ECONOMIE

Les vœux du Président de la CCI de l'Hérault

Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin

André Deljarry, le tout nouveau Président de la CCI Hérault et premier Vice-Président de la CCI Occitanie présentait ses vœux ce lundi soir 30 janvier dans la « salle des rencontres » de la Mairie de Montpellier. Esprit d'équipe et souci de l'intérêt général étaient au rendez-vous. André Deljarry s'est engagé à reverser intégralement ses indemnités de Président en faveur du sport et de la culture, deux vecteurs forts du développement économique dans notre département.

 


Dans cette belle « salle des rencontres » archi-comble se côtoyaient les acteurs économiques et les représentants de toutes les forces vives du département. On notait également la présence de très nombreux maires et élus. Carole Delga , la Présidente de la Région Occitanie, était représentée par le député et conseiller régional Christian Assaf. Kléber Mesquida, le Président du Département de l’Hérault, était représenté quant à lui par son Vice-Président Claude Barral. A noter également la présence d’André Vézinhet, l’ancien patron du Département et celle de François Fontès l’architecte qui a réalisé, avec Jean Nouvel, cette mairie qui symbolise la modernité de la Métropole.


Florent Tarbouriech, Président de la délégation de Sète, et André Deljarry, Président de la CCI Hérault



   

"L'année 2017 s'annonce comme l'année de tous les challenges"

Mutualiser les moyens pour être plus performant

Après avoir remercié les personnalités et l’ensemble des personnes présentes, André Deljarry est rapidement revenu sur les raisons qui ont conduit à la disparition des anciennes CCI territoriale de Béziers et de Sète. "Finie la Chambre de Commerce de Béziers, finie la chambre de commerce de Montpellier, finie la chambre de commerce de Sète. Bienvenue à la Chambre de Commerce de l’Hérault " déclara le Président de la CCI Hérault, ajoutant que "cette fusion était plus que nécessaire" car elle correspondait aux enjeux de la mutualisation des services publics pour une plus grande performance. En 2017, la CCI Hérault va partir sur des bases saines et prometteuses. Aujourd’hui, solidement unis, il en est fini du temps où chacun agissait de manière isolée sans chercher à développer de réels échanges pourtant essentiels au développement de notre économie.

"Béziers, Montpellier et Sète sont désormais ensemble.
Les 80 élus, tous avec moi ce soir,
vont insuffler une
nouvelle dynamique à la destination économique Hérault"

Nous devons agir ensemble

Citant Toqueville : "il y a plus de sagesse dans beaucoup d’hommes réunis que dans un seul" André Deljarry promet, avec son équipe, de "faire de la CCI Hérault un exemple de la mobilisation des chefs d’entreprise au service de l’attractivité du département ".
L'histoire de la viticulture et le commerce du vin, le tourisme, l’importance des services... sont autant d'éléments qui nous rassemblent sur ce département qui dispose de nombreux atouts : la mer Méditerranée, le nautisme, le port de Sète, la conchyliculture, les entreprises à taille humaine, innovantes et agiles, la Métropole de Montpellier, les villes à l’identité reconnue comme Béziers et Sète …
André Deljarry insiste sur les défis à relever : développer l’emploi, accompagner les entreprises dans la transition numérique, faciliter l’accès à la commande publique, développer les opportunités et les "possibilités de business" pour ce territoire "dont l’ADN est l’ouverture aux autres" avec le commerce, la culture, l’innovation et la recherche, notamment dans le domaine de la santé et de l’agronomie.

Les priorités

La CCI Hérault avec ses 60500 entreprises représente la plus grande des 13 CCI d’Occitanie et c’est aussi elle qui compte le plus grand nombre de créations de nouvelles entreprises. Un poids qui a du peser dans le choix d’André Deljarry comme 1er Vice-Président de la CCI d’Occitanie.
La CCI Hérault va défendre les priorités des entreprises et "promouvoir le département comme une terre d’entreprenariat, une destination économique de rang européen".
Ses priorité seront donc l’excellence des services publics pour les entreprises, que ce soit pour leur création ou leur accompagnement, faciliter leur activité au quotidien, mobiliser autour du forum de la création d’entreprise (le rendez-vous incontournable des acteurs de la création d'entreprise dans le Grand Sud), développer les secteurs porteurs comme le design, le tourisme, l’œnotourisme, le numérique, le bâtiment du futur, le nautisme et la « silver » économie qui pourrait générer des milliers d’emplois enfin la dynamisation des commerces des centres villes pour lesquels nous avons besoin du soutien de tous les maires et de l’état.
Les élus de la CCI travaillent actuellement sur tous ces sujets et présenteront leur projet de mandature à la fin du premier semestre 2017. La réflexion est collective, l’action le sera aussi. L’effort de la CCI sera répartie sur l’ensemble du territoire de l’Hérault dans un souci d’équité et « de reconquête de la présence de proximité » pour répondre avec plus d’efficacité aux attentes de nos ressortissants de et suivre l’activité économique et les projets au plus près. Les "ambassadeurs" passeront de 300 à 500 et consolideront le maillage du territoire obtenu avec les délégations de Béziers et de Sète, les antennes de Lunel, Lodève et saint-Pons et les permanences.

Infrastructure et grands projets

Le Président Deljarry souhaite moderniser le parc d’exposition de Béziers. Il veut aussi développer les deux aéroports de Béziers et de Montpellier mais en cherchant de nouveaux financements, notamment via les collectivités ce qui réduira la participation de la chambre de commerce dans ces établissements.
L’Occcitanie voulant son grand parc de loisirs à thème, le Président de la CCI propose de l’implanter dans l’Hérault qui a de nombreux atouts pour le recevoir dont ses 300 jours de soleil par an. « la CCI Hérault est candidate » pour accompagner ce projet a-t-il lancé.

