Sciences

Louis Euzet, pionnier de l'écologie parasitaire

L'Université de Montpellier est devenue la référence de l'écologie parasitaire grâce aux travaux de Louis Euzet, professeur à Montpellier 2 et dont le nom reste associé à la Station Méditerranéenne de l'Environnement Littoral. Les obsèques de Louis Euzet, décédé à l'âge de 90 ans, ont été célébrées à Sète en 2013.

Pour mieux gérer les effets des parasites sur la santé humaine, il faut comprendre comment ils s’inscrivent dans leur écosystème. C’est l’objet de l’écologie parasitaire, une discipline née avec les travaux de  Louis Euzet à l'Université de Montpellier

C’est un bien étrange organisme vivant. Qui utilise un autre organisme vivant, appelé hôte, comme habitat et comme source d’énergie. Le parasite peut être responsable de maladies humaines parfois graves : le paludisme, la bilharziose, la dengue ou encore le chikungunya. Pour maîtriser ces maladies, les médecins ne peuvent pas se passer de l’apport des chercheurs en écologie parasitaire. Leur travail : "comprendre comment les parasites circulent dans les écosystèmes, décrypter leurs relations avec leurs hôtes ainsi que les paramètres qui les font évoluer", explique Catherine Moulia, enseignante chercheuse à l’Institut des sciences de l’Évolution de Montpellier (ISEM). 
Si des chercheurs du monde entier pratiquent aujourd’hui cette discipline, elle doit beaucoup aux travaux du professeur Louis Euzet qui a dirigé le laboratoire de parasitologie comparée à l’Université Montpellier 2 de 1969 à 1990. Père de "l’école montpelliéraine de parasitologie", il compte avec Claude Combes, son élève, parmi les précurseurs de cette écologie parasitaire dont l’un des objectifs est de comprendre les aspects évolutifs des interactions entre hôtes et parasites. "Nos équipes montpelliéraines, ISEM, MIVEGEC… sont les héritières de cette école Euzet-Combes", souligne Catherine Moulia.

QUAND LE PARASITE PREND LES COMMANDES

Les élèves du laboratoire de Louis Euzet ont ainsi été parmi les premiers à montrer que les parasites pouvaient modifier le comportement de leur hôte pour augmenter leur chance d’être transmis à un autre hôte. "C’est ce qu’on appelle le phénomène de favorisation", explique Alain Lambert, ancien enseignant chercheur aujourd’hui retraité qui a fait sa carrière à l’UM2 avec Louis Euzet. Exemple : la petite douve du foie. Au cours de son cycle biologique, la petite douve parasite d’abord une fourmi. Pour continuer son cycle et devenir adulte elle doit ensuite parasiter un mouton. 
Problème : comment passer de l’un à l’autre sachant que les moutons ne sont pas particulièrement friands de fourmis ? La douve du foie a trouvé une réponse fascinante : elle modifie le comportement de la fourmi qui au lieu de vaquer autour de la fourmilière avec ses congénères va se jucher au sommet d’un brin d’herbe pour augmenter ses chances de se faire manger par un mouton qui brouterait par là. "Le parasite prend le contrôle du cerveau de son hôte", résume Alain Lambert. "Combes a montré que toute une partie de la chaîne alimentaire est contrôlée par les parasites, précise Laurent Gavotte, enseignant chercheur à l’ISEM. C’est une donnée-clé dans la gestion des populations et des écosystèmes ".

