Sciences

Roger Tognetti, gnomoniste

Roger Tognetti est un gnomoniste, artisan concepteur et fabricant de cadran solaire. IC'est lui qui a par exemple créée et réalisé le cadran solaire de Poussan situé sur la place de la mairie, qui est un des plus beaux cadrans solaires de France et d'une précision incroyable: il donne l’heure à 1 minute 1/2 près.
Passionné et passionnant ce poussanais! Bravo à lui!
Avec ces reportages ci-dessous, il nous fait partager sa passion et nous dévoile le fonctionnement et le mode de lecture des cadrans solaires.

Physiciens au Lazaret

A l‘occasion de la conférence Jeunes chercheurs 2014 qui s'est déroulée entre le 9 et le 12 Décembre au VVF Le Lazaret, le prestigieux prix Joliot-Curie de la Société Française de Physique a été remis à Christophe Yèche, chercheur au Commissariat à l’Energie Atomique de Saclay, en présence de Corinne Azaïs, adjointe déléguée à l'enseignement.
Pendant une semaine, le VVF du Lazaret a reçu dans ses murs un congrès de jeunes chercheurs de la division Champs et particules de la Société Française de Physique. L'occasion pendant ces quelques jours d'échanges informels entre les responsables de la SFP, les chercheurs et le lauréat du prix Joliot-Curie, dont l'intervention était très attendue.
Corinne Azaïs, en sa qualité de représentante du sénateur-maire, François Commeinhes, s'est dite très honorée de ce que la ville de Sète ait été choisie non seulement pour accueillir les chercheurs mais aussi pour être le théâtre de la remise d'un prix prestigieux.
Car c'est au terme de ce congrès qu'Alain Fontaine, le président de la Société Française de Physique, a décerné le prix Joliot-Curie à Christophe Yèche, "pour ses travaux originaux et marquants tant en physique expérimentale des particules qu'en cosmologie".

Découvrir les huiles essentielles de l'automne et de l'hiver

  Découvrir les huiles essentielles de l'automne et de l'hiver simplement ! Vous entendez parler des huiles essentielles mais vous ne savez pas ce que c'est ?

   Lundi soir se tenait la première réunion d'information sur les huiles essentielles de l'automne et de l'hiver, à la boutique ODLYS à Poussan.
Le public avait répondu présent, pour venir découvrir les bienfaits de ces composés naturels qui peuvent soulager les maux de tous les jours.

Après un bref historique et une explication sur les principes d'extractions de ces huiles, nous avons été invité à apprivoiser les différents familles biochimiques.
Aldéhydes, cétones, monoterpènes, monoterpénols et autres, nous ont été présentés simplement afin que tout le monde comprenne bien que les huiles essentielles ne sont pas à prendre à la légère!
Ce n'est pas parce que ces produits sont naturels qu'ils ne sont pas sans danger.


Après une collation à base d'huiles essentielles, comme un mariage du jus de cerise et de l'huile de géranium, ou un gâteau à l'ylang ylang et à la lavande, c'est au tour de 4 huiles essentielles de l'automne et de l'hiver de nous être présentés.
On retiendra donc le citron pour drainer son foie et stimuler son immunité, le romarin à verbénone qui régénére ce même émonctoire, le ravintsara qui est l'huile essentielle de l'hiver ainsi que le thym à thuyanol.

  La réunion était enrichie par les questions des participants qui étaient visiblement très demandeurs d'informations sur cette façon de rester en bonne santé... naturellement !