La CCI participera "au développement de la Métropole aux côtés de son Président Philippe Saurel" et elle sera aussi aux côtés de François Commeinhes, le Président de l'agglomération du Bassin de Thau pour le développement de "l'économie bleue" et de toutes les communauté d'agglomération ou autres collectivité qui auront besoin de son aide pour leurs projets touchant à l'économie.
Plus largement cette volonté de partenariat pourra s'élargir aux chambres de métiers, par exemple en ce qui concerne les métiers d'art.

La CCI œuvrera pour que ce concrétise le grand projet de "Business school" à Montpellier, dès 2019/2020, avec ses 200 millions d'euros de retombées économiques sur le territoire. "On ne va pas laisser cette école partir à Toulouse" dira André Deljarry avec passion.

Un Président exemplaire

André Deljarry, bâtisseur et homme d'action a aussi l'intelligence du cœur : il s'est engagé à reverser intégralement ses indemnités de Président en faveur du sport et de la culture, deux vecteurs essentiels du développement économique dans notre département. Ce geste fort a été longuement applaudi par l'assistance.

Honneur aux apprentis

Entouré de Guillaume Abello, 1er Vice-Président de la CCI Hérault, de Matthieu Ourliac, Président de la délégation de Béziers et de Florent Tarbouriech, Président de la délégation de Sète, André Deljarry a conclu son allocution en dédiant cette cérémonie des vœux aux 2 CFA de Montpellier et de Béziers. Respectivement créés en 1986 et 1978, ces deux établissements forment 1.500 apprentis par an sur 14 métiers différents. Durant ces dernières années, 2800 entreprises ont pris 1 jeune en apprentissage.

Un très beau buffet a clôturé cette manifestation, buffet servi par les jeunes apprentis des CFA, animé par un sympathique groupe, le groupe VOX de Montpellier avec la belle voix de Mélodie Pastor de The Voice.

Cliquez ici pour télécharger le discours

Jacques Nègre

Sauramps bientôt racheté par un libraire normand

 

A propos de Sauramps

L’histoire de Sauramps commence en 1946 avec la création par Henri Sauramps, un imprimeur d’Angoulême réfugié à Montpellier, d’une petite papeterie-imprimerie au 34 rue Saint-Guilhem pas très loin de la place de la Comédie.
Quelque 70 ans plus tard Sauramps est devenue la Sixième librairie indépendante de France, avec 131 salariés, 26 millions d'euros de chiffre d'affaires, un entrepôt logistique de 2000m2, un site de vente en ligne et 5 magasins (4 à Montpellier et 1 à Alès) soit 400.000 références disponibles en magasin et plus de 2 millions sur le site sauramps.com.

Sauramps s’est également ouverte depuis plusieurs années à de nouvelles activités comme les loisirs créatifs, la musique, la vidéo, la presse, les jouets, les jeux, offrant ainsi une large palette de loisirs culturels, autant destinés à un public familial qu’à un public d’avertis.

Jean-Marie Sevestre en est le PDG depuis la reprise de l’entreprise au début des années 1990 par un directoire de trois personnes issues du personnel, Marie-Christine Wodiczko, Jean-Luc Bonnet et Jean-Marie Sevestre .

En déficit depuis 8 ans, le groupe est en proie à une grave crise financière et n'a guère d'autre choix que de trouver un repreneur.

   

Après des mois d'incertitude, l'avenir du groupe Sauramps et de ses 5 librairies se précise. Ce vendredi 27 janvier, Mathieu de Montchalin, le patron de la librairie l'Armitière de Rouen a présenté son offre de reprise au comité d'entreprise du groupe montpellierrain.

Bien que plus grande libraire de Normandie, avec ses 38 salariés et ses 8 millions d'euros de chiffre d'affaires, l'Armitière pèse bien moins que Sauramps (131 salariés et 26 millions d'euros de chiffre d'affaires). De quoi inquiéter une partie des salariés dont certains manifestaient encore la semaine dernière pour soutenir un autre repreneur potentiel, La Maison du Livre (Rodez) qui depuis a jeté l'éponge

Mathieu de Montchalin qui aussi le président du Syndicat de la librairie française après avoir analysé la situation et étudié le dossier depuis des mois est convaincu que l'entreprise est viable à condition de revoir sa stratégie et son organisation. Il entend également renégocier les loyers d'un certain nombre de magasins comme celui actuellement très élevé à Odysséum.

Sa proposition garantit le maintien du personnel et l'intégrité du groupe et elle a reçu un accueil favorable, de la majorité des actionnaires et des salariés. La reprise du groupe Sauramps par l'Armitière devrait donc se confirmer rapidement et le détail du plan de reprise devraient pouvoir être également rapidement dévoilé.

 

 

 

Culture et loi du marché

La transmission de la culture est une ardente obligation. Mais la culture, qu’on estime totalement disponible, surtout depuis la généralisation des outils numériques, est-elle vraiment accessible à tous, et à quelles conditions ? Actuellement, toute la question est dans le « comment » : quelles dispositions peuvent-elles assurer la transmission de la culture « Cette vague nébuleuse, incertaine et fragile, qui charrie à la fois tant de sottises et tant de grandeur » comme le dit Jean d’Ormesson ? La culture doit être considérée comme un bien commun : c’est ce que pensent le philosophe Pierre Dardot et le sociologue Christian Laval qui estiment que ce qui est impossible de s’approprier physiquement (l’air, l’eau, la santé, l’éducation, la connaissance…la culture) devrait relever d’une gestion commune.
Le livre, quelle que soit sa forme, actuelle ou future, est un des moyens de transmission de la culture dont littérature et poésie sont à la fois la chair, l’esprit et la langue.
Il est dommage que les lois du marché interviennent brutalement pour contrarier cette vocation, et que des lieux de culture, comme une librairie, y soient soumis car ils participent au développement de la lecture qui doit être l’affaire de tous. Car « le commun se définit par l’égalité, non seulement dans l’accès, mais aussi dans l’élaboration des buts de l’activité : le commun, c’est ce dont nous nous occupons à plusieurs, ce qui fait l’objet d’une décision collective qui nous engage et nous oblige. […] Il n’appartient pas à la nature de la connaissance d’être partagée : pendant des siècles, la connaissance est restée l’apanage de de quelques-uns. C’est un choix collectif qui en a fait un objet de partage. Cela dépend entièrement d’un acte politique, d’une décision de mise en commun. Retenons cette leçon : le commun est le vrai principe de la démocratie ».

