ECONOMIE

Usine menacée

Le groupe français d'oléagineux Sofiprotéol, premier producteur européen de biodiesel, devra fermer des usines supplémentaires en France, si l'Union européenne donne un nouveau tour de vis aux agrocarburants de première génération, a averti lundi son directeur général. Celle de Sète est concernée.
L’usine sétoise de production de diester a démarré en 2006 et produit 200.000 t/an d'EMHV issus de colza. Sofiprotéol a annoncé, vendredi, la fermeture de deux usines en France, inaugurées il y a quelques années à peine, afin de s'adapter à la réduction de 10 à 7% de l'objectif hexagonal d'incorporation en 2020, de ces biocarburants dans l'essence et le diesel routiers.
Les biocarburants -ou agrocarburants- de première génération font actuellement l'objet d'une importante bataille à Bruxelles
Leurs opposants font valoir que ces carburants obtenus à partir de ressources agricoles (betterave, colza, céréales, etc.) contribuent indirectement à la déforestation et à la flambée des prix alimentaires, annulant de fait leurs avantages en termes d'émissions de CO2 par rapport aux carburants fossiles.

L'équipe AIMIP s'étoffe





 

La société AIMIP, basée à Sète, investit sur l'avenir.

Spécialisée dans l’aménagement de stations services, d'installations pétrolières privatives et de dépôts pétroliers, AIMIP élargit son équipe  et recrute une commerciale pour mieux répondre à ses clients et développer son activité, en collaboration avec la chambre de Commerce et de l'industrie de SETE. 
L'effectif de cette dynamique petite entreprise dirigée par Jérôme Scoto passe ainsi à 5 salariés. 

Pour en savoir plus sur AIMIP : 

» voir aussi la page dédiée à l'AIMIP sur Thau-info

 

Œnotourisme : "éductours" pour les pros

Première destination de l’Hérault à obtenir le label Vignobles et Découvertes, Thau agglo a mis en place ce printemps dernier, 3 éductours sur son territoire. Objectif : sensibiliser les acteurs touristiques adhérents (vignerons, conchyliculteurs, hébergeurs, restaurateurs..) aux 4 piliers de l’œnotourisme : le patrimoine, les goûts et les saveurs, le paysage et la nature. Les 3 éductours ont permis de mettre en évidence l’omniprésence dans le Pays de Thau, de la vigne et des vins, aujourd’hui déclinés en Muscats, Coteaux du Languedoc ou Picpoul de Pinet.

L’éductour consacré au patrimoine culturel partait de la Villa Loupian ancien domaine viticole de la Rome antique, étape à l’Abbaye de Valmagne et arrivée à la cave coopérative de Villeveyrac. L’éductour « Goûts et Saveurs » au domaine de la Mandoune à Marseillan, associait la tielle sétoise aux vins locaux. Puis, dégustation d’huîtres dans les vignes avec l’éclairage d’une conchylicultrice et propositions autour de divers vins blancs. Au château-vigneron de la Belonnette, le sommelier Daniel Roche brossait 20 siècles de viticulture en Languedoc alors que les participants associaient desserts et muscats.

Point d’orgue, l’éductour « Paysages » sous la houlette de Laurent Fabre, directeur du Jardin Antique Méditerranéen. Lecture de paysages et balade naturaliste sur la Gardiole et enfin archéobotanique au JAM avec 1200 espèces représentées. L’occasion d’une dégustation étonnante, associant le miel, fromages de chèvres et aromates du jardin.

Ces 3 éductours ont offert aux professionnels oenotouristiques de quoi enrichir leur connaissance du territoire pour mieux le valoriser auprès de leur clientèle.

La Farmex fête ses 20 ans

Farmex, la dynamique société Mézoise vient de fêter ses 20 ans d'existence. Cette société peu connue des habitants du bassin de Thau jouit pourtant d'une grande renommée au niveau international. Depuis sa création elle a relevé de difficiles challenges au service de l'accès à l'eau dans le monde

Ainsi elle  réalise actuellement un projet d'adduction en eau potable dans la péninsule de Sima sur l’île d’Anjouan aux Comores. Cette opération est financée par l'Agence Française de Développement

La péninsule de Sima possède divers éléments du réseau d’eau potable (captages, réservoirs, canalisations) en plus ou moins mauvais état, mais qui ne sont plus fonctionnels et ne permettent pas de traiter l’eau pour la potabiliser. L’objectif du projet est d’installer pour tous les habitants de la péninsule (environ 18.000), un nouveau réseau complet de captage, traitement, adduction et distribution d’eau potable, tout en réhabilitant les ouvrages existants qui peuvent l’être.

