParisTech) et de l’Institut Charles Gerhardt de Montpellier (CNRS/Université de Montpellier/ENSCM)1 a mis au point et décrit un de ces matériaux au comportement totalement contre-intuitif, le DUT-49. Lorsque la pression augmente pour faire entrer davantage de gaz dans un échantillon de DUT-49, celui-ci se contracte subitement et libère son contenu comme si, au cours d’une inspiration, les poumons se rétractaient et expulsaient l’air qu’ils contiennent. Publiés le 6 avril 2016 sur le site de la revue Nature, ces travaux permettent d’envisager des comportements innovants en science des matériaux.

La capture de molécules toxiques dans l’air ambiant, le stockage de l’hydrogène ou la libération ciblée de médicaments… Autant d’applications qui peuvent faire appel à des matériaux nanoporeux flexibles. Ces matériaux utilisent la grande surface déployée par leurs pores pour capter et stocker les molécules de gaz ou de liquide : c’est le phénomène d’adsorption2. Leurs pores peuvent ainsi adsorber des quantités impressionnantes de produits, s’agrandissant dans la limite de leur flexibilité.

Une équipe franco-allemande a conçu un nouveau type de matériau nanoporeux : le DUT-49. Formé par auto-assemblage d’un squelette carboné et d’atomes de cuivre, sa structure est à la fois organique et métallique. Il se présente sous la forme d’une poudre incroyablement poreuse : la superficie interne3 d’un seul gramme de ce matériau couvre 5000 m². Le DUT-49 est ainsi capable d’adsorber l’équivalent du tiers de son poids en méthane. Tout comme les autres matériaux « intelligents » de sa famille, ses propriétés changent selon les stimulations extérieures, comme la pression, la température ou la lumière. Si l’on augmente la pression lors de la capture d’un gaz, on augmente à la fois la quantité de gaz adsorbée et, dans le cas le plus courant, la taille des pores du matériau. La très grande flexibilité du DUT-49 provoque cependant un phénomène imprévu : alors que le matériau se remplit de gaz jusqu’à une certaine pression, il va se contracter brutalement et voir son volume diminuer de moitié si la pression continue d’augmenter

Les chercheurs ont d’abord cru à une erreur d’instrumentation, car aucun autre des millions de matériaux connus qui adsorbent les gaz ne se comporte ainsi. Ce phénomène « d’adsorption négative » a pourtant bien été confirmé par des mesures complémentaires et l’équipe est parvenue à en décrire le mécanisme. Les molécules de gaz stockées dans les pores du DUT-49 établissent des interactions fortes avec la structure de ce solide ce qui, selon la quantité de gaz adsorbée, perturbe la disposition des atomes qui le composent et finit par provoquer sa contraction. Testé avec le butane et le méthane, ce comportement caractéristique du DUT-49 serait généralisable à d’autres composés gazeux.

DUT-49 rejoint les récentes découvertes de matériaux aux propriétés physiques « anormales », comme ceux à expansion thermique négative qui se contractent lorsqu’ils sont chauffés. Ce résultat ouvre un grand champ d’étude dans la compréhension des matériaux poreux flexibles et permet d’envisager des comportements innovants en science des matériaux. Il pourrait ainsi conduire à développer des interrupteurs et des capteurs à échelle nanométrique. Le dégonflement du matériau correspond en effet à une réponse forte à un petit évènement, déclenché à partir d’une valeur seuil facilement détectable.

source : CNRS

Ces nouveaux immeubles qui purifient l’air

The Manuel Gea González Hospital in Mexico City
l'hôpital Manuel Gea González à Mexico

Le projet Sapphire à Berlin (source : libeskind.com)

Il y a une cinquantaine d’années les chercheurs de l’université de Tokyo furent les premiers à travailler sur des matériaux capable de photosynthèse c’est-à-dire de se comporter comme les plantes : absorber du CO2 pour rejeter de l’oxygène et de la vapeur d’eau.
Depuis cette idée a fait son chemin et la technologie a progressé pour sortir du laboratoire et devenir une réalité concrète.