Maurice Bouchard

Les enjeux de la transformation digitale pour les entreprises

"Les enjeux de la transformation digitale pour les entreprises" était le thème retenu par le Club des Managers de la Communauté d’Agglomération Hérault Méditerranée pour la cérémonie des vœux 2017 ce mardi 10 janvier au Palais des Congrès du Cap d’Agde en présence de Gilles d'Ettore, président de la communauté d'agglomération Hérault-Méditerranée.

David Dudésert, président du club des managers, était assisté pour animer la table ronde de la soirée par le journaliste indépendant Paul-Eric Laures.

Le digital envahit la société et l’économie à un rythme accéléré. Il oblige l'entreprise à se réinventer profondément et influence le style de management. Cette véritable révolution nécessite de repenser les relations entre les collaborateurs et le partage de l'information devient le facteur clé pour une réussite de l'entreprise qui devient "collaborative".
Par ailleurs, le numérique est un gisement de simplification et d’automatisation des processus ce qui confère au digital un pouvoir de réduction des coûts, particulièrement utile dans un contexte économique difficile.  La transformation digitale  concerne  de multiples aspects de la vie de l'entreprise : l'offre de produits ou de service, l'innovation, la relation et le service aux clients, la production ou le fonctionnement, les modes de travail des collaborateurs, la gestion, l'image de marque... avec le plus souvent un impact qui couvre simultanément plusieurs de ces volets.
Il existe différents modèles liés à la transformation digitale selon la culture et le métier de l’entreprise, une start up, une entreprise commerciale ou artisanale locale ou une grande entreprises auront des marches à franchir différentes. Les acteurs économiques présents et passionnés par le sujet ont pu échanger entre eux et faire part de leur expérience concrète de cette mutation en cours.

 

Le Club des Managers de la Communauté d’Agglomération Hérault Méditerranée

Créé en 2007, le club des managers Hérault Méditerranée fédère 90 entreprises aux profils variés. Dirigeants de petites et moyennes entreprises, professions libérales et directeurs de grands groupes s'y côtoient régulièrement pour échanger sur leurs projets et leurs problématiques.

Pour David Dudésert, Président du club des managers depuis septembre 2016, « ce qui fait la spécificité de ce club, c'est l'excellence managériale avec des conseils et des expertises assez pointus qui sont donnés à nos chefs d'entreprises. Notre objectif est de créer un dialogue sur tous les sujets de manière ouverte et pédagogique ». Ce réseau local animé par les 15 membres du Conseil d’administration agit pour que les entrepreneurs apprennent à se connaître, travaillent ensemble, échangent autour de l'actualité économique. « Notre souhait est d'aider chacun à performer dans son activité en privilégiant la transversalité de l'information », confie David Dudésert. (1)

Pour faciliter les échanges, le club des managers organise une réunion, le 2ème mardi de chaque mois entre 12h et 14h autour de thématiques variées avec un intervenant spécialisé : droit du travail, fiscalité, dispositifs d' État, statut juridique des entreprises, communication et e-réputation...

Adhésion : 80 €/an  - Plus d'infos : maison de l'entreprise - Agde Tél: 04 67 04 64 33
Courriel à Louis Rigal (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) - Page Facebook : club des managers Hérault Méditerranée
(1) source : www.agglo-heraultmediterranee.net

 

37 entreprises régionales au CES à Las Vegas

Nadia Pellefigue, vice-présidente de la Région Occitanie/Pyrénées- Méditerranée en charge du développement économique, de la recherche, de l’innovation et de l’enseignement supérieur sera présente au CES à Las Vegas du 5 au 7 janvier 2017 pour soutenir le dynamisme des entreprises régionales centrées sur l’innovation.

L’enjeu de cette nouvelle participation au CES est, comme le souligne Carole Delga, présidente de la Région Occitanie/Pyrénées-Méditerranée et présidente de Sud de France Développement, de devenir un leader dans l’économie innovante et en particulier dans l’industrie.

La Région pilote avec Sud de France Développement et Madeeli cette action collective "CES" avec l’appui de la Maison de la Région à New York et accompagne une trentaine d’entreprises qui représenteront la région Occitanie au Consumer Electronic Show (CES). Organisé chaque année à Las Vegas depuis plus de 40 ans, il est devenu le plus important salon international professionnel consacré à l’innovation en électronique grand public.

Durant un semestre, Sud de France Développement a préparé l’ensemble des start-ups et entreprises innovantes régionales participant au CES afin qu’elles puissent exploiter au mieux leur talent ou leur immense potentiel. L'objectif de cet accompagnement a été d'améliorer le positionnement et le déploiement marketing et opérationnel de ces entreprises afin d’aborder efficacement cet évènement hors norme.

Sud de France Développement poursuit cet accompagnement une fois sur place puisque tous les jours (du 4 au 8 janvier), les entreprises régionales se réuniront au French Village à l’hôtel Paris de Las Vegas pour favoriser l’échange d’informations mais aussi pour se faire valoir auprès de grands comptes français venus à Las Vegas sourcer des solutions.