Et vous passerez un bon hiver…

Chaque automne les anciens se confectionnaient des tisanes avec les plantes de leur jardin :
Le Pissenlit, le Fumeterre et la Reine des prés pour « nettoyer » l’organisme, ce qui leur permettait d’être prêts face aux assauts de la saison froide.
Ils avaient raison dans leurs habitudes intuitives !
Nettoyés de l’intérieur, le foie, l’intestin sont des barrières de sécurité quand ils fonctionnent bien.
Aujourd’hui, notre vie est moins saine, l’alimentation est déséquilibrée, la pollution omniprésente.
Mais l'Artichaut  draine toujours la bile, la Fumeterre épure foie et vésicule biliaire ainsi que le Radis noir, tandis que le Pissenlit assainit la flore intestinale.
Pourquoi nous en priver pour détoxifier notre corps et nous remettre en forme avant l’hiver ?
Heureusement, de nos jours, il existe des solutions buvables comme par exemple le DRAINODLYS proposé par ODLYS à Poussan (1).  C’est un concentré de toutes ces mêmes plantes qui se dilue dans un litre d’eau. Simple, pratique d’utilisation et efficace !

Veiller à la qualité de notre flore intestinale va bien au-delà du bénéfice d’une bonne digestion. La muqueuse intestinale protège des éléments nocifs qui entrainent  migraines, fatigue, fermentations, mais aussi, ce qui nous intéresse en cette saison : la fragilité des zones nez-gorge-oreilles.
Les probiotiques et prébiotiques sont des levures lactiques vivantes ou lyophilisées qui dopent votre immunité. Ils aident à fabriquer certaines vitamines qui améliorent l’équilibre microbien de l’intestin et assainissent par là même la flore intestinale.
« Il est à rappeler que plusieurs souches de levures sont nécessaires pour une action optimale. En général, les compléments alimentaires comme PROBIODLYS comprenant 5 ou 6 souches de probiotiques sont efficaces. Cela représente des milliards de bactéries ! » tient à nous rappeler M.BASTIDE d’IZARD chez ODLYS.

Intéressant à cette période, le SHIITAKE, champignon d’exception et peu connu encore du grand public.
Il soutient les défenses naturelles, c’est un fortifiant général du système nerveux central qui apporte en grande quantité des vitamines et minéraux.
« Le SHIITAKÉ apparait de plus en plus dans les journaux spécialisés ou des articles grand public sur internet, car il est aujourd’hui  l’objet d’études, à cause du lentinane qu’il contient.
C’est  un polysaccharide qui posséderait une activité anti-tumorale et soutiendrait l’immunité chez les personnes gravement malades.
 »
Vous l’aurez compris, le SHIITAKÉ est une précieux allié pour vos défenses naturelles !

Et vous passerez un bon hiver...

(1) Odlys, 2, rue Pasteur à POUSSAN (34) -  www.odlysboutique.fr - www.facebook.com/odlys

Pont roulant et déroulant

Il n'y a pas qu'à Sète où les ponts sont des objets de curiosité. A Londres, le Rolling Bridge, conçu par Heatherwick Studio est une petite merveille d'ingéniosité. Ce pont pédestre roulant et déroulant, situé au Paddington Bassin, est divisé en 8 sections et dispose d'un mécanisme qui lui permet de s’enrouler sur lui-même jusqu’à ce que le début rejoigne la fin pour laisser passer les bateaux.

L'huître s'ouvre enfin et dévoile les gènes coupables de la mortalité estivale

Depuis que le génome de l'huître a été décrypté (voir encadré ci-dessous) des avancées importantes ont été réalisées par les chercheurs, en particulier par l'Ifremer.  Ces découvertes sont brillamment expliquées par Arnaud Huvet (Ifremer Pouzané) dans une condérence intitulée "Des gènes coupables dans la mortalité estivale de l’huître Crassostrea gigas".

Des mortalités massives de l’huître creuse Crassostrea gigas (huître de Bouzigues) sont rapportées dans toutes les régions du monde où cette espèce est exploitée. Ces mortalités, considérées comme un véritable fléau pour la profession ostréicole, résulteraient d’une interaction complexe entre l’hôte, l’environnement et des pathogènes, le principal étant un virus de type Herpes (OsHV1).