C’est ainsi qu’à Mexico, une des villes les plus polluées au monde, les murs de l’hôpital Manuel Gea González « mangent le smog » selon l’agence Bloomberg. Construit en 2013,  les façades de l’hôpital sont recouverts de dioxyde de titane spécialement traité pour épurer l’atmosphère. Les émissions nocives, en provenance de voitures par exemple, sont alors emprisonnées et transformées en eau et en gaz carbonique.

A Berlin,  le cabinet d’architecte Daniel Libeskind vient de présenter le projet d’un complexe immobilier en plein centre ville futuriste. Les 73 appartements prévus sont spacieux et présentent des larges baies angulaires vitrées qui laissent entrer la lumière naturelle et donnent du volume et de l’espace. Le toit est un patio paysagé avec une vue imprenable sur la ville. Mais si le design est d’avant-garde, les matériaux utilisés le sont plus encore puisqu’ils incorporent des panneaux céramique, qui purifie l’air et élimine  l a pollution

Ces dalles développées par société Casalgrande Padana en collaboration avec le groupe japonais Toto, sont capables, en présence de lumière solaire, de réduire les polluants présents dans l’air. Elles sont également auto-nettoyantes car elles décomposent les saletés déposées en surface qui sont ensuite éliminées par l’action naturelle de l’eau de pluie.

Le pays de Thau qui est déjà en avance sur la qualité de l'air grâce à son partenariat avec Air LR devrait suivre ces développements. On pense en particulier au grand projet de l’aménagement de l’entrée Est de Sète  dont les enjeux sont multiples (économie, habitat, environnement ou encore identité culturelle) pour les 20 ans à venir.

L’efficacité de la cure thermale de Balaruc démontrée

L’Etude Aqua Vena Temporis à Balaruc-les-Bains : des résultats démontrant scientifiquement l’efficacité de la cure thermale

Les Thermes de Balaruc-les-Bains démontrent l’efficacité de la cure thermale sur les pathologies liées à l’insuffisance veineuse grâce à l’Etude Aqua Vena Temporis. Cette étude clinique prospective observationnelle, menée en 2014, durant toute la saison thermale, décrit l’amélioration des signes et symptômes de 420 patients insuffisants veineux au cours et au décours d’une cure thermale avec un suivi à 6 mois.

Menée par une CRO indépendante Dijonnaise dirigée par Mr le Professeur François-André Allaert, (Chaire d’Evaluation Médicale de Ceren ESC Dijon) et Vincent Crebassa, coordinateur de l’étude, médecin vasculaire et phlébologue à la Clinique du Millénaire de Montpellier, cette étude est unique en France.

Les résultats de cette étude montrent le bénéfice important apporté par la cure thermale de Balarucles- Bains tant sur la symptomatologie fonctionnelle liée à l’insuffisance veineuse que sur ses manifestations physiques objectives et sur la qualité de vie des patients. De surcroît, ses effets perdurent dans le temps et apportent un soulagement durable aux patients

 

Innovation thermale

Unique en France, un nouveau procédé d’application de boue thermale Après 5 ans de recherches, les Thermes de Balaruc-les- Bains ont développé un nouveau procédé d’application de boue : le lit de diffusion de boue thermale.

Récompensé au congrès de l’ESPA (European Spas Association), le 21 mai 2015 en Pologne, dans la catégorie « innovative thermale water spa » puis le 26 novembre 2015 par l’association Française des Techniques Hydrothermales. Uniquement Balaruc-les-Bains a d’ailleurs breveté ce procédé.

Chaque lit de diffusion, sur lequel le curiste est installé, dispose de buses de distribution, en forme de petites cornes, qui versent la boue sur les articulations à traiter en fonction de la prescription médicale. L’argile naturelle sélectionnée est stockée aux thermes dans deux silos. Elle est ensuite mélangée à l’eau thermale suivant les proportions définies. La composition de la boue a été améliorée avec une proportion plus importante en eau thermale (72,8%). Une fois le mélange eau thermale et argile réalisé, la boue thermale est envoyée dans des cuves de distribution où elle est maintenue à 42°C jusqu’au démarrage du soin. « L’efficacité thérapeutique de l’application de boue de Balaruc-les-Bains a été améliorée, assure le Dr Desfour, président de l’Association des médecins thermaux de Balaruc-les-Bains, car la température est maintenue à 42°C durant les 13 minutes de soin, alors qu’elle pouvait retomber à 30°C au cours de l’enveloppement pratiqué traditionnellement avec des cataplasmes. »

