Environnement

Restaurer la biodiversité marine agathoise

... AVEC DES ACTIONS CONCRETES !

C'est l'un des objectifs de l'Aire Marine Protégée de la côte agathoise gérée par la Ville d'Agde !
Une opération de récupération de corps morts du balisage des bouées jaunes des 300 m abandonnés sur le littoral agathois vient ainsi de se terminer. Près d'une trentaine de corps-morts qui ont été drossés à la côte par les coups de mer depuis plusieurs mois viennent d'être récupérés. Une opération longue et délicate qui a mobilisé efficacement le service des plages de la mairie, avec la barge municipale et ses agents, et l'équipe plongée de l'Aire Marine Protégée pour à la fois les repérer précisément puis les enlever un par un avec leurs chaînes, manilles, blocs de béton et pneus, avec un système de parachutes.
Une opération financée par le ministère de l'écologie via un Contrat Natura 2000 marin avec la ville d'Agde.
Elle sera bientôt suivie par une opération innovante et expérimentale de nouveaux dispositifs de corps morts du balisage des 300 m bien plus respectueux du milieu marin et plus économes dans la durée.

Renaud Dupuy de la Grandrive
Directeur du Milieu Marin / AMP Côte agathoise - Ville d'Agde

La restauration du coralligène de Brescou se poursuit !



 

belle langouste du Cap d'Agde pas de Cuba!

Le milieu naturel marin présent autour de 20 m au large de Brescou, très riche mais fragile, fait l'objet de toute l'attention de l'Aire marine protégée de la côte agathoise.
Un Contrat Natura 2000 signé avec le ministère de l'écologie permet d'engager une action de préservation et d'aménagement durable. En concertation très étroite avec les clubs de plongée, plusieurs sites ont été nettoyés de leurs déchets puis réaménagés avec de nouveaux fils d'Ariane et repères fixes adaptés aux sites.
Un travail de terrain conséquent avec une communication vers le monde de la plongée en cours.
vous souhaitez admirer langoustes, mostelles, sars, roses des mers, éponges...rejoignez un club de plongée local !

Renaud Dupuy de la Grandrive
Direction du milieu marin de la ville d'Agde
Aire Marine Protégée de la côte agathoise

Expédition 7ème Continent.

Le 27 juillet 2017 à 20h00 – Quai de la Capitainerie au Cap d’Agde.

Dans le cadre de la tournée de sensibilisation de « Expédition 7ème Continent » vous êtes invités à la conférence débat en présence du navigateur explorateur Patrick Deixonne.

Projection du film « Expédition 7ème Contient Atlantique Nord ».

Les journées de sensibilisation se dérouleront les 27 et 28 juillet au Cap d’Agde.

Aire marine protégée de la côte agathoise

     

Un comité de pilotage actif !

Belle affluence pour cette réunion annuelle du Comité de Pilotage (COPIL) du site Natura 2000 Posidonies du Cap d'Agde, présidée par le Commissaire général de la marine, Thierry Duchesne, adjoint au préfet maritime de Méditerranée. Une assemblée accueillie par le maire d'Agde, Gilles D'Ettore, et toute l'équipe permanente et saisonnière du directeur du milieu marin de la ville, Renaud Dupuy de la Grandrive, qui a salué ce travail collectif.

Quasiment tous les représentants des acteurs maritimes membres du COPIL étaient là, associatifs comme institutionnels, et ont ainsi participé aux presque 3 heures de présentation et discussions sur le bilan des 10 ans du 1er plan de gestion et sa suite mais surtout sur les actions 2017 et 2018 à venir. Un programme ambitieux financé par le ministère de l'écologie, l'Agence de l'eau, la ville d'Agde et bientôt d'autres partenaires régionaux et européens, couvrant toutes les facettes de la gestion d'une aire marine protégée: connaissance et suivis scientifiques rigoureux, actions de gestion concrètes (restauration écologique, microrécifs artificiels, mouillages écologiques, projet de réserve marine /cantonnement...), sensibilisation / information du public et communication bien sûr. Le tout dans la concertation, « marque de fabrique » de la gestion de ce site de 6152 hectares étudié depuis plus de 20 ans.


Une sortie en mer et sur Brescou a été organisée le matin pour faire découvrir notre site marin et nos activités au Commissaire qui ne connaissait pas encore notre territoire.
D’autres opérations en mer sont programmées d’ici la fin de l’année pour mettre en œuvre des actions pilotes dont nous aurons la confirmation cet été.