Afin d’élucider les bases moléculaires de la résistance de l’huître à la mortalité estivale, une approche transcriptomique a été réalisée sur des familles d’huîtres sélectionnées pour leur résistance (R) ou leur sensibilité (S) à la mortalité estivale. Les gènes apparus différentiellement exprimés entre R et S appartiennent principalement aux catégories fonctionnelles « reproduction », « métabolisme énergétique » et « stress oxydant » et seraient révélateurs d’une fragilité physiologique des huîtres S durant la période précédant les mortalités. De plus, une sur-représentation très significative de gènes associés à la catégorie « défense/immunité » avant le pic de mortalité suggère que la réponse immunitaire est primordiale dans la capacité à survivre à un épisode de mortalité.

Parmi ces gènes, nous trouvons notamment des acteurs de la voie immunitaire NF-κB. Les gènes ainsi identifiés constituent des candidats à étudier en priorité. Pour identifier leur fonction et les incriminer (ou disculper) dans ces phénomènes de mortalité estivale, des expériences d’inhibition fonctionnelle par ARN interférence ont été mises en place, ainsi que des recherches de zones du génome associées à la survie (Quantitative Trait Loci).

Cette liste de gènes identifiés permet d’avancer dans la compréhension des mécanismes conduisant à la mortalité estivale des huîtres, de disposer de marqueurs moléculaires utilisables pour du profilage diagnostique, et pourrait à terme aider à l’amélioration génétique en développant de la sélection assistée par marqueurs chez cette espèce. 

» lire aussi :Ifremer - Rapport final du programme de recherche sur les mortalités d’huîtres creuses Crassostrea gigas dans l’étang de Thau

 

LE GÉNOME DE L'HUÎTRE DE BOUZIGUES 

Le génome de l'huître creuse (Crassostrea gigas), la plus cultivée sur la planète et en particulier dans le bassin de Thau, a été décrypté par une équipe internationale majoritairement composée de chercheurs chinois.
Le généticien Guofan Zhang, de l'académie chinoise des sciences, et ses collègues ont aussi analysé les caractéristiques de la Crassostrea gigas, comme sa réponse au stress ou la formation de la coquille.
Selon les chercheurs, dont les travaux sont publiés dans le magazine Nature, elle a développé plusieurs traits nécessaires à la survie d'un organisme pris en permanence entre les marées, parfois aussi entre eau douce et salée, et condamné à filtrer des fluides souvent douteux pour s'alimenter.
Les chercheurs ont comparé son génome à celui de sept autres espèces séquencées. Ils ont ainsi pu identifier plus de 8600 gènes spécifiques à ces mollusques.
Par exemple, ils ont notamment découvert que le génome de la Crassostrea gigas comportait 88 gènes HSP70 (pour heat shock proteins) qui jouent un rôle important dans la protection des cellules contre les agressions, en particulier les substances toxiques tels les métaux lourds (arsenic, cadmium, mercure, etc.).
Par comparaison, les oursins ont 39 gènes HSP70 et les humains seulement 17.
Cette huître possède aussi de nombreux gènes associés à l'antioxydation et au blocage de la mort cellulaire.

 

La bourrache, une plante merveilleuse

Guilhem Bastide d'izard, pharmacien biologiste à la retraite, nous donne quelques informations sur la bourrache que vous trouverez actuellement en fleurs en vous promenant tout au long des chemins. Elle  est originaire de l'Europe méridionale et centrale.

La bourrache est assez commune dans les terrains vagues et les décombres des contrées à climat tempéré, ainsi que comme plante adventice dans les cultures sarclées et les jardins.  
C'
est une excellente plante mellifère et de plus les jardiniers apprécient son effet répulsif sur les limaces

 A quoi ressemble-t-elle ?

