ANCIENS EDITOS

Etat civil du mois de décembre 2017

Naissances : Célio Sanchez, Lilie Curot-Péré, Hafsa El Hamzaoui, Andréa Bonnet, Kenzo Bonnet, Mona Bourakba.

Bienvenue à ces petits parmi les Bessanais !

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Décès : Nicole Reynier, née Tournadre ; Elise Servat, née Ralui ; Guy Carpentier ; Francine Falcon, née Diaz ; Pierre Regol ; Emilie Roques, née Tornero ; Marie-Louise Meuschke, née Descouens.

Condoléances aux proches dans la peine !

Concert de Noël en espagnol avec les Villancicos

 

Le jour-même du marché de Noël, le dimanche 10 décembre, à 16h, juste avant la tombée de la nuit, les Villancicos, chanteurs de Balaruc-le-Vieux imprégnés de la culture espagnole dont ils sont issus, viendront interpréter des chants de Noël en espagnol dans l’église Saint Pierre de Bessan.

Une cinquantaine de livrets contenant les paroles de ces chants seront distribués pour ceux qui le souhaitent. L’entrée est ouverte à tous, avec libre participation au profit de la paroisse.

Programme du marché international de Noël de Bessan

 

Le 10e marché international de Noël se tiendra le dimanche 10 décembre, de 9h à 17h, sur la place de la Promenade et le parvis de la Citoyenneté, devant l’hôtel de ville, sous des chapiteaux.

Une quarantaine d’exposants de France et du monde sont attendus, représentant l’artisanat et les produits de leur terroir : Afrique, Alsace, Angleterre, Cévennes, Italie, Luxembourg, Réunion, Savoie, et aussi bien sûr Bessan et les villes voisines. De quoi préparer la fête de Noël avec de la décoration et se régaler en famille : cuir, bois tourné, couteaux, bijoux, décorations, peintures, coffrets cadeaux, produits à base de lait d’ânesse, truffes noires, volailles festives, foie gras, bretzels, bière de Noël, génépi, eaux de vie, pâtisseries, miel, vanille, fromages, huîtres, tielles, cuisine de Monde, vin et chocolat chauds …

Sur place, toute la journée de nombreuses animations seront proposées : photos et dédicaces avec Miss Bessan et Miss Languedoc, balades à dos de poneys et en calèche au départ du parking de la route de Marseillan, animations musicales tout au long de la journée, afin de fêter le 10eanniversaire de cette journée festive, avec des nouveautés pour l’embellir toujours un peu plus.

Au programme de la journée :

9h : ouverture du Marché de Noël.

10h : conte de Noël gratuit pour les enfants «Turlututune ou la magicienne blonde », salle du conseil municipal. Déambulation de mascottes dans le marché.

10h30 : arrivée d’Aurore Kichenin, Miss Languedoc-Roussillon 2016 et 4e dauphine de Miss Monde 2017, et d’Anouk Chardon, Miss Bessan 2017.

10h30-12h30 : maquillages gratuits pour enfants.

10h45 : boom de noël pour les enfants avec les mascottes, place de la Promenade.

11h30-12h : chants de Noël interprétés par la Tucarella.

14h : déambulation de mascottes dans le marché.

14h45 : pour les enfants, boom de Noël avec les mascottes dans la salle des fêtes et maquillages gratuits.

15h : arrivée du Père Noël qui distribuera des papillotes.

15h30 : photographies réalisées par un professionnel, avec le Père Noël, les Miss et les mascottes, dans la salle des fêtes. Développement sur place.

17h : clôture.

 

 

Les treize desserts

Il n’y a pas si longtemps, le soir du réveillon de Noël, dans le Midi,   lorsque venait l’heure du partage des treize desserts, on laissait sur la table familiale  quelques noix, un peu de pâte d’amande, une figue et quelques autres délices de chez nous.  C’était la part du pauvre, lequel pouvait passer dans la nuit, après  la visite du père Noël.

Cette coutume se perd car chacun ou presque réalise que c’est lui qui va hériter de la part du pauvre.