COUPER LA TRANSMISSION ENTRE L’HÔTE ET LE PARASITE

Et lorsqu’il s’agit de lutter contre les maladies humaines, la connaissance la plus fine possible du mode de vie du parasite et de ses interactions avec son hôte est capitale. Les chercheurs ont ainsi réussi à limiter la transmission de la bilharziose, maladie tropicale qui a longtemps sévi en Guadeloupe. "Il ne s’agit pas d’éradiquer le schistosome, parasite responsable de cette maladie, mais de mettre en œuvre des mesures sanitaires pour éviter que les gens ne soient en contact avec les eaux où vivent ces parasites ", explique Catherine Moulia. "Cela revient à couper la transmission entre l’hôte et le parasite". De la même façon, le paludisme qui sévissait en France — et dans l’Hérault en particulier — a été éradiqué après-guerre. Comment ? "En procédant à l’assainissement des gîtes larvaires et en généralisant l’utilisation de la quinine", explique Alain Lambert. 
Mais la disparition d’un parasite n’est parfois pas sans conséquence sur son hôte. "Il y a des zones en Afrique où sévissent à la fois des vers intestinaux et une forme neurologique grave de paludisme. On s’est aperçu que les enfants qui avaient reçu des soins pour éliminer ces vers attrapaient beaucoup plus fréquemment le neuropaludisme, qui est beaucoup plus dangereux ", explique Laurent Gavotte. Il est donc vital de comprendre les interactions croisées entre parasites pour soigner au mieux les pathologies qui en découlent.

TROUVER DES SOLUTIONS ENVIRONNEMENTALES

"L’apport des scientifiques non médicaux est capital pour comprendre ces interactions", souligne Catherine Moulia. Des chercheurs de plus en plus sollicités par les médecins, qui ont besoin d’avoir une vision plus globale de la situation. "Il faut avoir une approche multifactorielle qui implique de comprendre chaque système et chaque contexte environnemental ", précise Alain Lambert. « Et tenir compte des dynamiques globales changeantes », complète Laurent Gavotte. Ce fut là l’un des apports fondamentaux de Louis Euzet : dépasser le cadre médical pour apporter une vision plus large. Aujourd’hui les chercheurs en écologie parasitaire s’attachent à trouver des solutions environnementales durables. "On n’éradique jamais totalement un parasite, explique Catherine Moulia, on essaye de le maintenir à un taux supportable pour limiter l’impact, notamment économique, des maladies qui y sont associées". Un travail sans fin dans un environnement en changement perpétuel. L’écologie parasitaire et sa fille l’épidémiologie ont de beaux jours devant elles…

source : Université de Montpellier

Escargots de mer

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Nous avons la chance d’avoir sur le bord de nos plages beaucoup de coquillages à ramasser. Que ce soit au bord de la mer ou au bord des étangs. Je me suis penché personnellement sur les différents escargots de mer, ceux que nous voyons assez souvent au bord de nos plages et chez les poissonniers. Pas facile de s’y retrouver quand on vous parle de « pointus » de « poivres » ou de « casques » ce sont des noms locaux, en quelques photos voici à quoi ils correspondent.

  1. L'espèce Bolinus brandaris appelé ici « Pointu » est un mollusque appartenant à la famille des Muricidae. Ce coquillage sécrète un mucus qui fournissait « la pourpre des anciens » ou pourpre de Tyr. Ces Murex sont des Gastéropodes carnivores. Ils peuvent aisément percer les coquilles d'autres Mollusques grâce à leur radula (langue munie de nombreux denticules). De plus, ils ont la faculté de produire un liquide anesthésiant qu'ils utilisent pour immobiliser leurs proies.

  2. L’Hexaplex trunculus appelé aussi escargot de l’étang, ou « poivre » est une espèce de mollusque de la famille des Muricidae. Ce coquillage sécrète aussi un mucus qui permet d'obtenir la pourpre améthyste, une teinture bleu violacé.

  3. Le Galeodea echinophora est une espèce de mollusques gastéropodes appartenant à la famille des Cassidae. on l’appelle aussi « Casque » son activité est essentiellement nocturne. Il est carnivore et se nourrit essentiellement d'oursins. Moins connu que le bulot il est très fin et très gouteux. Sa répartition : Méditerranée et Atlantique.

  4. Le buccinum undatum c’est le Bulot qui comme bien d'autres animaux marins, porte de nombreux noms variant en fonction des régions. On peut y voir les œufs. En France, d’ailleurs la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes ne reconnait sous le nom de « bulot » que cette espèce parmi les Buccinidae. Le buccin pond des centaines d’œufs sur les tiges de laminaires. Seuls quelques œufs deviendront de jeunes buccins, car la majorité des œufs sert de nourriture aux nouveau-nés à l’intérieur de la capsule.

