ECONOMIE

Énergies renouvelables

L'agglo Hérault Méditerranée mise sur un modèle énergétique valorisant la croissante verte

Pour relever le défi de la transition énergétique, l'agglo Hérault Méditerranée entre au capital de la SEMPER (société d'économie mixte de production énergétique renouvelable). Cette société est le résultat d'un partenariat public-privé entre le SICTOM Agde-Pézenas, le conseil départemental de l'Hérault, Hérault Énergie, l'entreprise Quadran et divers représentants privés.

Un engagement renforcé

Le territoire de l'agglo est propice au développement des énergies renouvelables et notre agglo accompagne déjà les projets de centrales photovoltaïques au sol. Cependant, avec une croissance annuelle moyenne de sa population de 1,6% entre 2006 et 2011 et un alourdissement de la facture énergétique, l'agglo souhaite renforcer son engagement en examinant la possibilité d'être partie prenante dans des outils de production et de maitrise de l'énergie.

Transition énergétique

L'entrée de l'agglo Hérault Méditerranée dans le capital de la SEMPER correspond à la volonté des partenaires de développer des solutions de production d'énergie, à partir du photovoltaïque notamment, sur notre territoire. La première action va être d'établir un diagnostic du développement des énergies renouvelables commune par commune, en continuité de celui fait pour le solaire. L'agglo de Béziers Méditerranée vient également d'entrer au capital de la SEMPER. Les deux communautés d'agglomération et le SICTOM Agde-Pézenas détiennent 56% du capital. Gilles D'Ettore, président de l'agglo Hérault Méditerranée et Guy Amiel, vice-président délégué aux finances et au développement numérique sont les 2 représentants de l'agglo au sein du conseil d'administration.

Energies renouvelables

Sur le territoire de l'agglomération, 3 centrales photovoltaïques au sol sont installées et produisent la consommation électrique d'environ 18 % des besoins de la population de l'agglo au 1er janvier 2016.
Sur la commune de Bessan, 2 sites fonctionnent :
- le site « La Valmale » en exploitation depuis octobre 2011 avec une puissance électrique installée d’environ 4,2 MWc
- le site des « Carrières basaltiques des Roches Bleues » en exploitation depuis novembre 2013 avec une puissance électrique installée d’environ 3,7 MWc
Sur la commune de Saint Thibery, on distingue le site du « Ruisseau des Séries » en exploitation depuis mai 2014 avec une puissance électrique installée d’environ 3,3 MWc

source : www.agglo-heraultmediterranee.net

Béziers : Clément Fages, élu plus jeune président DCF de France

 

Il est désormais à la tête de la section biterroise pour les deux années à venir

A travers cette élection, les Dirigeants Commerciaux de France (DCF) de Béziers ont voulu marquer l’histoire de ce réseau d’experts de la fonction commerciale qui compte plus de 2 500 membres en France, répartis en 80 sections locales. « Mon mandat s’inscrit dans la continuité de mes prédécesseurs avec comme objectifs à la fois de prolonger notre présence au sein du tissu économique local, de renforcer les liens entre les entreprises et le milieu étudiant, dans une dynamique de partage et d’enrichissement commun. Mon ambition est aussi de mettre l’accent sur la mise en commun d’expériences intergénérationnelles » souligne le nouveau président, le plus jeune à occuper un tel poste en France.

Biterrois d’origine, Clément Fages, 25 ans, vient d’être diplômé d’un Master 2, délivré par EDC Business School Paris. Auparavant passé par une CPGE (Classe Préparatoire des Grandes Ecoles) à Montpellier, section Science-Po, il a été major de promo en négociation commerciale 1ère, 2ème et 3ème année au sein de son école. Son mémoire de fin d’étude portait sur « L’optimisation du business model d’une compagnie aérienne ». Clément Fages se destine à faire carrière dans l’aviation d’affaires. Il est actuellement en phase de création de sa propre société et en réalisation de levée de fonds auprès d’investisseurs privés.
Membre des DCF Béziers depuis 3 ans, Clément Fages s’est entouré de Lionel Carayon (menuiserie Carayon) et de Nicolas Verdier (DPD France) vice-présidents, ainsi que de Stéphane Vignoles (SwissLife) secrétaire et de Jean-Claude Nicolas (retraité Gazechim) trésorier. Clément Fages succède à Alexa Bourniquel, consultante en oenotourisme et directrice de la société « Le vin au Cœur des Femmes ».

Les DCF Béziers organisent tout au long de l’année des conférences-débats, des visites d’entreprises, des salons… et le « Bizzness Day », concours de l’excellence commerciale qui permet à 80 étudiants de la région Occitanie de se mesurer à des jurys de professionnels; de présenter un plan de prospection, une prise de RDV téléphonique, ainsi qu’un entretien de vente. Ces événements réunissent des chefs d’entreprises, managers, commerciaux et experts pour divers échanges.
Les DCF Béziers mènent aussi des actions de partenariat avec les structures d’éducation : forums emploi, rencontres écoles entreprises, parrainages de sections commerciales, organisation locale du Concours national de la performance commerciale.

Economie culturelle

Une proposition de loi pour lancer le débat

C’est en compagnie d’Hervé Di Rosa, artiste, Antoine de Galbert, président de la fondation éponyme et  de Steven Hearn, responsable de la Gaité Lyrique à Paris également auteur d’un rapporteur sur l’entrepreneuriat culturel, que François Commeinhes, sénateur de l’Hérault et Maire de Sète, a présenté, ce mardi 22 novembre à la Maison Rouge, haut lieu de l’art contemporain de la capitale,  sa proposition de loi "tendant à encourager l’activité culturelle et artistique et à renforcer l’attractivité du marché de l’art " en présence d’acteurs institutionnels et privés du secteur. 