En Occident, la classe moyenne est en train de disparaître. Ce socle de la société des trente glorieuses s’effondre. Les pauvres sont de plus en plus nombreux et de plus en plus pauvres. Les riches de moins en moins nombreux mais de plus en plus riches.  Ce fossé qui se creuse ne peut que conduire à la catastrophe. Pire il se creuse aussi entre les générations avec des jeunes objectivement bien mal lotis.

Pour beaucoup,  l’ultra-libéralisme hérité des années Thatcher  est à l’origine de tous nos maux, pour d’autres c’est la baisse de la natalité et  le vieillissement de la population qui expliquerait le déclin, d’autres enfin accusent  la perte de repères moraux. 

Si le phénomène est une réalité, les causes de cette pauvreté qui nous guette sont complexes. Il n’existe probablement pas de solution miracle. Mais est-ce une raison pour se résigner ?

Concentrons-nous sur l’essentiel, oublions l’accessoire et les querelles stériles de personnes ou de chapelles.

Dans notre région où le chômage atteint des sommets, il est grand temps que nos élus alignent leurs efforts dans la même direction. La seule priorité qui s’impose, est celle du bien commun et de l’emploi.

Plutôt que division, parlons addition. Que la synergie entre tous permette que 1+1=3 devienne une identité remarquable dans notre région.

Jacques Carles

Une journée pour le Téléthon

 

Pour des raisons pratiques de disponibilité des associations, des lieux ou des personnes, le Téléthon à Bessan s’étale sur plusieurs semaines, et la vente des billets de tombola a déjà commencé.

Le dimanche 26 novembre, toute la matinée, durant le marché dominical, sur un stand spécial Téléthon, des billets de tombola et des gâteaux seront proposés, tandis que les pompiers vendront les châtaignes qu’ils grilleront sur place. L’après-midi, à 16h30, dans la salle des fêtes, aura lieu le super-loto du Téléthon, avec la participation des commerces et des associations de Bessan.

Un tourisme presque parfait

An almost perfect tourism business...

Dans notre monde globalisé, plus d’un milliard de touristes devraient franchir une frontière en 2017. Ils n’étaient que 25 millions à le faire en 1950. Le tourisme représente aujourd’hui 9% de l’économie mondiale, soit un emploi sur onze.

La France reste la première destination mondiale depuis plus de 40 ans. Le tourisme est le premier poste de la balance des paiements de notre pays, il représente plus de 7% du PIB et emploie directement ou indirectement 2,2 millions de personnes. Près d’un emploi sur deux nouvellement créé l’est dans le secteur touristique.

Tout n’est pas rose pour autant. Si la France reste le pays le plus visité, elle  est en perte de vitesse. Elle n’est plus qu’à la quatrième place dans le classement mondial en terme de revenus. Dans les 15 dernières années, le chiffre d’affaires du tourisme a cru de 68% en France quand il augmentait de 111% en Espagne et de 132% en Allemagne. Ainsi le nombre de touristes chinois venant en France augmente bien moins vite que chez nos voisins les plus proches. Un constat qui devrait nous inciter à réfléchir quand on sait que les chinois sont devenus les premiers touristes internationaux avec  presque 200 milliards de dollars dépensés l’an dernier.

Les pays émergeant envoient de nouveaux touristes mais ils deviennent  aussi des concurrents sérieux.

En  Chine,  Shanghai devient un haut lieu du tourisme culturel. Avec son marché de l’art, le deuxième du monde, il rayonne aujourd’hui au même titre que Paris, Londres ou New-York au siècle dernier.

Entre l’Asie et l’Europe, Abu Dhabi  s’affirme comme une nouvelle destination de choix. Son quartier culturel, sur l’île de Saadiyat, acquiert une attractivité d’une ampleur sans précédent, avec le Musée national Zayed, un gigantesque centre d’art contemporain, le Guggenheim Abu Dhabi de FrankGehry et le Louvre Abu Dhabi de Jean Nouvel. Du ski dans le désert aux marinas futuristes en passant par les hôtels de prestige, l’émirat draine une clientèle planétaire haut de gamme. Et pour compléter le tout, l’université Paris Sorbonne Abu Dhabi et des dizaines de grandes écoles de rang international y attirent des étudiants étrangers par milliers.