C'est une plante de 15 à 60 cm qui pousse un peu partout en France surtout dans des lieux enso­leillés, comme dans notre région, à l'état sauvage. Tous les terrains lui convien­nent, même les plus incultes, et toutes les altitudes puisqu'on peut la rencontrer dans nos montagnes, jusqu’à des hauteurs approchant 2000 mètres. La tige est cylindrique creuse et velue, les feuilles alternes larges sont couvertes de poils blancs sur les deux faces qui fleurissent de juin à août. Les fleurs, légèrement retombantes et perchées au sommet des tiges, possèdent cinq pétales en forme d'étoile qui passent du rouge au bleu foncé.

Pendant la floraison, la BOURRACHE produit de grandes quantités de nectar, jusqu'à 2,5 mg par fleur et par jour, c’est pour cette raison et à juste titre qu’elle est considérée comme mellifère et très fréquentée par les abeilles !

 Un peu d’histoire

Le nom de la bourrache vient de l'arabe abou-rash, ce qui signifie « père de la sueur ». Cette plante sudorifique nous vient, en effet, d'Asie Mineure et ce sont les Croisés qui la ramenèrent de Damas au XVe siècle.

Ses principes actifs

La plante renferme des mucilages, du potassium, de l'allantoïne, des tanins, une saponine et des anthocyanidines ainsi que des flavonols et des alcaloïdes pyrrolizidiniques. L’huile de bourrache, extraite des fruits, est riche en AGE oméga-6 (Acide Gras Essentiels), acide linoléique, gamma-linolénique et en vitamines A, D, E et K.
C’est ce qui donne tout son intérêt à cette huile hydratante et antirides.

Ses propriétés

Joseph Rogues, en 1837, affirmait: «C'est une boisson excel­lente quand les reins et la vésicule biliaire sont irrités et agités de douleurs spasmodiques, et que les urines sortent avec difficulté». La bourrache n'est pas d'une importance médicinale vitale, mais il ne faut pas sous-estimer sa valeur : elle possède des propriétés adoucissantes, émollientes, rafraîchissantes, dépuratives, sudorifiques et diurétiques !

 En fonction de son état de maturité les propriétés sont différentes :

  • Avant la floraison, quand elle commence à pousser, elle est plus émolliente, on peut la manger en salade ou comme des épinards.  
    Au Moyen Age, la bourrache était considérée comme une plante potagère et entrait dans la composition de nombreux plats, associée au cresson et au pissenlit.
  • Quand elle est en fleur elle est plus apéritive, dépurative, sudorifique
  • Quand elle porte ses fruits elle est plus diurétique.

 Ce sont là des nuances subtiles mais importantes !  Il faut cueillir et faire sécher la plante entière car, contrairement à une opinion assez répandue, ce n'est pas la fleur qui est la plus riche en principes actifs, mais la tige et ensuite les feuilles. Elles sont très fragiles et aqueuses, donc difficiles à sécher car il faut veiller à ce qu'elles ne moisissent pas.

Préparation et utilisation en tisane

Plongez 40 g de bourrache séchée (tige, fleurs et feuilles) dans un litre d'eau froide, chauffer à feu doux jusqu'à ébullition et laisser cuire quelques minutes.
Laisser reposer un quart d'heure et boire trois ou quatre tasses dans la journée.

Contre toutes les affections fébriles dues aux refroidissements ou à la grippe, c’est un mer­veilleux remède. Elle fera rapide­ment baisser la température, désintoxiquera l'organisme et réduira singulièrement le cours d'une affection grippale.

Toutes les maladies éruptives de l'enfance sont promptement matées par une infusion de bourrache.

Pour décongestionner les reins c’est un excellent diurétique. Attention : la tige de bourrache contient des alcaloides de pyrro­lizidine toxiques pour le foie mais en quantités si faibles que quelques tisanes ne sont pas délétères.

 L’huile de bourrache, l’antiride naturel !

L'huile est préparée à partir des graines de la BOURRACHE qui contiennent principalement des acides gras insaturés (80 %), des stérols, de la chlorophylle, en quantité moindre des insaponifiables et les vitamines A, D, E et K.

