courrier des lecteurs

Courrier des lecteurs

Cette rubrique est ouverte à nos lecteurs qui souhaitent s'exprimer et se veut une contribution au débat démocratique. Elle est ouverte à la diversité  d'opinion et d'expression. Toutefois ne seront pas publiés les messages redondants, de nature publicitaire ou promotionnelle, contraires à l’ordre public ou aux bonnes mœurs, violents, racistes, révisionnistes, faisant l’apologie des crimes de guerre, injurieux ou grossiers, contraires aux droits d’auteur ou droits voisins, au droit applicable aux bases de données, au droit des marques, au droit à l’image, au droit au respect de la vie privée ou qui enfreindraient toute autre disposition législative ou réglementaire en vigueur

 

"Bienvenue à nos lecteurs anglophones" : réactions

  • Dennis Lazreg, lecteur norvégien d'Agde-infos nous écrit, à propos de notre édito Bienvenue à nos lecteurs anglophones :

    "C'est une tres bonne initiative et je connais plusieurs compatriotes norvégiens qui souffrent de ce manque d'information dans une langue qu'ils comprennent. Certains ont vite été tente par l'Espagne qui offre plus d'avantages financiers : par exemple  la taxe d'habitation et la taxe foncière sont difficiles à comprendre et même à traduire pour les scandinaves, pour eux elles n'ont aucun sens et ils ont du mal à voir ce qui distingue l'une de l'autre. J'espère que des politiques sérieux , réfléhissent à ces problèmes, pour attirer beaucoup plus de retraités qui pourront générer des emplois toute l'année dans la région. - Dennis Lazreg

  • François Michaud, qui a vécu à Sète durant 30 ans où il enseignait les beaux-arts  qui vit à présent sur l'île de Vancouver au Canada

    Bonne idée.  Je confirme l'intérêt de cette démarche. - François Michaud

 

La cocotte-minute va-t-elle bientôt siffler? - Réaction

A propos de l'édito : la cocotte-minute va-t-elle bientôt siffler?

Cette histoire de la défiance de la jeunesse vis à vis de la classe politique ce n'est pas aussi simple qu'il y parait. En effet ,j'observe que la nouvelle chambre élue est plus jeune que la précédente. Et non seulement plus jeune mais aussi plus "novice" c'est à dire qu'elle est composée de jeunes députés(es) pour qui c'est le baptême du feu. Faut leur faire confiance ,ils ont été élus pour permettre un redressement économique de la France ,redressement qui permettra aux jeunes sans emploi d'en trouver un justement. Ne pas aller voter ,c'est se tirer une balle dans le pied en quelque sorte car ce sont les élus qui peuvent modifier le fonctionnement de la Société ,modifier les rapports de force ,modifier les conditions de l'accès au travail....Ne pas aller voter c'est se défiler trop facilement. C'est abandonner un des rares pouvoirs gratuit qui nous reste et pouvoir considérable si l'on y réfléchit bien..Donc réfléchissez jeunes gens et jeunes filles de ce pays merveilleux .Aller voter c'est lui donner une chance de se relever et de VOUS relever.

André Benvenuti

Bravo excellente analyse, nous sommes effectivement dans une situation à risques !
Jean-Marc Castanier

Les prédateurs sont parmi nous


Oyez Oyez braves gens ma triste mésaventure que je m’apprête à vous raconter en priant le Ciel de vous en épargner les conséquences.

Tout d’abord permettez-moi de me présenter, je suis ce qu’on appelle un vieux Monsieur, retraité de surcroît et déroulant le fil du temps dans un charmant petit village près de Pézenas.

Ma modeste pension me permet parfois de m’offrir quelques entorses à mon régime alimentaire au grand dam de mes médecins bien-aimés. Tout va partir de là.

En effet. Séduit par une publicité sournoise et Ô combien mensongère, j’ai commandé quelques chocolats et autres friandises à une société de vente par correspondance.

L’affaire a été promptement réglée et je suis retourné à ma sieste quotidienne avec une part de chocolat à qui j’avais l’intention de faire un sort.

La suite va tourner au cauchemar. A compter de ce jour de septembre 2016, je vais recevoir quotidiennement, je dis bien quotidiennement, une avalanche de courriers m’incitant à passer commande dans plusieurs sociétés de vente par correspondance. L’une proposait de me faire parvenir un chèque 21000 euros, une seconde un chèque de 16000 euros, une troisième un chèque de 55000 euros.

Bien entendu, je dois préalablement passer commande. Ben voyons !

Je n ‘ai jamais donner suite à ces aimables propositions ce qui n’empêche pas ma boîte aux lettres de déborder.

A ce jour, j’ai reçu 217 relances. De surcroît, depuis un mois, mon téléphone sonne tous les matins à 10 h 30. Toujours la même salade.

J’ai relevé les numéros des appelants et à mon tour j’ai tenté un contact. Mal m’en a prit : lesdits numéros ne sont pas attribués. C’est ce qu’on appelle de la belle ouvrage.

Alors que faire contre ces prédateurs ? Juridiquement, que ce soit sur le plan pénal ou sur le plan civil, il n’y a pratiquement aucune chance d’aboutir à une condamnation de ces escrocs, les magistrats considérant que le préjudice lié à ces agissements ne peut être entièrement établi.

La messe est dite. R.I.P. Amen.

Le comportement prédateur de ces sociétés m’a conduit à deux observations :
Soit il s’agit de schizophrènes échappés d’un asile, soit il s’agit d’une application nouvelle et combien prometteuse, de la société dite libérale dont on nous rebat les oreilles et confirme que l’on doit consommer, consommer, consommer.
Je n’ai pas l’intention de jouer les "Cassandre", mais je crains fort qu’un jour viendra où on se livrera à des prélèvements automatiques sur compte bancaire sans l’avis du titulaire du compte. D. Ikhlef


Les dauphins

Une fable d'Yves Marchand

C’est dans l’adversité qu’il faut choisir son guide
Demeurer vigilant sans paraître candide.

Une compagnie de dauphins
Plongeait joyeusement à la proue d’un vaisseau
Sous les yeux des marins. Dans des fonds abyssaux,
Ils poursuivaient des églefins.
Le navire-amiral fendait les océans
Sans prendre garde à son escorte.
Le pacha contemplait d’un regard de géant
La ligne d’horizon chassée par la cohorte.

Bercé par le confort de cette rêverie
Propre à donner au faible une illusion de brave,
Il négligea de voir, s’éloignant de l’étrave,
Les dauphins suspecter une piraterie.

Ces animaux marins, alertés par une onde
Qui venait de la mer ou qui venait des cieux,
Avaient abandonné leurs compagnons de jeux,
Et loin du bâtiment continuaient leur ronde.

Des dauphins, les marins avaient fui le panache.
A bord, tout l’équipage avait repris sa tâche.
On avait peu de temps avant le prochain port
Pour livrer outre-mer les produits de l’export.

Les hommes, inconscients du danger qui les guette,
Vérifient les liens et les connaissements.
Ils sont déjà demain pour partir en goguette,
Proches du bastingage et de l’appontement.

Mais une explosion suivie d’un tremblement
Les ramène au présent et secoue le cargo.
Personne n’a rien vu. Un sifflement strident
Hurle au-dessus du pont et fait fuir les oiseaux.
Aucun ordre ne vient. Les marins sont hagards.
Le bateau vogue sur son erre
A la dérive. Il est guidé par le hasard.
Perdu, sans gouvernail, il n’a plus de repère.

La passerelle est vide. Où est le commandant ?
Les hommes sont partis. Ils se cachent ou sont morts.
Pas de pilote en vue. Pas même un lieutenant.
C’est alors que, de loin, revenant sur bâbord,
Sans avoir l’air de rien, après leur escapade,
Les dauphins, de retour, reprennent leur parade.

Seul, au milieu des mers, escorté par sa garde
Le navire-amiral, tous pavillons au vent
Ne compte qu’un marin près du gaillard d’avant
Pour reprendre le cap dans l’aurore blafarde.

