Sciences

L'énergie du thorium, l'avenir vert du nucléaire?

Le thorium est l’un des matériaux les plus denses de la terre. Une petite quantité contient 20 millions de fois plus d’énergie que la quantité équivalente de charbon, ce qui en fait une source d’énergie presque idéale.
Dans les débuts du développements du nucléaire, à l’époque de la guerre froide entre l’est et l’ouest, ce minerai avait été écarté car il avait un grave défaut : sa combustion ne générait pas de plutonium et donc ne pouvait servir à la production des bombes atomiques. Ce défaut n’en est plus un aujourd’hui et nombreux sont les chercheurs qui voient en lui le combustible idéal de l’industrie nucléaire du futur. Les écologistes eux-mêmes en deviennent les ardents défenseurs car la production d’énergie nucléaire basée sur le thorium dont le niveau de sûreté serait "sans précédent". Cette technologie permettrait de réduire les déchets nucléaires actuels et futurs, et constituerait également une solution intéressante en ce qui concerne la non-prolifération et les émissions de gaz à effet de serre.
La Chine et l'Inde soutiennent activement plusieurs projets en ce sens, en y consacrant d'importantes ressources, et les États-Unis, la Russie, l'Europe, le Japon, la Corée du sud et la Norvège s'intéressent également à cette technologie.
Le programme chinois est probablement le plus ambitieux et le plus avancé. Il regroupe 400 personnes. Avec un âge moyen de 31 ans, ce groupe représente un investissement long-terme dans le futur de l’industrie nucléaire chinoise. Le budget est actuellement de 400 millions de dollars, mais en octobre dernier dans une présentation à la conférence internationale ThEC13 auCERN, Hongjie Xu de l’Institut de Physique Appliquée de Shanghai (SINAP) a annoncé qu’un budget supplémentaire de 2 milliards de dollars allait être alloué pour les prochaines phases du programme.  

» en savoir plus : L'atome vert : Le thorium, un nucléaire pour le développement durable, par Jean-Christophe de Mestral

 

Les lagunes du Languedoc

En cliquant sur ce lien, vous accèderez à une magnifique vidéo consacrée aux lagunes du Languedoc et particulièrement à l'étang de Thau et au Lido de Sète à Marseillan.
En demi-heure, les auteurs de cette merveille retracent l'origine géologique de ces lagunes, leur flore, leur faune si riche, les travailleurs, pêcheurs et ostréiculteurs qui en vivent, et aussi leur fragilité imposant leur protection.
De très belles images qui nous font entrer dans l'intimité de ces zones qui méritent d'être préservées. Et une agréable leçon sur la géographie de nos lagunes languedociennes.

Rapprochez vous du ciel

Avec l'A.S.A.T (Association Sétoise d'Astronomie dans le pays de Thau)

  • VENDREDI 22 NOVEMBRE : Observation au télescope du ciel profond de la Lune, de Vénus, de Jupiter et ses Lunes.
  • VENDREDI 13 DECEMBRE : Observation au télescope du ciel d'hiver, de vénus et Jupiter.

Observations gratuites depuis le site des Pierres Blanches sur le Mont Saint-Clair, à 21h30.
Informations supplémentaires au 04 99 57 11 07

Jupiter avec ses lunes Io et Ganymede (photo Damian Peach)

Les moules utiles à la science

Les moules sécrètent une substance adhésive qui pourrait servir de modèle pour d’importantes applications médicales.

moulesLes moules peuvent s’accrocher aux rochers et y rester coller fermement quelque soit l’agitation de la mer et les conditions climatiques. grâce à un ensemble de filaments à la fois résistants et élastiques, le byssus.
Cette remarquable capacité est due à la sécrétion de protéines ayant une forte concentration d'un acide aminé appelé DOPA (dihydroxyphenylalanine ).
« Cette colle de moule » durcit rapidement en milieu aqueux et résiste à de très fortes pressions. Elle est en mesure de coller avec une constance et une force inégalée sur quasiment toutes surfaces, inorganiques comme organiques, sèches ou mouillées