En Occitanie, nos élus locaux les plus dynamiques ont senti la menace et ont compris que notre potentiel touristique, fut-il le plus exceptionnel, ne vaudrait pas grand chose  sans une image positive et un environnement adapté : accessibilité aérienne, maritime et terrestre, sécurité, accueil professionnel en français et dans la langue de nos visiteurs ou au minimum en anglais, animations culturelles et de loisirs variées et de qualité.

Ces responsables d’avant-garde utilisent les outils de communication modernes, conscient que l’internet était devenu le premier pourvoyeur de ventes en ligne  et que les nouvelles technologies, avec la réalité virtuelles et les spectacles qu’elles produisent devenaient à leur tour un produit touristique en tant que tel.

Pour rendre les flux moins saisonniers, ils jouent aussi intelligemment la carte dela diversification : tourisme culturel, tourisme d’activités physiques et sportives, tourisme de découverte et de nature,  tourisme de bien-être et de santé, tourisme de jeux et de divertissement, tourisme œnogastronomique porteur de signes d’authenticité et de traditions, etc.

Les professionnels du secteur quant à eux ne sont pas en reste et font la preuve de leur capacité de générer de la créativité et de l’innovation, levier essentiel de toute économie, comme l’illustrent  les huîtres Tarbouriech à Marseillan ou les Thermes à Balaruc-les-bains.

Notre territoire a donc des atouts indéniables, si les mesures annoncées fin juillet par le gouvernement  pour renforcer l’attractivité touristique de notre pays sont réellement mise en œuvre : formation des personnels et revalorisation de leur travail, financement des équipements adaptés aux rythmes saisonniers, environnement fiscal qui ne soit pas un handicap par rapport à la concurrence internationale, etc.

Encore faut-il que nos concitoyens servent notre image collective par leur comportement au quotidien, qu’ils respectent notre nature, qu’ils évitent de jeter n’importe où leurs détritus, qu’ils soient courtois et polis, bref qu’ils aient un sens civique et qu’ils donnent l’exemple .

Enfin, il importe d’être conscient que notre territoire singulier vit à présent dans un monde pluriel et que notre culture ne  prendra toute sa valeur qu’en reconnaissant et en respectant celles des autres. La diversité des hommes et de leur histoire, loin de nous faire perdre notre moi, doit alors nous  donner l’envie de participer à l’aventure humaine dans son ensemble en partageant ici, chez nous,  cet art de vivre dont nous sommes si fiers à juste titre.

Jacques Carles / Florence de Martino

 

In our globalized world, over a billion of tourists should cross a border by 2017. They only were 25 millions to do so in 1950. Tourism today represents 9% of worldwide economy, which means one job out of eleven.

France remains the first destination for over 40 years. Tourism represents over 7% of our economy and employs directly or indirectly 2,2 million people. 1 job out of two is created within the touristic industry.

Not everything is ideal however. Although France is still the most visited country, it's losing its first place... It's the 4th country in terms of revenues generated by tourism. Within the past fifteen years, Tourism turnover has increased in France by 68%, whereas Spain's increased by 111% and 132% in Germany. As an example, Chinese tourists tend to visit more often our neighbours than France. This fact should make us think it over when you think that Chinese tourists are the first international clients in terms of spending with almost 200 billions dollars spent last year.

Emerging countries send new tourists but they also become serious competitors.

In China, Shanghai has become a highly touristic place in terms of cultural sites to visit. With its art market, the second most important in the world, it's as high as Paris, New York, or London.

Between Asia and Europe, Abu Dhabi also imposes itself as a destination. Its cultural quarter, on the island of Saadiyat, enormously attracts with its national Zayed museum, a gigantic contemporary art museum, Frank Gehry's Guggenheim Abu Dhabi and the Jean Nouvel's Abu Dhabi Louvre. From skiing in the desert to futuristic marinas through prestigious hotels, the Emirates have been able to attract a highly prestigious clientele. And to complete the picture, Abu Dhabi's Paris Sorbonne and dozens of highly prestigious schools have been able to attract foreign students by thousands.