Ignorant les dangers, se fiant à ses guides
Il s’en remet au sort dicté par son instinct.
En saisissant la barre, il croit en son destin,
À Neptune, à la mer et à ses Néréides.
C’est à lui de fixer, pour sauver corps et âmes,
La route et les moyens de s’éloigner du drame.

Alors qu’il se dispose à mettre cap au Nord,
Le second, revenant de l’on ne sait trop où,
Juste avant d’expirer, le supplie à genoux
De virer de bord pour atteindre le Bosphore…

Le marin obéit. Mais, voyant les dauphins
S’orienter sur tribord, le nouveau commandant
Choisit de négliger l’ordre de son mandant,
Et d’opter pour leur choix en suivant leur chemin.

Ce sont eux désormais qui mèneront le bal.
Leurs moindres mouvements auront force de loi.
Ils devront définir le bon point cardinal
Et le commandement s’en tenir à leurs voix.

Les pilotes souvent de leurs voeux sont esclaves.
Du plus beau des vaisseaux, ils laissent une épave.
Tout seul ou à plusieurs, le bon gouvernement
Doit sauver le bateau, sans accommodement.

Yves Marchand

Le canal Riquet...passionnément

par Jean-Michel Sicard

À nos Élus de la région Occitanie,

Nous avons célébré en 2016 deux commémorations coïncidant avec l'an I de la région Occitanie. Le 350e anniversaire de l'Édit de création du canal signé par Louis XIV en octobre 1666.  Il a focalisé l'attention du public sur son concepteur et réalisateur Pierre Paul Riquet. Le 20e anniversaire de l'inscription du canal au Patrimoine mondial de l'Humanité en décembre 1996. Il nous ramène à la dure réalité. Cette reconnaissance universelle est-elle toujours méritée ?

 La réponse à cette question justifie l'urgence à agir exprimée lors des Assises du canal du Midi convoquées à Carcassonne  comme suite à la création du Comité de Bien du Canal. Il s'agit de définir la politique de la Région pour réhabiliter le canal du Midi.

La structure qui se met en place doit générer un rassemblement de toutes les parties concernées pour redonner au canal l' intérêt économique, l' attrait touristique et la reconnaissance de sa valeur patrimoniale qu'il a perdus. Il suffit de se déplacer le long du canal pour se rendre compte de la réalité de son délabrement. Le canal qui s'étire sous nos yeux souffre d'un demi-siècle de désintérêt et d'abandon favorisant le laisser-aller des utilisateurs et du public et leur  manque de respect pour l'ouvrage classé. Nous en sommes tous responsables.

Le respect est communicatif. Faisons en sorte que le canal, par l'aspect entretenu qu'on lui donnera, inspire et impose ce respect attendu.

Il semble à l'évidence que les collectivités riveraines de la voie d'eau (communes, départements, région) qui, en grand nombre, lui avaient jusque-là tourné le dos, soient enfin sensibles à la réhabilitation du canal ; dans l'espoir d'y trouver « un retour sur investissement» ?

Le canal de Riquet semble avoir été redécouvert cette année après plusieurs décennies d'abandon. Faute d'intérêt économique, il gênait, était une charge plutôt qu'un atout.

Notre Région, accompagnée par l'Etat, a décidé de se pencher sur ce grand corps malade avec le dessein de lui redonner sa stature d'ouvrage majeur de notre patrimoine régional, universellement reconnu.

Je n'ai aucune qualité pour traiter du volet économique. Comme beaucoup de nos concitoyens je fais le vœu qu'une activité batelière marchande s'installe et réduise le trafic des poids lourds sur nos routes.

 Le volet touristique ouvre un champ d'action plus vaste où chacun se sent concerné. Toutes les collectivités riveraines mouillées voudront profiter de l'aubaine et se présenteront comme détentrices de la section qui les traverse, sorte de relique du défunt canal. Ce volet devrait, à mon sens, reposer sur l'urgente mise en valeur du patrimoine architectural et paysager  reconnu par l'UNESCO.

Cette réhabilitation ne pourra se réaliser que dans le respect des ouvrages du chef-d'œuvre de Riquet construits ou modifiés jusqu'à la fin du XIXe siècle.

Certes, la tentative de modernisation dans les années 1970 a dénaturé ou détruit des ouvrages majeurs : écluses de descente en Garonne aux Ponts-Jumeaux de Toulouse, écluse ronde d'Agde en particulier. La valeur patrimoniale n'interpellait pas les décideurs d'alors. On ne peut que le regretter.

 Mais depuis l'inscription du canal au Patrimoine mondial de l'Humanité, qu'a-t-on fait pour  prolonger le sursaut d'orgueil bien légitime ? Rien, ou si peu. Le mépris a perduré. Pire, on poursuit la destruction de ce qui est considéré comme inutile. On laisse courir à leur ruine des ouvrages hydrauliques significatifs. De nombreux bâtiments témoignent de décennies de désintérêt et d'abandon.

Il va falloir de l'argent et de la patience pour que tous ces ouvrages donnent envie au public de les visiter, de comprendre leur rôle dans la grande machine hydraulique qu'est le canal. Pour cela il faut les atteindre. Et l'accès actuel relève souvent de la course d'obstacles non dépourvue de danger. Le chemin de service, terme utilisé par VNF, est mieux défini par son appellation d'origine chemin de tire, ou de halage. Je parcours à vélo, chaque année depuis 15 ans, ce chemin entre Toulouse, Agde et Narbonne. J'ai constaté avec tristesse son délabrement progressif faute d'entretien. À l'époque du halage, il permettait le passage de deux chevaux de front. Actuellement, de nombreuses sections n'offrent plus qu'une étroite trace bordée de hautes herbes et de ronces. Parfois il n'existe plus.

C'est pourtant ce chemin de halage qui conduit naturellement à tous les ouvrages grands et petits. Il a permis et accompagné, depuis sa création jusqu'à l'apparition des péniches motorisées, l'usage de la voie d'eau par les barques halées.

La mode actuelle, c'est « la vélo-route ». De Bordeaux à Beaucaire, cette voie (verte?) rapide, sorte d'autoroute pour vélos, offrirait une traversée du Midi sans obstacles, à la vitesse d'un peloton du Tour de France. Favorisera-t-elle l'économie locale (commerces, hôtellerie, restauration) ? Rien ne le garantit. Et pour quel coût ? Ce qui est certain, c'est qu'elle ne retiendra pas la curiosité des randonneurs pressés pour la richesse de notre patrimoine. J'ai entendu que cette voie emprunterait parfois le chemin de halage, serait le plus souvent  implantée au sommet d'un terrier existant surplombant le canal, s'en éloignerait parfois pour traverser quelque village proche. Quant au revêtement de cette voie, quel sera-t-il ? Celui que l'on rencontre le long du canal de Garonne ?

La vélo-route, c'est l'erreur à ne pas commettre. On dénaturerait irrémédiablement le monument historique comme cela fut fait entre Toulouse et le bassin de Naurouze. Il faut garder en mémoire que le canal n'avait d'utilité et de sens qu'accompagné au plus près par le chemin de halage. La vélo-route, remplaçant le chemin de halage, dissociée de la voie d'eau, séparée d'elle par des plantations, ôterait toute compréhension de l'ouvrage.

 La solution simple, économique, respectueuse de l'ouvrage historique, consisterait à conserver et à remettre en état ledit chemin, lui donner sa largeur d'antan, avec un revêtement naturel souple (castine fine) excluant les enrobés durs ou colorés.

Le canal est une succession d'ouvrages hydrauliques opérationnels lui donnant le caractère d'un musée vivant de plein air. Il ne s'agit pas de les « figer » mais de les présenter au public en activité, avec les explications utiles, propres à favoriser l'intérêt, la réflexion, l'admiration et le respect. Ne pourrait-il pas être la base d'un projet de tourisme industriel où des médiateurs (ou médiatrices) du patrimoine interviendraient à la demande de groupes constitués (scolaires, visiteurs étrangers, grand public). À l'occasion, le passage des bateaux illustrera naturellement les fonctions de ces ouvrages.