L’équipe du Docteur Phillip Messersmith, professeur d'ingénierie biomédicale à l'université Northwestern près de Chicago, a eu l’idée de copier la nature et de synthétiser un nouveau matériau à base de DOPA pour diverses applications médicales.
A Boston, lors de la dernière Conférence de l’ AAAS (American Association for the Advancement of Science) il en a donné plusieurs exemples pour la réparation ou la reconstruction de tissus dans le corps humain.
Ainsi la première application pour ce nouvel adhésif s’inspirant de celui produit par la moule serait la réparation de trous dans la membrane fœtale responsable de fausses-couches ou de naissances prématurées, actuellement très compliquées à traiter.
Le Docteur Messersmith a encore indiqué qu’il serait possible de “fabriquer des timbres qui colleront au pancréas et sécréteront de l’insuline » ou encore de réparer des dents ou des os fracturés.
Dans un autre domaine,l’équipe de Chicago travaille sur des hydrogels antibactériens à base de ses nouvelles mocécules et d’ions d’argent à faible concentration.
Enfin, peut-être plus révolutionnaire encore, les chercheurs de Chicago travaillent sur des polymères “collés” in situ dans l’environnement humide particulièrement difficile du corps humain et capables de libérer de façon programmée des molécules anti-cancéreuses.
Pour en savoir plus : voir le site de l’équipe du professeur Messersmith

Merveilleux papillons

Deux sétois: Christian Corraze  et Robert MAZEL viennent de publier " Calendrier anecdotique illustré des lépidoptères méditerranéens en France".
Christian  Corraze (responsable de l'Imprimerie municipale de Sète) a effectué l’ensemble des nombreuses illustrations (photographies et pastels). Robert Mazel est l’entomologiste de service. Ce livre est remarquablement bien fait, c’est l’Association Roussillonnaise d’Entomologie de Perpignan qui en est l’éditeur, mais on ne peut acheter cet ouvrage que par Internet sur http://r.a.r.e.free.fr/.  Ouvrage scientifique  certes mais à la portée de tous avec une iconographie absolument remarquable . Tout sur nos papillons qu'il n'est pas interdit de chasser à la Brassens...

L'histoire du monde

L'histoire du monde, du big bang à aujourd'hui en 2 heures!

Et encore plus court : l'histoire de l'humanité en 2mn !

De l’électricité grâce aux bactéries

Des chercheurs du département des sciences biologiques de l’université anglaise d’East Anglia viennent de réussir une percée scientifique qui laisse entrevoir la possibilité de produire de l’électricité grâce à des bactéries. 

On est encore loin d’une « bio-batterie » mais on entrevoit cette possibilité après une publication faite il y a quelques jours par le Docteur Tom Clark et son équipe dans le magazine scientifique PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences).
Les chercheurs ont en effet montré que dans certaines conditions des protéines de la surface de bactéries peuvent produire de l’électricité lors d’un simple contact avec un minéral ou une surface métallique.
Partant de cette observation ils ont développé une bactérie artificielle dérivée d’une bactérie marine la Shewanella oneidensis. Après avoir isolé la protéine capable d’extraire les électrons de l’intérieur de la bactérie et de la transférer au minéral, ils ont incorporé cette protéine à la membrane d’une capsule lipidique simulant la membrane d’une bactérie. Cette bactérie « synthétique » s’est alors révélée capable de transférer des electrons de l’intérieur de la capsule à un récepteur métallique extérieur.

Selon Tom Clarke « ces bactéries offrent un grand potentiel pour la réalisation de « piles à combustible microbiennes » produisant de l'électricité à partir des déchets domestiques ou agricoles ». Une autre possibilité serait « d'utiliser ces bactéries comme des usines électrochimique miniatures à la surface d'électrodes où l’électricité produite activerait les réactions chimiques à l'intérieur de la cellule »

Le projet NAPPEX en Pays de Thau

NAPPEX : Nurserie Artificielle Pour les Ports Exemplaires

L’objectif du projet NAPPEX est de transformer les zones portuaires en véritables refuges pour les larves de poisson afin d’accroitre la biodiversité de nos côtes. et faire face à l’effondrement constaté des stocks de poissons.
Le principe : utiliser les ports comme nurseries. Pour cela, des habitats d’émancipation de type BioHut® seront installés au niveau des quais et sous les pontons de 6 ports pilotes.
 Agde et Mèze fon partie des 6 ports impliqués dans ce projet piloté par la société montpelliéraine Ecocéan.
 Il s’agit, pour les concepteurs de développer un procédé industriel clé en main pour les gestionnaires maritimes et portuaires visant à maintenir voire à enrichir la biodiversité du littoral Languedocien.