In Occitania, our most dynamic local elected politicians have felt the threat and understood that our tourism potential would be nothing without a positive image or an adapted environment: an easy access thanks to airlines, roads and boats, security, professional welcome in French and in our visitors' languages, or at least in English, various cultural and leisure activities of high quality.

Those avant-garde people in charge use modern communication tools, understanding that the Internet is the first online seller and that new technologies, with virtual reality, produce shows and have become a touristic product on their own.

In order to get people all over the year, they also smartly play the hand of diversification: cultural tourism, sport activities, discovery and nature tourism, health and well being tourism, wine and gastronomic tourism...

Other professionals also use their imagination and produce creative and innovative “products” such as Tarbouriech oysters in Marseillan and Balaruc-les-bains thermal baths.

Our territory therefore has obvious assets, if the political decisions announced late July by the government in order to reinforce touristic activity in our country are really voted: that is training its agents, financing equipments adapted to seasonal rhythms, and maintaining the fiscal environment so as to prevent it from being a handicap compared to international competition.

And if possible, it would be nice if our French citizens contributed everyday to this collective image by respecting nature, stopping throwing anything here and there, being polite and courteous. In other terms, it’s their duty to start giving the right example.

As a conclusion, it's important for us to recognize that we live in a plural world and that our culture will only be attractive if we recognize and respect that of others. Men diversity and their history, far from frightening us, should inspire us to share this human adventure as a whole by sharing, here, in our Occitanie, this « art de vivre » that we are rightly proud of.

Jacques Carles / Florence de Martino

Morts d'été

Entre Béziers et Montpellier, il n’est pas de jour où on n’est à déplorer un accident grave en période d’été. Alors que les accidents de sortie de boite ont presque disparu grâce à l’action de la prévention routière et à la collaboration des patrons de discothèques, on déplore quotidiennement des chocs entre voitures. L’alcool n’est plus en cause mais on constate chaque fois un manque de vigilance des conducteurs. L’insouciance des vacances a de bien terribles conséquences.
Autre fléau d’été : les noyades. Dans notre région, on en comptabilise une dizaine  depuis le début de l’été. Cela malgré la présence des secouristes et autres garde-plages nombreux sur notre littoral, de Palavas à Valras. Souvent, ce sont des hommes âgés qui en sont les victimes car ils préjugent de leurs forces et ne comprennent pas que le poids des ans ne leur permet plus les performances de leur jeunesse.
Alors, comment mettre un terme à ces tragiques bilans ? Répéter sans cesse les conseils de prudence afin que l’été ne soit plus meurtrier.

Bernard Barraillé

La cocotte-minute va-t-elle bientôt siffler ?

Depuis des siècles, partout en Europe, les causes profondes des révoltes sont toujours les mêmes : un État avec des caisses vides, un endettement abyssal, une fiscalité écrasante, des inégalités et une insécurité croissantes. Dans un tel contexte c’est le plus souvent la jeunesse, sans perspective d’avenir, qui déclenche le processus insurrectionnel.

Selon l’INSEE, la France compte près de 9 millions de personnes vivant en deçà du seuil de pauvreté. La moitié d’entre elles sont des jeunes de moins de 30 ans, chômeurs, stagiaires, précaires allant de petits boulots en petits boulots. La situation dans le Midi est plus dégradée encore que dans le reste du pays et dans certaines villes de l’Hérault le chômage des jeunes dépasse même les 50%, tout comme en Grèce.

Dans ce contexte, un sondage indique que les deux tiers des 18-34 ans interrogés sont prêts à participer à un mouvement de révolte de grande ampleur. Lors des récentes élections présidentielles, seule une minorité de jeunes s’est rendue aux urnes et parmi eux 60% ont voté pour les extrêmes.

Cette défiance entre la classe dirigeante et la jeunesse est révélatrice du divorce entre les élites installées et les nouvelles générations. Elle explique aussi pourquoi les syndicats et les partis ne parviennent plus à mobiliser à leur profit ce potentiel de révolte. Les jeunes d’aujourd’hui préfèrent les mouvements organisés en coordinations ou en collectifs selon des modèles de démocratie directe.