En ces murs actuellement consacrés actuellement à une rétrospective sur les arts modestes et l’œuvre du Sétois Di Rosa, François Commeinhes  a pu commenter : "L'étanchéité qui existe trop souvent entre les différents secteurs du monde culturel nuit à la diffusion de la création artistique, comme au développement des entreprises culturelles bien plus créatrices de richesses et d'emploi qu'on ne le pense. A travers cette loi et les dispositifs qu'elle propose, j'entends répondre aux attentes des entreprises, artistes, collectionneurs... et mettre en avant un thème important mais parfois négligé à l'occasion de la campagne ".
Et de poursuivre : "La richesse de la vie culturelle est un élément essentiel d’attractivité tant pour notre pays pris dans son ensemble que pour ses collectivités territoriales et notamment ses communes. Mais il s’agit d’un domaine où l’action des collectivités publiques est d’autant plus pertinente qu’elle intervient en appui des initiatives issues de la société civile. Pour ce faire, il importe en premier lieu d’améliorer les capacités de financement des entreprises culturelles, d’accroître les incitations fiscales au mécénat pour les entreprises et les particuliers, et d’engager durablement une modération des coûts de transaction sur le marché de l’art. "

Les principaux points de la proposition de loi :

  1. Création d’une agence nationale pour l’activité culturelle et artistique des territoires sur le modèle de la Banque Publique d’investissement, au service de l’entrepreneuriat culturel innovant.
    « La création d’une agence spécifique est un geste politique fort pour marquer l’entrepreneuriat culturel et la création comme priorité et marqueur d’identité » François Commeinhes

  2. L’agence est financée pour sa première année par la création d’un fond d’amorçage  alimenté par une taxe expérimentale sur les opérations de commerce électronique. Ce financement  représente un fond d'amorçage constitué d'une taxe exceptionnelle, établie sur une seule année sur les transactions numériques.
    Les ressources financières pour les années suivantes sont garanties par l’extension optionnelle du 1 % culturel à cette agence.
    Inspiré du mode de financement du cinéma français par le privé (modèle de notre exception culturelle), les grands groupes opérant sur le secteur numérique apporteraient une contribution exceptionnelle dans le cadre d’un fond d’amorçage pour la création et l’innovation culturelle. » François Commeinhes.

  3. Création d’un  livret A Culture – objectif : Encourager le financement culturel collectif (ou crowdfunding). L’idée : ouvrir de nouvelles ressources via l’épargne.

  4. Encourager le mécénat culturel, outil d’implication individuel et sociétale pour les entreprises comme pour les particuliers. La proposition  de loi élargit les possibilités de mécénat d’entreprise : Modification de la loi du  1er août 2003  réglementant le mécénat pour les associations et fondations. Au chapitre des exonérations fiscales, il s’agit  d’élargir la  limite à 1 %  du chiffre d’affaires hors-taxes au lieu de 0, 5 %.

Mais aussi : Assouplissements des déductions fiscales pour les entreprises comme pour les particuliers dans le cadre d’achat d’œuvres d’artistes vivants ou de biens culturels présentant un caractère national, permettre une modération des coûts de transaction sur le marché de l’art (rapport du gouvernement sur une TVA harmonisée au niveau européen sur les œuvres d’arts , encourager la vente des œuvres les plus importantes (définies par décret), sur le territoire national dans un délai d’un an à compter de la date de délivrance du certificat d’exportation. Afin de tenir compte sur l’éventuelle non-conformité du dispositif avec le droit communautaire, le texte propose une la limitation de l’interdiction de délocalisation des œuvres les plus importantes en-dehors des pays membres de l’Union européenne…>
Pour retrouver le texte intégral de la proposition de loi : http://www.senat.fr/leg/ppl16-036.html

Wine's forum : Joël Julien, élu manager de l’année

La première édition de la Tribune Wine’s Forum a eu lieu ce mercredi 9 Novembre 2016 au Palais des Congrès de Perpignan, en présence de 130 participants. Lors de cet événement co-organisé par La Tribune Toulouse et Objectif Languedoc-Roussillon, plusieurs entreprises de la filière viti-vinicole ont été récompensées. Outre le prix spécial du jury,  des prix ont été attribués dans  les catégories  inovation, international, jeune talent et manager. Dans cette dernière catégorie, Joël Julien, Directeur Général des Costières de Pomérols, a été désigné Manager de l’année.


Carole Delga et Joël Julien

 

Ce prix honore l’esprit d’initiative concertée du directeur au sein d’une mission collective : la Cave Coopérative. Il reconnait la stratégie de Joël Julien qui a contribué à la commercialisation en France et dans le Monde de la marque phare Beauvignac.

Ce dernier est distingué grâce à la réussite parfaite du rapprochement des trois caves Pomérols, Castelnau de Guers et Mèze, en suggérant une démarche visant la qualité, la compétence et la régularité. Ses qualités de visionnaire ont été gratifiées. Il a pensé, avec son Président et son Conseil d’Administration, à investir dans la création d’une nouvelle chaine d’embouteillage, installé cette année, sous la bannière de l’innovation. Il a, avec ses vignerons coopérateurs, toujours su s’adapter aux nouvelles contraintes d’un marché mondial.

C’est pour toutes ces qualités que Joël Julien a été élu « Manager de l’Année ».

Ce prix remis par Carole Delga, Présidente de la Région Occitanie, rend non seulement hommage à Joël Julien, mais aussi honore le dynamisme de toute l’entreprise, le professionnalisme et le savoir-faire des 350 vignerons, des œnologues et des salariés des Costières de Pomérols.

En tout cinq entreprises et personnalités de la filière viti-vinicole de la Région Occitanie – Pyrénées Méditerranée ont été récompensées à l’occasion de cet événement organisé par la Tribune Toulouse et par Objectif Languedoc Roussillon et cinq lauréats ont été distingués dans les catégories innovation, jeune vigneron, international, prix spécial du jury et Manager de l’année.