> Pour en savoir plus...

Les commerçants veulent être entendus par les élus !

 

Les commerçants regroupés au sein de la Confédération des Cœurs battants veulent peser dans le débat public. 

 

Le commerce est essentiel aux cœurs de villes

Le commerce  est un élément essentiel de tout projet de dynamisation de centre ville : un centre-ville sans commerce, c’est un centre-ville qui meurt. Il est le signe d’une déliquescence du lien social avec son corollaire la montée de l’extrémisme. Un centre-ville qui vit avec des commerces, c’est un centre-ville sécurisé, vivant, qui va attirer des populations dynamiques avec des enfants, une population diversifiée qui va attirer les projets culturels. Dans ce contexte les commerces sont aussi  des lieux de convivialité et pas seulement de business. Un centre ville vivant, c’est également de la taxe professionnelle, c’est aussi de l’emploi et une source de richesse pour toute une ville.

Le lent déclin des centres-villes

 Dans la seconde moitié du 20e siècle, l’automobile modifie le champ géographique de l'espace vécu. Auparavant la ville est un espace ressenti comme unique : elle est un lieu d'habitation, un lieu de travail, un lieu d'achats et un lieu de loisirs.
Avec le développement de l’automobile, la géographie de cet espace vécu unique éclate. La croissance démographique se fait en périphérie des villes qui deviennent « polynucléaires ».
Les produits se standardisent, les femmes sont de plus en plus au travail, la fréquence d’achat se réduit, l’avènement de la grande surface alimentaire en libre service avec son immense parking consacre une consommation de masse qui s’éloigne du centre-ville. En France la barre des 1000 hypermarchés et des 7000 supermarchés est franchie dans les années 1990.
Les grands centres commerciaux, intégrés dans les villes ou en périphérie des villes, avec leurs grands magasins généralistes, leurs enseignes spécialisées (FNAC, IKEA, DARTY, etc.), leurs boutiques de franchisés (AFFLELOU, SFR, etc.), leurs restaurants, leurs points presse, etc. offrent aux consommateurs un lieu d’achat unique avec des expériences d’achats valorisantes qui répondent aux nouveaux styles de vie. Ils sont une concurrence redoutable pour le commerce traditionnel d’un centre ville qui n’a plus le monopole de la centralité.
A présent, se sont créés des zones d'activité, des centres commerciaux et des espaces de loisir. Non seulement des habitants ignorent le centre-ville, mais des habitants du centre-ville effectuent des achats de consommation dans les centres commerciaux péri-urbains.
Le centre-ville, livré à lui-même, sans vision d’ensemble, sans projet, voit son environnement se dégrader. Il se paupérise et des problèmes sociologiques apparaissent. Dans certaines villes l’image s’installe d’un centre-ville délabré, peuplé d’indigents ou de marginaux, véritable coupe-gorge le soir venu.
Les difficultés de stationnement et les incivilités croissantes accélèrent le déclin.

Les prémisses du renouveau dans les grandes villes

Dans les années 1980, les pouvoirs publics prennent conscience de la nécessité de politiques volontaristes pour soutenir l’activité et l’animation du centre-ville des grandes agglomérations. Parallèlement, de grands chantiers de rénovation urbaine et de valorisation des vestiges du passé restaurent le prestige des quartiers anciens.
La recherche du moindre usage de l’automobile, la prise en compte de considérations écologiques et d’amélioration de l’environnement redonne un attrait au centre-ville.
Le spectre de la paupérisation s’éloigne et le centre-ville redevient un lieu de création de richesse, de développement économique, d’innovation et d’esprit d’entreprise.
A la diversité des activités correspond un peuplement diversifié du centre.
Les jeunes générations actives,  davantage en recherche de "lien" et de "sens", s’y réinstallent, attirés par l’environnement culturel, les possibilités de loisirs et de rencontres.
Les fonctionnaires, les commerçants et les entrepreneurs sont enclins à résider près de leur lieu de travail.
Les seniors eux-mêmes, de plus en plus nombreux, abandonnent leur maison de périphérie pour un appartement en ville, plus facile à entretenir et proche des commerces, des médecins, des pharmacies, etc.

 Sauver le cœur des petites villes : une nécessité vitale

Selon l'INSSE le nombre de commerces en centre-ville s'est quasiment stabilisé mais cette stabilité relative masque de grandes disparités selon la taille des villes et selon les types de commerces. Dans les grandes agglomérations de plus de 500.000 habitants : le nombre d’employés y a augmenté de 7% mais cela se fait au détriment des villes plus petites où le nombre d'employés recule. Pour les villes de moins de 100.00 habitants la baisse atteint 5% voire plus dans certaines régions, pour les villes de moins de 20.000 habitant, la perte d'emplois, bonne mesure de l'activité,  peut atteindre entre 10 et 40% selon les activités.
Cette évolution est cependant loin d'être inéluctable comme le montre plusieurs expériences innovantes de revitalisation réussies de centres de petites villes, en France et à l'étranger (voir par exemple le récent rapport sur le sujet de l'inspection générale des finances).