Ecogestes Méditerranée Occitanie

Vivre & Respecter la mer au quotidien

photo du coralligène méditerranéen (crédit : P. Louisy)

Vous aimez naviguer ? Et vous souhaitez participer à la préservation du milieu marin ? Alors participez à la campagne écogestes Méditerranée Occitanie ! Cette campagne de sensibilisation des plaisanciers à des pratiques de navigation plus respectueuses de l’environnement est relancée, en 2017, par le CPIE Bassin de Thau sur toute la région Occitanie.

Contexte Les milieux marins, littoraux et fluviaux sont des écosystèmes fragiles et soumis à de fortes pressions anthropiques. Parmi les différents usages, la plaisance représente une part importante des activités. Les plaisanciers peu ou mal avertis peuvent affecter l’environnement marin, de par leurs activités en mer et au port. Partant de ce constat, de nombreuses structures se sont mobilisées pour mettre en oeuvre la campagne Ecogestes Méditerranée. Elle est issue de l’unification des campagnes menées depuis 2002 en Provence-Alpes-Côte d’Azur et entre 2004 et 2014 en Languedoc-Roussillon.

Une campagne à large échelle

Sous l’impulsion du Plan d’Action pour le Milieu Marin, Ecogestes Méditerranée sera déployée en 2017 à l’échelle des trois régions de Méditerranée française permettant de donner une identité forte à l’action. Au total, 24 structures d’éducation à l’environnement et gestionnaires de milieux iront pendant tout l’été à la rencontre des plaisanciers. La campagne contribue ainsi à la diffusion des messages liés à la gestion du milieu et de ses usages.

S’engager !

Tri des déchets, ancrage respectueux, produits d’entretien écolabellisés, récupération des eaux usées sont autant de thématiques qui seront abordées avec le plaisancier qui accepte d’échanger sur ses pratiques et s’engage à devenir un [éco]plaisancier !

La programmation en Occitanie

Coordonnée par le CPIE Bassin de Thau, la campagne s’appuie sur plusieurs structures ambassadrices (LPO Hérault, Ardam, Labelbleu, LPO Aude), ainsi que sur de nombreux ports et gestionnaires d’espaces naturels régionaux, relais de la campagne sur leurs territoires. Vous retrouverez les ambassadeurs Ecogestes sur stand à l’occasion de manifestations nautiques régionales ou sur les pontons pour des enquêtes directes auprès des plaisanciers… La campagne s’associe cette année à Expédition 7e Continent, tournée de sensibilisation autour des déchets plastiques en mer. La tournée fera escale dans plusieurs ports de l’Union des Villes Portuaires d'Occitanie.

8-9/07 : St Cyprien (66) - 9/07 : Palavas (34) - 11-12/07 : Port Vendres (66) - 16/07 : Carnon (34) - 19/07 : Leucate (11) - 21-22/07 : Gruissan (11) - 24/07 : Port La Nouvelle (11) - 27-28/07 : Cap d’Agde (34) - 30-31/07 : Sète (34) - 2/08 : Carnon (34) - 3/08 : Vendres-Chichoulet (34) - 6/08 : La Grande Motte (34) - 8-9/08 : Port-Camargue (30)

 

Le saviez-vous ?

Une petite flaque de carburant affecte, à elle toute seule, la vie sous-marine sur une surface équivalente à un terrain de foot ! Des solutions [éco]gestes existent ! Elles sont pratiques, économiques et écologiques. Venez les découvrir !

 

 

Appel à projets Prix Pôle-relais lagunes méditerranéennes 2017

La biodiversité des territoires lagunaires, outre sa valeur intrinsèque, est une opportunité pour le développement économique. A l’heure de la transition écologique, le Prix Pôle-relais lagunes méditerranéennes a pour ambition de mettre en valeur des initiatives économiques innovantes ou exemplaires en territoire lagunaire, qui s’appuient sur la richesse de la biodiversité et favorisent sa préservation. Les initiatives économiques pouvant prétendre à ce Prix mettront en évidence leur choix fait sur la valorisation durable de la richesse de la biodiversité en lagunes et sa préservation.

La remise du Prix Pôle-relais lagunes méditerranéennes aura lieu à l’occasion des Assises nationales de la Biodiversité le 6 juillet 2017 à Ajaccio. L’invitation aux Assises et les frais de déplacements des lauréats seront pris en charge.

En savoir plus :
Télécharger l’appel à projets
Formulaire de candidature en ligne
Retour sur les éditions 2011 / 2013 / 2015
Programme des assises nationales de la biodiversité en Corse

Contact :
Virginie MAUCLERT
Coordinatrice du Pôle-relais lagunes méditerranéennes
Tél : 04 90 97 29 67
Courriel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

DATE LIMITE DE RÉPONSE : 12 juin 2017

 

Ce Prix est mis en œuvre tous les 2 ans par le Pôle-relais lagunes méditerranéennes avec le soutien technique ou financier de ses partenaires : Agence française pour la biodiversité, agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse, Dreal des régions Occitanie, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse, Région PACA, Département 13.

