Sciences

Merveilleux papillons

Deux sétois: Christian Corraze  et Robert MAZEL viennent de publier " Calendrier anecdotique illustré des lépidoptères méditerranéens en France".
Christian  Corraze (responsable de l'Imprimerie municipale de Sète) a effectué l’ensemble des nombreuses illustrations (photographies et pastels). Robert Mazel est l’entomologiste de service. Ce livre est remarquablement bien fait, c’est l’Association Roussillonnaise d’Entomologie de Perpignan qui en est l’éditeur, mais on ne peut acheter cet ouvrage que par Internet sur http://r.a.r.e.free.fr/.  Ouvrage scientifique  certes mais à la portée de tous avec une iconographie absolument remarquable . Tout sur nos papillons qu'il n'est pas interdit de chasser à la Brassens...

L'histoire du monde

L'histoire du monde, du big bang à aujourd'hui en 2 heures!

Et encore plus court : l'histoire de l'humanité en 2mn !

De l’électricité grâce aux bactéries

Des chercheurs du département des sciences biologiques de l’université anglaise d’East Anglia viennent de réussir une percée scientifique qui laisse entrevoir la possibilité de produire de l’électricité grâce à des bactéries. 

On est encore loin d’une « bio-batterie » mais on entrevoit cette possibilité après une publication faite il y a quelques jours par le Docteur Tom Clark et son équipe dans le magazine scientifique PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences).
Les chercheurs ont en effet montré que dans certaines conditions des protéines de la surface de bactéries peuvent produire de l’électricité lors d’un simple contact avec un minéral ou une surface métallique.
Partant de cette observation ils ont développé une bactérie artificielle dérivée d’une bactérie marine la Shewanella oneidensis. Après avoir isolé la protéine capable d’extraire les électrons de l’intérieur de la bactérie et de la transférer au minéral, ils ont incorporé cette protéine à la membrane d’une capsule lipidique simulant la membrane d’une bactérie. Cette bactérie « synthétique » s’est alors révélée capable de transférer des electrons de l’intérieur de la capsule à un récepteur métallique extérieur.

Selon Tom Clarke « ces bactéries offrent un grand potentiel pour la réalisation de « piles à combustible microbiennes » produisant de l'électricité à partir des déchets domestiques ou agricoles ». Une autre possibilité serait « d'utiliser ces bactéries comme des usines électrochimique miniatures à la surface d'électrodes où l’électricité produite activerait les réactions chimiques à l'intérieur de la cellule »

Le projet NAPPEX en Pays de Thau

NAPPEX : Nurserie Artificielle Pour les Ports Exemplaires

L’objectif du projet NAPPEX est de transformer les zones portuaires en véritables refuges pour les larves de poisson afin d’accroitre la biodiversité de nos côtes. et faire face à l’effondrement constaté des stocks de poissons.
Le principe : utiliser les ports comme nurseries. Pour cela, des habitats d’émancipation de type BioHut® seront installés au niveau des quais et sous les pontons de 6 ports pilotes.
 Agde et Mèze fon partie des 6 ports impliqués dans ce projet piloté par la société montpelliéraine Ecocéan.
 Il s’agit, pour les concepteurs de développer un procédé industriel clé en main pour les gestionnaires maritimes et portuaires visant à maintenir voire à enrichir la biodiversité du littoral Languedocien.

Au début du mois de mars, 9 modules BioHut® seront installés dans le port de Mèze. Six seront fixés sur les quais et 3 sous les pontons flottants.
Des plongeurs scientifiques viendront ensuite réaliser, durant le printemps et l’été, des comptages visuels réguliers des populations de jeunes poissons qui auront investi ces nurseries artificielles.

Ce projet est lauréat de l’appel à projet « génie écologique » lancé dans le cadre de la Stratégie Nationale pour la Biodiversité par le Ministère en charge de l’écologie. Il est financé par l’agence de l’eau Rhône, Méditerranée, Corse et le conseil général de l’Hérault.

Transports propres : recharge par induction

Le déploiement d'infrastructures publiques de recharges constitue une nécessité pour favoriser l'usage de véhicules électriques tout en assurant un niveau de sécurité optimale aux usagers.

Dans ce contexte, l'infrastructure de recharge solaire par induction, testée en Alsace à Haguenau, pourrait connaître un essor important.

Le principe est d'utiliser l'induction électromagnétique entre deux bobines. pour le rechargement des batteries Ce champ magnétique rend la circulation du courant électrique possible, la deuxième bobine devant être située sous le châssis du véhicule.

Pour les vélos électiques, dans le système testé à Hagueneau, les panneaux solaires de l'abri du parking des deux roues assurent la production d'électricité tandis que, comme pour les voitures, les batteries des vélos sont rechargées sans aucun branchement grâce à un champ magnétique émis depuis une plaque au sol. De quoi garantir une recharge "zéro carbone" en l'absence totale de risque d'électrocution même par temps de pluie.