Résultats des élections pour la CCI départementale

Du 20 octobre au 2 novembre 2016, les entreprises étaient appelées à élire leurs représentants à la Chambre de Commerce et d'Industrie de l'Hérault. Cette élection était un test après la réforme de la carte consulaire qui a conduit à la départementalisation du réseau des CCI d'Occitanie. Alors que les responsables de cette réforme espéraient un fort taux de participation pour renforcer la légitimité de la nouvelle organisation du réseau des CCI, le taux de participation, à peine 13,5%, a fait l'effet d'une douche froide. Sur les quelque 61.500 entrepreneurs et chefs d'entreprise appelés à s'exprimer, seuls 6500 ont pris par au vote, 40% par voie électronique et 60% par bulletins imprimés classiques.
Les résultats proclamés à la préfecture de Montpellier donne cependant une large victoire, avec 62% des suffrages, à André Deljarry, le président de la CCI de Montpellier, qui présentait la liste “CCI Hérault pour une économie renforcée” à ces élections pour la CCI départementale, face à la liste MyCCI34 du biterrois Fabien Portes associé au sétois Olivier Oddi.
Le faible taux de participation et le partage des voix entre deux listes va néanmoins rendre encore plus difficile la tâche des nouveaux élus pour faire entendre de leurs interlocuteurs et des pouvoirs publics en particulier.

Florent TARBOURIECH
Porte parole de la délégation de Sète

André DELJARRY
Candidat tête de liste

Matthieu OURLIAC
Porte parole de la délégation de Béziers

L'activité croisières du port de Sète en plein boom

2016 devrait confirmer les excellents chiffres de 2015

 

L'activité croisière du port de Sète

Grâce aux investissements réalisés depuis quelques années, tant en infrastructures qu’en actions de promotion, et aux atouts techniques du port de Sète, l’activité croisières est en pleine expansion. Le port s’apprête maintenant à recevoir les plus grands paquebots.
A travers le Club des Croisières de Sète, le port coopère avec les armateurs, les tour-opérateurs et toutes les parties prenantes pour la réussite de l’escale et la satisfaction des passagers.

Le port est entièrement clôturé et certifié ISPS. Il offre aujourd’hui cinq postes possibles, dont trois dédiés :

  1. Quai d’Alger : longueur maximum du navire : 200 m, tirant d’eau : 7,40 m.

  2. Quai du Maroc : longueur maximum du navire :130 m, tirant d’eau : 7,40 m. Les passagers sont accueillis dans un terminal entièrement rénové, offrant la wifi, un bureau d’information, une boutique et un bureau de change, à 5 minutes à peine du centre-ville. Le parking dédié peut accueillir jusqu’à 12 autocars à la fois.

  3. Le “M3” dans l’enceinte du port de commerce, bénéficie d’un accès rapide à l’autoroute. Il peut recevoir des navires jusqu’à 240/250 m, avec un tirant d’eau de 10 m. Un service de navettes vers le centre-ville (5 minutes) est mis en œuvre par le port pour chaque escale.

Oosterdam

Avec ses 285 mètres de long, ses 8,20 mètres de tirant d'eau et ses quelque 2000 passagers l'Oosterdam est le plus grand bateau ayant accosté à Sète. Il sera de retour dans l'île singulière le 20 octobre

   

L'activité croisières du port de Sète dynamise le commerce local

Avec les autres institutions locales et régionales partenaires du « Sete Cruise Club » la Chambre de Commerce de Sète est particulièrement active pour permettre aux acteurs économiques du bassin de Thau de tirer parti de l’essor sans précédent que connaît le port de Sète pour l’activité croisières.

Olivier Oddi, 46 ans, le dynamique président de la CCI de Sète, fut d’ailleurs un des tout premiers à prendre conscience du potentiel que représentaient les croisières pour l’économie locale. Avec la mise en place de la Charte Accueil de Qualité des Croisiéristes pour les ressortissants du commerce, la CCI de Sète propose déjà depuis plusieurs années un outil de promotion et de communication utile leur assurant attractivité et visibilité.
Cette année la CCI avait également réalisé un support remis aux passagers en escale pour promouvoir les enseignes et les offres des commerces engagés dans la démarche d'un accueil de qualité basé sur 11 critères à respecter.

2016 sera une nouvelle année record

Cette année 41 navires devraient avoir fait escale à Sète, contre 32 en 2015 et 22 en 2014.
Dans sa dernière « enquête croisières », la CCI de Sète rapportait qu’en 2015, les 32 navires ayant accostés à Sète avaient à bord 20 500 passagers soit deux fois plus qu’en 2014. Les chiffres attendus pour 2016 devraient également être excellents et probablement dépasser les 25.000 passagers.

Environ 30% des passagers partent en excursions hors Bassin de Thau, 20% restent à bord, tous les autres soit plus de 10.000 personnes passent par les rues commerçantes de Sète sans compter le personnel de bord dont on sait que 40 à 45% descendent à terre, soit environ 5000 personnes supplémentaires qui sont susceptibles de faire des achats à Sète durant la saison. L’enquête de la CCI montre que les ¾ des passagers ont plus de 50 ans et sont d’origine anglo-saxonne (USA, Canada, Grande Bretagne). Par ailleurs 65% des visiteurs passent entre 1h et 3h à Sète. De quoi faire quelques emplettes.

Temps passé en ville

Au-delà du temps passé en ville qui semble augmenter d’année en année, 80% des interrogés ont déclaré être prêt à revenir (dont 70% sûrs) à Sète.

 

Seatrad

A l’intérieur du Pavillon France, le port de Sète et le Club des Croisières ont participé comme chaque année aux salons professionnels Seatrade. Le Seatrade Global, qui s’est tenu du 14 au 17 mars à Fort Lauderdale aux USA et le Seatrade Med qui vient de se tenir du 20 au 23 septembre, à Ténérife.

Rendez-vous incontournables et emblématiques de l’industrie de la croisière, ces manifestations regroupent tous les acteurs de la filière : compagnies de croisières, tour-opérateurs, ports, équipementiers, presse spécialisée. Les principaux atouts de l’escale de Sète ont pu être mis en avant auprès des opérateurs de la filière tout au long de l’événement. Une conférence de presse organisée par Atout France a également permis de mettre en lumière le caractère d’originalité et d’authenticité de la destination, ainsi que la qualité des installations et des services portuaires.