 

Exposition "Zostères, des prairies sous la mer"

L'exposition "Zostères, des prairies sous la mer" vous accueille à partir du 20 mai et jusqu'au 30 novembre dans la zone d'exposition temporaire du musée de l'étang de Thau, à Bouzigues. Petits et grands, venez découvrir ces plantes à fleurs aquatiques, les zostères, qui peuplent les fonds de l'étang de Thau ! Convient aux enfants.

L’image contient peut-être : plein air, eau et texte









 

Qu’est-ce qu’une zostère ? Où pouvons-nous les observer ? À quoi servent-elles ? Sont-elles menacées ? Comment les protéger ? Voilà les questionnements auxquelles tentera de répondre l’exposition «Zostères, des prairies sous la mer ».

Cette exposition a pour but de sensibiliser les citoyens et les décideurs au rôle crucial que jouent ces écosystèmes et leur biodiversité dans le fonctionnement des milieux aquatiques et de toutes les activités qui s’y rattachent (pêche, conchyliculture, tourisme…). Ces herbiers, reconnus comme majeurs par les scientifiques, sont en effet menacés partout dans le monde et nous espérons que l’exposition induira chez le visiteur une prise de conscience et des changements de comportements qui augmenteront le succès des actions de conservation des herbiers engagés depuis quelques années.

Comment est née cette d’exposition ?

Ce projet a pris naissance au laboratoire MARBEC à Montpellier sous l’impulsion de deux chercheuses : Francesca Rossi, chercheuse CNRS, qui travaille depuis deux ans sur des questions de diversité, fonctionnement et conservation des herbiers de zostères, grâce au financement d'un projet scientifique par la fondation TOTAL (projet DIVGRASS) et à sa participation au réseau international ZEN, Zostera experimental Network (www.zenscience.org) et Frédérique Carcaillet, enseignante-chercheuse, qui s’intéresse depuis plusieurs années au transfert des connaissances issues de la recherche vers le grand public et à la formation des étudiants à la médiation scientifique.

C’est en unissant leurs connaissances et leurs compétences que ces chercheuses ont proposé à la Fondation de France la création d'une exposition itinérante pour faire connaître les herbiers zostères et promouvoir la conservation de ces écosystèmes sur les côtes du Languedoc-Roussillon, notamment dans les communes qui bordent l’étang de Thau dont 15% des fonds sont recouverts par des herbiers de zostères. À Bouzigues, le Musée de l’étang de Thau, est d’ailleurs devenu un partenaire dans la conception de l’exposition.

Depuis 2015, de nombreux étudiants ont participé à la réalisation de ce projet grâce à leurs stages de fin d’année, soit par leur contribution scientifique soit par leurs travaux de vulgarisation et d’expographie; cette expérience concrète a été majeure dans leur formation et a permis de faire vivre et de mener à bien ce projet.

Que va-t-on y voir ?

L’exposition se compose d’un ensemble de panneaux illustrés et interactifs, de spécimens à observer, de dispositifs ludiques et de plusieurs courts métrages. Plongé dans une ambiance sonore et lumineuse, le visiteur partira à la découverte de la plante, de ses conditions de vie, de sa répartition et de la biodiversité qu’abritent les herbiers…les organismes marins qui y vivent n’auront plus de secret pour lui. Il comprendra l’importance de ces espèces dans l’environnement marin et sera ainsi en mesure de contribuer à leur protection.
Une zone d’immersion avec des zostères géantes sera également installée, ainsi qu’une reconstitution d’un laboratoire de recherche où il sera possible de s’initier au quotidien des scientifiques. Pour les enfants, une chasse au trésor, en relation avec l’exposition, aura pour vocation de leur faire découvrir les herbiers de zostères en s’amusant. Et le trésor pourra être ramené à la maison !
Un animateur, financé par la Direction Régionale des Affaires Culturelles d'Occitanie, sera également présent dans l’exposition durant les mois de juin et de juillet 2017 pour guider le visiteur et répondre aux questions des plus curieux. Le Syndicat Mixte du Bassin de Thau, lui, assurera une campagne de sensibilisation sur les plages de l’étang et notamment sur la plage de Bouzigues à côté du musée en allant à la rencontre des touristes. Les écoles recevront également un livret pédagogique pour les aider à mener des actions avant, pendant et après leur visite.

Musée de l'étang de Thau - Quai du Port, 34140 Bouzigues
Pour en savoir plus : https://www.facebook.com/herbierszosteres/

L'agglo distinguée pour son action en faveur de l'environnement

Dans le cadre de sa 2ème édition des trophées pour l’adaptation aux changements climatiques des territoires, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME) attribue à l'agglo Hérault Méditerranée le 1er prix dans la catégorie "écosystèmes et ressources naturelles".