   

Dans un communiqué signé par Georges Lopez (Président de Bien Vivre à Pézenas), Danielle Bresson (Présidente de Priorité Centre-Ville) et Anne Caillaux (Présidente de l’ACAI), l'association des cœurs battants attire l'attention des élus sur une situation du commerce qui ne cesse de se dégrader sur notre territoire:
"Nous avons multiplié les signaux d’alertes en direction des acteurs publics. Malheureusement, force est de constater que – jusqu’à présent – nous n’avons pas été pris au sérieux par nos élus" déplorent-ils, ajoutant que "le taux de vacances a beau grimper en flèche, les vitrines vides se multiplier, rien n’y fait : nos maires et nos présidents d’EPCI continuent d’autoriser et de soutenir la prolifération de zones commerciales en périphérie de nos villes…"

Les Cœurs battants,  plus que jamais déterminés à se faire entendre, ont dressé une liste noire des projets commerciaux "mortifères" dont ils ne veulent pas :

  1. Les projets Leroy Merlin et Décathlon sur la zone de la Méridienne à Béziers
  2. L’hypermarché des Brégines à Béziers
  3. Le projet Bonneterre à Pezenas
  4. La ZAC de la Capucière à Bessan
  5. La galerie Oppidum à Colombier
  6. L’extension d’Hyper U à Agde
  7. L’extension de la ZAC à Sérignan
 

Afin que ces projets ne soient pas mis en œuvre, ils exigent que des règles du jeu claires soient mis en place en matière d’urbanisme commercial et c’est pourquoi ils demandent à l’ensemble des élus, maires et  présidents d’Établissement public de coopération intercommunale (EPCI) :

  • De prendre des engagements concrets contre les projets figurant sur cette liste noire
  • De mettre en place un DAAC et un moratoire de 5 ans sur tous les projets commerciaux situés à l’intérieur du SCoT du biterrois
  • D’organiser systématiquement une consultation des commerçants en amont des projets de zones commerciales.
 

 » pour en savoir plus 

 

Les Coeurs Battants

Fondée en 2016, la Confédération des Coeurs battants regroupe quelque 500 commerçants des centres-villes d’Agde, Béziers, Pézenas et Bédarieux afin de porter leur voix et leurs préoccupations auprès des pouvoirs publics et des organismes économiques et sociaux.

La création de cette association, une première en France, repose le constat que la plupart des centres de nos villes et villages sont aujourd’hui sévèrement touchés par la concurrence jugée déloyale des trop nombreuses zones commerciales périphériques implantées aux alentours.

Dans ce contexte, la Confédération des Cœurs Battants se donne un objectif : accompagner le combat mené par les commerçants contre les promoteurs de zones commerciales.

1€ pour sauver nos commerces !

L'association continue de recruter et espére dépasser la barre des 1000 commerçants dans un proche avenir. Pour les commerçants et tous ceux qui aiment nos centres-villes, l’adhésion est seulement à 1€. 

 

 

 La Confédération des Cœurs battants est bien consciente du fait que le commerce traditionnel de centre-ville est condamné s’il ne s’adapte pas rapidement au contexte du 21ème siècle. Elle sait que le développement du commerce en ligne sur l'internet est une autre menace pour l'ensemble du commerces et donc pour les grandes surfaces elles-mêmes. Sa mobilisation ne constitue donc  pas un combat d'arrière-garde contre la modernité mais bien au contraire elle entend montrer la nécessité de réfléchir aux meilleurs moyens pour tirer parti des complémentarités des différents type de commerces. Elle souhaite une clarification des critères d’implantation des zones commerciales : l’offre commerciale doit se développer en fonction de la demande, et non en fonction de la spéculation foncière ou d’arbitrages politiques.

Le centre-ville est un  espace complexe, bien souvent mélange de lieux de travail, de loisirs, de culture, d'histoire, d'éducation, de santé, d'habitat, de shopping, de services publics.

Espace de vie multifonctionnel où les risques de conflits entre acteurs et utilisateurs sont nombreux, ce lieu de vie nécessite donc un mode de gestion spécifique avec une vision globale, cohérente et pérenne dans le temps pour permettre au centre-ville de répondre aux attentes de ses utilisateurs actuels et futurs.

Pour les villes moyennes et les petites villes, le centre ville reste un lieu de rencontre et un  terreau du développement économique, il est le porte-drapeau du dynamisme et de la bonne santé d'un bassin de vie. Il constitue un indicateur de qualité pour les visiteurs étrangers et un repère d'identification pour la population locale.

La représentation économique du territoire évolue

La Délégation de Sète de la CCI Hérault prend le relais de la CCI territoriale Sète-Frontignan-Mèze

Après avoir remporté les élections consulaires avec 62% des voix André Deljarry est devenu officiellement ce 15 décembre 2016 le Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Hérault qui regroupe à présent en une seule CCI toutes les anciennes CCI du département, suivant en cela le processus de simplification et de rationalisation souhaité par les pouvoirs publics. Dès le premier jour de sa mandature, le président de la Chambre de Commerce et d'Industrie de l'Hérault est venu dans l'île singulière pour dévoiler la nouvelle enseigne de la délégation de Sète.

 

André Deljarry dévoile la nouvelle enseigne
de la délégation de Sète de la CCI Hérault