  5. Le Bolma rugosa Portant aussi le nom régional de "Biou", ce Gastéropode vit dans les fonds rocheux riches en végétation ainsi que dans les fonds vaseux des ports. Présent à partir d'un ou deux mètres d'eau. Son opercule appelé « œil de sainte Lucie » est suivant la légende un porte bonheur.

  6. Le Bittium scabrum, c’est un coquillage que l’on découvre par centaines au bord des rivages de nos cotes, personnellement je n’en ai jamais vu de vivant, il fait partie de l’espèce cerithidae.

  7. Le Naticarius fulminea punctata est un très beau coquillage de la famille des Naticidae. Il mesure de 20 à 35 mm et il peut vivre de la surface à plusieurs milliers de mètres en profondeur en fonction de l’espèce. G.C. Aout 2015

Georges Cantin

Roger Tognetti, gnomoniste

Roger Tognetti est un gnomoniste, artisan concepteur et fabricant de cadran solaire. IC'est lui qui a par exemple créée et réalisé le cadran solaire de Poussan situé sur la place de la mairie, qui est un des plus beaux cadrans solaires de France et d'une précision incroyable: il donne l’heure à 1 minute 1/2 près.
Passionné et passionnant ce poussanais! Bravo à lui!
Avec ces reportages ci-dessous, il nous fait partager sa passion et nous dévoile le fonctionnement et le mode de lecture des cadrans solaires.

Physiciens au Lazaret

A l‘occasion de la conférence Jeunes chercheurs 2014 qui s'est déroulée entre le 9 et le 12 Décembre au VVF Le Lazaret, le prestigieux prix Joliot-Curie de la Société Française de Physique a été remis à Christophe Yèche, chercheur au Commissariat à l’Energie Atomique de Saclay, en présence de Corinne Azaïs, adjointe déléguée à l'enseignement.
Pendant une semaine, le VVF du Lazaret a reçu dans ses murs un congrès de jeunes chercheurs de la division Champs et particules de la Société Française de Physique. L'occasion pendant ces quelques jours d'échanges informels entre les responsables de la SFP, les chercheurs et le lauréat du prix Joliot-Curie, dont l'intervention était très attendue.
Corinne Azaïs, en sa qualité de représentante du sénateur-maire, François Commeinhes, s'est dite très honorée de ce que la ville de Sète ait été choisie non seulement pour accueillir les chercheurs mais aussi pour être le théâtre de la remise d'un prix prestigieux.
Car c'est au terme de ce congrès qu'Alain Fontaine, le président de la Société Française de Physique, a décerné le prix Joliot-Curie à Christophe Yèche, "pour ses travaux originaux et marquants tant en physique expérimentale des particules qu'en cosmologie".

Découvrir les huiles essentielles de l'automne et de l'hiver

  Découvrir les huiles essentielles de l'automne et de l'hiver simplement ! Vous entendez parler des huiles essentielles mais vous ne savez pas ce que c'est ?

   Lundi soir se tenait la première réunion d'information sur les huiles essentielles de l'automne et de l'hiver, à la boutique ODLYS à Poussan.
Le public avait répondu présent, pour venir découvrir les bienfaits de ces composés naturels qui peuvent soulager les maux de tous les jours.

Après un bref historique et une explication sur les principes d'extractions de ces huiles, nous avons été invité à apprivoiser les différents familles biochimiques.
Aldéhydes, cétones, monoterpènes, monoterpénols et autres, nous ont été présentés simplement afin que tout le monde comprenne bien que les huiles essentielles ne sont pas à prendre à la légère!
Ce n'est pas parce que ces produits sont naturels qu'ils ne sont pas sans danger.


