Sciences

Changement climatique dans le Midi

Moins de neige, une eau plus rare et aléatoire, des rivières plus basses en été : les nouvelles données du changement climatique obligent à repenser la gestion de l’eau

L’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée et Corse vient de publier un rapport de synthèse des connaissances sur les impacts du changement climatique sur l’eau dans le grand Sud-Est.

Région la plus sensible de France au changement climatique, elle connaît déjà des situations de pénuries d’eau sur 40% de son territoire, d’où l’urgence d’envisager des mesures d’adaptation ambitieuses.

Les faits les plus marquants pour ces territoires seraient, selon les scientifiques :

De la coquille à l'éco-pavé

L’Ecole d'ingénierie et de travaux de construction de Caen lance le projet VECOP pour le recyclage des coproduits coquilliers en éco-pavés urbains. Ce projet consiste à développer un nouveau matériau pour les travaux publics, des « éco-pavés » drainants, grâce à la valorisation des co-produits coquilliers ipermettant ainsi une meilleure gestion des ressources naturelles.L’éco-pavé drainant VECOP est destiné à des aménagements urbains à faible trafic : trottoirs, bordures, places et rues piétonnes, etc…, à base de co-produits coquilliers alliant des propriétés de drainage des eaux pluviales, de résistance mécanique et de perméabilité.
Afin d’atteindre les performances techniques et environnementales nécessaires à l’utilisation de l’éco-matériau, le projet va sélectionner les co-produits coquilliers afin d’en améliorer, grâce à des phases de prétraitement, leurs qualités physico-chimiques et minéralogiques.
Le projet développera également les processus industriels de fabrication et de mise en œuvre de cet éco-pavé.
Enfin, le projet VECOP permettra d’apporter une solution concrète à la problématique fondamentale de la prolifération des crépidules, en offrant un potentiel de valorisation à forte valeur ajoutée des coquilles décortiquées. 

Ecoplage

Lido de Sète à Marseillan : des drains sous le sable pour freiner l’érosion
C’est une première environnementale, à cette échelle, sur le littoral méditerranéen : plusieurs centaines de mètres de drains « sèche-plage » sont en cours d’installation sur le lido de Sète à Marseillan, entre la plage de Villeroy et les Trois Digues. Objectif pour Thau agglo : tester grandeur nature et ce, durant trois ans, un procédé destiné à freiner l’érosion du lido dans sa partie la plus fragile. Ce procédé Ecoplage consiste à enterrer, 2 mètres sous le sable, 4 rangées de drains qui seront reliés à un collecteur puis à une station de pompage rejetant l’eau récupérée à la mer, au niveau de la première digue. Le système permet d’assécher la plage et de favoriser sa stabilisation. A Sète, la zone test va s’étendre sur 700 mètres.
Ce système a déjà donné des résultats probants sur les plages de Saint-Raphaël et de Sainte Maxime (Var), de Quend (Picardie) ou encore aux Sables d’Olonne (Vendée). C’est la première fois qu’il est testé en Méditerranée sur un linéaire aussi long et aussi frontal. Le coût de l’opération s’élève à 1,1 M€.
Selon le Bureau d’études Ecoplage, les résultats sont visibles au bout de quelques semaines de mise en service. A Sète, Thau agglo effectuera cette mise en service vers la mi-mars. A l’automne prochain, Thau agglo expérimentera également un atténuateur de houle (Géotube), immergé à 300 m des côtes.

Notre univers est-il à l’intérieur d’une bulle ?


peinture de Michel Ballanger 
(Membre de l'Ass.Sétoise Astronomie de Thau )

Plusieurs théories modernes de la physique fondamentale affirment que notre univers est contenu dans une bulle qui évolue à l’intérieur d’un « multivers »  où se trouveraient d’autres bulles renfermant elles-mêmes d’autres univers. Chacun de ces univers auraient une nature et lois physiques qui lui seraient propres.
Tout récemment des chercheurs américains viennent de se lancer dans la recherche de preuves de collisions entre ces bulles ce qui évidemment constituerait un argument de poids pour valider cette théorie. Leurs travaux viennent d’être présentés dans deux revues savantes américaines (Physical Review Letters et Physical Review D ). Les cosmologues auteurs de ces articles sont issus de l’University College of London (UCL), de l’ Imperial College London et du Perimeter Institute for Theoretical Physics.