 

Kléber Mesquida dresse un premier bilan des vendanges 2016

Kléber Mesquida, Président du Conseil départemental de l’Hérault, a opéré un vaste tour d’horizon de l’état de la viticulture héraultaise devant la presse réunie le 19 septembre à la Cave La Voie Domitienne à Cournonsec. Une conférence dense en sujets, empreinte de gravité quand il s’agit d’évoquer des épisodes climatiques omniprésents dans les esprits. Kléber Mesquida était accompagné d'Yvon Pellet delegué à la viticulture et du député Christian Assaf.

 


L
’Hérault, 2ème département viticole de France


 1er département viticole de la Région Occitanie. 2ème département viticole français après la Gironde. 2ème département viticole français pour la production d’IGP et de vins sans IG après la Charente-Maritime

  • 84.900 hectares de vignes  soit 45% de la surface agricole utilisée  soit 13.6% de la superficie totale du département.

  • Viticulture biologique 2014 : 6.216 hectares (dont 5.217 ha certifiés) (4ème département national après Vaucluse, Gironde et Gard.  Le Languedoc-Roussillon est le 1er vignoble bio français

  • 58 caves coopératives (70 % de la production) en 2013. 1.300 caves particulières (29% de la récolte) et 1% de la production de vins par le négoce.

  • 288 communes viticoles sur 343 dans le Département de l’Hérault

 Le Poids économique

  • 518 Millions d’euros : valeur de la production viticole (Moyenne 2012-2014) soit 69% de la valeur globale agricole qui est à 751 millions d’euros.
  • On peut estimer que 30% des volumes produits sont destinés à l’export, et en premier lieu vers l’Europe (Allemagne : premier client, Belgique, Pays-Bas, Royaume-Uni). Chine et Etats-Unis constituent également d’importants marchés.
  • 70% de l’économie agricole du département
  • 31% du chiffre d’affaires viticole de la Région hors vins pétillants
  • 75% de la production est déclarée en IGP
   

C’est une tradition pour Kléber Mesquida que de faire le tour des caves, en tant que député puis à la tête du conseil départemental depuis Mai 2015. A la fin de ses déplacements, au coeur des vendanges, il aura visité 45 unités, coopératives ou caves particulières. Il orientera les actions et les aides du Département grâce à cette vision globale de l’état des récoltes, des attentes et des besoins de la viticulture.

L’impact des épisodes climatiques que le département a connus, sécheresse ou grêle du 17 août, se mesure déjà sur la récolte 2016. Les premiers chiffres tombent: – 10 % au plan national, – 20 % en caves coopératives dans l’Hérault, où elle induit un manque de revenu, mais aussi des charges d’exploitation supérieures . Au total, les vendanges, qui produisent entre 5,3 à 5,6 millions d’hectolitres dans l’Hérault, atteindront péniblement les 5 millions cette année.

« Que serait l’Hérault sans vignes ? »

« La vigne, c’est la carte d’identité du territoire et les vins les marqueurs de notre ADN » martèle un Président qui ne peut concevoir le département sans elles. Il a demandé le 17 septembre au Préfet, en déplacement avec lui, une étude diagnostic sur l’irrigation de l’ensemble du vignoble de l’Hérault. « L’attente est forte. Il ne s’agit pas de faire de la surproduction, mais de réguler l’apport hydrique à la vigne ». Des retenues collinaires sont envisagées pour sécuriser l’apport en eau par de bassins de rétention (l'eau ne s’écoulera plus vers la mer) pour irriguer, et empêcher des inondations. Le département financera le projet qui doit déboucher sur un plan d’action avec la profession, ainsi que les différents instances qui s’occupent de la gestion de l’eau. Il interviendra en maître d’ouvrage pour les bassins de rétention. « Le but est de rendre 80 % du département irrigable et assurer une qualité pérenne ». Le sujet, fait notable, a engendré un consensus au sein de l’Assemblée départementale. Yvon Pellet, conseiller départemental délégué à la viticulture, approuve: « l’irrigation sera incontournable avec les changements climatiques ».
Le département finance par ailleurs un centre d’expérimentation de cépages résistants à la sécheresse, à Marsillargues.

Un couloir de grêle d’une ampleur inconnue frappé, le 17 août, de Lauret à Vendargues, 2000 ha de vignes, dont 1500 en Pic Saint-Loup. La perte touche ponctuellement 100% de la récolte. La perte de production est évaluée entre 60 000 à 80 000 hl. Un bilan chiffré sera tiré après les vendanges. « Le Conseil départemental soutient la profession. Sous l’égide de la Chambre d’Agriculture, qui centralise l’état des besoins, nous réfléchissons à l’accompagnement, pour atténuer le choc». La session d ‘octobre du Conseil départemental fixera le montant des aides, en sachant que la récolte 2017 pourra être impactée, surtout sur les jeunes vignes jeunes. « Nous passerons de problèmes ponctuels à une perte de fonds les année suivantes ».

 

 

Le département s'engage après la grêle

Kléber Mesquida l’a annoncé le 29 août, après s’être déplacé sur le terrain dès les lendemains de la grêle, l’aide votée sera conséquente, eu égard aux dommages causés par le sinistre. Plusieurs dispositifs sont à l’étude:

  • aide directe au vigneron pour le surcroît de taille,
  • aide aux caves coopératives, qui voient leurs coûts de vinification augmenter. 
  • aide aux caves particulières pour acheter des raisins ou des moûts (financement des frais de transport)
  • traitement de l’impact social de la grêle. Une dizaine de familles sont impactées à 100 % 
  • soutien au syndicat du cru pic-saint-loup, par une aide à son fonctionnement 

Un dispositif d’avance de trésorerie à tous pourrait être ouvert par le Département. Le Conseil départemental cofinance par ailleurs l’aide à l’acquisition de filets pare-grêle dans l’arboriculture, frappée par un second épisode de grêle le 16 septembre.