Après une collation à base d'huiles essentielles, comme un mariage du jus de cerise et de l'huile de géranium, ou un gâteau à l'ylang ylang et à la lavande, c'est au tour de 4 huiles essentielles de l'automne et de l'hiver de nous être présentés.
On retiendra donc le citron pour drainer son foie et stimuler son immunité, le romarin à verbénone qui régénére ce même émonctoire, le ravintsara qui est l'huile essentielle de l'hiver ainsi que le thym à thuyanol.

  La réunion était enrichie par les questions des participants qui étaient visiblement très demandeurs d'informations sur cette façon de rester en bonne santé... naturellement !

Et vous passerez un bon hiver…

Chaque automne les anciens se confectionnaient des tisanes avec les plantes de leur jardin :
Le Pissenlit, le Fumeterre et la Reine des prés pour « nettoyer » l’organisme, ce qui leur permettait d’être prêts face aux assauts de la saison froide.
Ils avaient raison dans leurs habitudes intuitives !
Nettoyés de l’intérieur, le foie, l’intestin sont des barrières de sécurité quand ils fonctionnent bien.
Aujourd’hui, notre vie est moins saine, l’alimentation est déséquilibrée, la pollution omniprésente.
Mais l'Artichaut  draine toujours la bile, la Fumeterre épure foie et vésicule biliaire ainsi que le Radis noir, tandis que le Pissenlit assainit la flore intestinale.
Pourquoi nous en priver pour détoxifier notre corps et nous remettre en forme avant l’hiver ?
Heureusement, de nos jours, il existe des solutions buvables comme par exemple le DRAINODLYS proposé par ODLYS à Poussan (1).  C’est un concentré de toutes ces mêmes plantes qui se dilue dans un litre d’eau. Simple, pratique d’utilisation et efficace !

Veiller à la qualité de notre flore intestinale va bien au-delà du bénéfice d’une bonne digestion. La muqueuse intestinale protège des éléments nocifs qui entrainent  migraines, fatigue, fermentations, mais aussi, ce qui nous intéresse en cette saison : la fragilité des zones nez-gorge-oreilles.
Les probiotiques et prébiotiques sont des levures lactiques vivantes ou lyophilisées qui dopent votre immunité. Ils aident à fabriquer certaines vitamines qui améliorent l’équilibre microbien de l’intestin et assainissent par là même la flore intestinale.
« Il est à rappeler que plusieurs souches de levures sont nécessaires pour une action optimale. En général, les compléments alimentaires comme PROBIODLYS comprenant 5 ou 6 souches de probiotiques sont efficaces. Cela représente des milliards de bactéries ! » tient à nous rappeler M.BASTIDE d’IZARD chez ODLYS.

Intéressant à cette période, le SHIITAKE, champignon d’exception et peu connu encore du grand public.
Il soutient les défenses naturelles, c’est un fortifiant général du système nerveux central qui apporte en grande quantité des vitamines et minéraux.
« Le SHIITAKÉ apparait de plus en plus dans les journaux spécialisés ou des articles grand public sur internet, car il est aujourd’hui  l’objet d’études, à cause du lentinane qu’il contient.
C’est  un polysaccharide qui posséderait une activité anti-tumorale et soutiendrait l’immunité chez les personnes gravement malades.
 »
Vous l’aurez compris, le SHIITAKÉ est une précieux allié pour vos défenses naturelles !

Et vous passerez un bon hiver...

(1) Odlys, 2, rue Pasteur à POUSSAN (34) -  www.odlysboutique.fr - www.facebook.com/odlys

Pont roulant et déroulant

Il n'y a pas qu'à Sète où les ponts sont des objets de curiosité. A Londres, le Rolling Bridge, conçu par Heatherwick Studio est une petite merveille d'ingéniosité. Ce pont pédestre roulant et déroulant, situé au Paddington Bassin, est divisé en 8 sections et dispose d'un mécanisme qui lui permet de s’enrouler sur lui-même jusqu’à ce que le début rejoigne la fin pour laisser passer les bateaux.