Pour ces enfants de la société de consommation, l’accès à l’emploi, au confort matériel et à des rémunérations décentes sont des évidences à défendre. Ils ne renoncent pas pour autant aux valeurs fondamentales de la République. Ils aspirent à un idéal de justice et d’équité. Ils veulent s’épanouir et vivre le mieux possible mais pas au détriment des autres. Ils redécouvrent les vertus de la solidarité. Enfin, contrairement aux idéologues, ils prônent la tolérance et non l’uniformité des mœurs et des esprits.
Comme dans le passé les jeunes d’aujourd’hui souhaitent se réaliser et participer utilement à la vie de la société. Ils supportent donc de plus en plus mal cette longue période de marginalité qui leur est imposée entre la fin des études et l'obtention d'un emploi stable.

La nouvelle équipe au pouvoir semble avoir les moyens et les compétences pour faire bouger les lignes mais le risque est grand qu’elle ne le fasse qu’au seul nom de la rationalité économique.
Certes il est grand temps de retrouver une gestion efficace de la dépense publique et de redonner toute sa place à la valeur travail mais la République ne saurait se réduire à des concepts de productivité ou de flexibilité.

Si le réalisme économique s’impose à l’État et aux citoyens, le “marché” ne peut être le seul fondement de la puissance publique. Les logiques de compétition et de contraintes qui conduisent à l’exclusion des plus faibles et aux conflits ne sont plus les seules à retenir. Les nouvelles générations sont davantage motivées par les valeurs de liberté, d’initiative, de coopération, de convivialité, de projets et de créations de lien social. Ces valeurs sont précisément celles de l’économie moderne qui crée les richesses et les emplois de demain.

Ces valeurs vont se généraliser et s’imposer dans un monde en mutation permanente où les technologies, les objets, les organisations, les métiers ne cessent d’évoluer. Nous vivons une époque de changements mais aussi un changement d’époque.

Face aux mutations incessantes de notre société, le rôle de l’État doit être de maintenir la pérennité des valeurs de la République et de garantir aux citoyens la sécurité nécessaire à la construction de leur avenir et donc de celui de la nation. Le nouveau Président et son gouvernement semblent décider à œuvrer en ce sens. Dont acte ! Il y a urgence à agir : tout laisse à penser que la cocotte-minute va bientôt commencer de siffler.

Jacques Carles

Champions

Elle est très loin l’époque où Béziers dominait le rugby français. Elle est encore plus loin l’époque où Sète était le club numéro un du football.
Actuellement, c’est le Montpellier de Loulou Nicollin qui domine le sport régional tandis que le hand ball de Patrice Canayer domine son championnat. Il y a aussi parmi les meilleurs les volleyeurs de l’Arago de Sète et les volleyeuses de Béziers .
Mais par rapport au passé, le sport est présent dans toutes l, es communes de notre région. En football comme en rugby, meme les plus petites communes ont leur équipe, fidèlement suivis par les supporters. C’est là un progrès incontestable que cette pratique sportive généralisée/ Tous les sports sont représentés entre Béziers et Montpellier et surtout à Sète où les joutes ne sont pas, loin de là, le seul sport pratiqué.
Et n’oublions pas les basketteuses de Lattes, plusieurs fois championnes de France. Du Bitterois au Montpellierain en passant par les pays de Thau, la pratique sportive ne cesse de se développer chez les jeunes comme les moins jeunes. Bravo à tous.

Bernard Barraillé

Canicule

Il existe de nombreux moyens de lutter contre la canicule. Mais le plus usité est la baignade. De Vias à Palavas, nos plages sont bondées de baigneurs qui batifolent dans les vagues. Mais il est une autre façon d’échapper à la chaleur et de gouter la fraicheur des eaux : c’est la baignade en rivière. De Beziers à Montpellier, notre arrière-pays ne manque pas de jolis coins aux eaux accueillantes.