 

Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME)

L'ADEME participe à la mise en oeuvre des politiques publiques dans les domaines de l'environnement, de l'énergie et du développement durable. Afin de leur permettre de progresser dans leur démarche environnementale, l'Agence met à disposition des entreprises, des collectivités locales, des pouvoirs publics et du grand public, ses capacités d'expertise et de conseil. Elle aide en outre au financement de projets, de la recherche à la mise en œuvre et ce, dans ses domaines d'intervention.

 
 

L’agglo Hérault Méditerranée s’est distinguée pour son action sur la côte Ouest de Vias, visant à "rétablir le fonctionnement naturel du littoral et à expérimenter la relocalisation des activités et des biens". Le Président de l’ADEME, Bruno Léchevin, lui a remis, pour l’exemplarité de son action, le 1er prix dans la catégorie "écosystèmes et ressources naturelles". Il a rappelé que la zone du pourtour méditerranéen est très exposée aux conséquences du changement climatique et parmi les mesures d’adaptation mises en œuvre par les collectivités, le projet porté par notre agglo a retenu toute son attention.

En effet, la côte Ouest de Vias-plage est menacée par les risques de submersion marine en lien avec le réchauffement climatique. Or, cette espace de 400 hectares fragilisé par l’érosion avec un recul moyen de 1m35 de plage chaque année, accueille 14 campings et jusqu’à 25 000 personnes en été. Au regard des enjeux sociaux, économiques et environnementaux et des contraintes liées à la réglementation en vigueur, l’agglo a lancé un programme en plusieurs phases pour reconstituer dans un premier temps, le fonctionnement naturel du cordon littoral avec ses dunes et ses plages. 900 mètres ont déjà été restaurés.

Le programme d’aménagement du territoire prenant en compte l’évolution des risques, appelé « plan guide » se poursuit. Il se construit avec l’ensemble des acteurs qui sont réunis au sein d’un conseil de gestion patrimoniale.

» pour en savoir plus, voir le communiqué de l'ADEME


Trophées ADEME : L'agglo remporte le 1er prix par agglohm

 

 

 

Ré-Installation des huttes de Biodiversité (Biohut®) à Marseillan

La ville de Marseillan s’inscrit depuis plusieurs années dans des actions de sensibilisation et de protection de l’environnement qui l’entoure. Cet engagement est essentiel pour une commune dont 90% du territoire bénéficient du classement « Zone Natura 2000 ».
Marseillan a ainsi été l’une des villes pionnière à avoir investi dans le procédé, Biohut® avec l’installation des 90 modules dans les ports de Marseillan-ville et plage contribuant ainsi au rétablissement des écosystèmes côtiers et lagunaires. En novembre 2016, les cages avaitent été sorties de l’eau afin d’analyser la situation des habitats et de procéder à un comptage minutieux des différentes espèces qui s’y trouvaient.
Jeudi dernier, c’est en présence du Sénateur maire de Sète et président de la Communauté d’Agglomération du Bassin de Thau, François Commeinhes, du maire de Marseillan, Yves Michel, des conseillers départementaux, Marie-Christine Fabre de Roussac et Sébastien Frey, du représentant de l’Agence de l’Eau et du Directeur départemental adjoint de la DDTM, Frédéric Blua, que s’est déroulée la réinstallation des habitats.

 

Biohut est la solution développée par la société Ecocean pour créer un habitat artificiel offrant « le gîte et le couvert » afin de favoriser le taux de survie des poissons et autres animaux marins dans les phases initiales de leurs existences. Le procédé permet ainsi de redonner la fonction de nurserie à des zones modifiées par l’homme (par exemple les ports et les aménagements côtiers).

Qu’est ce qu’une nurserie ?

L’habitat nurserie est caractéristique de la morphologie et des besoins des espèces :

  • Une nutrition variée et adaptée.
  • Un habitat favorable à l’installation des post-larves, qui les protège des prédateurs et des pressions pendant leur période juvénile jusqu’à la taille refuge.
  • Un environnement où les juvéniles grandissent plus vite et ont un meilleur taux de survie qu’ailleurs.
  • Une localisation qui permet un déplacement vers les habitats adultes.


©Rémy Dubas

Composé d’une cage en acier remplie de coquilles d’huîtres ou d’un matériau recyclé, associée à une autre cage, vide celle-ci, la Biohut protège les larves et les « jeunes recrues » quand, agressées par des prédateurs, elles cherchent à se rapprocher naturellement de l’habitat
En les protégeant de la prédation, tout en leur fournissant une nourriture adaptée, le procéde permet aux larves et aux jeunes recrues d'atteindre “la taille refuge” afin de contribuer efficacement à l’accroissement des populations adultes.