Notre région est une des plus ensoleillée de France, elle devrait donc connaître un avenir prometteur pour le développement de l'énergie solaire et de ses applications, riche en emplois de bonne qualité, pour peu qu'une politique régionale la favorise comme c'est le cas en Alsace, une région pourtant moins ensolleillée que la nôtre.

Changement climatique dans le Midi

Moins de neige, une eau plus rare et aléatoire, des rivières plus basses en été : les nouvelles données du changement climatique obligent à repenser la gestion de l’eau

L’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée et Corse vient de publier un rapport de synthèse des connaissances sur les impacts du changement climatique sur l’eau dans le grand Sud-Est.

Région la plus sensible de France au changement climatique, elle connaît déjà des situations de pénuries d’eau sur 40% de son territoire, d’où l’urgence d’envisager des mesures d’adaptation ambitieuses.

Les faits les plus marquants pour ces territoires seraient, selon les scientifiques :

De la coquille à l'éco-pavé

L’Ecole d'ingénierie et de travaux de construction de Caen lance le projet VECOP pour le recyclage des coproduits coquilliers en éco-pavés urbains. Ce projet consiste à développer un nouveau matériau pour les travaux publics, des « éco-pavés » drainants, grâce à la valorisation des co-produits coquilliers ipermettant ainsi une meilleure gestion des ressources naturelles.L’éco-pavé drainant VECOP est destiné à des aménagements urbains à faible trafic : trottoirs, bordures, places et rues piétonnes, etc…, à base de co-produits coquilliers alliant des propriétés de drainage des eaux pluviales, de résistance mécanique et de perméabilité.
Afin d’atteindre les performances techniques et environnementales nécessaires à l’utilisation de l’éco-matériau, le projet va sélectionner les co-produits coquilliers afin d’en améliorer, grâce à des phases de prétraitement, leurs qualités physico-chimiques et minéralogiques.
Le projet développera également les processus industriels de fabrication et de mise en œuvre de cet éco-pavé.
Enfin, le projet VECOP permettra d’apporter une solution concrète à la problématique fondamentale de la prolifération des crépidules, en offrant un potentiel de valorisation à forte valeur ajoutée des coquilles décortiquées. 

Ecoplage

Lido de Sète à Marseillan : des drains sous le sable pour freiner l’érosion
C’est une première environnementale, à cette échelle, sur le littoral méditerranéen : plusieurs centaines de mètres de drains « sèche-plage » sont en cours d’installation sur le lido de Sète à Marseillan, entre la plage de Villeroy et les Trois Digues. Objectif pour Thau agglo : tester grandeur nature et ce, durant trois ans, un procédé destiné à freiner l’érosion du lido dans sa partie la plus fragile. Ce procédé Ecoplage consiste à enterrer, 2 mètres sous le sable, 4 rangées de drains qui seront reliés à un collecteur puis à une station de pompage rejetant l’eau récupérée à la mer, au niveau de la première digue. Le système permet d’assécher la plage et de favoriser sa stabilisation. A Sète, la zone test va s’étendre sur 700 mètres.
Ce système a déjà donné des résultats probants sur les plages de Saint-Raphaël et de Sainte Maxime (Var), de Quend (Picardie) ou encore aux Sables d’Olonne (Vendée). C’est la première fois qu’il est testé en Méditerranée sur un linéaire aussi long et aussi frontal. Le coût de l’opération s’élève à 1,1 M€.
Selon le Bureau d’études Ecoplage, les résultats sont visibles au bout de quelques semaines de mise en service. A Sète, Thau agglo effectuera cette mise en service vers la mi-mars. A l’automne prochain, Thau agglo expérimentera également un atténuateur de houle (Géotube), immergé à 300 m des côtes.

Notre univers est-il à l’intérieur d’une bulle ?


peinture de Michel Ballanger 
(Membre de l'Ass.Sétoise Astronomie de Thau )

Plusieurs théories modernes de la physique fondamentale affirment que notre univers est contenu dans une bulle qui évolue à l’intérieur d’un « multivers »  où se trouveraient d’autres bulles renfermant elles-mêmes d’autres univers. Chacun de ces univers auraient une nature et lois physiques qui lui seraient propres.
Tout récemment des chercheurs américains viennent de se lancer dans la recherche de preuves de collisions entre ces bulles ce qui évidemment constituerait un argument de poids pour valider cette théorie. Leurs travaux viennent d’être présentés dans deux revues savantes américaines (Physical Review Letters et Physical Review D ). Les cosmologues auteurs de ces articles sont issus de l’University College of London (UCL), de l’ Imperial College London et du Perimeter Institute for Theoretical Physics.