"Je vous propose aujourd’hui de porter un regard nouveau sur le moment que nous vivons.
J’aimerais que chacun d’entre nous aie confiance dans ces évolutions rendues nécessaires par la baisse drastique des budgets des chambres de commerce, 42 % en 5 ans.
Je souhaite aujourd’hui que nous enclenchions un processus de résilience et de redynamisation de la CCI !
C’est pour cette raison que nous avons décidé avec Florent Tarbouriech et Olivier Ganivench, de dédier cette journée du 15 décembre à la CCI Hérault en venant en premier lieu sur Sète puis à Béziers et enfin à Montpellier.
Ceci est une preuve de l’engagement des élus de la CCI Hérault de vouloir jouer la solidarité des territoires, l’échange et le partage d’expérience au sein de la chambre de commerce départementale.
Je souhaite aujourd’hui stopper net les oppositions stériles des territoires.
Nous avons chacun notre identité, nous sommes souvent en lien les uns avec les autres et nous découvrons aujourd’hui que notre seul objectif est de porter haut et fort la nouvelle « destination économique Hérault ».
Nous devons toutes et tous voir la création de la CCI Hérault comme la possibilité de mutualiser nos services, d’être plus performant et sauvegarder ainsi la présence de la Chambre de commerce et d’industrie sur Sète grâce à la Délégation.
Je souhaiterais rappeler ici tout l’engagement qui a été le mien, lors de ma précédente mandature, pour la création des délégations de Sète et Béziers.
Cela me semblait être la seule garantie de pouvoir maintenir la CCI sur les territoires. Ainsi cette fusion permettra, de non seulement préserver la représentation de la CCI sur Sète, mais aussi de nous rapprocher d’autres villes et villages … Mesdames et Messieurs nous procèderons ce soir à l’installation de la future CCI Hérault.
Ainsi votre délégation sera menée par un Président qui vous représentera.
Florent Tarbouriech et Olivier Ganivench occuperont une place stratégique dans ce dispositif."
- André Deljarry.

» discours intégral du Président de la CCI Hérault

   

Ce 15 décembre est "un tournant pour la représentation économique de notre territoire" a déclaré le Président André Deljarry, venu à Sète pour dévoiler symboliquement la nouvelle enseigne CCI Hérault - Délégation de Sète, en présence de nombreux élus dont François Commeinhes, Sénateur-maire de Sète et Président de Thau agglo, Yves Michel, vice-président de Thau agglo chargé du développement économique et Yves Pietrasanta le président de la Communauté de Communes du Nord du Bassin de Thau. On notait malgré tout l'absence d'Olivier Oddi, l'ancien président de la CCI territoriale de Sète-Frontignan-Mèze qui s’était présenté sur la liste opposée à celle conduite par André Deljarry.

Le Président de la CCI Hérault, dans un discours volontariste et rassembleur s'est dit déterminé à défendre les intérêts des 60.000 commerçants, industriels et entreprises de l’Hérault et à promouvoir leur développement.
Rappelant que les CCI existaient depuis des décennies voir des siècles : 1704 pour Montpellier, 1872 pour Sète et 1903 pour Béziers. il considère que sa responsabilité est d’unir les efforts de tous "pour faire vivre la représentation des entreprises au travers de la nouvelle CCI Hérault... Nous devons être soudés, avancer en équipe pour porter nos idées auprès des politiques et de l’état, et défendre nos intérêts".

André Deljarry : "tout est en marche aujourd’hui pour ce beau projet, que
j’estime essentiel pour notre territoire : la fondation de la CCI Hérault".


Florent Tarbouriech, lui-même conchyliculteur innovant, n'oublie pas de mentionner l'importance des métiers de la mer et de l'aquaculture pour la délégation de Sète.

 

Développer l’attractivité économique du territoire
autour de Béziers, de Montpellier et de Sète.

Le Président de la CCI de l'Hérault a donné quelques indications sur les orientations de son futur plan d’action stratégique : "il en ait fini du temps où chacun tentait de développer ses actions de manière isolée alors que nous étions dans le même le département." a-t-il déclaré avant d'ajouter qu'aujourd’hui "nous devons accélérer le tempo au niveau départemental, rassembler les forces vives entrepreneuriales pour mettre en place une vraie stratégie d’attractivité globale en partenariat avec les collectivités…"

projets majeurs pour Sète

  • Le développement de l’attractivité du commerce de la ville de Sète en partenariat avec les collectivités
  • L’implantation d’enseignes commerçantes complémentaires,
  • Le développement de l’activité des entreprises en lien avec le Port de Sète
  • Le développement de l’économie liée à la mer
  • La promotion de la destination Hérault et de la route des vins du patrimoine et des métiers d’art auprès des croisiéristes

    A cela s’ajoute "une réelle volonté de voir évoluer la CCI Hérault au service de la nouvelle économie, de la formation et de la création d’activité par les jeunes qui bâtiront l’économie de demain".
 

Énergies renouvelables

L'agglo Hérault Méditerranée mise sur un modèle énergétique valorisant la croissante verte

Pour relever le défi de la transition énergétique, l'agglo Hérault Méditerranée entre au capital de la SEMPER (société d'économie mixte de production énergétique renouvelable). Cette société est le résultat d'un partenariat public-privé entre le SICTOM Agde-Pézenas, le conseil départemental de l'Hérault, Hérault Énergie, l'entreprise Quadran et divers représentants privés.

Un engagement renforcé

Le territoire de l'agglo est propice au développement des énergies renouvelables et notre agglo accompagne déjà les projets de centrales photovoltaïques au sol. Cependant, avec une croissance annuelle moyenne de sa population de 1,6% entre 2006 et 2011 et un alourdissement de la facture énergétique, l'agglo souhaite renforcer son engagement en examinant la possibilité d'être partie prenante dans des outils de production et de maitrise de l'énergie.

Transition énergétique

L'entrée de l'agglo Hérault Méditerranée dans le capital de la SEMPER correspond à la volonté des partenaires de développer des solutions de production d'énergie, à partir du photovoltaïque notamment, sur notre territoire. La première action va être d'établir un diagnostic du développement des énergies renouvelables commune par commune, en continuité de celui fait pour le solaire. L'agglo de Béziers Méditerranée vient également d'entrer au capital de la SEMPER. Les deux communautés d'agglomération et le SICTOM Agde-Pézenas détiennent 56% du capital. Gilles D'Ettore, président de l'agglo Hérault Méditerranée et Guy Amiel, vice-président délégué aux finances et au développement numérique sont les 2 représentants de l'agglo au sein du conseil d'administration.