Chiffres clés de la boue thermale

  • 5 ans de recherche
  • 99 % des curistes en rhumatologie bénéficient du lit de diffusion de boue 20 000 tonnes de boues mélangées par jour
  • 112 cabines équipées
  • Un soin à 42°C
  • 72,8 % d’eau thermale dans la nouvelle boue 
 

Monsef Benkirane reçoit la Médaille d’argent du CNRS

Mardi 12 janvier 2016, au GENOPOLYS (141 rue de la cardonille à Montpellier) Monsef Benkirane, directeur de recherche CNRS et directeur de l’Institut de génétique humaine, recevra à Montpellier la Médaille d’argent du CNRS. Cette médaille distingue un chercheur pour l’originalité, la qualité et l’importance de ses travaux, reconnus sur les plans national et international. En France, 17 chercheurs sont lauréats de la Médaille d’argent du CNRS pour l’année 2015.

Monsef Benkirane
Guérir le Sida plutôt que le soigner par trithérapie en éradiquant le réservoir viral. Tel est l’ambitieux objectif des recherches menées par Monsef Benkirane.

Ses travaux ont permis d’élucider plusieurs étapes clés de l’infection par le VIH mais aussi de comprendre les mécanismes moléculaires impliqués dans la régulation de la transcription du virus.

La carrière de ce scientifique est jalonnée de plusieurs articles précurseurs dans le domaine de la virologie moléculaire. Dans une étude publiée dans Science, en 2007, il démontre le rôle de la machinerie cellulaire de petits ARN dans le contrôle de la réplication virale. Quatre ans plus tard, sa découverte d’un facteur de restriction capable de bloquer la réplication du VIH dans les cellules humaines lui vaut un article dans Nature. En 2014, il montre dans un article publié dans Cell que les protéines de réparation de l’ADN sont utilisées par le VIH pour échapper au système immunitaire.
À l’origine de trois brevets, ses recherches ont été distinguées, en 2012, par le Grand prix Jaffé de l’Académie des sciences.
Il est actuellement directeur de l’Institut de génétique humaine à Montpellier.

Les enjeux environnementaux de la conchyliculture

La France accueille et préside actuellement la 21ème Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP21) afin d’aboutir à un nouvel accord international sur le climat.
Dans ce contexte, le Comité National de la Conchyliculture (CNC) souhaite mettre mettre l’accent sur les enjeux environnementaux d’un secteur socio-économique important et structurant du littoral français et européen. Les ressources, les activités et la compétitivité de la conchyliculture dépendent du bon état des écosystèmes. Elles sont impactées par les effets du changement climatique. Une meilleure prise en compte de l’évolution du climat et ses conséquences pour les ressources côtières et l’aquaculture est indispensable.

L’ACIDIFICATION DES OCEANS : QUELS IMPACTS ?

L'acidification de l’océan est la diminution progressive de son pH. Elle est la conséquence de l’augmentation des émissions de dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère qui est ensuite absorbé par les eaux marines les rendant plus acides. L’acidification des eaux peut influencer :

  • la formation de coquille, la croissance et potentiellement la survie des mollusques bivalves (stade larvaire important),
  • la composition des eaux (côtières) et de son écosystème (phytoplanctons, sédiments, etc).


« Des observations suggèrent que les moules et les huîtres seront particulièrement menacées par le bouleversement en cours de la composition chimique de l'eau de mer, avec vraisemblablement d’importantes conséquences socio-économiques. Des recherches en laboratoire ont notamment permis de constater les impacts de l’acidification sur les mollusques : des effets très négatifs sont observés, en particulier lorsque la larve forme sa première coquille, peu avant la période de captage (fixation de la larve sur son premier support d’élevage). »
Frédéric Gazeau, Chargé de recherche au Laboratoire d’océanographie de Villefranche (CNRS).