   

Très sensible à la préservation de ce territoire maritime qu'est Marseillan, le maire Yves Michel a fait appel en 2014 à une jeune société montpelliéraine Ecocean spécialisée dans la restauration des milieux aquatiques, et les ports de Marseillan-Plage et de Marseillan-ville avaient été équipés de modules Biohut® au nombre de 60 pour le premier et 30 pour le second.
Marseillan a été le 1er port à être équipé de ces systèmes de protection.
Ce dispositif a été financée par l’Agence de l’eau (50%), la ville de Marseillan (30%) et le département de l’Hérault (20%).

Les Biohuts® sont des nurseries constituées de 2 cages, l'une remplie d'un matériau recyclé (coquilles d'huîtres) et d'une autre vide offrant habitat et nourriture aux jeunes larves ainsi protégées des prédateurs (voir détails ci-contre).
En novembre 2016, les cages avaient été relevées et la société Ecocean avait comptabilisé 16 000 individus et 35 espèces de faune marine des pageots, des pagres, des dorades, des bars, etc. des poissons qui jouent un rôle patrimonial en Méditerranée, mais aussi une faune vagile: gastéropodes, oursins, crustacés.

Cliquez sur une imlge pour l'agrandir

Jeudi 16 mars, la société Ecocean a réinstallé pour 4 ans les Biohuts® dans les 2 ports, et à Marseillan-Plage en présence du Sénateur François Commeinhes, des conseillers départementaux Mme Fabre de Roussac et Sébastien Frey , du maire Yves Michel, du maire honoraire M. Benoit, de M. Blua Directeur Départemental Adjoint de la DDTM, d'élus, du représentant de l'Agence de l'eau, de membres d'associations et un peu plus tôt dans l'après-midi d'élèves de 6ème du collège Pierre Deley qui ont participé à des ateliers de sensibilisation et suivront tout au long de l'année l'évolution de ces habitats. Ces jeunes "qui sont les citoyens de demain" comme l'a rappelé Yves Michel, le maire de Marseillan, sont donc déjà mobilisés pour préserver l'environnement.

M. Yann Guais et M. Rémi Dubas (Ecocean) ont fait tour à tour le bilan de l'opération menée précédemment et précisé que la pose de ce dispositif' avait été possible uniquement parce que Marseillan avait, en amont, mené une lutte contre les rejets, la mer n'étant pas une poubelle mais un lieu de vie. Des panneaux de sensibilisation ont d'ailleurs été placés sur les quais pour informer les plaisanciers et visiteurs.
Mme Fabre de Roussac, a précisé qu'une aide financière de 13.000 € pour soutenir cette opération avait été votée la veille par le Département.
Le sénateur Commeinhes qui revenait d'une visite des eaux de lagunage, a ajouté qu'il partait sous peu à Gênes assister à une table ronde sur la protection de l'eau dans les ports et M. Blua a salué cette initiative concrète, pragmatique, d 'un montant budgétaire limité, préférable "à des envolées lyriques et des ambitions démesurées difficiles à mettre en place fort onéreuses pour un résultat aléatoire ou tardif".

Claude Gressier

 

NAPPEX (Nurseries Artificielles Pour Ports Exemplaires)

NAPPEX est aujourd’hui une appellation qui identifie les ports exemplaires ayant comme engagement de favoriser la biodiversité dans leurs eaux par la mise en place d’habitats adaptés aux larves de poissons ainsi qu’à de nombreuses espèces marines.

Qu’est-ce qu’un Port Exemplaire ?

Les problématiques liées à l’impact du port sur les habitats et la biodiversité ne peuvent être intégrées dans la démarche environnementale que si le port est déjà "propre". NAPPEX est donc l’occasion pour les ports propres de franchir un pas de plus vers l’exemplarité en intégrant la biodiversité dans leurs démarches environnementales. Les ports contribuent ainsi à l’amélioration de la biodiversité au sein de leur environnement. Un port engagé NAPPEX, c’est un port qui, après avoir engagé une démarche "port propre" (qualité de l’eau, gestion des dêchets…), décide de franchir un pas de plus vers l’exemplarité en intégrant la biodiversité dans sa démarche.