La « mise en lumière » des ouvrages aurait un effet positif sur la fréquentation touristique, surtout auprès de ceux qui privilégient un déplacement doux, sécurisé et économique.

Les bateaux de plaisance posent le problème de la pollution de l'eau par le déversement de leurs effluents directement dans le canal. Deux mesures à prendre rapidement : présence obligatoire sur toutes les barques d'une cuve de rétention des eaux usées ; au sol, installation de stations de récupération de ces eaux.

La disparition des platanes, sur laquelle se focalisent toutes les attentions, nous a ouvert les yeux sur l'état réel de la voie d'eau, objet des possibles remarques du Comité de l'Unesco. C'est sur l'urgente remise en état du canal et de ses bâtiments que doivent porter les efforts. Le moderniser pour le vivifier et lui donner une nouvelle valeur économique n'exclut pas de conserver et de protéger la valeur patrimoniale du chef-d'œuvre universellement reconnu du grand Occitan Pierre Paul Riquet.

Préparerons-lui un nouvel avenir en respectant son passé.

 Jean-Michel Sicard

lire aussi 
Le Canal du Midi,  chef-d'œuvre en péril ?
et Quel avenir pour notre canal ?

Réaction à l'édito : Occitanie rétrécie

 

Occitanie rétrécie

Les occitans sont mécontents. Quel manque de culture ont montré les conseillers régionaux des deux anciennes régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon en lui attribuant le nom d’Occitanie. Car l’Occitanie (voir la carte), c’est la moitié de la France, de l’Atlantique aux Alpes et pas seulement les 13 départements qui composent la nouvelle région.
La colère des occitans est justifiée. C’est un peu comme si on réduisait la France du Nord au bassin parisien et à la Normandie…

L’Occitanie, c’est avant tout la partie de la France où on parlait la langue d’oc avant que les envahisseurs venus du Nord n’imposent leur parler, la langue d’oil ! Mais c’est aussi un ensemble de traditions communes nées d’une longue histoire commune, commencée avec l’apport des romains, bien avant le Nord de l’hexagone. On peut même observer, et ce n’est pas un hasard, que 183 des 186 grottes ornées préhistoriques françaises se situent en Occitanie… La vraie Occitanie est une entité qu’on ne peut morceler. Et on ne peut en enlever les provinces qui la composent, telles la Provence, l’Aquitaine, la Savoie ou le Gévaudan.

Messieurs les conseillers régionaux, reconnaissez votre erreur et changez le nom de la Région.
Sud, par exemple, aurait le mérite d’être court et exact. Le Sud-Est étant la Provence et la Savoie, le Sud-Ouest étant l’Aquiraine et l’Agenais. Et avec vos belles indemnités, achetez vous et lisez quelques ouvrages relatant l’histoire de cette Occitanie que vous ignorez.

Bernard Barraillé


source : estivada-rodez.eu

   

Réaction à l'édito : Occitanie rétrécie

Enfin est reconnu un domaine de Langue autre que le français

Je suis de ces occitanistes qui se sont félicité de la démarche de Carole Delga de consulter la population pour choisir le nom de la région, et j'ai voté pour "Occitanie". Je suis comblé dans la forme et dans le fond! Enfin est reconnu un domaine de Langue autre que le français à l'intérieur de la République. Certes ce territoire ne recouvre pas l'ensemble des parlers d'Oc, mais il commence à donner corps à une entité culturelle et économique. Voilà un levier qui devra être utilisé avec Aqutitaine-Limousin-Charente-Poitou, Auvergne-Alpes, Provence-CA, pour insufler une logique d'avenir. Ce n'est qu'un début. Un beau début! Nous avons des atouts. Héritage nom pas de Cro-Magnon, mais des celtes, des romains, des wisigoths, francs, arabes, juifs...etc...creuset pour nos enfants. Òsca Occitania! Plan coralament vòstre! 
René Rispoli

Risque mortel pour la France

Je vous rappelle un de vos éditos : "recréer les provinces d’antan, c’est aussi prendre le risque de réveiller les particularismes identitaires et de voir apparaître de nouvelles féodalités avec de petits marquis ou de grands ducs en opposition à l’état républicain.
Le renforcement parallèle du pouvoir supranational de l’union européenne fera alors courir un risque mortel à la France en tant qu‘état nation. Les tendances séparatistes que l’on observe ailleurs, en Espagne, en Italie, en Belgique et dans bien d’autres pays vont d’ailleurs déjà dans le même sens.
Ce qui est annoncée comme une réforme administrative est en réalité un choix entre l’Europe des patries chère à de Gaulle et une Europe des régions où l’état nation est devenu l’obstacle majeur à la mondialisation libérale...." - André Lacroix

Languedoc-Pyrénées

Oui vous avez raison, il faut changer ce nom "Occitanie" pour notre grande region. D'autant plus que seulement 200 000personnes ont voté pour ce referendum sur 6 millions d'habitants le résultat n'est donc pas valable. En deuxième position c'etait " Languedoc -Pyrénées "  voilà la vrai nom de la region qu'il fallait mettre. -  Jacques Marcenac

Bravo 

Bravo pour cette très juste remarque.
La culture historique et l'histoire linguistique ne sont pas le fort de nos conseillers; qui peut s'en étonner? - Michel Boya

Tout à fait d’accord avec vous.

L'Occitanie monte même jusqu’aux limites sud de Clermont-Ferrand qui annonce le centre.
Mon épouse originaire d’un petit village près de TAUVES (non loin de La Bourboule) peut vous le dire. Elle parlait occitan avec sa grand’mère.
D’ailleurs à l’entrée de ce petit village la pancarte dit ‘sèm content de vous veïre’.
De toute manière ces nouvelles régions c’est n’importe quoi, mais bon, vu de Paris et des salons feutrés et climatisés il ne faut pas s’en étonner.
Quel que soient les noms donnés à ces découpages administratifs les particularités de chacun de nos “pays” seront toujours là, qu’elles soient culinaires, architecturales, vestimentaires, coutumières. C’est ce qui fait notre richesse et l’admiration des touristes étrangers. - Pierre Josse

Arrêter de rouméguer

Moi j'aurais préféré le Midi de la France mais il faut arrêter de rouméguer pour tout et pour rien ! - Monique Nicque

Pyrénées Languedoc Cote Vermeille

Et si nous l'appelions : Pyrénées Languedoc Cote Vermeille ? Cela rassurerait les Catalans du Roussillon. Nous demanderions la fusion plus tard avec la PACA. Nous l'appellerions Narbonnaise ...
Jean-Pierre Cano

Echos

Merci de donner écho à notre lettre ouverte et d'en partager le propos voir : texte de la lettre avec la liste des premiers signataires (issus de toutes les régions), de nouveaux se manifestant régulièrement... - Josiane Ubaud

Prenons le nom, et faisons-en un marchepied pour enfin parler de la richesse occitane !