 

Kléber Mesquida évoque ensuite un autre volet de son action, l’engagement pour une viticulture durable, en intervenant sur le maintien de la biodiversité, des espaces naturels et de la préservation des terres agricoles.
La lutte biologique contre la tordeuse de la grappe, un parasite ravageur par la méthode dite « de confusion sexuelle » est mise en avant. Il s’agit de tromper le papillon responsable du ver de grappe, en posant sur le pied de vigne de petites torsades humectées d’hormones, pour empêcher sa reproduction. La méthode, alternative à l’utilisation de pesticides, nécessite une démarche territoriale collective. Lancée à titre pilote autour du Bassin de Thau, en AOP picpoul de pinet et IGP Cotes de Thau a fait tâche d’huile : 200 ha en 2013, 2000 ha en 2015 et cette année, plus de 5000 ha traités en 2016. L’outil, très performant, satisfait les coopérateurs. Il coûte plus cher que les insecticides, mais présente « un intérêt collectif et sociétal », pour l’humain et pour le vin.

La question foncière préoccupe professionnels et collectivités. Comment transmettre son vignoble? En cave coopérative, sécuriser le foncier assure des apports réguliers. Le Conseil départemental accompagne SAFER et Chambre d’Agriculture dans ce travail.  Voir l’exemple de la Cave La Voie Domitienne.

L’Hérault première destination préférée des Français
En dernier point, Kléber Mesquida évoque l’oenotourisme, quivalorise les produits et leur offre un poids économique. « Le département travaille à créer une route oenotouristique qui aurait pour particularité d’offrir des microcircuits avec des villes étapes avec une offre de restauration, hébergement, étape dégustation, salles de séminaire ou groupes. Trois territoires sont labellisés, au plan national, en « Vignobles et découvertes ». Un 4e le sera prochainement. En complétant ce réseau, le département entend l’harmoniser sur des bases qualitatives et quadriller tout le territoire: « Nous étudions de nombreux partenariats pour proposer une offre de qualité aux visiteurs afin qu’ils gardent une belle impression de l’Hérault. Nous maillons le territoire pour créer un circuit valorisant la plan paysager, du littoral à la petite montagne, ainsi que les cultures et traditions ». Toutes les caves sont actuellement recensées et cartographiées par communes.
Le département sera présent, pour la première fois, au Salon International de l’Agriculture à Paris en 2017. Il y présentera les vins de l’Hérault, « notamment ceux de l’appellation Pic Saint-Loup ».
La conférence de presse se termine sur ces notes d’optimisme, embellies dans un tour d’horizon chargé de préoccupations et d'attentes de la viticulture héraultaise.

Florence Monferran

 

L’exemple de la Cave « La voie domitienne »

Boris Calmette, Président de Coop de France LR est également à la tête de la dernière cave coopérative construite dans l’Hérault, en 2006. Outil récent, construit au service d’une stratégie globale de commercialisation renforcée par l’achat d’un négociant vraqueur de la Vallée du Rhône, SAS Friedman., elle est issue de plusieurs fusions, communales ou de caves coopératives comme celle de Lansargues, qui rentre du raisin ce jour. Gigean, Poussan, Canet Montbazin, Bouzigues, Cournonsec, Fabrègues ont grossi les rangs de la cave de Cournonsec. La Cave La Voie Domitienne développe une vision des attentes des marchés, des distributeurs et des consommateurs. Elle travaille en relations suivies avec les négociants. « L’important est d’avoir des parts de marché. Nous avons fait le choix de la vente en vrac, nous ne faisons quasiment pas de bouteilles. Nous sommes des vraqueurs professionnels ». Un outil agro-alimentaire a été bâti pour répondre à cette stratégie. Sa capacité est de 110 000 hl. Boris Calmette expose l’état de la récolte 2016 dans sa cave, dominé par la sécheresse et la question de l’irrigation. Cette année, la récolte atteindra environ 70 000 hl au lieu de 78 000 hl en année commune, essentiellement à cause de l’absence de pluies. Presque tout le raisin est rentré à Cournonsec, qui produit beaucoup de vins rouges.
Sur 1000 ha en production, 250 à 300 ha sont irrigués sur Fabrègues et Cournonsec. La production y est satisfaisante, même si une perte réduite à -10 % environ est constatée. Sur Gigean et Poussan, non irrigués, la perte grimpe à 15%, voire 20 %. « Nous verrons si la sécheresse est exceptionnelle ou récurrente, en lien avec des changements climatiques. Sans eau, notre viticulture ne sera vite plus rentable. ». Malgré les financements du département, 1 000 € / ha restent à la charge du viticulteur. Grâce au Conseil départemental, les coopérateurs se sont lancés dans la pratique de la confusion sexuelle, très performante à La Voie domitienne.
Boris Calmette constate que, dans le secteur coopératif, des jeunes veulent s’installer à la vigne dès le retour à un chiffre d’affaires correct en cave. Entre Sète et Montpellier, l’accès au foncier est problématique. A Cournonsec, la cave a mis en place une SCI qui acquiert le foncier, le donne quelques années en fermage à des jeunes, qui pourront ensuite, s’ils en ont les moyens financiers, racheter à la SCI des vignes déjà en production et rentables. 7 ou 8 jeunes sont en cours d’installation au sein de La voie domitienne.
S’exprimant sur la récolte et les marchés, Boris Calmettte espère que les prix de vente maintiendront. Une réunion est fixée le 12 octobre avec les négociants à Narbonne à ce sujet.

Florence Monferran

 

Le chômage reste le problème n°1 en France et en Région

Au-delà des discours, les vrais chiffres du chômage, tels que compilés par l'INSEE, sont très mauvais. Certes une certaines stabilisation semble se faire jour en 2016 mais le niveau atteint est terrifiant après une montée inexorable du nombre de demandeurs d'emplois depuis 2010. Il illustre un dysfonctionnement majeur de notre économie et incite à une remise en cause profonde de notre gestion de ce qui n'est plus une crise mais un état structurel.