Au début du mois de mars, 9 modules BioHut® seront installés dans le port de Mèze. Six seront fixés sur les quais et 3 sous les pontons flottants.
Des plongeurs scientifiques viendront ensuite réaliser, durant le printemps et l’été, des comptages visuels réguliers des populations de jeunes poissons qui auront investi ces nurseries artificielles.

Ce projet est lauréat de l’appel à projet « génie écologique » lancé dans le cadre de la Stratégie Nationale pour la Biodiversité par le Ministère en charge de l’écologie. Il est financé par l’agence de l’eau Rhône, Méditerranée, Corse et le conseil général de l’Hérault.

Transports propres : recharge par induction

Le déploiement d'infrastructures publiques de recharges constitue une nécessité pour favoriser l'usage de véhicules électriques tout en assurant un niveau de sécurité optimale aux usagers.

Dans ce contexte, l'infrastructure de recharge solaire par induction, testée en Alsace à Haguenau, pourrait connaître un essor important.

Le principe est d'utiliser l'induction électromagnétique entre deux bobines. pour le rechargement des batteries Ce champ magnétique rend la circulation du courant électrique possible, la deuxième bobine devant être située sous le châssis du véhicule.

Pour les vélos électiques, dans le système testé à Hagueneau, les panneaux solaires de l'abri du parking des deux roues assurent la production d'électricité tandis que, comme pour les voitures, les batteries des vélos sont rechargées sans aucun branchement grâce à un champ magnétique émis depuis une plaque au sol. De quoi garantir une recharge "zéro carbone" en l'absence totale de risque d'électrocution même par temps de pluie.

Notre région est une des plus ensoleillée de France, elle devrait donc connaître un avenir prometteur pour le développement de l'énergie solaire et de ses applications, riche en emplois de bonne qualité, pour peu qu'une politique régionale la favorise comme c'est le cas en Alsace, une région pourtant moins ensolleillée que la nôtre.

Changement climatique dans le Midi

Moins de neige, une eau plus rare et aléatoire, des rivières plus basses en été : les nouvelles données du changement climatique obligent à repenser la gestion de l’eau

L’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée et Corse vient de publier un rapport de synthèse des connaissances sur les impacts du changement climatique sur l’eau dans le grand Sud-Est.

Région la plus sensible de France au changement climatique, elle connaît déjà des situations de pénuries d’eau sur 40% de son territoire, d’où l’urgence d’envisager des mesures d’adaptation ambitieuses.

Les faits les plus marquants pour ces territoires seraient, selon les scientifiques :

De la coquille à l'éco-pavé

L’Ecole d'ingénierie et de travaux de construction de Caen lance le projet VECOP pour le recyclage des coproduits coquilliers en éco-pavés urbains. Ce projet consiste à développer un nouveau matériau pour les travaux publics, des « éco-pavés » drainants, grâce à la valorisation des co-produits coquilliers ipermettant ainsi une meilleure gestion des ressources naturelles.L’éco-pavé drainant VECOP est destiné à des aménagements urbains à faible trafic : trottoirs, bordures, places et rues piétonnes, etc…, à base de co-produits coquilliers alliant des propriétés de drainage des eaux pluviales, de résistance mécanique et de perméabilité.
Afin d’atteindre les performances techniques et environnementales nécessaires à l’utilisation de l’éco-matériau, le projet va sélectionner les co-produits coquilliers afin d’en améliorer, grâce à des phases de prétraitement, leurs qualités physico-chimiques et minéralogiques.
Le projet développera également les processus industriels de fabrication et de mise en œuvre de cet éco-pavé.
Enfin, le projet VECOP permettra d’apporter une solution concrète à la problématique fondamentale de la prolifération des crépidules, en offrant un potentiel de valorisation à forte valeur ajoutée des coquilles décortiquées.