Je ne comprends pas cette réaction. Bien sûr que l’Occitanie est largement plus grande que notre nouvelle région –le Languedoc aussi était plus grand que l’ancienne. Mais c’est une occasion unique de faire connaître aux gens “pas d’ici” ce qu’est l’Occitanie. Pour le moment, ces gens-là ne connaissent qu’à peine le nom. Toulouse, c’est la patrie des Comtes de Toulouse, et Raymond V, VI, VII ont beaucoup à voir avec l’histoire occitane. parlons-en, faisons-le savoir, disons haut et fort tout ce que représente ce nom –y compris sur le plan géographique. Il faut sauter sur l’occasion, et bien sûr en faire quelque chose !
Mais si nous nous contentons de refuser le nom, nous aurons un machin à initiales (comme PACA... Magnifique !) et nous n’aurons pas avancé d’un pouce.
Prenons le nom, et clamons haut et fort qu’il ne recouvre pas toute l’Occitanie, mais seulement un petit bout.
Prenons le nom, et rappelons que l’Occitanie transcende même les frontières nationales, de deux côtés –sans compter Monaco !
Prenons le nom, et faisons-en un marchepied pour enfin parler de la richesse occitane !
Ne nous ratatinons pas dans un coin, en prétextant que le nom est trop grand pour nous... - Anne de Sète

Contente du nouveau nom de région

Moi Occitane depuis ma naissance en Provence et vivant à Sète, je suis contente du nom de notre nouvelle Région. Certes l’Occitanie dépasse géographiquement dans ses origines les limites de notre région Midi -Pyr et LR, mais nous sommes bien « dans » l’Occitanie. L’appeler Sud, Sud de quoi ? De l’Angleterre, de la France, de l’Europe ? Et nous ne sommes pas les seuls au Sud ! Au moins une appellation qui rappelle l’histoire même si elle n’est pas toute l’histoire. N’oublions pas le rôle important pour cette Province, sorte d’Etat que doit tant au Comte de Toulouse notamment. N’oublions pas la culture et le positionnement des peuples qui l’ont composée et qui la compose encore aujourd’hui. La première ébauche de démocratie est née en Occitanie au XIIème et XIIIème siècle et quelque chose de cette origine d’indépendance vis vis-à-vis du Royaume franc demeure. Ce nom, même si pour toi la « rétrécie », pour moi et pour d’autres sans doute, est porteur d’une réalité historique, sociologique et culturelle, donc symbolique. Pour une fois qu’un nom de Région a du sens ! Préfères-tu « les Hauts de France » comme la marque « Sud de France » ? Le nom d’une région devrait coller à la réalité du terroir comme son découpage. Mais, bien sûr, l’Etat central a bien trop peur de ces enracinements à l’histoire au nom d’une sacro sainte unité républicaine qui ne signifie plus rien du tout. A force de limer les entités régionales, communales, et personnelles, on crée de pseudo-robots qui sont censés se ressembler mais qui un jour vont exploser. L’Unité ne peut se faire que dans la diversité et la reconnaissance réelle de ce qu’est l’Autre. Le dynamisme d’un pays doit reposer sur quelque chose du plaisir de faire ensemble et pour un intérêt qui dépasse chacun. Alors, Merci aux Conseillers de cette nouvelle Assemblée d’avoir voulu et osé marquer l’origine de cette terre. Et si les Catalans se sentent oubliés, qu’ils acceptent d’être dans cette symbolique qui dépasse les querelles de cousins. L’important, c’est le signe de notre attachement à cette terre autant qu’à l’Etat qui est exprimé par ce nom. Et c’est pourquoi les descendants des Jacobins ont du mal à l’accepter. Peut-être craignent-ils aussi, que dans la reconstruction de l’Europe, les provinces européennes prennent leur place ? - Nicole Bandelier

Vous avez bien raison.

Les élus de notre nouvelle Région ont en effet tout faux ! Ils n’ont fait que des mécontents. Les Catalans sont déçus et fâchés pour avoir été oubliés, et les puristes considèrent, à juste titre, que l’appellation simpliste « Occitanie » ne correspond nullement à la réalité  géographique de notre nouvelle Région.
En ce qui me concerne, avant même le sondage réalisé par la Région, j’avais adressé dès le 24 novembre 2015, à la candidate Carole Delga, une proposition qui me paraissait pouvoir satisfaire tout le monde. En voici le texte :
Les journaux du Midi  (Midi Libre et autres) ont organisé un sondage parmi leurs lecteurs pour choisir un nom à la future région.
Or, ce sondage était verrouillé au départ car le choix était limité à 12 propositions.
En ce qui me concerne je ne suis pas d’accord avec le nom, plébiscité paraît-il, d’Occitanie, trop vague, qui monte jusqu’à la Loire,  et dans lequel nos amis catalans ne se reconnaissent pas.
C’est pourquoi je propose pour ma part le nom composé  - dans l’ordre alphabétique pour ne fâcher personne -  de « Languedoc – Pyrénées – Roussillon ».
.  Le Languedoc pour les départements : Gard, Hérault, Lozère, Aude, Aveyron, Tarn, Tarn-et-Garonne, Lot
.  Les Pyrénées pour les départements : Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes Pyrénées
.  Le Roussillon pour le département des Pyrénées-Orientales   
 Et que l’on ne me dise pas que ce nom est trop long ! Jusqu’à maintenant nous avons eu « Provence-Alpes- Côte d’azur » et tout le monde s’en est accommodé.
 
Ma proposition n’a pas été retenue. C’est bien dommage car elle permettait de contenter tout le monde en fédérant 3 entités différentes.
C’est d’autant plus regrettable que, face à cette « levée de boucliers » contre le nom « Occitanie » les élus de la Région ont été contraints de compléter cette malheureuse appellation par le sous-titre « Pyrénées – Méditerranée », ce qui n’est pas mieux !  - René Angel

Fortes paroles !

Les grottes, c'est à cause du Petit Âge Glaciaire qui paralysait le Nord du pays... - Christian Durand

Réaction à l'édito : les idées sont plus fortes que les armes

 

Les idées sont plus fortes que les armes 

En pays de Thau comme partout en France, les hommages de la population aux victimes de Nice ont été unanimes. En revanche les polémiques engagées par les dirigeants nationaux  illustrent dramatiquement leur incapacité collective à se placer au bon niveau pour analyser la situation et prendre les bonnes décisions. La démagogie et les arrières-pensées politiciennes prennent le pas sur  tout le reste.

Accroître les moyens alloués aux services de police et de renseignement sont indispensables mais il faut être conscient que derrière le terrorisme se cache  l’ensemble des causes dont le terrorisme est la résultante. C’est donc aussi aux causes qu’il faut s’attaquer pour gagner la bataille

Depuis 70 ans les conflits au Moyen-orient servent de terreau au terrorisme. Les interventions irresponsables de Bush en Irak ou de Sarkozy en Libye n’ont fait qu’aggraver  la situation. Pour les populations locales, les dommages collatéraux des bombardements sont tout aussi inhumains que les attentats en Europe. Ecraser Daesh militairement ne résoudra pas le problème. Le terrorisme repoussera ailleurs et particulièrement en Europe où le ferment existe déjà. Intensifier les bombardements dès le lendemain de l’attentat est une réaction viscérale qui ne sert qu’à donner à l’ennemi une importance qu’il n’a pas et qui incite d’autres fanatiques à perpétrer de nouveaux crimes. Comme le rappelle le général Pierre de Villiers, chef d’État-major des armées : « Une stratégie fondée sur les seuls effets militaires ne pourra jamais agir sur les racines de la violence lorsque celles-ci s’inscrivent dans le manque d’espoir, de justice, de développement, de gouvernance, de considération. »

En France, ce n’est pas la misère qui amène un  individu au terrorisme. C’est le mal être, la frustration et bien souvent le manque de courage personnel. Tous les immigrés et fils d’émigrés ne deviennent pas des criminels. Loin s’en faut. Des milliers ont réussi leur vie à force de travail et de volonté. Ils sont devenus ingénieurs, médecins, professeurs, artisans, artistes, chefs d’entreprise, infirmiers, techniciens, ouvriers qualifiés, journalistes…  Ils ne se sont pas regardés le nombril et posés en victimes permanentes. Ils ont saisi la chance de vivre dans une république qui offre à ses enfants l’école laïque et gratuite. Les médias doivent valoriser ces parcours individuels et arrêter les discours négatifs contre les musulmans sans discernement qui rappellent les discours contre les juifs des années 1930

Le fanatique religieux est un faible -  parfois même un faible d’esprit - devenu le jouet d’un clergé haineux qui lui offre un sens à une existence faite jusque-là de vide ou d’échecs. Sa certitude d’agir pour une cause juste lui donne sa raison de vivre, de tuer et de mourir. La menace d’une déchéance de nationalité apparaît alors bien dérisoire pour l’arrêter sur la route vers le paradis éternel que lui promettent les prédicateurs. Les jeunes qui se sentent rejetés dans les banlieues sont les plus vulnérables mais on trouve aussi des névrosés sans croyance bien nette ou des jeunes en quête d’idéal dans une société dominée par l’argent. Ces derniers trouvent dans la religion ce qu’en d’autres temps leurs aînés trouvaient dans l’illusion du bolchévisme. Dieu a remplacé Staline.