Comme nous le disions plus haut, c'est sa richesse en acide gamma-linolénique qui donne tout son intérêt à cette huile hydratante et antirides. Elle permet également de lutter contre la déshydratation des ongles et des cheveux !

Elle constitue une excellente base de dilution des huiles essentielles : quelques gouttes d'huile essentielle de Bois de Rose, Lavande, Géranium dans un petit flacon d'huile de bourrache, en application sur la peau avant de se coucher, sera très précieux pour lutter contre le vieillissement cutané !

Elle peut également être consommée par voie orale. Elle diminue nettement le syndrome prémenstruel en agissant sur toutes ces manifestations (irritabilité, seins douloureux, rétention d’eau, douleurs abdominales, maux de tête...).

L’huile de bourrache peut être associée à l’onagre qui accentue les propriétés hydratantes de la peau.

Ou se procurer la bourrache et ses préparations : dans les magasins de phytodiététiques spécialisés dans les produits naturels comme par exemple Odlys à Poussan

Mission Odyssée à Mare nostrum

L’aquarium Mare Nostrum de Montpellier a lancé samedi 1er février « Mission Odyssée », une nouvelle exposition inédite pour faire découvrir et comprendre la réalité de l’exploration des océans.

A travers les missions d’une station fictive d’exploration sous-marine, le visiteur prend conscience d’un formidable potentiel de découvertes.
Embarquez à bord d’un vaisseau extraordinaire capable de se rendre dans tous les océans de la planète en vue d'une exploration 7 jours sur 7, 24H / 24H. Localisé actuellement dans le Pacifique Est Tropical, sa ligne s'inspire d'un des plus grands voyageurs océanique : le requin marteau. Si cette station est fictive, les sujets qui y sont abordés sont issus de faits bien réels. Cette station vit au gré de ses explorations, de ses découvertes, mais se nourrit aussi des grandes explorations en cours dans le monde auxquelles elle est également connectée 24/24h.

Un nouvel indice positionne l'Homme au même niveau que l'anchois dans la chaîne alimentaire !

Le niveau trophique détermine la position d'une espèce dans la chaîne alimentaire. On pourrait penser que l'homme est le dernier maillon de la chaîne alimentaire. Les scientifiques viennent de découvrir qu'il n'en est rien !

Sur la chaîne alimentaire, le phytoplancton, premier fournisseur de matière organique, est la base de l'écosystème. Il représente donc le niveau 1. Un animal herbivore exclusif se situera au niveau 2. Au dessus, les carnivores qui mangent ces herbivores se situent donc au niveau 3, et ainsi de suite.
Bien que ce niveau trophique soit un indice connu pour la majeure partie des espèces terrestres et marines, cet indice n'avait jamais été calculé pour l'Homme. La revue PNAS publie les résultats d'une équipe de chercheurs Ifremer/IRD/Agrocampus-Ouest, qui a estimé, pour la première fois, le «niveau trophique humain» (Human trophic level, HTL). 

En utilisant les données de la FAO (Food and Agriculture Organization) sur la consommation humaine pour la période 1961-2009, les scientifiques ont défini un niveau trophique de 2.2 pour l'Homme... résultat surprenant puisque c'est un niveau proche d'un anchois ou d'un cochon, et bien loin de l'indice 5,5 que peuvent atteindre des prédateurs supérieurs, comme l'ours polaire et l'orque, au régime alimentaire exclusivement carnivore.
source : Ifremer

Mobilisation pour empêcher le transfert du domaine de Vassal

 

Domaine de Vassal

Le domaine de Vassal, situé sur le cordon littoral sableux entre Sète et Marseillan-Plage est géré par l'Institut national de la recherche agronomique (INRA). Il héberge une collection unique au monde de vignes comportant plus de 7500 introductions de plants différents.