 


source : INSEE

Déversement de milliers d’hectolitres de vin à Sète

Le Comité Régional d’Action viticole (CRAV) revendique l'action

Dernière en date d’actions chocs, l’ouverture de cuves chez le négociant Biron, déversées sur la chaussée à l’entrée de Sète, a été à nouveau revendiquée par le CRAV, qui déplore, dans une vidéo,« ne pas être entendu ». L’odeur puissante de milliers d’hectolitres de vin, inondant chaussée, caves et parkings souterrains, a saisi dans la nuit les Sétois, qui ont découvert le spectacle de flots rouges répandus avenue du Maréchal-Juin. Des sources indiquent plusieurs dizaines de milliers d’hectolitres de vins et de jus de raisin déversés, le chiffre de 40 000 hl est cité. Les pompiers ont dû pomper le liquide jusque dans les sous-sols.
Le CRAV mène depuis le début de l’année des actions spectaculaires: déversement sur la chaussée du chargement de citernes espagnoles au Boulou, début avril, saccage de locaux du groupe Vinadeis à Maureilhan le 21 juillet. Son action vise à nouveau les vins espagnols, qui représentent 3/4 des volumes de vins en vrac importés, à prix très bas, et destinés à des marchés d’entrée de gamme en France. Dans l’entrepôt sétois, plusieurs négociants stockaient les vins espagnols qu’ils avaient achetés.
L’annonce récente des prévisions de récolte en Europe a t-elle mis le feu aux poudres? L’Espagne voit ses estimations de production en hausse, entre 46 et 48 millions d’hectolitres, ce qui en ferait le premier producteur mondial de vin en 2016. La France quant à elle, prévoit une baisse globale de production de 8 %, due aux gels et grêles d’un sinistre printemps. Difficile d’envisager que le Languedoc soit épargné par cette baisse malgré les prévisions stables annoncées officiellement.
La crainte d’une nouvelle perte de marchés, face à la concurrence espagnole, se conjugue à la difficulté de retiraisons de vin en fin de campagne. Il n’est pas rare que les chais soient encore emplis de vin avant la rentrée de la nouvelle récolte. Les représentants européens des caves coopératives parlaient ces derniers jours d’actions collectives pour peser sur une hausse des cours du vin dans l’Union Européenne. C’est une tout autre action mise en route à Sète. L’enquête est ouverte, les assurances seront sollicitées … et les vins espagnols reprendront le chemin de l’île singulière. La question n’en sera toujours pas résolue.

Florence Monferran

Thau à 3h de la Scandinavie

Thau agglo se positionne pour bénéficier des retombées économiques de l'aéroport de Béziers - Cap d'Agde.

Thau agglo a décidé d'adhérer au Syndicat mixte du pôle aéroportuaire Béziers-Cap d'Agde. Ce vendredi 8 juillet une visite de presse de l'aéroport en présence d'Yves Michel, Vice-Président de Thau agglo, délégué au développement économique de Thau agglo, d'Antoine de Rinaldo, vice-président de Thau agglo, délégué aux finances et à la mutualisation des services et de Pascal Pintre, Directeur Général du syndicat mixte, était organisée. L'occasion de faire le point.

 

Aéroport de
Béziers - Cap d'Agde

L'aéroport de Béziers - Cap d'Agde est géré par un syndicat mixte comprenant les communautés d'agglomération "Béziers Méditerranée", "Hérault Méditerranée", "Thau agglo", la communauté de communes "La Domitienne" et la Chambre de commerce et d'industrie de Béziers Saint-Pons. Il se trouve sur le territoire des communes de Vias et de Portiragnes.

9 lignes régulières

Ryanair

  • Paris Beauvais,
  • Londres,
  • Bristol,
  • Manchester,
  • Edimbourg,
  • Stockholm,
  • Oslo,
  • Düsseldorf

Cityjet

  • Bastia (nouveauté Eté 2016)

6 pays desservis

  • France,
  • Allemagne,
  • Angleterre,
  • Ecosse,
  • Norvège,
  • Suède

 

245.202 passagers et 29ème aéroport français en 2015 

L'aéroport dispose par ailleurs de 32 ha de réserves foncières, susceptible d'accueillir de nouvelles entreprises.

   

Avec 65 millions d'euros de retombées économiques,  110 emplois sur la plate-forme et plusieurs centaines d’emplois induits dans les secteurs du Tourisme et des services, cet aéroport est un atout pour le développement économique et touristique régional.
Sur le territoire de Thau agglo, presque un touriste sur 3 vient de l'étranger. Une étude montre que sur les 8 communes de l'agglo, l'impact annuel spécifique de l'aéroport de Béziers-Cap d'Agde est évalué à 2,5 M€, un chiffre qui devrait croître avec l'augmentation du trafic que l'on enregistre année après année. Il faut dire qu'avec Ryanair, un vol Stockholm- Béziers peut coûter moins de 35 euros de quoi encourager les Suédois à venir retrouver le soleil sur notre littoral et un vol Béziers-Oslo à moins de 50 euros peut inciter les languedociens à aller visiter les fjords de la Norvège. Par ailleurs, pour l'Allemagne, Ryannair vient également d'annoncer que la liaison avec Dusseldorf serait en service toute l'année.

En dix ans, de 2005 à 2015, le trafic a été multiplié par 5 et encore à fin juin 2016, le trafic était en croissance de 3,5% par rapport à 2016.

Avec cette adhésion au syndicat qui gère cet aéroport, Thau agglo va pouvoir participer à la définition de la stratégie de développement (choix des lignes à ouvrir notamment) et participer aux actions de promotion à l’échelle européenne de son territoire par le biais des offices de tourisme et du service Tourisme de Thau Agglo. Sur l'aéroport lui-même, Thau pourra disposer d'un espace tourisme en propre et de services s'ouvrant sur le pays de Thau : navettes, taxis, etc. Ainsi dès cette année, au 15 juillet, deux navettes dédiées assureront le transfert (aller et retour) des voyageurs au départ de Béziers et
Marseillan en direction de l’aéroport.

Le pays de Thau qui dispose déjà du seul grand port de commerce de la région Occitanie peut maintenant nourrir l'ambition de devenir une porte d'entrée aérienne idéale pour le littoral, à mi-chemin de Montpellier-Fréjorgues et de Béziers cap d'Agde.
Reste à imposer, au niveau régional, une politique de coopération entre les deux aéroports. Plus largement la poursuite d'une stratégie de compétition, au niveau régional, ne pourrait qu'être suicidaire. Sans un esprit tourné vers le développement et la complémentarité, le risque serait grand, sous couvert de rationalisation, de voir disparaitre certains des dix aéroports que compte de la Région Occitanie.