Les plus remrquables se trouvent dans les Gorges de l’Hérault. Il suffit de se rendre vers Saint Guilhem le Desert  et de prendre la direction de St Bauzille de Putois. Tout au long de ces 20 kilomètres, , de multiples arrêts sont possibles. Vous y trouverez de l’ombre et une eau réchauffée par un soleil ardent. Loin des foules maritimes, vous pourrez y trouver un calme complet propice aux siestes bucoliques.

Un autre coin prisé des connaisseurs ; la vallée de la Vis, que l’on prend à Ganges et que l’on remonte jusqu’au cirque de Navacelles. Là aussi, des centaines d’endroits vous attendent pour vous y rafraichir.

Citons aussi le Vidourle à St Hyppolite du Fort et le joli ruisseau à St Jean de Bruel.

 Bons bains !

Bernard Barraillé

Vélo : la mobilité douce pour créer de l’emploi

Ce premier week-end de juin était marqué par la fête du vélo. Chez nous, l’énorme succès rencontré par le tour de Thau organisé  par la ville de Marseillan et son club cycliste témoigne de l’intérêt  de nos concitoyens pour la petite reine.

L’invention du vélo date de  1807. Deux siècles plus tard, après de multiples évolutions et des progrès techniques considérables, le vélo n’a jamais été aussi  riche d’avenir. 

Porté par le dynamisme de l’électrique et du tout terrain la filière est en plein boom. En 2016,   plus de 3 millions de cycles se sont vendus en France pour un chiffre d’affaires qui dépasse à présent le milliard d’euros (+6% par rapport à l’année précédente). Il se vend aujourd’hui 50% de plus de vélo que de voitures.

Autre bonne nouvelle : les Français semblent privilégier l’achat de vélos de meilleure qualité et innovants ce qui fait qu’aujourd’hui un quart des vélos vendus dans notre pays sont fabriqués en France. C’est notamment le cas des vélos à assistance électrique dont la croissance est phénoménale : +33% l’an dernier ! Il est vrai que le vélo électrique est moins cher qu’un scooter tout en étant beaucoup moins encombrant.  
La nouvelle économie du vélo comprend de multiples métiers : conception, fabrication, entretien  des cycles, location et réseaux de vélos en libre service, vêtements pour cyclistes,  livraisons, tourisme, etc.  A l’horizon 2020, on estime qu’en Europe plus d’un million de personnes devront leur emploi à l’industrie du vélo et dans ce contexte la France offre le potentiel le plus prometteur en terme d’activité économique et d’emplois.

Tout concourt en effet à la demande de davantage de vélo : la difficile circulation dans les villes, la  pénurie de places de stationnement, la nécessité de préserver la qualité de l’air et de réduire les émissions de gaz à effet de serre,  le désir de rester en bonne forme, le souhait de faire des économies dans le budget transport, etc.

Bien souvent quand deux cyclistes se croisent ils se sourient ou se saluent.  Le vélo est vecteur de convivialité et de rapprochement entre les citoyens. Aussi rien d’étonnant à ce que le vélo soit déjà la deuxième activité physique préférée des Français.

Selon un sondage récent, 73% d’entre eux souhaitent que leur collectivité encourage le développement de la mobilité douce. Pourtant, seuls 2% des actifs se rendent au travail à vélo selon la dernière étude Insee alors qu’ils sont plus de 30% aux Pays-Bas, 20% au Danemark et 15% en Allemagne, pays où le vélo électrique est 3 à 4 fois plus développé qu’en France.

Certes les nouvelles technologies  et les start-up sont des leviers importants pour l’activité  économique  du futur. Mais soyons réalistes et pragmatiques, 90% des nouveaux emplois sont créés par les PME dans les secteurs traditionnels. Au-delà des enjeux évidents en terme de qualité de vie et de santé, faire progresser l’usage du vélo ne peut que contribuer au développement de l’économie locale.

L’Hérault est déjà le département français qui possède le plus grand réseau de pistes cyclables. Chaque nouvelle piste qui se construit et chaque nouvel adepte de ce mode de déplacement contribuent à créer de l’emploi. Aussi, en matière de transport et de mobilité, investir dans le vélo devrait être la priorité des élus attachés à l’efficacité et à la rentabilité  de la dépense publique.

Jacques Carles