Par angélisme, par laxisme, voire par calcul électoraliste, la tolérance, valeur essentielle de la démocratie,  est devenue complaisance envers l’islam radical. Il est grand temps de réagir avec vigueur et de ne plus accepter les discours  qui dénigrent notre pays et nos façons de vivre. C’est en restant fidèles à nos valeurs que nous gagnerons le combat contre le fanatisme.

La liberté et la laïcité sont les premières d’entre elles. Ce sont elles qui permettent aux musulmans de notre pays de pratiquer leur religion sereinement. Les minorités d’Arabie saoudite n’ont pas cette chance.
L’égalité, une égalité réelle avec son corollaire l’équité,  est une autre valeur à retrouver tant il est évident que les inégalités trop fortes et les injustices ne peuvent qu’engendrer la violence dans la société.

Enfin, comme le proclame l’article premier de la Déclaration universelle des droits de l’homme : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité » . Cette utopie française de fraternité adoptée par l'Assemblée générale des Nations unies en 1948 nous vient du siècle des Lumières. Elle reste encore à construire en grande partie mais les enjeux sociétaux ou climatiques d’aujourd’hui en font une nécessité pour toute civilisation humaine.

Pour combattre l’obscurantisme et le terrorisme, la force, pour nécessaire qu’elle soit, ne suffira pas. Il nous faut redonner un lustre aux valeurs qui ont fondé la République. Il nous faut gagner la guerre des idées et des idéaux.

 Jacques Carles

   

réaction à l'édito : Les idées sont plus fortes que les armes

Frustation et dignité

Jacques Carles utilise les mots « frustration » et « dignité » aussi, il est intéressant de chercher les relations éventuelles entre ces deux termes.
L’Histoire montre que l’absence de réponse à un espoir ou à une attente, sont de puissants moteurs de réaction des individus ou des groupes d’individus, qui peuvent conduire à des situations extrêmement dangereuses comme on l’a vu après la 1ère Guerre mondiale où, par exemple, un peuple de haute civilisation s’est laissé entrainer, vingt ans après sa défaite, dans une aventure épouvantable. Plus près de nous, les promesses des Trente Glorieuses, qui ne semblent plus en mesure d’être tenues, poussent les classes moyennes à adopter des attitudes de repli sur soi, de peur de l’avenir et de rejet de tout risque, attitudes défensives qui peuvent se révéler agressives vis-à-vis de ceux que l’on tient pour responsables de ces frustrations, boucs émissaires, responsables supposés ou désignés. Par ailleurs, l’étalage complaisant de la richesse d’une minorité n’est pas sans effet sur les comportements de ceux qui ne peuvent qu’en être spectateurs.
Quant à la dignité, déniée en tous temps et en tous lieux par les oppresseurs aux oppressés, que ceux-ci soient esclaves, chrétiens, serfs, juifs, amérindiens, africains, colonisés, exploités ou simplement pauvres, elle peut se perdre également pour ceux-là dans les entreprises de vengeance qu’ils sont tentés de conduire lorsqu’ils le peuvent.
Quelques exemples heureusement, des êtres préoccupés d’atténuer les frustrations de leurs semblables, ou encore Nelson Mandela, Gandhi répondant aux frustrations par le pardon ou la non violence, démontrent que nous pouvons échapper aux conditionnements archaïques de notre espèce - Homo sapiens, chasseur-cueilleur - et espérer que les cultures, arts de vivre ensemble, à condition qu’elles soient ouvertes les unes aux autres, nous permettent de persister à vouloir maintenir ce qu’on appelle la civilisation.
Ainsi, évoquer frustration et dignité nous amène à penser à respect (de soi-même, des autres, ou par les autres), à culture donc à éducation, à organisation sociale donc à politique (au sens noble du terme et non à politique « politicienne »), à liberté (nécessaire mais non suffisante), à égalité (au moins en droits), et à solidarité (fraternité ?).
La situation est-elle si grave en ce début du XXIème siècle pour qu’il apparaisse indispensable de rappeler les termes du contrat social qui nous unit, ou faut-il en définir d’autres dispositions, et à quel prix ?
Très souvent l’individualisme est invoqué pour expliquer, sinon excuser, l’état des relations entre les membres de nos sociétés. Or l’individualisme peut ne pas être un mal en soi, à condition que les individus intègrent les quelques règles permettant une vie sociale sans trop de heurts, promesses qui, autrefois, étaient inculquées par les religions ou par les idéologies qui ont tenté de les remplacer. La promesse du « Grand soir », du « Reich de 1000 ans » ou toute autre, pouvaient se substituer à l’espérance paradisiaque, sans grand risque d’ailleurs, puisque il était admis que ses destinataires n’en tireraient pas le bénéfice immédiat…. 
L’aspiration au confort matériel, à la sécurité, au bien-être, maintenant et tout de suite, a-t-elle assez de force pour inciter les individus à se mobiliser collectivement afin d’assurer un avenir serein à leurs descendants ? Et de quel ordre doit être cette mobilisation ?
Voilà sans doute une des plus graves questions que nous avons aujourd’hui à résoudre, à tous les niveaux de responsabilité.
Maurice Bouchard

C'est long et c'est dur

Bien. Les idées triomphent toujours des idéologies mais c'est long et c'est dur - Claude Albarède

Remettre sur des rails neufs

Depuis Santiago du Chili ou je vis une grande partie de l’année , je reçoit et je lis régulièrement vos  lettres qui m’apportent un air affectueux du bassin de Thau et du pays du muscat, je partage votre analyse te votre sentiment, sur les valeurs qui doivent nous permettre de résister puis de remettre sur des rails neufs et optimistes notre région et notre pays autour des valeurs qui sont au centre de notre culture…
bon courage pour poursuivre dans ce sens , je me sens à vos cotés... - Alain Pagliai

Et la Syrie?

C’est étonnant comme vous oubliez l’erreur fondamentale et dramatique de l’intervention mal préparée, mal organisée en Syrie et surtout cause d’une vague d’attentats sans précédent. Un brin d’objectivité ne nuirait pas. - AntoineLequellec

Merci

je vous remercie pour cet excellent article.-  Patrick Misse

Racisme et mépris

Vos idées sont justes mais comment faire pour convaincre ceux qui ont des idées différentes?
Suite à une mutation d'un an en Lybie (1978) puis ensuite au Maroc (1985-1988) j'ai constaté que beaucoup de Français avaient des propos délibérément racistes et souvent méprisants envers les autochtones, ce qui n'était sans doute pas nouveau. Ce qui se passe aujourd'hui était sans doute prévisible et peut être considéré comme une conséquence. - Bernard Boisseau

Djihadisme et bolchevisme

Le signe d'égalité entre le djihadisme et le bolchevisme est simpliste et faux. C'est là un nouveau fascisme et les "bolchevistes" (je préfèrerais les communistes) ont été partout et toujours parmi les adversailres les plus résolus des fascismes. En dépit de leurs erreurs. - Jacques Bonnet.