Les agents maritimes pour une réglementation de leur profession

 Les agents maritimes se regroupent pour limiter l'accès à la profession

Les agents maritimes et consignataires réunis à Marseilles les 30 et 31 mai à Marseille ont décidé de relancer le GIE AMCF (Agents maritimes et consignataires de France) afin de mieux se faire entendre des pouvoirs publics et de les convaincre de la nécessité de réglementer les conditions d’accès à leur profession.
Il était en effet important de s'entendre pour parler d'une seule voix car la profession est partagée entre deux organisations : la FACAM, qui regroupe 12 associations portuaires de consignataires et d’agents pour la majorité des navires au tramping, et le SNAAM, qui associe les grands agents de ligne, principalement les succursales d’armateurs.
"N’importe qui peut s’improviser agent", déplore le Dunkerquois Christian Béle réélu le 31 mai à Marseille président de la FACAM et qui prend aussi la présidence du GIE. "Ils n’ont pas les frais de structure et sont donc moins chers" explique-t-il. et "n’importe qui peut exercer comme consignataire dans un port".
Quatre pays, dont l’Italie, ont déjà mis en place une réglementation.

Développement de l'éolien et du photovoltaïque

Filiale héraultaise du groupe GDF Suez spécialisée dans les énergies renouvelables, La Compagnie du Vent prévoit d’investir 260 M€ d’ici à fin 2015 dans le développement de nouveaux parcs éoliens et photovoltaïques, soit l’équivalent de 160 MW de puissance installée. À l’horizon 2020, l’entreprise vise près de 1 000 MW en 2020, dont 700 MW en éolien, et un CA de 140 M€.

La Compagnie du Vent possède et exploite déjà , en France, un ensemble de 23 parcs éoliens totalisant plus de 290 mégawatts à fin 2012. Elle a également initié le projet de parc éolien en mer des Deux Côtes au large de la Somme et de la Seine-Maritime et le développe aux côtés de GDF SUEZ. Elle a par ailleurs construit plus de 60 mégawatts éoliens à terre pour des tiers au Maroc.

La Compagnie du Vent a aussi engagé une diversification prometteuse dans le solaire photovoltaïque notamment dans les "champs solaires" qui consistent à implanter sur des terrains nus de plusieurs dizaines d’hectares des équipements capables de suivre la trajectoire du soleil pour produire de l’électricité.
Les centrales électriques photovoltaïques implantées au sol permettent aux collectivités de valoriser des terrains communaux inexploités et de participer activement à la lutte contre le réchauffement climatique en aidant le développement d’une énergie renouvelable.

Centrale solaire photovoltaïque au sol de Porette de Nérone - Aghione (Corse)
© GDF SUEZ - Camille Moirenc

La croissance bleue pour la méditerranée

La 12e conférence FEMIP à Athènes reliance l’idée d’une croissance bleue en Méditerranée. L’enjeu serait un développement d’un potentiel de 500 à 600 milliards d’euros.

Organisée à Athènes les 18 et 19 avril 2013 par la BEI, la Commission européenne et l'organisation maritime internationale (OMI), la 12e conférence de la FEMIP (Facilité euroméditerranéenne d'investissement et de partenariat) rassemblait politiques, avec pas moins de huit ministres, et experts autour du thème "une économie bleue pour la Méditerranée : renforcement de la coopération marine et maritime."

Dans son discours d’introduction, Maria Damanaki, membre de la Commission européenne chargée des affaires maritimes et de la pêche, s’est declare “ravie de lancer aujourd’hui un processus de coopération renforcée dans l’intérêt de l’économie bleue de la région. En travaillant ensemble, ainsi qu’avec l’Union pour la Méditerranée, d’autres organisations régionales et tous les pays concernés, nous pouvons apporter une contribution à la démocratie, à la prospérité à long terme, à une croissance inclusive et au travail décent dans la région. Commençons par soutenir le développement de pôles d’activités maritimes en tant que plateformes permettant la participation d’acteurs multiples. Favorisons également la constitution d’un réseau d’établissements de formation maritime, en nous inspirant par exemple du projet phare dans la mer Baltique dont le but est de créer des pôles européens d’excellence pour l’éducation maritime. Dans une région comme la Méditerranée, c'est en travaillant dans un contexte transfrontalier et transsectoriel que nous pourrons agir plus efficacement et atteindre la masse critique indispensable»,

De fait le bassin méditerranéen offre de nombreuses opportunités comme l'aquaculture, le transport maritime et l'exploitation de ressources naturelles diversifiée.
Frédéric Cuvillier, le ministre français chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche donne estime entre 5 et 600 milliards d’euros « les perspectives économiques que peut apporter la mer “
Des investissements significatifs seront néanmoins nécessaires pour exploiter ce potentiel, rappelle le maltais Edouard Zammit Lewis.