Parlementreprises

Les 1ères Assises de la Jeunesse à Sète

Passionnants échanges et riches expériences de vie relatées par la jeunesse de Sète et du bassin de Thau à l'initiative de la Jeune chambre économique et son action Parlementreprises, visant à faire dialoguer parlementaires et acteurs économiques. Des Sétois comme Fidji Simo, directrice vidéo de facebook, les dirigeants de la radio RTS ou l'artiste Demi Portion, des jeunes de Loupian, Marseillan ou Frontignan qui ont relaté des expériences singulières et réussies, de quoi donner motivation et espoir à une jeunesse parfois désorientée et en proie au doute, à la veille des résultats du bac, un sésame utile mais, comme l'ont montré plusieurs exemples pas forcément indispensable pour mener à bien des projets enthousiasmants.

 

Nicolas Guyonnet, président de la jeune chambre de commerce de Sète

"L'objectif de cette conférence-débat est de donner à la jeunesse l'envie de créer, de rêver, de s'impliquer, d'oser et d'innover. La jeunesse est d'utilité publique. Nous voulons lui redonner espoir et montrer que ce n'est pas parce qu'on est jeune qu'on ne peut pas réussir. Quel que soit son parcours et sa situation" - Nicolas Guyonnet.

 

Ce lundi 4 juillet se tenait les 1èreassises de la jeunesse à Sète. Le théâtre Molière qui a accueilli cet événement, a été le témoin d’un échange très humain entre les élus, des jeunes entrepreneurs et un public à majorité composé de jeunes venus chercher ici des idées pour leur propre futur.

Sur le plateau, autour de Nicolas Guyonnet, président de la Jeune Chambre Economique, étaient présents le Sénateur-maire de Sète François Commeinhes et trois députés : Sébastien Denaja, Christian Assaf et Frédéric Roig et des jeunes de pays de Thau venus exposer leurs parcours et leurs réussites. Dans la salle on notait aussi la présence, entre autres, d'Olivier Oddi, le Président de la Chambre de Commerce de Sète-Frontignan-Mèze, du directeur de la Mission locale d'Insertion ou encore du directeur du CFA de Sète, Michel Ferrier.

La parole a surtout été donnée à de jeunes sétois ou du bassin de Thau qui ont réussi et qui sont venus partager leur expérience : Fidji Simo, jeune sétoise de 29 ans et numéro 3 de la grande entreprise Facebook, Rachid Daïf alias Demi-portion jeune rappeur sétois à succès et bien d’autres aux parcours tout autant exceptionnels.

Les invités, tous très émouvants par la mise à nu de leur histoire, sur scène et devant le spectateur, parfois intimidés et n'ayant pas l'habitude de s'exprimer en public, n’en étaient que plus touchants.

Ainsi, Sami travaillant initialement dans le BTP, nous raconte comment il a monté son entreprise de transports haut standing (taxis, minibus etc), avec WIFI intégrée. Ce projet a pu se réaliser grâce au dispositif Thau initiative qui lui a fait un prêt à taux 0, lui permettant d’obtenir sa licence de taxi.
Brian Prieur lui est à présent ostréiculteur, pêcheur et plongeur et produit des huitres haut de gamme, qu’il exporte jusqu’en Russie. Il a su apporter à un milieu traditionnel un renouveau porté par sa polyvalence, son dynamisme et surtout sa volonté de réussir.
C’est ensuite Sofiane qui nous a partagé son aventure : jeune sétois ayant grandi à Marseillan, il sort une marque de vêtement « street » pour les jeunes, puis travaille pour la police municipale (le cliché du jeune désœuvré haïssant la police est ici mis à mal) sur les plages de Marseillan. Ce travail lui avait proposé par le maire de Marseillan. C’est sur ces plages que Sofiane aura l’idée de monter une entreprise de bateaux qui assurent des navettes, comme on en trouve déjà à Sète et Agde. Soutenu par la mission locale qui lui propose des contrats d’avenir et le maire qui l’introduit lui et son projet au conseil portuaire, son projet est actuellement en très bonne voie de réussir.
La courageuse Emma, 21ans, qui prend la tête de la pâtisserie familiale lorsque son père décède, nous explique les difficultés qu’elle rencontre en tant que jeune mais aussi en tant que femme : le stress, la crédibilité, la vie sociale contrariée par des horaires décalées…
Sarah Masson, 23 ans est venue partager son engagement politique. En effet, cela fait 4 ans qu’elle est engagée au parti socialiste et qu’elle milite. A seulement 21 ans elle devient conseillère municipale à Frontignan. Elle aimerait changer l’image qu’ont les jeunes de la politique et les pousser à d’avantage participer à ce qu’elle considère comme « la vie de la cité ».

François Xavier et Diane Delacoux, à la tête de RTS (Radio Thau Sète), nous racontent également leur histoire : lui y travaille depuis ses 14 ans avec son père, Gérard Delacoux qui la fonde en 1999 à Sète. Elle, ne souhaite pas travailler dans la radio mais veut faire des études de langues. Ce n’est que plus tard et après des études de gestion, qu’elle rejoindra son frère, en 2005, lorsque leur père décède. Diane apportera de l’expertise à RTS et permettra le succès que nous lui connaissons aujourd’hui.