L'huître s'ouvre enfin et dévoile les gènes coupables de la mortalité estivale

Depuis que le génome de l'huître a été décrypté (voir encadré ci-dessous) des avancées importantes ont été réalisées par les chercheurs, en particulier par l'Ifremer.  Ces découvertes sont brillamment expliquées par Arnaud Huvet (Ifremer Pouzané) dans une condérence intitulée "Des gènes coupables dans la mortalité estivale de l’huître Crassostrea gigas".

Des mortalités massives de l’huître creuse Crassostrea gigas (huître de Bouzigues) sont rapportées dans toutes les régions du monde où cette espèce est exploitée. Ces mortalités, considérées comme un véritable fléau pour la profession ostréicole, résulteraient d’une interaction complexe entre l’hôte, l’environnement et des pathogènes, le principal étant un virus de type Herpes (OsHV1).

Afin d’élucider les bases moléculaires de la résistance de l’huître à la mortalité estivale, une approche transcriptomique a été réalisée sur des familles d’huîtres sélectionnées pour leur résistance (R) ou leur sensibilité (S) à la mortalité estivale. Les gènes apparus différentiellement exprimés entre R et S appartiennent principalement aux catégories fonctionnelles « reproduction », « métabolisme énergétique » et « stress oxydant » et seraient révélateurs d’une fragilité physiologique des huîtres S durant la période précédant les mortalités. De plus, une sur-représentation très significative de gènes associés à la catégorie « défense/immunité » avant le pic de mortalité suggère que la réponse immunitaire est primordiale dans la capacité à survivre à un épisode de mortalité.

Parmi ces gènes, nous trouvons notamment des acteurs de la voie immunitaire NF-κB. Les gènes ainsi identifiés constituent des candidats à étudier en priorité. Pour identifier leur fonction et les incriminer (ou disculper) dans ces phénomènes de mortalité estivale, des expériences d’inhibition fonctionnelle par ARN interférence ont été mises en place, ainsi que des recherches de zones du génome associées à la survie (Quantitative Trait Loci).

Cette liste de gènes identifiés permet d’avancer dans la compréhension des mécanismes conduisant à la mortalité estivale des huîtres, de disposer de marqueurs moléculaires utilisables pour du profilage diagnostique, et pourrait à terme aider à l’amélioration génétique en développant de la sélection assistée par marqueurs chez cette espèce. 

» lire aussi :Ifremer - Rapport final du programme de recherche sur les mortalités d’huîtres creuses Crassostrea gigas dans l’étang de Thau

 

LE GÉNOME DE L'HUÎTRE DE BOUZIGUES 

Le génome de l'huître creuse (Crassostrea gigas), la plus cultivée sur la planète et en particulier dans le bassin de Thau, a été décrypté par une équipe internationale majoritairement composée de chercheurs chinois.
Le généticien Guofan Zhang, de l'académie chinoise des sciences, et ses collègues ont aussi analysé les caractéristiques de la Crassostrea gigas, comme sa réponse au stress ou la formation de la coquille.
Selon les chercheurs, dont les travaux sont publiés dans le magazine Nature, elle a développé plusieurs traits nécessaires à la survie d'un organisme pris en permanence entre les marées, parfois aussi entre eau douce et salée, et condamné à filtrer des fluides souvent douteux pour s'alimenter.
Les chercheurs ont comparé son génome à celui de sept autres espèces séquencées. Ils ont ainsi pu identifier plus de 8600 gènes spécifiques à ces mollusques.
Par exemple, ils ont notamment découvert que le génome de la Crassostrea gigas comportait 88 gènes HSP70 (pour heat shock proteins) qui jouent un rôle important dans la protection des cellules contre les agressions, en particulier les substances toxiques tels les métaux lourds (arsenic, cadmium, mercure, etc.).
Par comparaison, les oursins ont 39 gènes HSP70 et les humains seulement 17.
Cette huître possède aussi de nombreux gènes associés à l'antioxydation et au blocage de la mort cellulaire.

 

La bourrache, une plante merveilleuse

Guilhem Bastide d'izard, pharmacien biologiste à la retraite, nous donne quelques informations sur la bourrache que vous trouverez actuellement en fleurs en vous promenant tout au long des chemins. Elle  est originaire de l'Europe méridionale et centrale.