L’une des pistes prioritaires évoquées par les conférenciers d’Athènes est le développement de pôles maritimes (clusters) et la relance des échanges,entre les différents pays méditerranéens, quelque soit la rive.
Les intervenants ont également insisté sur la nécessité de progresser sur la sécurité et la surveillance de l’activité maritime en Méditerranée, qui représente 15% du trafic maritime mondial. Les participants ont souhaité, entre autres, une meilleure définition des routes de navigation, des dispositifs de séparation de trafic et une prise en compte des aspects environnementaux.
Par ailleurs la création d'un centre méditerranéen de la connaissance maritime est envisagé pour collecter toutes les données disponibles dans ce domaine et en organiser le partage avec les différents instituts des pays riverains et plus généralement avec les tous les acteurs du monde maritime.

La conference d’Athènes ouvre des perspectives, c’est une première étape. Les differences politiques et structurelles entre les différents pays de la Méditerranée sont toutefois tels qu’il est difficile d’imaginer des retombées concètes à court terme. Mais une direction est donnée et les enjeux établis.
Prochaine étape : les journées maritimes européennes organisées les 21 et 22 mai 2013 à La Valette (Malte).

» Facilité euro-méditerranéenne d'investissement et de partenariat (FEMIP)

Soutien aux filières agricoles

 

Thau Agglo et la filière agricole

Thau agglo s’est engagé à réaliser un plan d’actions en faveur de la filière agricole (terrestre et marine) sur la période 2012 – 2015 avec 3 axes majeurs :

  • Promouvoir les savoir-faire et les produits locaux 
  • Soutenir la compétitivité des entreprises 
  • Réinvestir l’espace agricole. 


Initiative Thau

Association loi 1901, Initiative Thau accompagne des porteurs de projets avant et après la création ou reprise d’entreprise. Elle finance des projets à partir d’un fonds de prêts avec pour objectifs d’augmenter les fonds propres des entreprises, de faire un effet de levier sur les financements bancaires, de crédibiliser le projet auprès des partenaires et d’augmenter le taux de pérennité des jeunes entreprises dans une logique de création d’emplois. 

Thau agglo est membre du conseil d’administration de Initiative Thau et participe au Fonds d’intervention de l’association, ainsi qu’à son fonctionnement, sur la base de 0,50 € par habitant. 


Les critères  pour le prêt à 0%

• création, reprise, développement (logique de modernisation, normes qualité, diversification…..)
• Activité à titre principal
• Remboursements sur 5 ans avec possibilité de différé de 12 mois. 
• Projets non soutenus par la DJA
• Apport minimum du porteur de projet correspondant au montant du prêt demandé (valorisation des apports)
• Fonds propres positifs
• Effet levier sur un prêt bancaire complémentaire obligatoire.

   

Les agriculteurs et les conchyliculteurs du Bassin de Thau bénéficient désormais d’un prêt à taux zéro. Le Président de Thau agglo, les représentants de la CCNBT et d’Initiatives Thau, plate forme d’initiatives locales chargée de sa mise en œuvre, ont lancé ce 11 avril officiellement, à l’Hôtel d’agglomération, ce dispositif jusqu’alors inaccessible aux filières agricoles.