Fidji Simo n°3 de FacebookPuis c’est au tour de Fidji Simo d’être invitée sur scène : c’est l’invitée de marque de l’événement car à 29 ans, sa carrière est très brillante : Comme il est dit plus haut elle est l’actuel n°3 de Facebook et travaille à son siège social en Californie. Et pourtant, cette jeune sétoise qui a su garder son accent, nous semble si proche lorsqu’elle nous livre qu’elle a, comme beaucoup de jeunes de la région, commencé ses études sur les bancs de Paul Valery à Montpellier. Elle y rencontre d’ailleurs son mari. Après une prépa à Joffre, elle rentre à HEC. Elle supplia un entrepreneur basé à Miami de la prendre en stage. Elle réalisera sa dernière année d’études à Los Angeles. Elle fera ensuite un stage chez eBay en France, dans l’espoir d’ensuite partir ensuite aux Etats Unis. Finalement elle rentrera à Facebook, dans un premier temps dans la section marketing, qui ne lui correspond pas du tout. Elle nous confiera qu’elle n’a jamais abandonné, qu’elle a toujours vu grand et qu’elle a avancé par étapes, jusqu’à son rêve. Elle a pu remarquer par son expatriation aux Etats-Unis, qu’en France l’échec est très mal vu, il est vu comme une défaite. A contrario, aux Etats-Unis, l’échec n’est pas un terme connoté négativement : il est vu comme une expérience vers la prochaine étape. De quoi nous faire réfléchir donc…

Demi-Portion, rappeur sétoisEnfin pour conclure, c’est Rachid Daïf (alias Demi-Portion) né à Sète en 1983 qui est appelé sur scène. Il nous parle de sa motivation qui l’a amené à être aujourd’hui connu et reconnu. Fils d’un artisan, il se considère comme « artisan du BIC » car son stylo, la musique et son RAP a été pour lui un moyen d’expression. Aujourd’hui il réalise une centaine de concerts par an, dans toute la France et malgré sa grande modestie, aucun doute à avoir sur son talent et sa réussite. Cet été Sète lui a fait confiance pour organiser le premier "demi-festival" regroupant plusieurs grands noms de la scène « Rap français » et urbaine: c'est déjà une réussite car toutes les places du Théâtre de la Mer ont été vendues en quelques heures à peine. Sold out!

Au travers leur parcours, ces jeunes nous ont partagé leur soif de réussir, leurs projets, leurs ressentis et les difficultés auxquelles ils ont dû faire face. Ce qui peut frapper l’auditeur dans ces témoignages, c’est que très nombreux sont les jeunes qui ont été en échec scolaire. Beaucoup ont parlé de « parcours scolaire catastrophique ». Il y a donc une remise en question à avoir sur notre système éducatif ou du moins sur la priorité qu’il donne aux études longues au détriment d’études plus courtes mais aussi plus professionnalisantes. Le directeur du CFA de Sète, lors de son passage sur scène à dénoncé cette réalité en rappelant tous les avantages que procurent l’apprentissage. Egalement, un accident personnel ou le décès d’un membre proche sont des éléments qui sont ressortis dans les discours. Mais en tout cas, tous ont été animés par la soif de s’en sortir et de faire quelque chose de grand.
Le seul bémol de l’évènement est qu’à 8h30 un lundi matin et lendemain de soir de match (saluons encore une fois la performance de l’équipe française), les jeunes n’ont pas été nombreux. Malgré tout 2 lycéens, en attente des résultats du BAC ont demandé conseil à Fidji Simo sur la meilleure poursuite d’étude pour réussir. Fidji leur a répondu en citant les phrases écrites sur les murs de l’entreprise Facebook ou elle travaille, ici traduite : « que feriez-vous si vous n’aviez pas peur ? » - « agir vite et améliorer ensuite » (elle nous expliquait ici que lorsqu’une idée de produit émerge chez Facebook il est très vite mise en vente et ensuite amélioré, en fonction de la réaction du client face à celui-ci) – « Apportez plus d’opinion sur la table » en rappelant que la diversité est une force, qu’elle soit diversité d’origines et de cultures, d’opinions ou encore d’actions.

De gauche à droite : Nicolas Guyonnet, Denaja Sébastien, François Commeinhes, Christian Assaf et Michel Ferrier
De gauche à droite : Nicolas Guyonnet, Denaja Sébastien, François Commeinhes, Christian Assaf et Michel Ferrier

Cet événement fut donc très riche et inspirant pour ses participants. Les élus ponctuaient les interventions par leurs commentaires et les spectateurs pouvaient poser leurs questions. Un vrai partage et une vrai convivialité s’est installée, porteuse parfois d’opportunités. C’est ainsi qu’une représentante de La Passerelle (salle de concert d’un quartier sétois) présente dans la salle a proposé un partenariat à FX et Diane de RTS pour mettre en place une web radio. Une visite de la radio a donc été organisée pour faire découvrir le métier aux jeunes porteurs de ce projet de web radio. Les représentants d’RTS, FX et Diane ont profité de l’occasion pour demander la fibre au sénateur maire François Commeinhes qui a rappelé que le Très Haut Débit arrivait à Sète et que d'ici fin 2016 déjà 15.000 foyers seraient raccordés à la fibre optique.

On espère que ces premières assises de la jeunesse en pays de Thau seront de nouveau au programme l'année prochaine.

Laura Ouchêne

 

Fidji Simo et François Commeinhes
Fidji Simo et le sénateur-maire François Commeinhes au théâtre Molière

 

Fidji Simo

Il y a 29 quand le Dcoteur François Commeinhes mit au monde Fidji Simo dans sa clinique à Sète, il était loin de se douter du destin exceptionnel qu'allait connaître cette petite sétoise, fille et petite-fille de pêcheurs venus d'Espagne et de mère italienne.

Fidji Simo fait ses études secondaires au lycée à Paul Valéry, puis son bac (mention Très Bien) en poche elle entre en classe préparatoire au lycée Joffre de Montpellier et intègre en 2004 la prestigieuse école des Hautes Etudes Commerciales (HEC) à Paris.

A sa sortie de HEC, et après quelques stages aux USA, Fidji, est recrutée par Ebay à Paris. De là elle se fait muter aux USA et finit par se retrouver chez Facebook en Californie.

Ses qualités sont vite remarquées et en peu de temps la voilà n°3 du groupe de Mark Zuckerberg où elle dirige tout le secteur vidéo. Les dernières nouveautés comme les vidéo 360° c'est elle, les pubs agaçantes en début de film c'est aussi elle. Bref c'est la grande prêtresse incontournable du plus grand réseau social de la planète. Le magazine américain Vanity Fair l'a même retenue dans son classement des 50 personnalités les plus influentes du monde!