Energies renouvelables

Sur le territoire de l'agglomération, 3 centrales photovoltaïques au sol sont installées et produisent la consommation électrique d'environ 18 % des besoins de la population de l'agglo au 1er janvier 2016.
Sur la commune de Bessan, 2 sites fonctionnent :
- le site « La Valmale » en exploitation depuis octobre 2011 avec une puissance électrique installée d’environ 4,2 MWc
- le site des « Carrières basaltiques des Roches Bleues » en exploitation depuis novembre 2013 avec une puissance électrique installée d’environ 3,7 MWc
Sur la commune de Saint Thibery, on distingue le site du « Ruisseau des Séries » en exploitation depuis mai 2014 avec une puissance électrique installée d’environ 3,3 MWc

source : www.agglo-heraultmediterranee.net

Béziers : Clément Fages, élu plus jeune président DCF de France

 

Il est désormais à la tête de la section biterroise pour les deux années à venir

A travers cette élection, les Dirigeants Commerciaux de France (DCF) de Béziers ont voulu marquer l’histoire de ce réseau d’experts de la fonction commerciale qui compte plus de 2 500 membres en France, répartis en 80 sections locales. « Mon mandat s’inscrit dans la continuité de mes prédécesseurs avec comme objectifs à la fois de prolonger notre présence au sein du tissu économique local, de renforcer les liens entre les entreprises et le milieu étudiant, dans une dynamique de partage et d’enrichissement commun. Mon ambition est aussi de mettre l’accent sur la mise en commun d’expériences intergénérationnelles » souligne le nouveau président, le plus jeune à occuper un tel poste en France.

Biterrois d’origine, Clément Fages, 25 ans, vient d’être diplômé d’un Master 2, délivré par EDC Business School Paris. Auparavant passé par une CPGE (Classe Préparatoire des Grandes Ecoles) à Montpellier, section Science-Po, il a été major de promo en négociation commerciale 1ère, 2ème et 3ème année au sein de son école. Son mémoire de fin d’étude portait sur « L’optimisation du business model d’une compagnie aérienne ». Clément Fages se destine à faire carrière dans l’aviation d’affaires. Il est actuellement en phase de création de sa propre société et en réalisation de levée de fonds auprès d’investisseurs privés.
Membre des DCF Béziers depuis 3 ans, Clément Fages s’est entouré de Lionel Carayon (menuiserie Carayon) et de Nicolas Verdier (DPD France) vice-présidents, ainsi que de Stéphane Vignoles (SwissLife) secrétaire et de Jean-Claude Nicolas (retraité Gazechim) trésorier. Clément Fages succède à Alexa Bourniquel, consultante en oenotourisme et directrice de la société « Le vin au Cœur des Femmes ».

Les DCF Béziers organisent tout au long de l’année des conférences-débats, des visites d’entreprises, des salons… et le « Bizzness Day », concours de l’excellence commerciale qui permet à 80 étudiants de la région Occitanie de se mesurer à des jurys de professionnels; de présenter un plan de prospection, une prise de RDV téléphonique, ainsi qu’un entretien de vente. Ces événements réunissent des chefs d’entreprises, managers, commerciaux et experts pour divers échanges.
Les DCF Béziers mènent aussi des actions de partenariat avec les structures d’éducation : forums emploi, rencontres écoles entreprises, parrainages de sections commerciales, organisation locale du Concours national de la performance commerciale.

Economie culturelle

Une proposition de loi pour lancer le débat

C’est en compagnie d’Hervé Di Rosa, artiste, Antoine de Galbert, président de la fondation éponyme et  de Steven Hearn, responsable de la Gaité Lyrique à Paris également auteur d’un rapporteur sur l’entrepreneuriat culturel, que François Commeinhes, sénateur de l’Hérault et Maire de Sète, a présenté, ce mardi 22 novembre à la Maison Rouge, haut lieu de l’art contemporain de la capitale,  sa proposition de loi "tendant à encourager l’activité culturelle et artistique et à renforcer l’attractivité du marché de l’art " en présence d’acteurs institutionnels et privés du secteur. 

En ces murs actuellement consacrés actuellement à une rétrospective sur les arts modestes et l’œuvre du Sétois Di Rosa, François Commeinhes  a pu commenter : "L'étanchéité qui existe trop souvent entre les différents secteurs du monde culturel nuit à la diffusion de la création artistique, comme au développement des entreprises culturelles bien plus créatrices de richesses et d'emploi qu'on ne le pense. A travers cette loi et les dispositifs qu'elle propose, j'entends répondre aux attentes des entreprises, artistes, collectionneurs... et mettre en avant un thème important mais parfois négligé à l'occasion de la campagne ".
Et de poursuivre : "La richesse de la vie culturelle est un élément essentiel d’attractivité tant pour notre pays pris dans son ensemble que pour ses collectivités territoriales et notamment ses communes. Mais il s’agit d’un domaine où l’action des collectivités publiques est d’autant plus pertinente qu’elle intervient en appui des initiatives issues de la société civile. Pour ce faire, il importe en premier lieu d’améliorer les capacités de financement des entreprises culturelles, d’accroître les incitations fiscales au mécénat pour les entreprises et les particuliers, et d’engager durablement une modération des coûts de transaction sur le marché de l’art. "

Les principaux points de la proposition de loi :

  1. Création d’une agence nationale pour l’activité culturelle et artistique des territoires sur le modèle de la Banque Publique d’investissement, au service de l’entrepreneuriat culturel innovant.
    « La création d’une agence spécifique est un geste politique fort pour marquer l’entrepreneuriat culturel et la création comme priorité et marqueur d’identité » François Commeinhes

  2. L’agence est financée pour sa première année par la création d’un fond d’amorçage  alimenté par une taxe expérimentale sur les opérations de commerce électronique. Ce financement  représente un fond d'amorçage constitué d'une taxe exceptionnelle, établie sur une seule année sur les transactions numériques.
    Les ressources financières pour les années suivantes sont garanties par l’extension optionnelle du 1 % culturel à cette agence.
    Inspiré du mode de financement du cinéma français par le privé (modèle de notre exception culturelle), les grands groupes opérant sur le secteur numérique apporteraient une contribution exceptionnelle dans le cadre d’un fond d’amorçage pour la création et l’innovation culturelle. » François Commeinhes.