Cette collection est née en 1876 à l'Ecole agronomique de Montpellier, pour trouver des remèdes contre le phylloxéra, un insecte parasite qui dévastait le vignoble. En 1949, à l'initiative du Professeur Branas, elle est transférée sur le domaine de Vassal, au sein d'un centre expérimental de l'INRA nouvellement créé. Depuis cette date son fonds n’a cessé de s’élargir et le domaine de Vassal a aujourd’hui une réputation internationale dans la connaissance et la valorisation de la biodiversité de la vigne

C'est aussi une source de gènes indispensable pour l'amélioration variétale. Certains de ces gènes seront peut être indispensables demain pour faire face aux maladies du vignoble, au changements de goût des consommateurs voire aux futurs changements climatiques. Ainsi l'Inra utilise actuellement plusieurs gènes d'intérêts dans ses programmes d'amélioration.

Elle permet de résoudre des problèmes d'identification des variétés. L'identité d'une variété doit en effet être assurée tout au long de la filière vitivinicole : travaux de sélection, pépiniéristes, viticulteurs, négociants, consommateurs. La comparaison et l'étude des génotypes ne peut se faire de façon fiable que s'ils sont regroupés en un même lieu. Cette collection sert ainsi de référence à l'échelon national (CPOV, CTPS) et international (UE, OIV, UPOV, IPGRI).

Elle représente un outil de connaissance et de formation important pour les professionnels et le public amenés à se questionner sur le matériel végétal. L'une des forces de ce conservatoire est d'avoir été étudié et enrichi de façon continue depuis sa création.

Cette collection centrale permet de reconstituer ou de compléter d'autres collections en France et à l'étranger, ou d'établir des parcelles expérimentales. Ainsi, elle est à l'origine de certains clones mais également du renouveau cultural de vieux cépages. Pour cela, le domaine de Vassal expédie plusieurs centaines de variétés chaque année à la demande de chercheurs, scientifiques, techniciens ou professionnels.  

» en savoir plus : site du Domaine de Vassal

   

L’INRA vient d’annoncer son intention de déménager le domaine de Vassal et sa collection exceptionnelle de vignes. Actuellement situé sur le lido entre Sète et Marseillan-Plage, le domaine serait transférré à Pech Rouge, près de Narbonne.

"Plusieurs éléments conduisent aujourd'hui l'Inra à devoir organiser le transfert de cette collection sur un autre site", explique l'Institut national de la recherche agronomique (Inra) dans un communiqué.
D'abord, "la sécurisation foncière de la collection" puisqu'un différend juridique oppose l'Inra aux Domaines Listel, propriétaire du terrain. L'affaire est en attente d'un jugement au tribunal paritaire des baux ruraux de Béziers, et l'audience a été renvoyée à juin 2014, détaille l'Inra.
Le groupe Vrankel, propriétaire du domaine, souhaiterait multiplier par dix le prix du loyer car le loyer n'a pas bougé depuis 20 ans.

Cette augmentation de loyer n’est semble-t-il qu’un élément déclenchant car, selon les scientifiques, Vassal devra à terme déménager à cause du réchauffement climatique. Il peut entraîner une montée du niveau de la mer, mais surtout provoquer une plus grande pénétration de la salinité dans le sol. En visitant les vignes, on note également des résurgences d'eau douce, en provenance de l'étang de Thau. Sur place, force est de constater que le lido n'offre pas les conditions de sécurité à long terme pour abriter un tel patrimoine génétique. "D'ici une ou deux décennies, on devait bouger", estime Christian Huyghe, directeur scientifique adjoint agriculture à l'INRA, qui pilote ce transfert techniquement très difficile. Pour minimiser les risques d’échec du transfert, en profiter pour assainir la collection et la nettoyer de ses maladies, l’INRA envisage de la réimplanter mais sur porte-greffe sain, à Pech Rouge.
Le journal LeMonde rapporte les propos de Jean-Michel Boursiquot, chercheur à l’iNRA, qui considère le greffage comme "le moyen le plus biologique de lutter contre un parasite" sans avoir recours à des produits phytosanitaires." Depuis le début du XXe siècle, l'ensemble du vignoble français - à de très rares exceptions - est passé au porte-greffe pour vaincre le phylloxéra sans pour autant nuire à la qualité des vins. Il met d'ailleurs "au défi de faire la différence dans une dégustation à l'aveugle entre un cabernet sauvignon greffé et un non-greffé". Pour les opposants, les scientifiques sont des apprentis sorciers et quand l’iNRA parle d’assainir la collection actuelle, ils rétorque que chaque pied présente un caractère particulier et doit être conservé, malade ou pas.