La bourrache est assez commune dans les terrains vagues et les décombres des contrées à climat tempéré, ainsi que comme plante adventice dans les cultures sarclées et les jardins.  
C'
est une excellente plante mellifère et de plus les jardiniers apprécient son effet répulsif sur les limaces

 A quoi ressemble-t-elle ?

C'est une plante de 15 à 60 cm qui pousse un peu partout en France surtout dans des lieux enso­leillés, comme dans notre région, à l'état sauvage. Tous les terrains lui convien­nent, même les plus incultes, et toutes les altitudes puisqu'on peut la rencontrer dans nos montagnes, jusqu’à des hauteurs approchant 2000 mètres. La tige est cylindrique creuse et velue, les feuilles alternes larges sont couvertes de poils blancs sur les deux faces qui fleurissent de juin à août. Les fleurs, légèrement retombantes et perchées au sommet des tiges, possèdent cinq pétales en forme d'étoile qui passent du rouge au bleu foncé.

Pendant la floraison, la BOURRACHE produit de grandes quantités de nectar, jusqu'à 2,5 mg par fleur et par jour, c’est pour cette raison et à juste titre qu’elle est considérée comme mellifère et très fréquentée par les abeilles !

 Un peu d’histoire

Le nom de la bourrache vient de l'arabe abou-rash, ce qui signifie « père de la sueur ». Cette plante sudorifique nous vient, en effet, d'Asie Mineure et ce sont les Croisés qui la ramenèrent de Damas au XVe siècle.

Ses principes actifs

La plante renferme des mucilages, du potassium, de l'allantoïne, des tanins, une saponine et des anthocyanidines ainsi que des flavonols et des alcaloïdes pyrrolizidiniques. L’huile de bourrache, extraite des fruits, est riche en AGE oméga-6 (Acide Gras Essentiels), acide linoléique, gamma-linolénique et en vitamines A, D, E et K.
C’est ce qui donne tout son intérêt à cette huile hydratante et antirides.

Ses propriétés

Joseph Rogues, en 1837, affirmait: «C'est une boisson excel­lente quand les reins et la vésicule biliaire sont irrités et agités de douleurs spasmodiques, et que les urines sortent avec difficulté». La bourrache n'est pas d'une importance médicinale vitale, mais il ne faut pas sous-estimer sa valeur : elle possède des propriétés adoucissantes, émollientes, rafraîchissantes, dépuratives, sudorifiques et diurétiques !

 En fonction de son état de maturité les propriétés sont différentes :

  • Avant la floraison, quand elle commence à pousser, elle est plus émolliente, on peut la manger en salade ou comme des épinards.  
    Au Moyen Age, la bourrache était considérée comme une plante potagère et entrait dans la composition de nombreux plats, associée au cresson et au pissenlit.
  • Quand elle est en fleur elle est plus apéritive, dépurative, sudorifique
  • Quand elle porte ses fruits elle est plus diurétique.

 Ce sont là des nuances subtiles mais importantes !  Il faut cueillir et faire sécher la plante entière car, contrairement à une opinion assez répandue, ce n'est pas la fleur qui est la plus riche en principes actifs, mais la tige et ensuite les feuilles. Elles sont très fragiles et aqueuses, donc difficiles à sécher car il faut veiller à ce qu'elles ne moisissent pas.

Préparation et utilisation en tisane

Plongez 40 g de bourrache séchée (tige, fleurs et feuilles) dans un litre d'eau froide, chauffer à feu doux jusqu'à ébullition et laisser cuire quelques minutes.
Laisser reposer un quart d'heure et boire trois ou quatre tasses dans la journée.

Contre toutes les affections fébriles dues aux refroidissements ou à la grippe, c’est un mer­veilleux remède. Elle fera rapide­ment baisser la température, désintoxiquera l'organisme et réduira singulièrement le cours d'une affection grippale.