 

l’EID Méditerranée au cœur de la lutte contre les moustiques

 

l'EID Méditerranée :

Un acteur de l'aménagement du territoire


Il y a 50 ans, le littoral méditerranéen français n'était pas celui que tout le monde connaît aujourd'hui. Les villes, les campagnes et les plages risquaient de passer à côté de sérieuses opportunités de développement économique et touristique. Car elles étaient envahies par des insectes insupportables : les moustiques, qui rendaient ce pays magnifique invivable !
C'est pourquoi en 1958, les Conseils généraux des départements de l'Hérault, du Gard et des Bouches-du-Rhône évaluant l'avenir exceptionnel qui s'ouvrait à leurs départements, ont décidé de créer l'EID Méditerranée, l'Entente Interdépartementale pour la Démoustication du littoral méditerranéen (EID-Med).
En 1963, l'Aude et les Pyrénées-Orientales les rejoignent. C'est cette année-là que l'Etat a créé la Mission interministérielle d'aménagement touristique du Languedoc-Roussillon, dite "Mission Racine". Fixant la démoustication comme préalable incontournable à toute démarche d'aménagement, l'Etat a contribué au financement de l'EID Méditerranée, aux côtés des collectivités territoriales, jusqu'en 1982, date de dissolution de la Mission interministérielle.

Pour un développement local durable

L’EID-Med a pour mission centrale le contrôle de la population des espèces nuisantes de moustiques proliférant dans les zones humides marginales des étangs et lagunes du littoral. Ce contrôle consiste, non pas à éradiquer l’ensemble des insectes piqueurs, mais à maintenir la gêne due aux moustiques à un seuil jugé tolérable, avec un impact environnemental minimum et dans un cadre budgétaire maîtrisé.
Les zones d'activités économiques, les établissements scolaires, universitaires, culturels n'auraient pu se développer à quelques encablures du littoral s'ils avaient dû être envahis par des nuages de moustiques. La démoustication a donc directement contribué à l'essor économique de notre région, particulièrement le tourisme, tout en œuvrant chaque jour, du printemps à l’automne, pour la salubrité et le confort de vie pour tous. Cette mission ne peut être ralentie sous peine de revenir... plusieurs decennies en arrière !
L’EID Méditerranée participe également à des actions importantes de conservation et de mise en valeur écologique des milieux naturels (restauration des cordons dunaires et suivi des systèmes littoraux). Elles contribuent à faire de notre région l’une des destinations préférées des touristes et un territoire propice à l’essor des activités économiques tout en assurant la salubrité publique à l'échelle de sa zone d'action

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Christophe Morgo
président de l’EID Méditerranée

Christophe Morgo, conseiller départemental du canton de Mèze et maire Villeveyrac, connaît bien l’EID Méditerranée puisqu’il y partiicpe au titre de représentant du Département depuis 2008. En 2015, il en a été élu président pour succéder à Christian Jean.

"Les défis à relever aujourd’hui sont déterminants pour le devenir de notre établissement et le nouveau conseil d’administration, désigné en 2015 par les collectivités membres. Il a devant lui une tâche difficile mais motivante.

Tout d’abord, il faut apporter des réponses à la forte colonisation par le « moustique tigre » (Aedes albopictus) de l’ensemble des départements de la façade méditerranéenne, tant au niveau de la nuisance qu’il provoque que du risque de santé publique qu’il représente.

Au-delà, nous devons aussi accompagner l’état et les Départements qui nous sollicitent dans l’application du plan antidissémination de la dengue et du chikungunya.

Bien sûr, dans le même temps, il faut veiller à être toujours aussi efficace (voire plus efficace) dans le contrôle des moustiques autochtones, malgré de nombreux facteurs qui compliquent notre action : conditions climatiques augmentant la période de nuisance, restrictions d’accès aux zones productrices de moustiques, limitation du nombre d’insecticides utilisables et de méthodes de lutte alternatives vraiment efficaces à ce jour…

De plus, les restrictions budgétaires qui s’imposent aux collectivités membres impactent l’EID. Il faut donc se préparer à faire plus et mieux avec moins.

Heureusement, l’EID Méditerranée ne manque pas de ressources, humaines au premier chef, qui lui permettront de réussir, tout en poursuivant les efforts au niveau financier. C’est une structure solide qui dispose de nombreux atouts pour répondre aux attentes des citoyens en matière de lutte contre les moustiques, qu’ils soient d’ici ou d’ailleurs : des équipes professionnelles au niveau de compétences élevé, tant sur le terrain qu’au siège, dotées de moyens de qualité, des finances maîtrisées et une démarche d’amélioration constante."

Christophe Morgo, Président de l’EID Méditerranée
Rapport d’activités EID Méditerranée 2015 .

   
       
 

Quelles nouvelles du côté des biocides ?