Merci

Merci pour ce texte magnifique qui correspond entièrement à ce que je ressens et que je pense. - Thérèse Bosc

Terrorisme : un aspect n’est jamais évoqué

Paroles, paroles, mais il me semble qu’un aspect n’est jamais évoqué, et par personne : depuis deux décennies au moins, je dirai 25 à 30 ans, on sait que l’Islam radical s’étend en Europe, d’abord en Belgique, puis la France et toute l’Europe ; en 1985 j’ai eu un cours à ce sujet en maîtrise de sociologie à l’université, un prof qui savait voir son temps mais les politiques ont refusé de prendre en compte cette réalité ; par déni, comme les directeurs d’école et de collèges qui nient la drogue dans leur établissement, ça fait mauvais effet, on ne sait pas trop comment faire, donc on fait comme si de rien n’était ! … On sait qu’ils utilisent les moyens comme la drogue et divers trafics dans certains quartiers et qu’ils en profitent pour passer certains messages dont la haine de l’Occident dévergondé ; des films ont été fait à ce sujet dont un remarquable d’une réalisatrice franco-marocaine dont j’ai oublié le nom qui montre bien à la fois le processus et les effets et comment des mères de familles s’unissent pour essayer de résister. On le sait ça, depuis longtemps, mais personne n’a rien fait sinon par police et sanction qui ne règlent rien du tout. Il n’y a rien de religieux, ce sont des mafieux qui veulent toujours plus d’argent et donc de pouvoir pour récupérer l’argent et pour ça besoin est d’asservir les gens. De nouveaux trafiquants, ce n’est rien de plus. Arrêtons de faire de fausses élucubrations qui facilitent aussi la désintégration de la société, ce qu’ils attendent. Plus c’est le chaos, plus ils ont des chances ! Et pour ça, ils revendiquent les attentats même s’ils n’y sont pour rien directement. Les jeunes peuvent se « radicaliser tout seuls », ils n’ont pas besoin d’être missionnés, mais daesh revendique, ça lui donne plus de poids et d’ascendant sur le monde.
La responsabilité c’est, entre autre, la dégradation de notre système scolaire, la ghettoïsation des quartiers où ne vivent que des « pauvres » sans mixité sociale ; c’est le premier plan banlieue sous Mitterrand qui a été sans cesse modifié et tronqué depuis et qui ne sert à plus rien ; c’est à force de tout légiférer, museler l’initiative collective qui elle a les pieds sur terre, etc…
Concernant le tueur de Nice, ma cousine niçoise me disait qu’à plusieurs reprises elle a alerté la municipalité sur ce quartier pas loin de chez elle, « faut faire quelque chose » on lui a répondu « c’est privé, on ne peut rien faire » ! ? Ce quartier est géré par bailleur social privé, les logements sont du domaine privé, le quartier est du domaine public. Le Maire est à la fois en charge du bien être de la population et aussi officier de police. Ponce Pilate ! il y en a plein et depuis longtemps, après on s’étonne ! Et là, comme la gangrène, par manque d’actions préventives, on se bat n’importe comment et au final on coupe le pied !
Mais un jour nous, peuple lucide, nous réagirons autrement … - Nicole Bandelier

Ouvrir le débat.

Je partage bien de nombreux points de l'analyse de votre dernier édito.
Et je vous félicite de ce message de sagesse et de clairvoyance, face à des réactions faciles de rejet, de repli ou simplement des réactions de récupération.
Concernant l'allusion à "l'illusion bolchévique" associée au fanatisme religieux, j'aurais attendu une évocation du Sentier Lumineux au Pérou ou Aum Shinrikyō (attentats boudhistes au gaz sarin dans le métro de Tokyo).
Ou encore, d'Anders Breivik en Norvège. Un bon catho, un vrai, bien pensant, intégriste et raciste, blanc, "normal".
Ou des nombreux fanatiques bien blancs aussi des USA comme à Colombine High School.
Votre référence est inattendue ici.
Certes il faut toujours rappeler que le bolchévisme est marqué dès sa création par son caractère autoritaire.
Son orientation antidémocratique a creusé le sillon du stalinisme. Et il est vrai que le Pcf s'est constitué dans cette mouvance. Mais cette orientation est en rupture avec Marx, et critiquée en son temps (par Rosa Luxembourg et bien d'autres)
Il faut être clair, car cette référence, aujourd'hui, dans la bataille des idées est trop souvent utilisée contre ceux dont l'action s'inspire de Marx et du communisme, voir même contre les socialistes!
Cet amalgame cache trop souvent une position conservatrice, celle du refus de changer le monde, ou simplement d'en discuter.
C'est une invitation trop facile au renoncement. Surtout avec ce mot illusion devant.
Cette stratégie du renoncement, de la fin de l'histoire est la pédagogie majeure des gouvermenents en place depuis plus de trente ans.
Pour moi, c'est un frein majeur à l'émancipation de l'humanité, elle anesthésie les mouvements populaires.
On pourrait tout aussi bien stigmatiser le caractère autoritaire des libéraux, des sociaux- démocrates.
Et même le caractère illusoire de leur action pour améliorer l'état du monde, tant leur bilan de guerre et de misère est accablant.
Ce serait tout aussi justifié!
Mais ceci est une critique d'un point très particulier de votre édito, qui lui a le mérite d'ouvrir largement l'horizon, le débat. - René Rispoli

Le chemin sera long

Encore une fois je suis entièrement d’accord avec votre analyse sur les causes profondes des actes de terrorisme perpétrés par ces jeunes se réclamant d’Allah et de l’Islam.
Mais les  remèdes sont complexes à trouver. L’abandon par l’état des « cités » lieu de délinquance, et désormais de radicalisation, malgré un plan initié sous Mitterrand et confié un temps au « Ministre de la Ville » Mr Bernard Tapie, n’a pas arrangé les choses.
L’abandon dans les écoles de la république de l’enseignement de la morale et du civisme qui plantait dans la tête des jeunes le respect des autres, l’amour de la patrie et de la nation, a laissé la place à l’individualisme et à l’agressivité.
Maintenant les dégâts de cette politique se font cruellement sentir. Mais la responsabilité des chefs religieux Musulmans est aussi à mettre en cause dans la mesure où depuis des années ils font la sourde oreille et ne s’expriment jamais lors des attentas sanglants perpétrés par des individus se réclamant de la religion qu’ils professent. On voit, mais depuis peu, de timides apparitions médiatiques pour dire que « L’Islam ce n’est pas ça ». Espérons que leur voix portera.
Le vivre ensemble c’est comprendre que l’esprit de la nation, né lors de la révolution Française, c’est reléguer toute religion dans la sphère privée, c’est ne pas manifester dans les lieux publics les différences religieuses et culturelles avec une teinte de provocation, tant par l’accoutrement que par le comportement importé de pays étrangers où la liberté d’expression est pour le moins étranglée.
Notre pays a assimilé en une génération les populations Espagnoles, Italiennes, Polonaises, qui ont immigré en masse entre les deux guerres mondiales; Mais c’est grâce à l’effort qu’elles ont fait en prénommant leurs enfants avec des noms français et en se mêlant à nos coutumes. Il est impossible à ce jour de distinguer un « Français de souche » avec ceux dont les parents sont venus affamés, le baluchon à l’épaule, chercher refuge et vie meilleure dans notre pays.
Avec les populations musulmanes cela sera beaucoup plus difficile car elles se réfugient dans leur communauté et ne cherchent pas vraiment à se fondre dans la notre.
La religion bien sûr en est la cause principale car dans le Coran un verset incite les « croyants » à ne pas se mélanger avec les autres, ni infidèles (les Chrétiens et les juifs) ni aux athées.
 Sourate 5, verset 56
Ô croyants ! Ne prenez point pour amis les juifs et les chrétiens ; ils sont amis les uns des autres. Celui qui les prendra pour amis finira par leur ressembler, et Dieu ne sera point le guide des pervers.
Le chemin sera long et les extrémistes de tous poils attendent le jour où ils pourront montrer aux yeux de tous que leurs thèses se justifient et il sera difficile de les contrer.
J’espère que les appels à l’union de tous les Français de toutes religions, scandés par nos politiques, seront entendus car sinon l’avenir est sombre. - Pierre Josse

Le nom a été mal choisi 

Où allons nous si nous demandons à nos élus d’être cultivés ? Dans que dédale d’obscurantisme allons-nous entrer ? Le nom a été mal choisi ,Pyrénées-Languedoc aurait été plus près de la réalité géographique car la difficulté dans ce genre d’entreprise est soit d’avoir un nom qui résume ou bien l’histoire du lieu ou qui définit sa situation géographique. Pas facile mais pas impossible si l’on se donne le temps de la réflexion mais la réflexion est une denrée rare chez nos édiles..Hélas.. - André Benvenuti.