Pour le secteur conchylicole, les enjeux de l’acidification des eaux côtières est un enjeu majeur.
A propos de l’acidification des océans :

  • quelle influence sur les microorganismes marins pathogènes pour les coquillages et sur d’autres facteurs de stress des coquillages ?
  • peut-elle remettre en cause le cycle de vie et de développement des ressources conchylicoles ?
  • peut-elle remettre en cause la capacité de captage en milieu naturel et la reproduction en milieu contrôlé ?
 

Les chiffres clés de la conchyliculture en France

  • Production : 200 000 tonnes de coquillages élevés par an, dont 65 % d’huîtres, 30 % de moules et 5 % d’autres coquillages.
  • Chiffre d’affaires : 780 millions d’euros/an.
  • 20 500 emplois directs à la production correspondant à 10 500 emplois à temps plein et 10/000 emplois saisonniers, auxquels il faut ajouter les opérateurs des circuits de distribution et le commerce.
  • 4 800 exploitations, pour 4 000 entreprises (majoritairement très petites entreprises familiales) se répartissant 20 000 hectares de concessions sur le domaine maritime public et privé.
  • Près de 300 zones de production classées dans des lieux naturels uniques (estrans, etc.), régulièrement surveillées pour la protection des eaux conchylicoles et des consommateurs.
 

Le Comité National de la Conchyliculture souhaite la création d’une plateforme d’échange pour un travail en collaboration à la fois avec les professionnels mais aussi les scientifiques, du monde entier pour mesurer l’importance de l’acidification et de ses impacts en particulier sur la conchyliculture.

« L’acidification des océans doit devenir une préoccupation pour la filière. Le partage d’expériences entre professionnels est essentiel pour trouver des solutions aux enjeux auxquels nous sommes tous confrontés. A ce titre, les récents échanges que nous avons eus avec nos homologues américains soulignent la convergence des intérêts conchylicoles. Et nous amènent à nous soutenir les uns les autres dans la nécessité de reconnaître l’importance et le rôle de la conchyliculture dans la préservation des écosystèmes ». - Gérald Viaud, Président du CNC.

Parmi les sujets de discussions, le Comité National de la Conchyliculture souhaite aussi souligner la nécessité de mettre en place le suivi de paramètres permettant d’appréhender l’évolution de la composition chimique des eaux conchylicoles (ex : taux d’aragonite, indispensable pour la formation de la coquille).


LA CONCHYLICULTURE, TEMOIN ET GARANTE DE LA SANTE DE L’ENVIRONNEMENT

  • De l’élevage à la récolte des coquillages (1 à 4 ans), ni solution médicamenteuse, ni produit chimique n’est utilisé. Leur alimentation est totalement naturelle et repose sur la biodiversité phytoplanctonique de la colonne d’eau.
  • La conchyliculture s’intègre aux écosystèmes estuariens et côtiers et participe à leurs fonctionnements : filtration et éclaircissement des eaux, développement d’autres espèces (rôle de nurserie, nourricerie), lutte contre l’érosion côtière, fixation du carbone, régulation des cycles de l’azote etc. Elle contribue au maintien des bons états sanitaires et écologiques du milieu.

  • Les eaux conchylicoles sont situées dans des zones protégées au titre de la Directive Cadre sur l’Eau et de la Directive Cadre Stratégie pour le Milieu Marin.

  • La conchyliculture est le témoin du bon état de santé de l’environnement côtier, elle est sensible aux variations de la qualité de l'eau du littoral et peut ainsi être considérée comme une activité économique « sentinelle » de cette qualité. Elle est concernée par les effets des changements climatiques (pluviométrie, température, acidification, érosion, etc.). Elle constitue une activité durable, en phase avec les valeurs actuelles et qui répond aux besoins alimentaires de demain

En savoir plus :
Film La Perle des mers, reportage au coeur de la filière ostréicole
Sites internet : www.cnc-france.com, www.huitre.com, www.moulesdebouchot.fr

La fibromyalgie n'est toujours pas reconnue en France !

De nombreuses personnes atteintes de fibromyalgie viennent à Balaruc-les-bains, première station thermale de France, pour soulager leur maux. Mais qu'est-ce que la fibromyalgie?