En Europe, les insecticides utilisables dans le cadre de la lutte contre les moustiques nuisants ou vecteurs sont régis par le règlement (UE) n°528/2012 du 22 mai 2012. Ce dernier limite le panel de biocides disponibles sur le marché national et européen. Des recherhces sont toutefois en cours pour identifier et à sélectionner de nouvelles substances actives insecticides pouvant, à moyen terme, renforcer la panoplie des moyens biocides. Parmi ceux-ci, deux projets sont particulièrement prometteur le GreenProtect (près de 500 molécules d’origine naturelle testées depuis 2012)et le projet QSAR-LAV.
Une fois sélectionnées, les molécules ayant une activité larvicide potentielle sont synthétisées et purifiées. L’EID Méditerranée se charge alors de la réalisation des tests d’efficacité sur des espèces de moustiques de référence élevées au laboratoire. Ainsi, depuis 3 ans, ce sont près de :

  • 55 molécules testées.
  • 152 tests larvaires réalisés.
  • 4 molécules actives à faibles doses.
   

Avec ses 150 agents permaments et un budget annuel d'environ 140 millions d'euros, l’EID Méditerranéee, joue un rôle central dans la lutte contre les moustiques. Chaque années se sont des centaines d'actions concrètes qui sont menées depuis la destruction physique des gîtes larvaires à la prévention en passant la mobilisation des institutionnels, les enquêtes entomologiques suite à des signalements des agences régionales de santé, l'information et la sensibilisation du public etc.

Optimiser les méthodes de lutte

Les opérations de lutte de l’EID Méditerranée visent à contrôler la nuisance des moustiques afin de protéger les agglomérations. Elles consistent à traiter à la source les larves présentes dans l’eau avant qu’elles ne se transforment en adultes et ne se dispersent vers les zones habitées. Il s’agit ainsi de la stratégie de lutte la plus efficace et la moins impactante pour l’environnement (actions ciblées dans l’espace et dans le temps, produit sélectif…).
On distingue les interventions en « milieu rural » (zones humides littorales, principalement), où l’objectif est de traiter des espèces ayant des capacités de dispersion importantes vers les habitations et les interventions en milieu urbain.
Environ 40.000 hectares sont traités en milieu rural. Trois quarts des surfaces traitées le sont par épandage aérien (par avion ou hélicoptère), le dernier quart fait l’objet d’épandage terrestre. En milieu urbain, les traitements concernent près de 60 000 gîtes larvaires. La stratégie de la lutte urbaine consiste en des actions ciblées chez les privés où se trouve 80 % des larves : suppression physique, sensibilisation sur le terrain, intervention à la demande , etc.) et des actions qui visent à être exemplaire dans le domaine public, avec un le rôle central de l’EID Méditerranée pour le traitement des gîtes identifiés et amener les concepteurs ou gestionnaires d’espaces, d’ouvrages et de bâtiments publics à la bonne « gestion » pour une moindre production de moustiques.

Le recours ultime et raisonné aux traitements "adulticides"

La lutte contre le moutiques se concentre prioritairement sur la prevention et l’élimination des larves mais les traitements “adulticides” font partie de la stratégie de lutte contre la nuisance liée aux moustiques. Conformément à la réglementation, ils sont limités à des épandages par voie terrestre, en milieu urbain et périurbain. principalement en début d’été, Ces traitements, qui représentent moins de 2 % des surfaces traitées, restent nécessaires dans la panoplie et sont mis en oeuvre après évaluation des services de l’EID-Med et accord du Conseil départemental et de la commune concernés

Le « moustique tigre » Aedes albopictus

Le « moustique tigre » Aedes albopictus est une des espèces les plus invasives au monde. Comme pour la plupart des espèces d’Aedes, il ne pond pas ses oeufs au niveau de l’eau mais au-dessus : une élévation du niveau de l’eau est donc nécessaire pour permettre l’éclosion (arrosage, pluie, etc). Aedes albopictus affectionne particulièrement les petits gîtes et peut pondre dans les coupelles de pots de fleurs, les arrosoirs, les vases et même les pneus laissés à l’abandon. C’est principalement par ce biais que les oeufs ont été transportés sur le continent européen. Il est relativement simple de limiter sérieusement leur développement, en s’assurant qu’au moins une fois par semaine ces petits gîtes soient complètement asséchés, ce qui permet de tuer les larves avant qu’elles ne deviennent les adultes piqueurs qui nous importunent.

Aedes albopictus n’a de cesse de coloniser de nouveaux territoires, depuis son introduction à Menton, en 2004. C’est la seule espèce de moustiques de métropole capable de transmettre la dengue et le chikungunya. Afin de prévenir l’apparition d’épidémies, le ministère de la Santé a mis en place un plan antidissémination. L’EID Méditerranée participe activement à ce plan, en surveillant l’expansion du « moustique tigre » et en mettant en oeuvre des traitements insecticides préventifs, en cas de risque de transmission vectorielle.
» pour en savoir plus : www.moustiquetigre.org

L'EID : promotteur d'innovations

Nouvelles approches aériennes

Les applications professionnelles impliquant des drones sont en plein essor en France. Les outils sont nombreux, la réglementation complète, d’où l’idée de faire appel à des spécialistes pour savoir où positionner le curseur (applications de biocides, prise de mesures, surveillance…). Au-delà, de nouvelles classes d’engins aériens légers (Classe 6 ULM) permettent de réfléchir à de nouveaux moyens.