Toutes les maladies éruptives de l'enfance sont promptement matées par une infusion de bourrache.

Pour décongestionner les reins c’est un excellent diurétique. Attention : la tige de bourrache contient des alcaloides de pyrro­lizidine toxiques pour le foie mais en quantités si faibles que quelques tisanes ne sont pas délétères.

 L’huile de bourrache, l’antiride naturel !

L'huile est préparée à partir des graines de la BOURRACHE qui contiennent principalement des acides gras insaturés (80 %), des stérols, de la chlorophylle, en quantité moindre des insaponifiables et les vitamines A, D, E et K.

Comme nous le disions plus haut, c'est sa richesse en acide gamma-linolénique qui donne tout son intérêt à cette huile hydratante et antirides. Elle permet également de lutter contre la déshydratation des ongles et des cheveux !

Elle constitue une excellente base de dilution des huiles essentielles : quelques gouttes d'huile essentielle de Bois de Rose, Lavande, Géranium dans un petit flacon d'huile de bourrache, en application sur la peau avant de se coucher, sera très précieux pour lutter contre le vieillissement cutané !

Elle peut également être consommée par voie orale. Elle diminue nettement le syndrome prémenstruel en agissant sur toutes ces manifestations (irritabilité, seins douloureux, rétention d’eau, douleurs abdominales, maux de tête...).

L’huile de bourrache peut être associée à l’onagre qui accentue les propriétés hydratantes de la peau.

Ou se procurer la bourrache et ses préparations : dans les magasins de phytodiététiques spécialisés dans les produits naturels comme par exemple Odlys à Poussan

Mission Odyssée à Mare nostrum

L’aquarium Mare Nostrum de Montpellier a lancé samedi 1er février « Mission Odyssée », une nouvelle exposition inédite pour faire découvrir et comprendre la réalité de l’exploration des océans.

A travers les missions d’une station fictive d’exploration sous-marine, le visiteur prend conscience d’un formidable potentiel de découvertes.
Embarquez à bord d’un vaisseau extraordinaire capable de se rendre dans tous les océans de la planète en vue d'une exploration 7 jours sur 7, 24H / 24H. Localisé actuellement dans le Pacifique Est Tropical, sa ligne s'inspire d'un des plus grands voyageurs océanique : le requin marteau. Si cette station est fictive, les sujets qui y sont abordés sont issus de faits bien réels. Cette station vit au gré de ses explorations, de ses découvertes, mais se nourrit aussi des grandes explorations en cours dans le monde auxquelles elle est également connectée 24/24h.

Un nouvel indice positionne l'Homme au même niveau que l'anchois dans la chaîne alimentaire !

Le niveau trophique détermine la position d'une espèce dans la chaîne alimentaire. On pourrait penser que l'homme est le dernier maillon de la chaîne alimentaire. Les scientifiques viennent de découvrir qu'il n'en est rien !

Sur la chaîne alimentaire, le phytoplancton, premier fournisseur de matière organique, est la base de l'écosystème. Il représente donc le niveau 1. Un animal herbivore exclusif se situera au niveau 2. Au dessus, les carnivores qui mangent ces herbivores se situent donc au niveau 3, et ainsi de suite.
Bien que ce niveau trophique soit un indice connu pour la majeure partie des espèces terrestres et marines, cet indice n'avait jamais été calculé pour l'Homme. La revue PNAS publie les résultats d'une équipe de chercheurs Ifremer/IRD/Agrocampus-Ouest, qui a estimé, pour la première fois, le «niveau trophique humain» (Human trophic level, HTL). 

En utilisant les données de la FAO (Food and Agriculture Organization) sur la consommation humaine pour la période 1961-2009, les scientifiques ont défini un niveau trophique de 2.2 pour l'Homme... résultat surprenant puisque c'est un niveau proche d'un anchois ou d'un cochon, et bien loin de l'indice 5,5 que peuvent atteindre des prédateurs supérieurs, comme l'ours polaire et l'orque, au régime alimentaire exclusivement carnivore.
source : Ifremer