Un groupe de vignerons connus pour leur engagement dans la défense de la biodiversité - s'est mobilisé pour contester l'urgence et les conditions du déménagement. Pour eux l'abandon de la culture franc de pied au profit des porte-greffes constitue un appauvrissement de la richesse végétale. Ils ont lancé une pétition sur Internet qui a déjà recueilli plus de 4.000 signatures. Ils ont également réussi à créer le buzz sur les réseaux sociaux, les vignerons étant à présent relayés par les écologistes.

Le Maire de Sète François Commeinhes monte à son tour au créneau et dans une lettre à Pierre Bouldoire, Président de Thau agglo il lui demande "dans l’intérêt de notre territoire de vous saisir de cette question pour trouver les solutions les plus appropriées avec tous les interlocuteurs concernés et tout autre partenaire intéressé par la défense et la préservation de ce patrimoine et oeuvrer autant que possible à la préservation de cette implantation unique sur notre cordon littoral pour lequel toutes les collectivités ont mobilisé de tels financements, notamment pour le protéger pendant de nombreuses années des phénomènes naturels qui pourraient menacer cette collection botanique évitant ainsi d’avoir à agir dans la précipitation".

L'énergie du thorium, l'avenir vert du nucléaire?

Le thorium est l’un des matériaux les plus denses de la terre. Une petite quantité contient 20 millions de fois plus d’énergie que la quantité équivalente de charbon, ce qui en fait une source d’énergie presque idéale.
Dans les débuts du développements du nucléaire, à l’époque de la guerre froide entre l’est et l’ouest, ce minerai avait été écarté car il avait un grave défaut : sa combustion ne générait pas de plutonium et donc ne pouvait servir à la production des bombes atomiques. Ce défaut n’en est plus un aujourd’hui et nombreux sont les chercheurs qui voient en lui le combustible idéal de l’industrie nucléaire du futur. Les écologistes eux-mêmes en deviennent les ardents défenseurs car la production d’énergie nucléaire basée sur le thorium dont le niveau de sûreté serait "sans précédent". Cette technologie permettrait de réduire les déchets nucléaires actuels et futurs, et constituerait également une solution intéressante en ce qui concerne la non-prolifération et les émissions de gaz à effet de serre.
La Chine et l'Inde soutiennent activement plusieurs projets en ce sens, en y consacrant d'importantes ressources, et les États-Unis, la Russie, l'Europe, le Japon, la Corée du sud et la Norvège s'intéressent également à cette technologie.
Le programme chinois est probablement le plus ambitieux et le plus avancé. Il regroupe 400 personnes. Avec un âge moyen de 31 ans, ce groupe représente un investissement long-terme dans le futur de l’industrie nucléaire chinoise. Le budget est actuellement de 400 millions de dollars, mais en octobre dernier dans une présentation à la conférence internationale ThEC13 auCERN, Hongjie Xu de l’Institut de Physique Appliquée de Shanghai (SINAP) a annoncé qu’un budget supplémentaire de 2 milliards de dollars allait être alloué pour les prochaines phases du programme.  

» en savoir plus : L'atome vert : Le thorium, un nucléaire pour le développement durable, par Jean-Christophe de Mestral