Des techniques nouvelles pour limiter les nuisances

Pour rester performant et répondre du mieux possible aux attentes des populations, le mode opératoire appliqué par l’EID Méditerranée est en permanence enrichi de nouvelles méthodes issues de la R&D. En 2015, deux méthodes prometteuses ont été expérimentées sur le terrain avec succès : d’une part, les techniques de piégeage massif de moustiques adultes et, d’autre part, l’autodissémination de biocides pour atteindre les gîtes d’Aedes albopictus (« moustique tigre »).

Innovation et accès-plage

Dans le cadre du programme européen MedSand- Coast, le Département de l'Hérault a retenu l'EID Méditerranée pour mettre en oeuvre des actions innovantes de gestion de la fréquentation de sites littoraux.
Le pôle Littoral de l'EID a été la cheville ouvrière d'une expérimentation menée sur le cordon dunaire de Sérignan- Plage où deux accès-plage ont été matérialisés, l'un avec des copeaux (bois flotté, broyé et étalé au sol), l'autre encadré avec des plantes dunaires.
Il a aussi conçu et réalisé des travaux d'aménagement dunaire d'avant-garde sur les communes de Marseillan, Sète et Frontignan: pose de ganivelles, plantations, paillage géotextile, etc..
Par ailleurs face au problème de l'érosion marine et du recul du rivage qui en découle, plusieurs réponses sont apportées aux collectivités gestionnaires du littoral. Parmi elles : le choix de réparer les dégâts avec des techniques douces, pour conserver l'existant ou l'acceptation du recul et son accompagnement. Par exemple la réalisation d'un cordon dunaire de second rang sur la commune du Grau du Roi , afin de soustraire la ville à la submersion marine, tout en anticipant le recul du rivage dû à l'érosion. Cette opération innovante est le fruit d'une réflexion de longue date, associant la commune, le Syndicat Mixte de la Camargue Gardoise, la DREAL et l'équipe de maîtrise d'oeuvre du projet (BRLi/ONF/EID).

L’évaluation environnementale : le plan QSE (Qualité - Sécurité - Environnement)

Suite à l’analyse environnementale qui a été réalisée à l’échelle de l’ensemble des sites de l’EID Méditerranée, un plan d’action « environnement » est à l’oeuvre, afin d’améliorer notre performance environnementale. Il s’articule autour de 3 thèmes majeurs : gestion des déchets (traitement des effluents / gestion des déchets ménagers). - amélioration des conditions de stockage. - économies d’énergie. Initié en 2015, ce plan d’action va se déployer jusqu’en 2017

 

Natura 2000

Trois contrats pour l’Aire marine protégée de la côte agathoise



 

 

Pour la ville d’Agde, gestionnaire du site Natura 2000 des posidonies du Cap d’Agde, son maire Gilles D’Ettore vient de signer avec l’Etat trois contrats Natura 2000 marins pour un montant de plus de 150.000 €, financés à 80 % par le ministère de l’écologie.
Il s’agit d’opérations de restauration écologique marine qui seront engagés par la direction du milieu marin de la ville en association avec d’autres services de la commune, en partenariat avec les clubs de plongée associatifs et professionnels locaux et une entreprise régionale spécialisée dans le génie écologique maritime.

Ces actions concrètes portent sur la récupération des corps-morts des bouées des 300 m abandonnés sur le littoral agathois suite aux tempêtes – et ils sont nombreux ! -, sur l’optimisation de ce balisage par la conception et l’expérimentation de modules de corps-morts/bouées faisant office à la fois de délimitation des 300 m et de micro-récif artificiel, pour les jeunes poissons notamment. Enfin le 3ème contrat concerne une série d’opérations visant à protéger et gérer durablement le coralligène du Roc de Brescou (sorte de récifs méditerranéens vivants très riches en biodiversité et ressources marines), en rationnalisant mieux l’activité plongée.


La mise en œuvre de ce plus important pack de contrats marins de ce type en France vient de démarrer avec des réunions techniques et de concertation, et les opérations seront engagées en 2017.

Des opérations qui entrent également tout à fait dans le cadre de la politique littorale de l’Agence de l’Eau, de la future Agence Française pour la Biodiversité, du Parlement de la Mer ((dont nous sommes membres) et du tout récent statut 3 étoiles de la Station Nautique du Cap d’Agde.

Renaud Dupuy de la Grandrive
Directeur du milieu marin, ville d’Agde