Unité nationale

Que les choses soient claires : Il ne suffit pas d'invoquer l'unité nationale pour qu'elle se réalise. C'est un vœu pieu, comme tant d'autres, qui n'a aucune chance de prospérer si personne ne fait ce qu'il faut pour y parvenir.
Et pourtant, c'est vrai, l'unité nationale est en danger. Je ne l'ai jamais vu aussi proche de se rompre.
La faute à qui ?
D'abord, bien sûr et avant tous, à l'Etat Islamique. C'est d'ailleurs son objectif. Mais c'est notre ennemi. Notre ennemi à tous. On ne fait pas la guerre contre un ennemi commun en se divisant.
Et cela est valable pour tous ceux qui ont en charge de servir de repère aux "troupes".
C'est aussi la faute du gouvernement qui, à force de nous servir un discours lénifiant, exaspère une opinion publique au bord de la crise de nerfs. L'incantation à l'unité nationale, sans l'action qui doit en résulter, c'est lui.
C'est la faute à tous les leaders de partis politiques qui, d'une manière ou d'une autre, utilisent la haine que l'ennemi nous porte, pour tenter de rallier des électeurs. Et cela c'est la faute des primaires stupides qui n'ont pas été organisées pour l'expression démocratique mais pour régler "entre soi" des problèmes de prééminences de seconds couteaux entre eux.
Et bien sûr, n'en déplaise à mes amis qui à longueurs de déclarations, de reprises de discours aussi excessifs que haineux, favorisent les thèses qu'il ressasse depuis des décennies, c'est la faute du Front national qui exploite comme seul le Poujadisme avait su le faire en son temps, l'expression des exaspérations d'une population plus encline à hurler qu'à réfléchir.
Si les problèmes à régler étaient simples, ils auraient évidemment été réglés, et depuis longtemps. C'est parce qu'ils sont compliqués qu'ils ne le sont pas et que personne, avec ses propres recettes-miracles, ne peut les régler. C'est une vision commune d'une société que nous devons défendre ensemble qui constitue l'arme de l'unité nationale. Pour cela il ne nous faut ni un charlatan, ni un "Bisounours" mais un porte-voix charismatique (nous attendons les candidats) et une population raisonnable.
L'unité Nationale est une force à condition que le peuple ressente son besoin. Sinon, le délitement guette cette population qui sombrera dans la guerre civile "grâce" aux vigiles spontanés qui prétendent aller en guerre mais qui veulent en fait régler des comptes et relancer la mode des ratonades. Ce n'est pas cela que la France demande mais c'est cela qui l'attend si elle ne fait pas rapidement un retour sur elle-même.
Vous tous qui vous croyez plus forts en hurlant avec les loups, craignez l'avenir que vous vous fabriquez !
La balle n'est pas que dans le camp des leaders politiques, elle est aussi dans le nôtre.

Yves Marchand

Qui sont les coupables ?

Il n'y a aucune différence entre un conducteur fou qui assouvit un fantasme meurtrier en lançant son véhicule dans la foule et un individu fanatisé qui agit de même, au nom d'un principe, d'une idéologie ou d'une religion.
Les victimes sont aussi innocentes dans un cas que dans l'autre, l'assassin aussi imprévisible dans un cas que dans l'autre.
C'est le traitement de l'information qui diffère et, par conséquent, la réaction de la population.
Dans le premier cas, le fatalisme l'emporte. Dans le second c'est l'esprit de vengeance.
Dans le premier, pas de conséquence politique. Dans le second, on veut des coupables et une issue politique.
Et pourtant, dans les deux cas, les coupables sont les mêmes : ceux qui n'ont pas pris les précautions sécuritaires suffisantes en cas de rassemblement en un même endroit et un même moment.
Dans le premier cas, on ne leur reproche rien.
Dans le second, on désigne les coupables. N'importe lesquels.
Dans le premier cas, pas un seul homme politique ne dit mot.
Dans le second, c'est la course à la dénonciation démagogique contre les coupables désignés.
Et, en conclusion, quelle solution ?

  • Sûrement pas un énième procès en incompétence contre un président de la République, fût-il le plus falot de tous ceux que nous ayons connus.
  • Sûrement pas un procès en incompétence contre des services de renseignements, jugés incapables de déjouer les actions folles et imprévisibles d'un individu pourtant pas plus soupçonnable qu'un autre.
  • Sûrement pas une surenchère incohérente et partisane contre des musulmans "à expulser, à parquer en camp de concentration ou à emprisonner", en raison de leur dangerosité supposée.
  • En revanche, que ce soit dans le cas d'un terroriste ou d'un fou, exiger des organisateurs de rassemblements et des autorités qui les autorisent, les dispositions de sécurité, connues et éprouvées par des décennies d'expérience, visant à empêcher tout drame de la nature de celui que nous avons connu. Et cela est valable tant pour des rassemblements de réjouissance que pour des rassemblements militants.

Il n'y a pas là matière à polémique politique. Seulement matière à examiner soigneusement les risques que notre activité sociale fait courir à la société, sans a priori et sans esprit partisan. Et c'est déjà beaucoup.

Yves Marchand
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Réaction à l'édito "intégration ou désintégration"

 

Intégration ou désintégration

Avec les derniers crimes des illuminés de la guerre sainte, l’intolérance et le rejet de l’autre progressent encore un peu plus en France.

En abandonnant les valeurs de la république laïque, une et indivisible, nos représentants, par faiblesse ou simplement pour assurer leurs élections, sont aussi pour partie responsables de cette situation. Les hommes d’état ont disparu pour laisser la place aux politiques faisant carrière. Par laxisme ou par calcul ces derniers ont réintroduit la religion dans la sphère publique. De ce fait l’obscurantisme est de retour tout comme les idées délétères du racisme.

La France n’est pas une réalité ethnique fondée sur la pureté du sang. Elle est une réalité politique qui a eu le génie de regrouper bretons, alsaciens, occitans, basques, catalans, savoyards, etc. autour de valeurs républicaines. Ce sont ces valeurs qui lui ont permis d’attirer puis d’assimiler au 20ème siècle les immigrants arrivés du sud de l’Europe et d’au-delà des mers

Partout dans le monde l’immigration a toujours eu un effet positif pour le pays accueillant.
Ce fut le cas aussi en pays de Thau. Sète, avec son port créé à la même époque que New-York, est ouvert sur le monde depuis au moins 350 ans. Sa population est pour une bonne part issue de flux migratoires ininterrompus depuis le 17ème siècle.

Aujourd’hui, outre le français au moins sept langues sont parlées couramment autour de l’étang, chacune par plusieurs centaines de personnes : l’espagnol, l’anglais, l’arabe, le néerlandais, l’allemand, l’italien, et le portugais. Des langues, comme le russe, le serbe, le polonais, le vietnamien ou le chinois, sont parlées par un nombre plus restreint mais encore significatif d’habitants.

Pour peu qu’on le veuille, ce multilinguisme peut devenir un vrai trésor pour l'économie locale et l'intégration sociale.

En 2016, ici comme ailleurs, l’immigration est toujours une richesse potentielle. Encore faut-il avoir le courage politique pour créer les conditions de son expression positive.

Le courage politique c’est d’adapter le flux migratoire à nos moyens pour accueillir dignement les nouveaux arrivants et leur permettre d’apporter leur pierre à l’édifice commun. Le courage politique c’est de combattre toute forme de communautarisme qui conduit dans certains quartiers à substituer une population par une autre. Le courage politique c’est de prendre les mesures pour que la continuité culturelle soit assurée et que ne s’instaurent pas des ghettos où la loi maffieuse finit par remplacer la loi de la république.
Le courage politique c’est aussi de pas alimenter la xénophobie qui ne peut conduire qu’à une forme de guerre civile.

Sans une politique active d’intégration et de fermeté sur nos valeurs, c’est la république elle-même qui sera désintégrée.