La fibromyalgie qui touche environ 2,5 % de la population mondiale (environ deux millions de français concernés) est une maladie caractérisée principalement par un état douloureux musculaire chronique. En dehors de la douleur, les principaux symptômes dont se plaignent les individus atteints de fibromyalgie, sont :

  • un sommeil perturbé et non récupérateur,
  • des paresthésies des membres (fourmillements),
  • des perturbations psychiques importantes à type de dépression essentiellement,
  • une fatigue générale intense, entre autres.

Statistiquement, il apparaît que la Fibromyalgie génère un handicap très important pour environ 30% des malades. Son impact se ressent dans les actes de la vie quotidienne, sociale, professionnelle : beaucoup perdent leur emploi et n'arrivent plus à se maintenir dans un emploi quelconque. Sans compter l'impact psychologique de la fibromyalgie qui entraîne très souvent un isolement social, professionnel et qui plonge les personnes malades dans la précarité.
De nombreux cas de suicides en France, relatifs à cette maladie ne sont pas répertoriés.
Bien que ce point tende à s'améliorer au fil du temps, la multiplicité des symptômes fait que le malade ne sait pas vers quel médecin se tourner, un rhumatologue, psychologue, neurologue... en rendant beaucoup plus complexe le parcours médical, les patients se sentent d'ailleurs souvent délaissés par le corps médical.
Le corps médical, dans sa globalité, est très peu formé à ce type de maladie chronique, et beaucoup sont encore sceptiques sur ce qu'est la fibromyalgie, beaucoup la considèrent encore comme une maladie psychosomatique.
La troisième problématique concernant la fibromyalgie est l'absence de résultats objectifs, vue du côté médical, en ce qui concerne les analyses biologiques. Ce qui semble faire de cette affection une maladie quasi imaginaire de la part du patient, du moins c'est l'impression qu'ont un certain nombre de médecins, qui sont amenés à être consultés par des personnes fibromyalgiques.

 

Fibro'Actions

Le Collectif Fibro'Actions est né récemment d'une envie commune d'agir et d'un constat simple, la fibromyalgie, maladie reconnue par l'OMS en 1992, ne l'est toujours pas en France.

Tant qu'un consensus n'aura pas eu lieu dans le monde médical concernant la fibromyalgie, et plus particulièrement ses origines(comment la cataloguer), la situation ne changera pas ! En résulte aujourd'hui, une situation inacceptable subie par environ 2 Millions de français. Pour une personne atteinte de fibromyalgie aujourd'hui, le cheminement vers une situation précaire à tous niveaux, est inévitable.
Chaque jour est un défi : les douleurs, l'état de fatigue intense, la diminution physique et tous les actes de la vie quotidienne qui deviennent difficiles.
En France, la non-reconnaissance par les pouvoirs publics de cet handicap ne peut donc que révolter ceux qui en souffrent.

 

» en savoir plus sur le site de Fibro'Actions 

LAG'UNE...Découverte !

Faire connaître les milieux lagunaires au jeune public

Qu'est-ce qu'une lagune? Par quels phénomènes sont-elles apparues? Quels sont leurs rôles et valeurs à la fois pour la nature et pour l'homme? Dédié au grand public et plus particulièrement aux 10-15 ans, ce film de 6 minutes apporte quelques réponses succinctes et pédagogiques pour mieux connaître les lagunes méditerranéennes françaises.

Film produit par le Pôle-relais lagunes méditerranéennes, réalisé par l’association Océanides et cofinancé par l’Union européenne (FEDER PACA), la DREAL PACA et l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse dans le cadre du projet "Films pour la valorisation paysagère des milieux lagunaires méditerranéens" 2014-2015.

Le lac éphémère du Larzac

La presse en parle, certains sont allés le voir. Jean-Marc Roger, pour ceux qui ne peuvent aller sur le Larzac, vous le montre sur la vidéo ci-dessous.
Dix ans après sa "disparition" ou disons plutôt son retrait, le lac éphémère est revenu.
Voici l'explication de ce phénomène avec deux intervenants, tout d'abord le propriétaire des lieux qui l'a vu 10 fois dans sa vie et un scientifique qui rétablit la vérité sur ce phénomène local.

» Retouvez Jean-Marc Roger et ses reportages sur sa chaîne YOU TUBE.