  3. Création d’un  livret A Culture – objectif : Encourager le financement culturel collectif (ou crowdfunding). L’idée : ouvrir de nouvelles ressources via l’épargne.

  4. Encourager le mécénat culturel, outil d’implication individuel et sociétale pour les entreprises comme pour les particuliers. La proposition  de loi élargit les possibilités de mécénat d’entreprise : Modification de la loi du  1er août 2003  réglementant le mécénat pour les associations et fondations. Au chapitre des exonérations fiscales, il s’agit  d’élargir la  limite à 1 %  du chiffre d’affaires hors-taxes au lieu de 0, 5 %.

Mais aussi : Assouplissements des déductions fiscales pour les entreprises comme pour les particuliers dans le cadre d’achat d’œuvres d’artistes vivants ou de biens culturels présentant un caractère national, permettre une modération des coûts de transaction sur le marché de l’art (rapport du gouvernement sur une TVA harmonisée au niveau européen sur les œuvres d’arts , encourager la vente des œuvres les plus importantes (définies par décret), sur le territoire national dans un délai d’un an à compter de la date de délivrance du certificat d’exportation. Afin de tenir compte sur l’éventuelle non-conformité du dispositif avec le droit communautaire, le texte propose une la limitation de l’interdiction de délocalisation des œuvres les plus importantes en-dehors des pays membres de l’Union européenne…>
Pour retrouver le texte intégral de la proposition de loi : http://www.senat.fr/leg/ppl16-036.html

Wine's forum : Joël Julien, élu manager de l’année

La première édition de la Tribune Wine’s Forum a eu lieu ce mercredi 9 Novembre 2016 au Palais des Congrès de Perpignan, en présence de 130 participants. Lors de cet événement co-organisé par La Tribune Toulouse et Objectif Languedoc-Roussillon, plusieurs entreprises de la filière viti-vinicole ont été récompensées. Outre le prix spécial du jury,  des prix ont été attribués dans  les catégories  inovation, international, jeune talent et manager. Dans cette dernière catégorie, Joël Julien, Directeur Général des Costières de Pomérols, a été désigné Manager de l’année.


Carole Delga et Joël Julien

 

Ce prix honore l’esprit d’initiative concertée du directeur au sein d’une mission collective : la Cave Coopérative. Il reconnait la stratégie de Joël Julien qui a contribué à la commercialisation en France et dans le Monde de la marque phare Beauvignac.

Ce dernier est distingué grâce à la réussite parfaite du rapprochement des trois caves Pomérols, Castelnau de Guers et Mèze, en suggérant une démarche visant la qualité, la compétence et la régularité. Ses qualités de visionnaire ont été gratifiées. Il a pensé, avec son Président et son Conseil d’Administration, à investir dans la création d’une nouvelle chaine d’embouteillage, installé cette année, sous la bannière de l’innovation. Il a, avec ses vignerons coopérateurs, toujours su s’adapter aux nouvelles contraintes d’un marché mondial.

C’est pour toutes ces qualités que Joël Julien a été élu « Manager de l’Année ».

Ce prix remis par Carole Delga, Présidente de la Région Occitanie, rend non seulement hommage à Joël Julien, mais aussi honore le dynamisme de toute l’entreprise, le professionnalisme et le savoir-faire des 350 vignerons, des œnologues et des salariés des Costières de Pomérols.

En tout cinq entreprises et personnalités de la filière viti-vinicole de la Région Occitanie – Pyrénées Méditerranée ont été récompensées à l’occasion de cet événement organisé par la Tribune Toulouse et par Objectif Languedoc Roussillon et cinq lauréats ont été distingués dans les catégories innovation, jeune vigneron, international, prix spécial du jury et Manager de l’année.

Résultats des élections pour la CCI départementale

Du 20 octobre au 2 novembre 2016, les entreprises étaient appelées à élire leurs représentants à la Chambre de Commerce et d'Industrie de l'Hérault. Cette élection était un test après la réforme de la carte consulaire qui a conduit à la départementalisation du réseau des CCI d'Occitanie. Alors que les responsables de cette réforme espéraient un fort taux de participation pour renforcer la légitimité de la nouvelle organisation du réseau des CCI, le taux de participation, à peine 13,5%, a fait l'effet d'une douche froide. Sur les quelque 61.500 entrepreneurs et chefs d'entreprise appelés à s'exprimer, seuls 6500 ont pris par au vote, 40% par voie électronique et 60% par bulletins imprimés classiques.
Les résultats proclamés à la préfecture de Montpellier donne cependant une large victoire, avec 62% des suffrages, à André Deljarry, le président de la CCI de Montpellier, qui présentait la liste “CCI Hérault pour une économie renforcée” à ces élections pour la CCI départementale, face à la liste MyCCI34 du biterrois Fabien Portes associé au sétois Olivier Oddi.
Le faible taux de participation et le partage des voix entre deux listes va néanmoins rendre encore plus difficile la tâche des nouveaux élus pour faire entendre de leurs interlocuteurs et des pouvoirs publics en particulier.

Florent TARBOURIECH
Porte parole de la délégation de Sète

André DELJARRY
Candidat tête de liste

Matthieu OURLIAC
Porte parole de la délégation de Béziers