Jacques Carles

   

Par Viviane Ciezki
Tant que les religions seront mis en avant par certains pays, on ne pourra jamais avancer. On nous parle tout le temps du racisme d'un coté mais jamais de l'autre; parle-t-on autant des églises catholiques qui se font incendiées dans les pays islamiques, NON.
OK, on accepte les islamistes mais pas question de nous soumettre à leur religions. Nous les Français on à rien demandé alors qu'on nous fiche la pas avec les religions des autres pays.
De toute façon les religions ont toujours servies à manipuler les peuples. A chacun sa croyance mais que celle-ci se pratique en privé chez soit où dans les lieux de cultes. Ras le bol d'entendre parler du matin au soir de la même religion, les médias nous saoulent. Les chinois, les hindous nous cassent-ils les pieds eux avec leur religion ? JAMAIS, alors que les autres en fassent autant et tout ira mieux. Nous sommes chez nous en France tout de même. On a pas à recevoir des leçons des autres.
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Par Hervé Le Blanche
Bravo pour votre éditorial sur les migrants. Vous mettez l'accent sur l'accueil des migrants et ses implications dans l'action politique. Vous soulignez les risques de désintégration de notre civilisation européenne. D'un point de vue historique, on peut rappeler qu'au XVIIIè siècle, l'envoyé du roi en Languedoc parlait déjà de "la colonie de Cette"...
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

par Patrick Grandin
Pour ajouter de l'eau à votre moulin, une petite question : que vous amènent à penser les nouveaux spots de mise en garde "anti-racisme" diffusés à la télé qui, depuis quelques jours, se transforment en spots de mise en garde contre les réactions "anti-musulmans"?
Qui mettra en garde nos dirigeants contre ces excès de zèle "pro-musulmans"? "Ils" voudraient jeter de l'huile sur le feu qu'ils ne s'y prendraient pas autrement. Qu'ils fassent simplement appliquer et respecter les lois, sans étaler la confiture, et tout ira pour le mieux.
Les humains ne sont pas parfaits, ne le seront jamais. Seule l'éducation, familiale en premier lieux, peut faire avancer les choses dans le bon sens.
Que nos élus ( avec si peu de voix ... !!! ) cessent de nous donner des leçons, nous donnent un peu plus
le bon exemple,agissent avec logique et morale.
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

par Gérard Daniau
On ne peut mieux dire! Merci pour cet édito.
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

par Lionel Couty
Je vous signale une analyse complète et éclairante de Michel Collon, journaliste d'investigation belge après les attentats de Bruxelles : » suivre ce lien
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

par jaume Milhau
Bien d'accord, mais il aussi préciser que tous les nouveaux arrivants apprenaient spontanément la langue des autochtones, les Espagnols et les Italiens en particulier parlaient occitan. Qu'en est-il aujourd'hui? Je regrette de voir dans l'article que l'occitan ne figure plus parmi les langues parlées à Sète, et pourtant hier, le groupe de polyphonies occitanes dans le défilé de Sète-Escale a entrainé sur son parcours de nombreux spectateurs à chanter, que se soit la Copa Santa ou le Se canta. Et les Catalans étaient particulièrement heureux de notre présence et même plusieurs d'entre eux ont chanté avec nous car notre culture occitane semble être plus appréciée de l'autre côté des Pyrénées que chez nous.
Plan coralament.
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

par André Benvenuti
Votre questionnement sur l’abandon des valeurs républicaines, certes mais à mes yeux ,la question n’est plus là . La question est de savoir pourquoi des enfants de la république deviennent des assoiffés de haine ? Souvent ils sont allé chercher sur internet des discours qui les confortaient dans leurs choix ? Pourquoi ? Pourquoi la haine est-elle si attirante ? C’est cela qui doit importer de comprendre pour combattre cette idéologie là .
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

par un lecteur de Poussan (tenu professionnellement au devoir de réserve)
Tout a fait d'accord avec vous.
De plus accueillir des migrants, les parquer dans des lieux grillagés comme dans un zoo et parler de la jungle de Calais.
Je ne sais que penser!

par Jean-Pierre Causse
Edito plein de sagesse.
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

par Claire Frisch
Merci pour ce manifeste qui est aussi et surtout une très belle profession de foi.
Je la transmets largement en espérant que son onde atteindra le plus grand nombre de rivages possible.
Veuve d'un Sétois ardemment enraciné dans notre pays depuis l'immigration qui l'a amené du Danemark en des temps reculés, il doit vous applaudir, là où il est.
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

par Laurent
Je peux vous suivre sur une partie de votre analyse mettant en responsabilité les politiques qui en France, sont complices depuis 40 ans de la situation actuelle de désintégration du pays. Un jour l'histoire les jugera !
Par contre, je n'ai pas la même analyse que vous sur les bienfaits du multiculturalisme et de l'immigration à outrance.
Le breton, le provençal, le nissart ou même l'espagnol est issue des peuples autochtones et EUROPÉENS et ont un point commun non négligeable: des racines judéo-chrétienne et gréco-romaine, ce qui n'est pas le cas de la majorité des populations musulmanes venues massivement d'Afrique et du Moyen Orient.
Pas besoin donc d'aller chercher plus loin la racine du problème. L'islam est un tout, un contenant et un contenu, monobloc. L'islam est religieux, politique, sociétale et ne pourra jamais s'adapter à notre vision de la Société occidentale. C'est un fait ! Pas un pays musulman au monde ne vit paisiblement dans une démocratie !
Plus de 1000 ans d'histoire de l'islam nous le prouve ! Il faut juste relire l'histoire pour savoir cela !
Et l'histoire étant un éternel recommencement, on sait déjà comment ça va finir.

par Jacky Giornal
Bravo pour votre Edito, il faut élever le débat (c'est pas facile !)
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

par Michel Rausher
Je ne suis pas d'accord avec votre analyse. Localement. A Sète , italiens et Espagnols sont toujours retranchés dans leurs quartiers. Aucune ouverture vers l'extérieur avec leur stupide appartenance de trois générations et le refus de l'autre ne devait-il venir que de Pézenas. Quant aux politiques, oui d'abominables profiteurs pour la plupart incapable de réfléchir si ce n'est pour le contenu son porte-monnaie.
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

par Christian Prat
Sans ouvrir une polémique étant donné que ma famille fait partie de cette race d'immigrés qui ont profité des bienfait de la France et qui ont combattue pour sa liberté voir les plaques Molino au chateau d'eau et à la mairie de Sète, je voudrais ajouter que chaque immigré qui rentrait en France ne percevait pas de subsides et apportait par son travail une plus-value à ce pays
un exemple , la famille d'Aquino Ricard de Marseillan pécheurs à la traine, pendant la guerre de 40 , grâce à la continuité de son activité en bord de plage à fait manger beaucoup de marseillannais et autres avec le poisson de la traine, quand on sait comme la denrée était rare à cette époque , ils faut leur dire un grand merci , et il y en aurait beaucoup d'autres à raconter mais c'était tous des latins !!!!
je doute que mais cela n'engage que moi , que l'on puisse intégrer des gens qui ne veulent absolument pas le faire , qu'en pense le commun des mortel, là est toute la question
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

par Claude Albarèdes
Bien vu et fort bien dit!
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

par Marie Jeanne Verny
J'aimerais nuancer vos propos, comme militante occitaniste farouchement attachée à l'idée républicaine...
La conception irénique que vous vous faites de l'intégration par la République des différences culturelles et linguistiques demande à être au moins nuancée, et par ailleurs, il me paraît dangereux de mettre sur un même plan, à propos de laïcité, les notions de langue et de religion.
Et je vous propose quelques éléments de réflexion : www.felco-creo.org/mdoc/detail_fr.php?categ=ideas&id=1034
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Professeur Département d'occitan Université Paul Valéry Montpellier

par Gilbert Sajno
Merci pour cet édito bien mesuré , qui j'espère calmera les lanceurs d'invectives contreproductives ; continuez dans cette voie.
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.