« C’est un projet que nous souhaitions mettre en œuvre depuis longtemps. Le prêt à taux zéro témoigne de notre volonté de fédérer les énergies du secteur public et du secteur privé pour faire face à la crise », a souligné le Président de Thau agglo devant une trentaine de chefs d’entreprise, des représentants chambres consulaires (CCIT, Chambre d’agriculture), des associations de professionnels (Cave coopérative de Frontignan, Comité régional de la conchyliculture), des banques (Crédit agricole, BNP Paribas, Banque Populaire du Sud).
Les professionnels de l’agriculture, de la conchyliculture et de la petite pêche vont désormais pouvoir bénéficier de ce prêt particulier. Remboursable sur 5 ans, le prêt peut aller jusqu’à 20.000 €. Il finance des projets de création, de reprise ou de développement d’activités. Le dispositif suppose la mise en place d’un fonds de prêt. Celui-ci est alimenté par des fonds publics (Thau agglo, CCNBT, Conseil général de l’Hérault, Caisse des dépôts et consignations) et des fonds privés. Trois entreprises sont déjà engagées dans la constitution du fonds : la Cave coopérative de Frontignan, Midi Tielles, Magne SA.
C’est Initiative Thau qui est chargée de mettre en œuvre le dispositif. En 2013, Thau agglo alloue 50.000 € de subventions pour l’extension du prêt à taux zéro et près de 47 000 € annuellement à cette association qu’elle héberge dans ses locaux.
Depuis 1999, Initiative Thau a accordé 4 M€ et soutenu près de 300 entreprises. 98% des fonds prêtés ont déjà été remboursés et c’est 1000 emplois qui ont été créés, sachant que 88% des entreprises créées ont passé le cap des 5 ans.
Saluée par les acteurs économiques, l’extension du prêt va désormais "booster" les activités dites traditionnelles qui façonnent l’économie du territoire.

Démantèlement des navires

Une proposition de financement par une taxe portuaire

Un groupe de députés européens a présenté une proposition de règlement de la Commission européenne visant à instituer une taxe prélevée sur les navires en escale dans les ports de l’Union européenne afin de créer un fond pour garantir un démantèlement "responsable" des navires. Cette taxe serait de 0.05 euro par tonne. Elle serait versée par les armements et perçue par les autorités portuaires.
L’ESPO (association européenne des ports maritimes) s'y oppose néanmoins avec vigueur et dénonce une proposition qui entraineraiet une hausse de 25% des taxes portuaires dans la Communauté Européenne. Patrick Verhoeven, secrétaire général de l’ESPO demande aux députés européens de "reconsidérer cette proposition très mal venue. Le risque est un détournement du trafic au profit de port non européens notamment en mer Noire, mer Baltique et Méditerranée ».
Le Comité  Environnement, santé publique et sécurité alimentaire du Parlement européen devrait se prononcer sur ce point le 26 mars prochain. 
Source : European Sea Ports Organisation

 

Succès pour l'entreprise sétoise AIMIP

AIMIP vient de remporter  le contrat de la gestion des carburants et la flotte de véhicules de la mairie de la Ville de Perpignan.
AIMIP est une société dynamique, spécialisée dans l’aménagement de stations services, d'installations pétrolières privatives et de dépôts pétroliers (voir page AIMIP)

Claires sur le lido de Sète à Marseillan

THAU AGGLO va piloter une étude

Des bassins d’affinage des huîtres, demain sur le lido de Sète à Marseillan ? C’est une piste sérieuse et intéressante pour les conchyliculteurs. Pour la pousser plus loin, les différents acteurs publics et privés  du Bassin de Thau (Etat, Région Languedoc-Roussillon, CG 34, Thau agglo, CCNBT, SMBT, Cepralmar et représentants de la profession) se sont réunis ce mercredi 7 novembre en Préfecture à Montpellier. Résultat : Thau agglo va piloter une étude pour examiner la faisabilité d’une telle installation.

 « C’est une perspective motivante pour tous, souligne Pierre Bouldoire, Président de Thau agglo, c’est pourquoi nous avons proposé cette initiative, il était important de se mettre au travail sans même attendre le déplacement de l’unité d’embouteillage de la société Listel propriétaire des terrains où pourraient  se déployer les bassins d’affinage.» Sur ce dernier point, le Président de Thau a estimé « très positive » une récente première rencontre avec le PDG de Listel, Paul-François Vranken. 

L’étude que Thau agglo va piloter et financer avec le concours des autres partenaires publics va porter sur la faisabilité juridique, financière et technique de l’opération « Nous sommes sur un territoire complexe et sensible, ajoute Pierre Bouldoire. Il faut maîtriser tous les paramètres et notamment les coûts d’investissement et de fonctionnement des installations. »

Les conchyliculteurs estiment en effet à 50 ha le besoin en espace pour déployer les claires (bassins d’affinage des huîtres), 20 pour les bassins eux-mêmes, 10 pour leur fonctionnement et 20 pour les écloseries des coquillages.

 Thau agglo va très prochainement réunir les différents acteurs publics et privés pour établir le cahier des charges de l’étude. Pierre Bouldoire annonce également : « Thau agglo est prête à s’impliquer également dans la réalisation de ce projet-clé pour l’économie du territoire. »